Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Un portrait de l’architecte Pierre Thibault

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 décembre 2018 Aucun commentaire

Karine Gagnon
Journal de Québec

Enfant, Pierre Thibault avait remarqué à quel point les gens se transformaient selon les lieux au sein desquels ils évoluaient. Une fascination qui l’a guidé très tôt vers une carrière d’architecte qui lui vaut aujourd’hui une renommée internationale.

« On visitait souvent mes grands-parents et de la famille, et je me rendais compte que ces gens-là, que je connaissais, n’étaient pas les mêmes selon les lieux où ils étaient », se souvient l’architecte né à Montréal et établi à Québec depuis son plus jeune âge, lorsque son père médecin est venu y pratiquer.

Le visage illuminé de son grand-père lorsqu’il entrait dans son atelier aménagé dans sa grange, ou celui de ses oncles lorsqu’il les voyait à leurs chalets, dans la nature, a frappé son imaginaire. Il s’est mis à construire des cabanes dans des arbres, l’été, et des forts, l’hiver, de plus en plus sophistiqués et où il pouvait inviter ses amis.

« C’était des projets rassembleurs, nos lieux à nous, les enfants, et comme j’avais beaucoup de frères et sœurs, j’avais aussi beaucoup de monde pour m’aider », raconte l’aîné d’une famille de sept enfants.
Pierre Thibault s’est intéressé tout aussi jeune aux maisons du voisinage. Il s’organisait des expéditions en solitaire dans le quartier, à la sortie de l’école primaire, pour prendre le temps d’admirer les plus jolies résidences.

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Ce n’est donc pas un hasard si l’une des signatures de ses projets consiste en une fenestration très abondante qui permet de profiter du paysage. Cette signature se retrouve aussi à son atelier, qui souffle ses 30 bougies cette année, et qui a déménagé rue St-Jean cette année, après sept ans sur la rue Saint-Joseph.

L’immeuble datant du début du 19e siècle logeait auparavant une boulangerie, et était doté d’un cachet dont l’architecte a évidemment su tirer profit. L’endroit ferait l’envie de bien des travailleurs.

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Marcher avec son enfant permet aussi de vivre de beaux moments. « Tu ne dis pas les mêmes choses que si tu es au volant, stressé. » Bien que cette option de marcher pour se rendre au travail ou à l’école soit plus accessible aux résidents du centre-ville, à Québec, c’est une possibilité qui devra être offerte aussi aux gens des banlieues, espère-t-il.

Le tramway représentera aussi une belle avancée pour Québec, estime M. Thibault, qui siégeait au premier comité de mobilité durable en 2007, lequel avait recommandé ce système de transport pour Québec. Même si plusieurs l’oublient, la Ville avait d’ailleurs fait du tramway la pièce maîtresse de son plan déposé en 2011.

La suite

Voir aussi : Architecture urbaine.

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