Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Service rapide par bus (SRB) à Québec: au garage ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 mars 2016 6 commentaires

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Dès le premier jour, j’avais perçu que le gouvernement ne serait pas pressé de démarrer le projet de service rapide par bus (SRB).

Le ministre de la Capitale, Sam Hamad, avait beaucoup insisté ce jour-là. Les grands projets de transport «ça prend des années… Dix ou quinze ans, c’est normal».

Il ne disait pas ça par dépit. Il avait presque l’air de s’en réjouir. Il y avait là un prétexte pour ne pas se presser.

Prétexte d’autant plus utile aujourd’hui que M. Hamad a été promu au Conseil du trésor. S’il disait oui trop vite, ce serait suspect.

Un an a passé depuis l’annonce du SRB Québec-Lévis, mais rien ne bouge encore.

La suite

Un communiqué d’Accès transports viables * Un an et toujours pas de bureau de projet

Voir aussi : Transport en commun.


6 commentaires

  1. Omer

    3 mars 2016 à 12 h 54

    Indépendamment du fait que ce dossier n’a pas encore avancé, je crois que le cœur du problème est le manque de vision à long terme de nos dirigeants.

    En effet, ce n’est pas le SRB qui changera grand chose en 2041 si, dans l’intervalle, aucun autre plan de développement n’est réalisé. Les villes où le transport en commun est A1 ont eu un plan de développement à court, moyen et long terme (certaines mêmes sur 100 ans !) À Québec, on pense que le SRB sera le remède miracle.

    Je ne dis pas que cela n’améliorera en rien la situation. Toutefois, il faut se demander où voulons-nous être dans 5- 10-15-25-50-75 ans en matière de transport collectif et selon l’évolution de la population envisagée. On cherche une solution temporaire sans avoir analysé le réel besoin !

    D’ailleurs, ce n’est pas le seul dossier qui dort à Québec. Depuis 2009, un terminus d’autobus est demandé dans le secteur Chauveau afin de mieux desservir la Haute-St-Charles, notamment le secteur de Val-Bélair où la population a explosée depuis 10 ans. Résultat: 7 ans plus tard, des bus ont été ajoutés au trajet actuel , that’s it. Ce n’est pas l’ajout d’autobus supplémentaires qui font en sorte que les gens arrivent plus vite à destination !

    Dans les années 60, un plan de match avait été mis sur pied pour le réseau routier (http://www.quebecurbain.qc.ca/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/Réseau-Vandry-recommandé.jpg) Même si la réalité d’aujourd’hui n’est pas 100% représentative de cette carte, c’est en partie grâce à cette vision que nous avons ce que nous connaissons aujourd’hui.

    Quand verrons-nous une carte du développement à long terme prévu en matière de transport collectif à Québec ?

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  2. «Le» lecteur assidu

    3 mars 2016 à 14 h 24

    C’est peut-être parce « qu’on » est cassé comme des clous ?

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  3. Jeff M

    3 mars 2016 à 18 h 08

    Il ne serait pas du tout étonnant que Couillard attende de voir ce qu’il peut retirer du fédéral avec les programmes d’infrastructure du fédéral à l’horizon. Ou il s’organise pour que le projet se précise dans les détails après la prochaine élection pour le pas avoir à s’engager trop loin. Quoique maintenant on sait d’après un récent sondage que le projet a l’appui populaire. Alors ils ne devraient pas trop sentir de risque de s’avancer désormais. Anyway, ça sent le calcul politique à plein nez. Je ne comprend pas trop, pourtant Couillard semble vouloir se donner une aura écologique forte. La seule chose que je vois c’est qu’ils doivent considérer l’équilibre budgétaire comme un achèvement politique majeur pour eux et ne veulent pas plonger dans un projet qui compromettrait ça. Ouin, dans le fond ça sent un mélange de calcul et d’idéologie. C’est assez tortueux.

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  4. Philippe Lehoux

    4 mars 2016 à 08 h 11

    Pour moi ça illustre le grand manque d’indépendance des villes Québécoises qui doivent tous répondre à un texte de lois provincial. Et qui n’ont pas du tout la capacité de financement de leurs infrastructures.

    Tout comme Québec est à la remorque du provincial pour le SBR et son financement. Tout comme Québec est dépendante du provincial pour le réaménagement de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain à partir du Colisé.

    La compétitivité de Québec est en jeu ici et pas par rapport aux autres villes québécoises, mais aux autres villes du monde. La mobilité des travailleurs ne cessera de grandir au cours du prochain siècle et si on ne fait rien, le bilan migratoire de la capitale se détériorera aux bénéfices des villes qui auront innovées.

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  5. Attila

    4 mars 2016 à 19 h 42

    Dommage que M. Hinse soit à la retraite.
    Pour la énième fois, on ne veut pas de SRB, c’est de l’argent gaspillé. À long terme, tôt où tard, il faudra que la capitale aille de l’avant avec le Tramway de Québec.
    Qu’on mette le projet sur rail dès maintenant avant que les coûts continuent de doubler à chaque 5 ans.

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