Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Québec offre un copilote à ses automobilistes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 août 2017 1 commentaire

Les Affaires

La congestion routière se fait de plus en plus lourde dans la ville de Québec. Avec son application mobile Copilote et son Centre de gestion de la mobilité intelligente, la ville veut reprendre le contrôle sur les bouchons.

Contrôle à distance des feux de circulation en temps réel et des voies réservées pour les autobus, application pour informer les automobilistes sur les embouteillages et même, bientôt, un système intelligent pour prédire l’état de la circulation… Ce sont les principaux moyens mis en œuvre par la ville de Québec pour lutter contre la congestion routière.

Marc des Rivières, directeur du service du transport et de la mobilité intelligente de la ville de Québec, et son collègue Youssef Dehbi, chef d’équipe en planification du transport, viendront parler des défis liés à l’amélioration de l’expérience citoyen lors du Sommet transport et mobilité, présenté le 3 octobre prochain à Montréal par les Événements Les Affaires.

Longtemps épargnés, les citoyens de Québec savent désormais ce que c’est que d’être pris dans le trafic. «Jusqu’en 2008 environ, le réseau routier suffisait à la tâche, mais depuis on a vu une détérioration rapide des conditions de circulation», indique M. des Rivières.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : la prospérité économique de la capitale (25 années consécutives de croissance), l’augmentation démographique (12,6 % en 10 ans) et la croissance du parc automobile (près de 22 % en 10 ans). Quelques 100 000 véhicules de promenade se sont en effet ajoutés entre 2006 et 2015.

Un copilote dans la poche

Lancée il y a deux ans, l’application mobile Copilote, qui est gratuite, permet de chercher une place dans les stationnements publics ou dans la rue et de la payer à distance. Elle compte déjà 89 000 utilisateurs réguliers sur une population d’environ 500 000 personnes. C’est énorme, mais gageons que sa popularité montera en flèche avec l’ajout prochain de son deuxième volet: les notifications sur les conditions de circulation et les entraves routières.

«S’il y a un accident, un incendie ou tout autre événement qui complique la circulation, on pourra en informer les automobilistes sur le champ», souligne M. des Rivières.

Vider les rues bloquées

Plus encore, la ville vient de se doter d’un «gestionnaire artériel», une solution technologique pour contrôler à distance et en temps réel les feux de circulation, les panneaux lumineux de voies réservées pour autobus et les feux clignotants de déneigement.

Marc des Rivières donne en exemple l’axe boulevard Charest et côte Saint-Sacrement, congestionné de façon chronique. «Avec le gestionnaire artériel, quand on constate qu’une congestion s’installe, on peut garder au vert plus longtemps le feu au bas de la côte et vider celle-ci des voitures qui s’accumulent.»

Le gestionnaire artériel sera aussi utile pour gérer la circulation lors des événements où il y a foule, comme le Festival d’été de Québec ou les spectacles au Centre Vidéotron.

Cette technologie devrait augmenter la capacité routière de 10 à 15 % et donc, réduire la congestion, prévoit la ville. Le contrôle en temps réel des feux de circulation et des panneaux se fait à partir du Centre de gestion de la mobilité intelligente, récemment inauguré.

Québec a déjà investi 15 millions de dollars dans ses systèmes voués à combattre le trafic. Mais elle ne compte pas s’arrêter là. «On veut aller vers le prédictif, dit M. des Rivières. Avec les données qu’on recueille, on pourra prédire les moments et les jours où la circulation se détériore et modifier la programmation des feux pour prévenir le problème.»

Voir aussi : Transport.


Un commentaire

  1. me

    28 août 2017 à 09 h 21

    Faire de l’info en temps-réel et du prédictif en fonction de jours/heures moyens, c’est très bien. Par contre, on fait fausse route lorsque l’on veut à la fois générer de l’information et contrôler son application. La ville devrait s’attarder à parfaire cette donnée et la rendre disponible vers des intégrateurs de renom (Google, Waze, etc.)

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