Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le respect des limites de vitesse: mythe ou réalité ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 avril 2018 3 commentaires

Lors du colloque sur la sécurité routière qui s’est tenu en fin de semaine, nous avons eu droit à plusieurs conférences, dont une qui portait le titre de ce billet. Elle nous était donnée par Madame Lynda Belllalite, professeure titulaire et directrice du Département de géomatique appliquée (Université de Sherbrooke). Dans l’hyperlien, on peut voir ses nombreuses publications.

En l’écoutant, je pensais à cette nouvelle récente, soit qu’un groupe de citoyens se bat pour le 30km/heure dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. D’ailleurs, lors de la période des questions, une citoyenne de l’endroit a plaidé sa cause.

Or, selon la chercheure, un changement de vitesse sur les panneaux ne donne rien et ne change pas le comportement des conducteurs. Il faut beaucoup plus, soit un réaménagement des lieux. Madame Bellalite a mené de nombreuses recherches, presque partout, et elle est d’avis que pour assurer le succès d’une baisse de vitesse à 30km/heure, le réaménagement des rues est nécessaire (plus étroites, absence de stationnement parallèle, etc).

Elle a conclu sa conférence (20 minutes) en réaffirmant que « le respect des limites de vitesse est … un mythe.

On peut aussi l’écouter ici à Radio-Canada

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Conférences / évènements, Transport.


3 commentaires

  1. Charles Lessard

    14 avril 2018 à 16 h 23

    Tout à fait d’accord avec cette madame. J’ai eu droit à la conférence d’un ingénieur m’expliquant que les routes, expliquées selon les normes du Guide Canadien de conception des routes, sont construites selon un principe « d’Overbuild ». (Un principe qui n’est peut-être plus utilisé aujourd’hui pour économiser, mais qui était présent dans les années 50-60). Par exemple, lorsque l’on construisait une poutre qui devait résisté à 5000 tonnes de pression, alors on la construisait pour que sa résistance double 10 000 tonnes de pression.

    Le même principe a été appliqué pour les routes, mais la variable qui composait la sécurité routière selon ces ingénieurs était la vitesse. Plus un véhicule roule vite, plus c’était sécuritaire selon eux. Par ailleurs, les ingénieurs avaient pour objectif la mobilité soit le déplacement le plus rapide d’automobile d’un point A vers un point B.

    Ainsi, ces principes sont venus façonner la forme de la route. Si une route avait été planifié d’avoir une limite de vitesse à 50km/h, alors la rue était « overbuild » pour accueillir une vitesse maximale de 80 km/h et donc plus large que nécessaire. Ajouter à cela des nouvelles normes sur les marges de recul avant des maisons, notre champ de vision périphérique commence à avoir de la difficulté à percevoir la vitesse. Par exemple, certains psychologues ont démontrés que plus les objets sont loin dans notre champ de vision périphérique, plus notre impression de la vitesse diminue.

    C’est pourquoi que même si la limite de vitesse est de 50km/h, les automobilistes vont toujours, et ce inconsciemment, rouler au-dessus de la limite de vitesse.

    Alors, dans la même lignée que cette madame, il faudrait effectivement diminuer la largeur des rues et rapprocher les bâtiments à la rue. Ainsi, ça va inciter indirectement les individus à rouler plus lentement considérant que l’impression de la vitesse sera plus élevé.

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    • Charles Lessard

      14 avril 2018 à 16 h 29

      *edit. Correction.

      Tout à fait d’accord avec cette madame. J’ai eu droit à la conférence d’un ingénieur m’expliquant que les routes, expliquées selon les normes du Guide Canadien de conception des routes, sont construites selon un principe « d’Overbuild ». (Un principe qui n’est peut-être plus utilisé aujourd’hui pour économiser, mais qui était présent dans les années 50-60). Par exemple, lorsque l’on construisait une poutre qui devait résister à 5000 tonnes de pression, alors on la construisait pour que sa résistance double et résiste 10 000 tonnes de pression.

      Le même principe a été appliqué pour les routes, mais la variable qui composait la sécurité routière selon ces ingénieurs était la vitesse. Plus un véhicule roule vite, plus c’était sécuritaire selon eux. Par ailleurs, les ingénieurs avaient pour objectif la mobilité soit le déplacement le plus rapide d’automobiles d’un point A vers un point B.

      Ainsi, ces principes sont venus façonner la forme de la route. Si une route avait été planifiée d’avoir une limite de vitesse à 50km/h, alors la rue était « overbuild » pour accueillir une vitesse maximale de 80 km/h et donc plus large que nécessaire afin d’être plus sécuritaire. Également, d’autres normes sont venus s’ajouter dont des plus grandes marges de recul avant des maisons. Le problème réside toutefois dans notre champ de vision périphérique qui commence à avoir de la difficulté à percevoir la vitesse plus les objets sont éloignés. Par exemple, certains psychologues ont démontrés que plus les objets sont loin dans notre champ de vision périphérique, plus notre impression de la vitesse diminue (que l’on a l’impression de rouler pas très vite, alors nous allons accélérer en conséquence).

      C’est pourquoi que même si la limite de vitesse est de 50km/h, les automobilistes vont toujours, et ce inconsciemment, rouler au-dessus de la limite de vitesse.

      Alors, dans la même lignée que cette madame, il faudrait effectivement diminuer la largeur des rues et rapprocher les bâtiments à la rue. Ainsi, ça va inciter indirectement les individus à rouler plus lentement considérant que l’impression de la vitesse sera plus élevée.

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    • Gérald Gobeil Utilisateur de Québec Urbain

      14 avril 2018 à 17 h 43

      La conférencière en a aussi parlé, à savoir que nos routes sont conçues selon des normes américaines voulant qu’on puisse facilement circuler à 80km/heure dans une zone de 50.

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