Le Forum

Les billets selon les arrondissements
La Cité
 -Champlain / Vieux-port
 -Haute-ville
 -St-Roch
 -St-Sauveur
 -Vieux-Québec
Les Rivières
Ste-Foy-Sillery
Charlesbourg
Limoilou
Beauport
Haute-Saint-Charles
Laurentien

Les projets par catégorie
Commercial
Condo
Logement locatif & social
Maison / bungalow
Transport
Transport en commun

s�parateur

�diteur


�diteur �m�rite
[blog photo]

Collaborateurs
Jean Cazes
Jaco
G�rald Gobeil
Alexis Fortin
Serge Alain
Carol Proulx
Vous?

s�parateur

Autres carnets urbains
-L�vis urbain
-Le Blog de Ste-Ad�le
-Montr�al urbain
-Trois-rivi�res urbain
-Montreal Weblog [EN]
-Li�ge urbain!

Qui est le prochain?

s�parateur

RSS
(qu'est ce que c'est?)

 

Canadian Blogs

Archive des billets publi�s en novembre 2004

30 novembre 2004

Sc�ne urbaine: �vasion!
Par Francis Vachon

�vasion!

**********

Probl�me de compatibilit� sur Qu�bec urbain
Par Francis Vachon

Avec la nouvelle fonction d�ouverture des images que j�ai ajout�e il y a peu, un probl�me de compatibilit� pourrait survenir avec les usag�s utilisant Internet Explorer sur Windows, ayant leur r�solution d��cran en 800x600 (ou moins) et ayant la barre des t�ches de Windows visible. Cette configuration emp�che l�apparition des barres de d�filement (scrollbars) permettant de voir l�image au complet.

Solution : double cliquez sur la barre de titre de la nouvelle fen�tre (la zone bleue juste en haut de la photo) et les barres de d�filement devraient appara�tre ou installez un meilleur navigateur tel que Firefox.

PS : Aviez-vous remarqu� que vous n'aviez qu'� cliquer sur l'image pour fermer la nouvelle fen�tre plut�t qu'� aller cliquer sur le "x"?

**********

29 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Une dame au pied de la c�te d'Abraham
Par Francis Vachon

Une dame au pied de la c�te d'Abraham

**********

D�but des travaux du Domaine Marigot
Par Francis Vachon

Il semble bien que la construction du golf et du domaine Marigot soit commenc�e. Hugo Comtois me mentionne en effet que la coupe des arbres le long de l'autoroute 73 entre le Jardin zoologique et le march� aux puces Jean-Talon soit d�but�e.

**********

Maison de th� : Ouverture demain
Par Francis Vachon

La maison de th� Camellia-Sinensis, sp�cialis� dans l'importation de th�s artisanaux de Chine, du Japon, de l'Inde et de Taiwan, ouvrira demain au 624 rue St-Joseph Est. Au total, une s�lection exclusive de 130 vari�t�s de th�s sera offerte aux clients.

**********

28 novembre 2004

Sc�ne urbaine: La porte pour les petits et grands enfants du Benjo
Par Francis Vachon

La porte pour les petits et grands enfants du Benjo

**********

27 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Reflets
Par Francis Vachon

Reflets

**********

26 novembre 2004

Un nouveau restaurant sur De l'�glise
Par Francis Vachon

La rumeur circulait, mais l� il semble bien que ce soit vrai. Le local � c�t� du Yuzu sur la rue de l'�glise accueillerait un resto-pub. L'ouverture serait pr�vue pour le 15 d�cembre.

[Merci � Xavier D.]

**********

Sc�ne urbaine: Place royale
Par Francis Vachon

Place royale

[Photo "Patrick Matte"]

**********

Une �tude d'opportunit� et de faisabilit� d'une voie r�serv�e au transport en commun sur l'autoroute du Vallon sera r�alis�e en 2005
Par Francis Vachon

La Ville de Qu�bec, le minist�re des Transports du Qu�bec et le R�seau de transport de la Capitale ont convenu de r�aliser conjointement, au cours de la prochaine ann�e, une �tude d'opportunit� et de faisabilit� pour l'am�nagement d'une voie r�serv�e et d'infrastructures pour le transport en commun sur le tron�on de l'autoroute du Vallon compris entre les boulevards Laurier et Lebourgneuf.

La r�alisation de cette �tude fait suite aux avis formul�s, sur la n�cessit� de d�velopper le transport en commun, par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement dans le cadre du projet d'am�nagement, au cours des prochaines ann�es, du boulevard du Vallon. Cette �tude visera � r�pondre � trois objectifs :

  • �tablir, sur un horizon de 20 ans, les besoins en d�placement sur l�ensemble de cet axe pour le transport en commun ainsi que pour les autres types de v�hicules.

  • Identifier les am�nagements requis pour satisfaire ces besoins et pour assurer les liens avec les autres composantes actuelles et pr�vues du r�seau de transport en commun.

  • �tablir le co�t de ces am�nagements, et ce, par tron�ons.


Ce projet d�am�nagement d�une voie r�serv�e sur cet axe s�inscrit dans le cadre des orientations strat�giques du R�seau de transport de la Capitale et il r�pond aux attentes du Plan de transport de l�agglom�ration de la capitale nationale du Qu�bec et du Plan d�am�nagement et de d�veloppement de la Ville de Qu�bec en mati�re de transport en commun.

**********

25 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Dans l'�glise St Vincent de paul
Par Francis Vachon

Dans l'�glise St Vincent de paul

[Photo "Professor Chaos"]

**********

24 novembre 2004

Des bretelles d'autoroutes d�mantel�es
Par Francis Vachon

Des bretelles d'autoroutes jamais utilis�es construites en pr�vision d'un futur r�seau d'autoroutes qui n'est jamais construit. Cela vous dit quelque chose? Non, ce n'est pas � Qu�bec dans le quartier St-Roch, mais bien � Toronto. La grande diff�rence, c'est que les leurs sont pr�sentement en train d'�tre d�mantel�s...

[Merci � Noel Boulianne]

**********

Sc�ne urbaine: Le couple sur le pont
Par Francis Vachon

Le couple sur le pont

[Photo Patrick Matte]

**********

23 novembre 2004

Sc�ne urbaine: L'homme au bout de la rue
Par Francis Vachon

L'homme au bout de la rue

**********

Normand Provencher: Pour une ville qui bouge
Par Francis Vachon
Qu�bec est-elle une ville sportive ? Je ne parle pas de ville sportive dans le sens d'intensit� et de folie de ses habitants � l'�gard de ses �quipes locales. Les partisans des Nordiques, tout le monde s'en souvient, comptaient parmi les plus loyaux et les plus d�vou�s de la Ligue nationale. Ceux du Rouge et Or, de plus en plus nombreux, ne donnent pas leur place non plus. Assez fous merci, on l'a encore vu en fin de semaine.
Or, dans mon livre � moi, pour reprendre l'expression consacr�e, il existe un monde de diff�rences entre celui qui fait du sport et celui qui pr�f�re regarder les autres en faire. L'amateur de sport ne fait pas qu'�tre un simple g�rant d'estrade. L'amateur de sport ne se contente pas de boire sa bi�re en regardant le football, le dimanche apr�s-midi. L'amateur de sport, le vrai, se bouge le popotin aussi souvent qu'il le peut. Il vit sa vinaigrette sportive plut�t que de la vivre par procuration, � travers les autres et la t�l�. A la limite, l'amateur de sport, le vrai, devrait se faire un devoir de regarder les autres bouger seulement apr�s s'�tre lui-m�me d�pens� un max.

Entre vous et moi, il existe sur cette terre peu de moments aussi sublimes - � part trouver une place de stationnement � Place Laurier le 23 d�cembre - que de s'installer devant une bonne �mission de sport lorsqu'on a soi-m�me mal partout d'avoir trop couru et que la sueur vous d�gouline sur le front comme un �rable au printemps. Sans oublier l'absence totale de culpabilit� � bouffer quelques trucs que les di�t�tistes s'�vertuent � d�tester.

Je reviens � ma question du d�but. Qu�bec est-elle une ville sportive, y bouge-t-on plus ou moins qu'ailleurs ? Difficile � dire. Comme dans plusieurs autres domaines, �a pourrait �tre pire, mais �a pourrait �tre mieux aussi. Il reste du chemin � faire, ne serait-ce que dans la fa�on de vendre aux citoyens l'id�e de bouger.

Un petit exemple, tout petit, minuscule. On vante la beaut� du Jardin Saint-Roch. C'est un bel endroit pour marcher mais c'est tout ce qu'on peut y faire, prendre une petite marche, peinard, � regarder les fleurs et l'eau de la chute. Pourquoi ne pas avoir pens� � y installer un ou deux paniers de basket ? Rien de bien sorcier. Le printemps et l'�t�, � l'heure du midi, les travailleurs du coin auraient pu se donner rendez-vous pour des duels �piques, l'INRS contre l'�NAP, par exemple, ou LE SOLEIL contre TQS.

Rien de mieux pour d�compresser entre deux r�unions, dans la mesure o� le monde a ensuite acc�s � une douche au bureau, les odeurs de p'tit canard � la patte cass�e, vous savez ce que c'est, d�j� que votre coll�gue a du mal � sentir votre plante verte.

On ne cesse de r�p�ter que les citoyens de Qu�bec ne vont pas travailler � bicyclette. Encore l�, leur facilite-t-on vraiment les choses ? Une fois arriv� au bureau, vous faites quoi avec votre v�lo ? Vous prenez l'ascenseur avec et l'accotez sur la photocopieuse ? Vous l'attachez � un parcom�tre et partez avec la roue avant en souhaitant qu'il n'y ait pas trop d'unicyclistes kleptomanes en ville ?

Dans plusieurs grandes villes, il existe maintenant des endroits pour ranger les v�los. Vous arrivez avec votre b�cane et un pr�pos� se charge de la surveiller jusqu'� votre sortie du travail. Pourquoi ne pas faire la m�me chose, � deux ou trois endroits en ville? Savoir son v�lo en s�curit�, c'est d�j� un souci de moins.

Si on voulait pousser l'id�e encore plus loin, on pourrait s'inspirer de quelques villes europ�ennes. L�-bas, on met � la disposition des gens des dizaines de bicyclettes et chacun s'en sert � tour de r�le, sans en �tre propri�taire. Vous partez � v�lo pour aller sur Cartier. Vous laissez le v�lo � la vue de tout le monde. Quelqu'un passe et l'enfourche pour se rendre sur Grande All�e. Un autre le prend pour descendre � Limoilou et ainsi de suite. Un v�lo pourrait ainsi servir 10, 15, 30, fois dans la m�me journ�e, � 10, 15, 30 personnes diff�rentes. Ce syst�me, je vous l'accorde, tient un peu de l'utopie, il y aura toujours des Bougon pour partir avec le v�lo et tenter de le revendre, mais enfin, il n'est pas interdit de r�ver un peu, surtout que ce n'est pas encore taxable.

Il y a autre chose. L'hiver finira bien par arriver et, avec lui, l'ouverture des patinoires. Elle est bien sympathique, celle de place d'Youville, mais trois ou quatre coups de patin et on en a vite fait le tour. Maintenant qu'on a abandonn� l'id�e d'une rivi�re Saint-Charles ouverte aux patineurs, � quand une patinoire format g�ant, sur les Plaines par exemple, face au Mus�e national des beaux-arts ?

Imaginez l'effet, dans le temps des F�tes, avec des centaines de patineurs, une belle petite neige qui tombe, de la musique de Roland Martel et un immense sapin de No�l, au milieu de la glace. Ce serait de toute beaut�, le soir. On imagine d�j� les cartes postales.

A Qu�bec, ville de neige par excellence, il faudrait aussi faire davantage la f�te au ski de fond. En Su�de, ils ont la Vasaloppet, une mythique �preuve qui r�unit des milliers de participants. Pourquoi la Ville ne d�velopperait-elle pas un concept bas� sur le m�me principe? Pourquoi pas la premi�re pour les F�tes du 400e, tiens ?



Normand Provencher, 23 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

Pas touche � l'�glise !; Les modifications propos�es � Saint-Coeur-de-Marie rejet�es
Par Francis Vachon
La demande de la corporation Le Palais des Arts de modifier le zonage des environs de l'ancienne �glise Saint-Coeur-de-Marie, pour lui permettre de convertir l'immeuble en un espace multifonctionnel o� l'on tiendrait des r�ceptions pouvant comprendre des services de repas, d'alcool, de spectacles et de danses, a �t� rejet�e � l'unanimit�, hier soir, par les repr�sentants du comit� consultatif Vieux-Qu�bec-Cap-Blanc-Colline parlementaire.

Non seulement la proposition a-t-elle �t� d�mantel�e sous tous ses aspects, mais plusieurs citoyens ont r�clam� de la Ville de Qu�bec qu'elle fasse respecter la r�glementation actuelle, qui n'autorise l'utilisation du temple qu'� des usages publics et r�cr�atifs.

D�cr�t�e comme ayant une valeur patrimoniale �lev�e, l'ancienne �glise a �t� utilis�e � plus de 25 reprises, l'an pass�, comme lieu de r�ception compl�mentaire, principalement par l'h�tel Loews Le Concorde, selon sa repr�sentante, Christiane Roy, seule personne � endosser le projet soumis par la corporation du Palais des Arts et son pr�sident d'origine am�ricaine, Alex Rhami.

L'absence de ce dernier et du g�rant du Palais des Arts, Yvan Cloutier, a d��u le conseil de quartier et bien des citoyens pr�sents � l'assembl�e.

Le pr�sident de l'arrondissement La Cit�, Yvon Bussi�re, fera donc rapport au conseil municipal, qui d�cidera s'il y a lieu de poursuivre le projet. Dans l'affirmative, les citoyens ont d�j� fait savoir qu'ils allaient demander la tenue d'un r�f�rendum.

" Le Palais des Arts n'a m�me pas respect� les clauses de son contrat d'achat, a fait savoir le propri�taire d'un petit h�tel particulier de Grande-All�e, Bruno Riendeau. C'est un organisme � but non lucratif qui devait faire des travaux de restauration dans un d�lai de six mois suivant la date de la signature du contrat. On vit encore dans les �chafaudages. �a fait quatre ans que �a dure. " Il sugg�re que la Fabrique, avec qui l'homme d'affaires am�ricain a conclu l'achat, annule la transaction ou que la Ville prenne l'�glise � sa charge.

Selon les d�tails fournis par l'architecte Marc Bouchard au nom du requ�rant, la salle principale pourrait recevoir de 600 � 1000 personnes dans des r�ceptions ; le balcon et le sous-sol accueilleraient chacun de 300 � 400 personnes. La corporation voudrait aussi vendre de l'alcool lors de la pr�sentation d'une pi�ce de th��tre ou d'une exposition accessible au public.

Pour plusieurs, aux inconv�nients caus�s par l'afflux de la circulation, s'ajoute le bruit. Impossible, craint-on, de restreindre le bruit du fait que les architectes doivent conserver l'immeuble dans son aspect original, tant � l'ext�rieur qu'� l'int�rieur. " Ce n'est pas avec quelques rideaux qu'on va emp�cher le son de se r�pandre ", a-t-on dit.

Des membres du conseil de quartier, dont Christiane Gosselin et James Monti, ont soulign� l'urgence pour la Ville de trouver une vocation aux anciennes �glises.

" Pourquoi ne pas en faire une succursale de la Biblioth�que nationale du Qu�bec ou un colombarium ", a aussi sugg�r� Marc Beaudoin, de la Commission des biens culturels.



Claude Vaillancourt, 23 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

22 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Ceci n'est pas une otarie
Par Francis Vachon

Ceci n'est pas une otarie

[Photo Patrick Matte]

**********

Galerie marchande � moiti� vide; Une relance qui tarde � se mat�rialiser
Par Francis Vachon
La galerie marchande de Place Qu�bec, un complexe immobilier appartenant � la Soci�t� immobili�re du Qu�bec (SIQ) et qui comprend le Centre des congr�s de Qu�bec, accuse "un taux de vacance de 50 %". De plus, la relance tarde vraiment � se mat�rialiser.

C'est ce qu'a confirm� � La Presse Affaires le porte-parole de la SIQ, Martin Roy. Par contre, le pr�sident de la SIQ, Marc Fortier, a refus� de commenter ce que Jules Dallaire, le grand patron de la soci�t� immobili�re Cominar, de Qu�bec, a qualifi� de "d�sastre national". Pourtant, Jules Dallaire en a vu d'autres, dans sa carri�re, mais des centres commerciaux qui se vident autant de leurs d�taillants avant que leurs propri�taires entreprennent des travaux de relance, c'est rare.

"Le taux de vacance d�passe m�me 50 %", selon Jules Dallaire, qui a manifest� de l'int�r�t pour Place Qu�bec d�s le printemps dernier. "Ceux qui paient des loyers � Place Qu�bec ne d�passent pas 20 % ou 30 %, selon moi. La SIQ permet � plusieurs d'occuper des locaux sans payer de loyers, car autrement il n'y aurait personne � Place Qu�bec".

Jules Dallaire esp�re que le gouvernement prendra une d�cision au d�but de l'an prochain sur l'avenir de Place Qu�bec, depuis trop longtemps une vitrine sur la ville bien d�garnie, aux yeux des congressistes. Entre-temps, la SIQ, le bras immobilier du gouvernement, perd des millions, craint-il.

L'ancien propri�taire majoritaire de Place Qu�bec, TrizecHahn, perdait d�j� des millions de dollars avec ce complexe, selon M. Dallaire. Quand cette soci�t� immobili�re a d�cid� de se d�lester de ses propri�t�s du Canada, elle a vendu � la SIQ et � rabais ses 60 % d'actions de Place Qu�bec, soit au prix de 13,8 millions $, en juin 2000. La relance et l'expansion de Place Qu�bec, comprenant la construction d'une tour de bureaux de 11 �tages, accusait d�j� du retard en octobre 2001, selon LE SOLEIL. A la fin de f�vrier 2003, finalement, la SIQ et la ville de Qu�bec ont annonc� la mise en chantier de la tour, au co�t de 97,6 millions $, et des travaux � la galerie commerciale, pour "tr�s bient�t". Apr�s les �lections d'avril 2003, le gouvernement Charest a cependant mis sur la glace plusieurs projets, dont ceux de Place Qu�bec.

Au d�but du mois toutefois, Qu�bec a d�cid� d'agrandir le Centre des congr�s de Qu�bec en r�novant l'ancien centre municipal des congr�s, au sous-sol de Place Qu�bec, au prix de 17 millions $, ont soulign� Claude Larose, vice-pr�sident du conseil ex�cutif de la ville de Qu�bec, et R�jean Dor�, directeur adjoint du cabinet de la pr�sidente du Conseil du tr�sor, Monique J�r�me-Forget. Qu�bec attend les hypoth�ses de travail de Marc Fortier, pr�sident de la SIQ avant d'aller plus loin, en tenant compte du plan triennal d'immobilisation et des contraintes budg�taires du gouvernement, a expliqu� M. Dor�.

L'agrandissement du Centre des congr�s, "c'est une des demandes principales de la r�gion", selon Claude Larose, mais pour la galerie des boutiques, il faudra encore faire preuve de patience. "Qu�bec n'a encore rien annonc� ; je ne sais pas si le gouvernement va la mettre en vente, au d�but de l'an prochain ou plus tard".

Sam Hamad, ministre des Ressources et responsable de la Capitale nationale, a assur� � un groupe de 25 gens d'affaires, en priv�, il y a 10 jours, que "le gouvernement n'a pas � investir, ni � g�rer une galerie commerciale. �a fait partie des projets que de s'en d�partir", a indiqu� un informateur. Claude Larose estime aussi que "le gouvernement ne veut pas investir dans la galerie des boutiques. Il l'a vendra peut-�tre au secteur priv�".

"Il n'est pas question d'une vente de feu de la galerie marchande de Place Qu�bec", a lanc� Isabelle Taschereau, porte-parole de Monique J�r�me-Forget. "J'ai parl� avec la ministre et tout est � l'�tude, mais il n'y a pas de projet sur la table", a-t-elle affirm�. Dans le Plan de modernisation de mai dernier, la ministre explique notamment comment elle entend rationaliser la gestion du parc immobilier du gouvernement, soit par cession-bail ou par une fiducie de revenus. Pour Place Qu�bec, la d�cision n'est pas prise encore, a ajout� Isabelle Taschereau.

M�me si le taux de vacance atteint 50 %, la ville touche des taxes, mais la valeur de la galerie de Place Qu�bec baisse", a not� Claude Larose. "Pour devenir rentable, la galerie doit �tre (ouverte sur la rue et) fr�quent�e par des r�sidents et fonctionnaires et non pas seulement par des congressistes".

"La SIQ ne pr�voit pas d'appel d'offres encore", selon le porte-parole, Martin Roy. "Tous les baux des magasins sont � court terme, depuis 2003 et m�me depuis 2000. La SIQ ne m�ne pas des n�gociations agressives pour trouver de nouveaux d�taillants, tant que la d�cision de relance n'est pas prise. Des locaux sont occup�s temporairement par des bureaux et pour de l'entreposage".

Les d�taillants Stokes, Astral et Broadway, notamment, ont quitt� Place Qu�bec, mais d'autres sont arriv�s, dont Bently et la lunetterie Vision Beau Soleil, selon Martin Roy. Renaud Bray, Laura Secord et la Banque Scotia occupent leurs locaux depuis un certain temps, selon le porte-parole. Tous les restaurants de la foire alimentaire, dont Ashton, "tr�s populaire � Qu�bec", demeurent toutefois en activit�s.



Laurier Cloutier, 22 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

L'allergie au beau
Par Francis Vachon
�a revient chaque fois que la Ville annonce qu'elle investit dans le joli. Comme une crise d'urticaire, provoqu�e par une intol�rance � ce que l'argent public serve � autre chose qu'� ouvrir des lits d'h�pitaux ou � remplir des nids-de-poule. Il y a � Qu�bec, sachez-le, plusieurs allergiques au beau.

Qui se rappelle encore de la zone sinistr�e qui est devenue le parc Saint-Roch ? Allez, allez, faites un petit effort de m�moire. Remontez en 1992, quand le maire L'Allier passait pour un hurluberlu chaque fois qu'il parlait de faire revivre le centre-ville, laiss� pour mort depuis belle lurette.

Quand il a dit qu'il voulait mettre six millions de dollars de nos taxes gagn�es � la sueur de notre front dans du gazon et une cascade, l'�ruption cutan�e a �t� imm�diate. "�a va �tre la place des putes", c'est "un trop beau parc pour Saint-Roch", un "parc de la police", disaient des allergiques. "Ce n'est pas un parc que nous voulons mais de nouveaux clients", a m�me lanc� un commer�ant, aussi atteint du mal.

La Ville ne s'est pas arr�t�e l�. Les millions - et les projets - se sont multipli�s, les boutons aussi. Jusqu'au jour o� les hypersensibles ont d� se rendre � l'�vidence : Saint-Roch est revenue � la vie et la vie est revenue dans Saint-Roch. Qui s'ennuie du "parc des minounes", comme l'avaient baptis� les fonctionnaires de la ville ? Qui s'ennuie de l'�difice Lafayette, aussi affreux qu'orange ? Qui s'ennuie des taudis en ruine qui bordaient la c�te d'Abraham avant que la Ville en fasse le complexe M�duse ?

Qui ?

Personne.

Mais les allergiques ne sont pas gu�ris. Leur aversion pour le beau dans le laid s'est convertie en r�pulsion pour le trop beau. Habitu�s au nouveau Saint-Roch et � tout ce qui s'est fait autour du parlement, ils sont, comme qui dirait, d�sensibilis�s. Je les soup�onne m�me de trouver �a r�ussi quand ils partent de la porte Saint-Louis et descendent en basse ville.

Mais il y a des maudites limites, qu'ils disent aussi, en se grattant fr�n�tiquement le dos.

Le maire L'Allier veut toujours plus de beau, les allergiques n'en peuvent plus. Apr�s le parc de six millions, le nouveau Saint-Roch, la nouvelle gare, la m�tamorphose de la haute ville, il a voulu s'attaquer au trou de beigne : les maudites bretelles d'autoroutes qui ne vont nulle part. Il a voulu faire un autre parc, encore du gazon avec nos taxes gagn�es � la sueur de notre front. Pas de cascade, mais un escalier.

Et Qu�bec a �t� secou�e par une v�ritable �pid�mie de rhume des foins public d�pens� pour le joli.

Avec le 400e anniversaire de Qu�bec qui s'en vient plus vite qu'il n'y para�t, on n'en a pas fini avec les pouss�es d'urticaire. C'est d�j� commenc� d'ailleurs, avec cette fontaine de Tourny, que M. Simons est all� d�busquer chez nos cousins fran�ais et qui reprendra du service devant le parlement.

Premier projet concret, premi�re r�action allergique. Un "cadeau de Grec" que m'a �crit un quidam, qui trouve que 1,8 million $ des payeurs de taxes, c'est un "scandale" pour une "patente" de 4 millions.

Qu'est-ce qu'aurait d� faire Simons pour montrer son attachement � la ville, monsieur ? Acheter des camions de pompiers ? Ou plut�t des patchers, ces machines r�volutionnaires qui colmatent 300 nids-de-poule en une seule journ�e ? A 200 000 $ pi�ce, le m�c�ne aurait pu en acheter une vingtaine et passer � l'histoire pour avoir �radiqu� l'acn� printani�re de nos routes.

�a me fait d'ailleurs penser � une enqu�te men�e il y a une dizaine d'ann�es, qui r�v�lait qu'une bonne majorit� des employ�s municipaux gagnant plus de 50 000 $ par an vivaient en banlieue. Je soup�onne qu'ils ne sont pas les seuls et que les allergiques au beau doivent y �tre plus nombreux qu'ailleurs. Comme si vivre en banlieue leur donnait le droit de chialer contre des choses dont ils ne profitent pas vraiment de toute fa�on.

Et que je n'en surprenne pas un � s'acheter une belle fontaine ou une "patente" hors de prix pour mettre sur son terrain, pendant que le robinet de l'�vier fuit.



Myl�ne Moisan, 22 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

21 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Toile d'araign�e
Par Francis Vachon

Toile d'araign�e

[Photo Bernard Bastien]

Vous avez remarqu� que je publie de temps en temps des sc�nes urbaines qui ne sont pas de moi. Officialisons la chose.

Si vous avez des photographie qui sont dans l'esprit de mes sc�nes urbaines, vous pouvez me les envoyer. Je donne �videmment priorit� � mes photos (c'est mon site apr�s tout!), mais, lorsque je serai � cours d'images, je pigerai parmi les envois que je recevrai. Il n'y a �videmment aucune promesse d'�tre publi�, et il peut s'�couler entre quelques jours ou quelques mois entre le moment de votre envoi et de la publication. Vous demeurez �videmment tous les droits d'auteurs sur vos photos. Si possible, optimisez d'avance vos fichiers en 800px de large et/ou de haut et incluez une vignette (thumbnail). Utilisez le lien dans le menu de gauche pour m'envoyer le tout.

**********

20 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Derniers pr�paratifs pour l'hiver
Par Francis Vachon

Derniers pr�paratifs pour l'hiver

[Photo Andr� Voyer]

**********

19 novembre 2004

Brick � Qu�bec et nouvel immeuble pour Nautilus Plus
Par Francis Vachon

Brick, grande cha�ne de magasins du genre L�on ou Tanguay s'installe � Qu�bec l'an prochain. Au plus tard en 2006. Il s'installera sur le terrain pr�sentement occup� par le Nautilus Plus sur Bouvier, juste � c�t� des anciens locaux de TQS. On d�molira cet �difice, et on reconstruira un nouvel immeuble dont on ignore pr�sentement l'allure. La nouvelle n'a pas �t� confirm�e par Brick, mais la nouvelle semble s�rieuse puisque le Journal de Qu�bec a publi� ce matin les �l�vations du nouvel immeuble qui sera construit pour Nautilus Plus sur un terrain au coin de la rue des Rocailles et du boulevard des Gradins. Le centre de conditionnement physique occupera un �tage sur les trois disponible et offrira le reste en location.

**********

Sc�ne urbaine: Lever de Soleil sur les Plaines
Par Francis Vachon

Lever de Soleil sur les Plaines

**********

18 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Le trio qui monte la c�te
Par Francis Vachon

Le trio qui monte la c�te

**********

R�sultats des M�rites d'architecture de la Ville de Qu�bec
Par Francis Vachon

La Ville de Qu�bec a d�cern� 12 certificats dans le cadre de l'�v�nement Les M�rites d'architecture de la Ville de Qu�bec qui vise � r�compenser l'excellence de la cr�ation architecturale � Qu�bec. En tout, 66 projets ont �t� soumis par les huit arrondissements dans les dix cat�gories que comporte l'activit�.

LES LAUR�ATS PAR CAT�GORIE

HABITATION - CONSTRUCTION NEUVE � BASSE DENSIT�

Madame Mich�le Pageau et monsieur St�phane Morin pour la construction d'une r�sidence unifamiliale situ�e au 6700, rue du Soleil-Levant, Arrondissement de La Haute-Saint-Charles. Conception et r�alisation: Monsieur St�phane Morin

Cette r�sidence simple, construite dans un nouveau quartier de l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles se distingue par son �quilibre et par l'impression d'unit� qu'elle d�gage.

Les r�f�rences aux �l�ments du vocabulaire architectural de l'�poque victorienne ont �t� utilis�es avec coh�rence et discr�tion et constituent un clin d'�il int�ressant � l'histoire. Le choix des couleurs vives et bien dos�es apporte une note de gaiet� au voisinage.

Les membres du jury ont �galement soulign� le traitement habile de la galerie avant, que le jeu du d�croch� dans la fa�ade, rend spacieuse et accueillante. L'utilisation judicieuse des mat�riaux, l'int�gration discr�te du garage ainsi que celle du mur de solage qui dispara�t dans le talus et l'am�nagement paysager confirment l'harmonie de cette propri�t�.


HABITATION / CONSTRUCTION NEUVE � MOYENNE ET HAUTE DENSIT�S

L'organisme � but non lucratif L'Oasis Sainte-Odile pour la construction d'un immeuble de logement social destin� aux personnes �g�es situ� au 204, rue des Ch�nes ouest, Arrondissement de Limoilou.

Conception : Lafond C�t�, architectes
R�alisation : Construction Citadelle inc.

Cette r�alisation se signale particuli�rement par son int�gration au site de l'�lot paroissial de l'�glise Sainte-Odile sur lequel elle est �rig�e. Cette int�gration est r�ussie autant par le traitement architectural et volum�trique du b�timent que par les relations qu'il entretient avec les espaces publics limitrophes, la signalisation des acc�s, la convivialit� des circulations pi�tonnes et automobiles, la localisation du stationnement.

Le jury a tenu � souligner le m�rite de l'architecte concepteur de ce projet � caract�re social qui a r�alis� une �uvre architecturale expressive et articul�e malgr� les crit�res de modestie impos�s par les programmes de subvention et le budget limit�.


HABITATION - R�NOVATION

Messieurs Marc Castonguay et Allen Johnson pour la r�novation du b�timent situ� au 210-212, rue Saint-Jean, Arrondissement de La Cit�

Conception : ABCP Architecture et urbanisme
R�alisation : Monsieur Marc Castonguay

Ce projet se d�marque par la qualit� et l'ampleur des travaux r�alis�s et constitue un mod�le de r�f�rence en mati�re d'intervention sur un b�timent ancien. La restauration de ce b�timent a �t� conduite aussi m�ticuleusement que s'il s'agissait d'un monument class�. Les travaux ont �t� r�alis�s avec un souci du d�tail et avec respect de l'authenticit� : notons la fenestration ancienne, la mise en valeur de la vitrine du commerce, la reconstitution des ouvertures et des composantes architecturales d'origine. L'exub�rante corniche et les deux �tonnantes tourelles refaites en cuivre � l'identique d'apr�s les photos d'�poque viennent r�int�grer le paysage et contribuent � refaire de ce b�timent magnifique l'�l�ment signalant l'entr�e du faubourg Saint-Jean-Baptiste.


Mention sp�ciale du jury � Madame Fran�oise Harvey pour la r�novation du b�timent situ� au 464, rue de la Garde, Arrondissement de La Haute-Saint-Charles

Conception : Jean Thibodeau, designer
R�alisation : Les Constructions No�l Martel inc.

Dans un tout autre contexte, le jury a tenu � souligner l'excellente transformation d'un chalet situ� au bord d'une rivi�re dans un milieu naturel en un petit bijou bien cisel�. � cet �gard, il faut noter l'�l�gance de la toiture � quatre versants et le choix judicieux des larges fen�tres � imposte qui viennent augmenter les surfaces vitr�es et d�couper le volume avec rythme et harmonie.


PATRIMOINE

Madame Louise Martineau pour la restauration ext�rieure du b�timent situ� au 105, rue Saint-Pierre, Arrondissement de La Cit�

Conception : H�l�ne Thibault, architecte et Madame Louise Martineau
R�alisation : Hamel et Alain inc.

Cette r�alisation est remarquable pour l'attention apport�e au d�tail et pour le souci de la qualit�. La propri�taire et la conceptrice ont tenu � redonner � ce b�timent prestigieux de la rue Saint-Pierre, l'ancienne Banque de Montr�al, son apparence originale.

Elles ont remis en valeur un magnifique parement de pierre de taille masqu�, au cours des ann�es, par un cr�pi. La r�fection des boiseries particuli�rement �labor�es, de m�me que celle de tous les �l�ments de cuivre, goutti�res, solin, rev�tement de la toiture et de l'appentis sont remarquables. Le jury souligne aussi l'int�gration adroite d'un nouvel �l�ment essentiel � la vocation r�sidentielle du b�timent, son toit terrasse et son appentis.


INT�GRATION REMARQUABLE AU MILIEU

Monsieur Robert Harpin pour la construction d'un immeuble r�sidentiel situ� au 459, rue de la Tourelle, Arrondissement de La Cit�

Conception : Luc Laperri�re, architecte
R�alisation : Construction H & H. Inc.

Ce b�timent r�sidentiel de grande qualit� s�duit d'embl�e par ses qualit�s d'int�gration au milieu environnant.

L'utilisation des mat�riaux traditionnels, la brique et la t�le, le gabarit retenu, la modulation des ouvertures, l'exhaussement rez-de-chauss�e, la pr�sence de la porte coch�re contribuent � la fusion de ce b�timent � l'environnement.

Le jury a particuli�rement appr�ci� le traitement contemporain et personnel que l'architecte a choisi d'appliquer aux �l�ments architecturaux d'inspiration traditionnelle : la mansarde, les lucarnes, l'oriel, la corniche de toit. Les fen�tres � imposte s'�loignent d�lib�r�ment du pur mim�tisme. La qualit� unique de cette r�alisation provient justement du fait que, malgr� ce parti pris de modernit�, le b�timent semble faire partie du quartier depuis toujours.


AFFICHAGE

Demers bicyclettes et skis de fond pour les enseignes r�alis�es au 1044, 3e Avenue,
Arrondissement de Limoilou

Conception et r�alisation :
Marc Michaud de Boiseries Michaud

Le concept d'affichage de ce commerce de Limoilou va au-del� de la simple installation d'une enseigne. Il est constitu�, en fait, de plusieurs �l�ments qui, en plus d'identifier le commerce, contribuent � son expression architecturale.

Chacun des trois �l�ments du concept d'affichage est r�alis� avec originalit� et qualit� et s'int�gre parfaitement au lieu, qu'il s'agisse de l'enseigne sur socle install�e en fa�ade, de l'enseigne en applique appos�e sur le b�timent ainsi que de la marquise en forme de demi-roue de bicyclette qui signale le b�timent et le d�marque de l'ensemble de l'avenue.


�DIFICE COMMERCIAL ET INDUSTRIEL - CONSTRUCTION NEUVE

Ameublements Tanguay Inc. pour la construction du b�timent situ� au 777, rue Clemenceau, Arrondissement de Beauport

Conception : Hudon & Julien, architectes
R�alisation : J.E. Verreault & Fils Lt�e

Cette r�alisation commerciale attire le regard pour l'�quilibre des couleurs, des volumes, des pleins et des vides. Le jury souligne l'utilisation judicieuse et coh�rente des mat�riaux, le verre, l'aluminium, l'enduit acrylique, le dosage des couleurs, l'�quilibre des formes et des lignes, la qualit� du traitement des entr�es du commerce ainsi que le soin apport� � la composition de chacune des quatre fa�ades du b�timent.


�DIFICE COMMERCIAL ET INDUSTRIEL - R�NOVATION

La Soci�t� en commandite Sainte-H�l�ne pour la r�novation de l'enveloppe ext�rieure du 500, rue de la Chapelle, Arrondissement de La Cit�

Conception : Bernard et Cloutier, architectes
R�alisation : Roche construction Inc.

La r�fection du stationnement Od�on a permis d'int�grer dans un secteur en pleine revitalisation du quartier Saint-Roch un �difice d�cr�pi et aust�re construit dans les ann�es 1960. Les fa�ades vivantes, color�es et travaill�es avec soin, masquent l'impact du stationnement dans le quartier adjacent.

Les architectes ont travaill� les mat�riaux avec imagination et les r�sultats obtenus pr�sentent de l'int�r�t autant du point de vue esth�tique que fonctionnel. L'int�gration des oeuvres du sculpteur Florent Cousineau contribue au rythme et � l'animation de l'ensemble. Il est int�ressant de faire le tour du b�timent pour d�couvrir la richesse cr�atrice de cette r�alisation.


�DIFICE PUBLIC ET INSTITUTIONNEL

L�Universit� Laval pour la r�novation compl�te du pavillon situ� au 2440, boulevard Hochelaga, Arrondissement de Sainte-Foy�Sillery

Concepteur : Consortium C�t�, Chabot, Morel, Amiot, Bergeron, architectes
R�alisation : Beauvais et Verret Inc.

Ce b�timent institutionnel, situ� dans un des secteurs les plus achaland�s de l'arrondissement de Sainte-Foy�Sillery, peut sembler neutre au premier abord. Un examen minutieux permet cependant d'appr�cier toutes les qualit�s de cette r�alisation con�ue avec rigueur et subtilit�.

Le jury tient � souligner l'usage inventif et original des mat�riaux, l'articulation des volumes entre eux qui s'organisent autour d'un lien central vitr� particuli�rement r�ussi, et enfin, les proportions adroites et in�dites des ouvertures. Tous ces �l�ments contribuent au raffinement du design de ce b�timent.


RECYCLAGE

L'�cole de cirque de Qu�bec pour le recyclage de l'�glise Saint-Esprit situ�e au 750, 2e Avenue, Arrondissement de Limoilou

Conception : ABCP Architecture et urbanisme
R�alisation : Laur�at P�pin Inc.

Ce projet r�alis� avec des moyens limit�s constitue un pr�c�dent au Qu�bec et rev�t un caract�re exemplaire. L'usage de remplacement s'adapte remarquablement bien au volume de la nef, ce qui a permis de ne pas l'alt�rer et d'en conserver ses composantes. Des gestes respectueux, sensibles et d�licats ont �t� pos�s afin d'accueillir et de signaler la nouvelle vocation tout en respectant l'int�grit� de cet ancien lieu de culte. L'architecte a privil�gi� des interventions r�versibles afin de faciliter un �ventuel recyclage du b�timent dans l'avenir. L'apparence ext�rieure du b�timent a aussi �t� respect�e et seuls des �l�ments ponctuels color�s et pleins d'humour install�s sur le clocher viennent rappeler au voisinage la nouvelle vocation de cet immeuble.


PRIX SP�CIAL DU JURY

L'�cole de cirque de Qu�bec pour le recyclage de l'�glise Saint-Esprit situ�e au 750, 2e Avenue, Arrondissement de Limoilou

Conception : ABCP Architecture et urbanisme
R�alisation : Laur�at P�pin Inc.

Parmi l'ensemble des laur�ats retenus dans les diverses cat�gories, les membres du jury ont tenu � souligner l'int�r�t du projet de recyclage de l'�glise Saint-Esprit maintenant occup�e par l'�cole de cirque de Qu�bec. Au-del� de la qualit� architecturale du projet de recyclage, cette r�alisation rev�t un caract�re exemplaire qui doit inspirer l'ensemble des intervenants concern�s par la conservation du patrimoine religieux au Qu�bec. Il s'agit d'un pr�c�dent qui doit faire �cole et orienter les choix de r�utilisation de ces b�timents uniques que sont les �glises du Qu�bec. Il d�montre que le volume extraordinaire de ces lieux peut accommoder avec po�sie et fonctionnalit� les usages les plus r�solument contemporains.


PRIX DU PUBLIC

Afin d'associer de plus pr�s la population � cette c�l�bration de l'architecture, la Ville de Qu�bec, en collaboration avec le journal Le Soleil, a r�p�t� la tenue d'un �v�nement qui conna�t un vif succ�s depuis sa cr�ation en 1993, soit le Prix du public.

La population a pu s'exprimer et voter pour la r�alisation architecturale qui, selon elle, a marqu� avec le plus de bonheur le paysage urbain de Qu�bec. Cette ann�e, il �tait possible de se prononcer soit en compl�tant le bulletin-r�ponse qui �tait ins�r� dans Le Soleil, soit par le site Internet de la Ville.

Cette participation du public nous confirme encore cette ann�e que la pr�servation et le d�veloppement de notre patrimoine architectural ne sont pas un sujet d'int�r�t r�serv� aux sp�cialistes.

**********

17 novembre 2004

L'�glise Saint-Coeur-de-Marie bient�t convertie?
Par Francis Vachon

Selon le Journal de Qu�bec, le pr�sident de la soci�t� Le Palais des Arts, organisme sans but lucratif poss�dant l'�glise Saint-Coeur-de-Marie, aimerait convertir l'ancien lieu de culte en "salle multifonctionnelle o� seraient pr�sent�s des spectacles, des r�ceptions ou des galas. Une autre option envisag�e serait de la transformer en restaurant-bar". On aimerait y tenir "des �v�nements corporatifs ou priv�s, du genre galas, r�ceptions, mariage, f�tes d'entreprises ou encore des spectacles de danse, de th��tre."

La deuxi�me option serait de "convertir l'�glise en un restaurant-bar, avec piste de danse, pr�sentation de spectacles et consommation d'alcool."

Une consultation publique aura lieu lundi pour permettre la modification au zonage qui permettrait cette conversion.

**********

Sc�ne urbaine: La corde du pendu
Par Francis Vachon

La corde du pendu


Je sens que je vais me faire poser la question, alors voici : ce noeud coulant a �t� vu en arri�re de l'�glise St-Vincent-de-Paul. Je ne sais pas � quoi il a servi. Je ne sais pas s'il a servi. Il �tait l�.

**********

Terrains appartenant � des religieuses � Sillery; Projets de r�sidences prestigieuses
Par Francis Vachon
Deux projets de construction de r�sidences de tr�s haut de gamme sur des terrains appartenant � des communaut�s religieuses du chemin Saint-Louis � Sillery pourraient se concr�tiser prochainement. Les deux sites offrent une vue imprenable sur le fleuve.

Le groupe Jacques A. Boucher s'est port� acqu�reur des 685 000 pieds carr�s de terrain vendus par les soeurs de J�sus-Marie. Il s'agit d'une large bande de terrain situ� derri�re le coll�ge J�sus-Marie. La transaction date de l'an dernier.

Plus r�cemment, les soeurs missionnaires de Notre-Dame d'Afrique d�cidaient elles aussi de vendre leur propri�t� voisine de J�sus-Marie. Les religieuses ont confi� au notaire Jean-Claude Simard le mandat de lancer un appel d'offres aupr�s de d�veloppeurs, qui avaient jusqu'au 30 octobre pour manifester leur int�r�t.

Jacques A. Boucher confirme que son groupe est sur les rangs pour acqu�rir la propri�t� des soeurs de Notre-Dame d'Afrique. L'�valuation municipale du terrain de 375 000 pieds carr�s et de la r�sidence s'�l�ve � 4,7 millions $.

Les discussions sont entam�es avec la commission d'urbanisme de la Ville de Qu�bec et la Commission des biens culturels du Qu�bec au sujet du type de d�veloppement � r�aliser, confirme M. Boucher. Les religieuses de J�sus-Marie participent aux discussions.

Il ne s'agira pas d'un d�veloppement � forte densit�, pr�cise le promoteur. "C'est un site qui m�rite qu'on y installe de la qualit�", de dire M. Boucher.

Pour le terrain des soeurs de J�sus-Marie, le promoteur envisage des r�sidences "vendues � un bon prix" de type cit�-jardin qui respecteraient l'ensemble patrimonial.

Pour l'acquisition �ventuelle de la propri�t� des soeurs de Notre-Dame d'Afrique, le groupe de M. Boucher s'est adjoint un autre groupe poss�dant une expertise dans la conversion des r�sidences de communaut�s. Ainsi, selon le projet soumis, l'actuelle r�sidence des religieuses accueillerait des personnes �g�es autonomes et semi-autonomes.

Il s'agit du m�me groupe qui a converti l'ancien couvent des soeurs de la Sainte-Famille de Bordeaux, situ� juste en face. Le couvent est devenu le Domaine du ch�teau de Bordeaux, une r�sidence de choix pour personnes �g�es.

Des r�sidences prestigieuses et quelques condos seraient construits sur le terrain des soeurs de Notre-Dame d'Afrique, toujours selon le principe de la faible densit�. Le bois�, qui cache presque enti�rement le couvent, ne sera pas touch�, assure M. Boucher.

Le promoteur souhaite commencer la construction au printemps prochain. M. Boucher n'a pas voulu s'avancer sur le prix �ventuel des propri�t�s.

Le groupe Jacques A. Boucher construit actuellement des maisons de ville et des condos, les Jardins rive gauche, pr�s de la rivi�re Saint-Charles.



Guy Benjamin, 17 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

16 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Sur la terrase de M�duse
Par Francis Vachon

Sur la terrase de M�duse

**********

Normand Provencher: Dix grands projets pour Qu�bec
Par Francis Vachon
D�cideurs de la grande ville de Qu�bec, aspirants � la mairie, cessez de vous creuser les m�ninges, cette chronique, toujours aussi avant-gardiste, propose aujourd'hui 10 solutions pour secouer les puces de la capitale, 10 grands projets rassembleurs pour lui redonner de la contenance, 10 chantiers collectifs pour lui permettre de relever les d�fis du nouveau mill�naire.
1. Construire une passerelle pi�tonni�re entre les trois centres commerciaux du boulevard Laurier - Le projet porteur par excellence pour Qu�bec, paradis des accros du magasinage. Une fa�on aussi de mettre fin, avant qu'il ne d�g�n�re, au plus grand conflit en ville entre pi�tons et automobilistes. Le sc�nario dure depuis des ann�es. Les pi�tons traversent sans regarder entre Place Sainte-Foy, Place de la Cit� et Place Laurier. Pendant ce temps, une fil�e d'automobilistes attendent le moment propice pour se tailler un chemin � travers cette mar�e humaine. Or, ce moment b�ni ne vient g�n�ralement qu'au bout de longues minutes d'attente et de frustrations. Avance, avance pas, c'est � mon tour, OK, allez-y madame, bon, �a va faire, c'est mon tour de passer, tassez-vous... On vous le dit, une bonne fois, dans la fr�n�sie de No�l, il y en aura un qui va foncer dans le tas et ce ne sera pas beau � voir, les sacs de Simons vont r'voler dans les airs.

2. Organiser une manif pour le retour de Ikea - Les gens de Qu�bec ne se sont jamais remis du d�part du g�ant scandinave, en 1996. Depuis, tous les pr�textes sont bons pour madame et son conjoint d'aller faire un tour � Boucherville. Ikea est tellement populaire dans la capitale que la compagnie ach�te de pleines pages de publicit� dans LE SOLEIL pour les inciter � prendre la 20. Il faut que cesse cette fuite de capitaux. Le petit couple de Qu�bec est tann� de gaspiller 30 $ d'essence pour �conomiser 25 $ sur une biblioth�que qu'il prendra une fin de semaine � monter et deux mois de th�rapie conjugale pour s'en remettre.

3. Trouver le tombeau de Champlain - Selon Ren� L�vesque, pas l'ancien premier ministre, l'autre, l'arch�ologue, le fondateur de Qu�bec, Samuel de Champlain, serait enterr� quelque part dans le coin de la basilique de Qu�bec. A moins que ce ne soit sous la rue Buade, Sainte-Anne ou de la Montagne. Toujours est-il qu'� seulement quelques ann�es des F�tes du 400e, il serait formidable de mettre la main sur ce qui reste de notre plus illustre anc�tre. Il suffit de rassembler tous les scouts de la r�gion, une fin de semaine, de leur donner un pic et une pelle, et de leur dire de piocher un peu partout dans le Vieux. On finira bien par trouver quelque chose, si ce n'est pas le tombeau de Champlain, ce sera peut-�tre le missel de Mgr de Laval, le r�teau de Louis H�bert ou le dentier de Lord Dufferin.

4. Ouvrir la c�te Gilmour � longueur d'ann�e - Elle a beau �tre � pic, la c�te Gilmour, ce n'est pas une raison pour la fermer � la premi�re petite neige. La Commission des champs-de-bataille a s�rement en r�serve deux ou trois sacs de gros sel extr�me. L'id�e permettrait d'enlever un gros stress aux nombreux automobilistes qui doivent se rabattre tout l'hiver sur la c�te de l'�glise, � Sillery. Et, entre vous et moi, coinc� dans un embouteillage, � regarder un cimeti�re, ce n'est rien pour aider � la productivit� d'une capitale.

5. Construire un vrai Village huron - Tous les responsables de l'industrie touristique vous le diront, le premier r�flexe d'un touriste fran�ais, lorsqu'il arrive � Qu�bec, � part go�ter au caribou et � la poutine, est de voir un village indien. Sauf que celui qu'on lui montre, avec ses bungalows, ses antennes paraboliques et ses VTT, n'a rien � voir avec celui de ses fantasmes autochtones. Max Gros-Louis fait bien son possible, mais il faut plus. Vivement un Village huron avec plein d'Indiens Lakota, des tipis, des calumets de paix avec de la grosse boucane (pas de cigarettes � plumes, svp) et des vraies queues de castor, celles qui ne se mangent pas.

6. D�molir les Terrasses du Vieux-Port - L'une des plus grandes erreurs architecturales de l'histoire de Qu�bec. La plus belle vue sur le fleuve donn�e, cl� en main, � un groupe de privil�gi�s. Une bonne entreprise de d�molition, quelques grues avec des boulets, des bulldozers et, dans quelques semaines, les citoyens retrouveraient leur Vieux-Port tel qu'il devrait �tre.

7. �clairer le pont de Qu�bec dans le sens du monde - La Commission de la Capitale nationale a embauch� un sp�cialiste fran�ais pour illuminer le pont de Qu�bec, mais l'affaire s'est morpionn�e. Qu�bec a le plus long pont cantilever au monde et il est �clair� avec une poign�e de flashlights et des pots remplis de mouches � feu. On veut de la lumi�re, illuminez-moi �a, cette merveille. Et, de pr�f�rence, essayez de terminer la peinture avant que l'autre bout commence � rouiller.

8. Synchroniser les feux de circulation du boulevard Laurier - On croyait que c'�tait fait, mais non, il subsiste encore des aberrations. Un feu devient vert, l'autre plus loin tombe rouge. On attend. Le feu passe au vert, l'autre tombe rouge et ainsi de suite. Allez, encore un petit effort, on y est presque. Et une fois le probl�me r�gl�, on s'attaque au feu de circulation coin Holland et Ren�-L�vesque.

9. Retourner � l'exp�diteur le bloc de Place de Paris - On a re�u ce cadeau du maire de Paris il y a 17 ans mais, � l'�poque, on �tait trop g�n� pour lui dire que ce n'�tait pas beau. Maintenant qu'on l'a assez vu, le gros bloc blanc, on le remballe et on le retourne � l'exp�diteur. En lieu et place, on demande � un autre m�c�ne de Qu�bec, M. Ashton, par exemple, de nous offrir lui aussi une belle fontaine.

10. Faire revivre de grands �v�nements sur les Plaines - Ce n'est pas le choix qui manque. Un match de lutte par �quipe, trois chutes � finir, dans une cage, entre Guy A. Lepage-�ric Lapointe c. Jeff Fillion-Patrice Demers. Une reconstitution de la bataille des Plaines film�e par Oliver Stone. Une piste d'atterrissage pour Ra�l, le jour o� les �lohims vont venir nous voir. Un amphith��tre naturel pour le lynchage et les ex�cutions publiques.



Normand Provencher, 16 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

15 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Escalier
Par Francis Vachon

Escalier

**********

�quipements sportifs: Beaucoup de projets, peu de concret
Par Francis Vachon
Un bassin olympique, l'agrandissement du PEPS, un v�lodrome, un stade, un complexe multisports, etc. Les projets de nouveaux �quipements sportifs fusent de partout � Qu�bec, mais pour le moment, on discute beaucoup plus qu'on bouge.
Tout particuli�rement dans le cas du PEPS, o� il y a pourtant du travail urgent � faire. L'addition d'un bassin de r�chauffement permettrait d'accueillir des comp�titions nationales ou internationales. La mise � jour des salles d'entra�nement et la cr�ation d'une salle sp�cifique aux athl�tes de haut niveau - dont ceux du Rouge et Or - seraient �galement souhaitables, mais il n'y a toujours rien de concret selon le directeur du Service des activit�s sportives de l'Universit� Laval, Gilles D'Amboise.

"Nous sommes en train de travailler avec la Ville afin de voir si notre projet s'inscrit dans la lign�e de la r�gion, rappelle-t-il. Le PEPS a avant tout une vocation universitaire, bien qu'il ait aussi une importante contribution r�gionale. La majorit� des athl�tes card�s de la r�gion le fr�quentent pour leurs besoins en entra�nement et en pr�paration physique."

Le PEPS soufflera bient�t ses 35 chandelles et, m�me s'il a pris quelques rides, il demeure un joyau pour les athl�tes universitaires et de haut niveau (excellence, �lite ou rel�ve) puisqu'il est le seul centre sportif int�gr� avec autant de services et d'installations diversifi�s.

Date butoir

La construction d'un nouveau complexe multisports - avec entre autres piscine et stade int�rieurs - pour les f�tes du 400e anniversaire de Qu�bec reste toujours � l'ordre du jour de la Ville. Mais le temps commence � presser. "C'est s�r que 2008 est une date butoir. Il s'agit d'un projet structurant, un investissement qui g�n�rerait des millions de dollars. D'ailleurs, la F�d�ration de gymnastique est pr�te � embarquer dans le projet", explique Camille Desch�nes, du Service des loisirs et des sports.

L'annonce, jeudi dernier, de la r�alisation des plans et devis ainsi que l'estimation des co�ts pour la r�novation du Pavillon de la jeunesse laisse croire que Qu�bec est pr�te � se lancer. Une nouvelle qui a certainement r�joui le Radio X, puisque la formation de la Ligue nord-am�ricaine de hockey a sign� une entente de cinq ans en ao�t dernier. Quant � savoir si le b�timent sera pr�t pour la saison 2005-2006...

Enfin, les ar�nas de la r�gion ne seront pas laiss�s � l'abandon. Des investissements seront faits pour mettre � jour les syst�mes de r�frig�ration et des �tudes seront lanc�es, question de savoir si nos patinoires sont utilis�es � bon escient, vu les changements dans le paysage du monde sportif.



Guillaume Dumas, 15 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

14 novembre 2004

�tat des travaux: centre d'oncologie de l'H�tel Dieu
Par Francis Vachon

Deux Photos par Jean Cazes du futur centre d'oncologie de l'H�tel Dieu

**********

�tat des travaux: Le Guntenberg
Par Francis Vachon

Photo par Jean Cazes

**********

�tat des travaux: Le 200 Chemin St-Foy
Par Francis Vachon

Jean-Francois Gilbert m'a fait parvenir deux photos de l'avancement des travaux du 200 chemin Ste-Foy

**********

Sc�ne urbaine: Vent sur D'Aiguillon
Par Francis Vachon

Vent sur D'Aiguillon

**********

13 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Maman, fiston, et une trottinette
Par Francis Vachon

Maman, fiston, et une trottinette

**********

12 novembre 2004

Le pavillon de la jeunesse sera r�nov�
Par Francis Vachon

Enfin!

Qu�bec va de l'avant avec son projet de r�novation du pavillon de la jeunesse. Apr�s sa cure de rajeunissement, l'ar�na pourra accueillir 5000 personnes, tant pour des �v�nements � caract�re sportif que des spectacles.

"C'est un feu vert... sous r�serve de l'approbation du conseil municipal", a confirm� le maire Jean-Paul L'Allier au SOLEIL. Le comit� ex�cutif vient d'autoriser, au co�t de 450 000 $, la r�alisation des plans et devis ainsi que l'estimation des co�ts pour la r�novation du pavillon situ� � ExpoCit�.

Les travaux sont colossaux : r�fection ext�rieure et de la fenestration ; �limination des colonnes int�rieures ; remplacement ou remise en �tat du syst�me de r�frig�ration ; mise � jour des services ; remplacement des estrades ; am�nagement d'espaces � bureaux ; etc.

Alors, pourquoi r�nover ? Apr�s analyse pr�liminaire, on �value d�j� que le co�t de construction d'un nouveau b�timent serait le double du co�t des r�novations.

Or, Qu�bec a un besoin criant d'un amphith��tre de gabarit interm�diaire. Il permettrait notamment la pr�sentation de shows rock qui boudent la capitale, en ce moment parce que les salles sont trop petites et le Colis�e trop grand.

Sur le plan sportif, l'ar�na modulaire pourrait �tre converti, selon les besoins, en patinoire de dimension olympique ou nord-am�ricaine. Cette flexibilit� permettrait, croit-on, d'amener sur le site de nouveaux �v�nements tels que des comp�titions de patinage de vitesse sur courte piste.

Certains n'ont m�me pas attendu la d�cision de la Ville pour manifester leur int�r�t. Au mois d'ao�t dernier, le club de hockey Radio X de Qu�bec a sign� une entente de cinq ans pour devenir le locataire principal du pavillon de la jeunesse lorsqu'il sera r�nov�. On avait pr�vu, � ce moment, lui livrer son nouveau domicile � temps pour la saison 2005-2006.

On a aussi pr�vu que le "petit Colis�e" servira � accueillir le Championnat mondial de hockey en 2008, pour le 400e anniversaire de Qu�bec.

Fait � signaler, cette r�novation comblerait aussi des besoins actuels : le Tournoi international de hockey pee-wee pourrait pr�senter plus de matchs sur le site d'ExpoCit�, notamment les rencontres du tournoi consolation.



�ric Moreault, 12 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

11 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Jour du Souvenir
Par Francis Vachon

Au Champ d'honneur

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsem�s de lot en lot
Aupr�s des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
M�lent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
� nos parents, � nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

� vous jeunes d�sabus�s
� vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'�me
Le go�t de vivre en libert�.
Acceptez le d�fi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.

(Adaptation fran�aise par le Major Jean Pariseau du po�me: In Flanders Fields, de John McCrae)

Au nom de ma g�n�ration, au nom de la future g�n�ration, merci � ces hommes au visage aujourd'hui frip� du sacrifice de leur jeunesse, de leur innocence et de leur vie.

Merci.

**********

10 novembre 2004

R�sidence des �tudiants dans St-Roch: d�but des travaux
Par Francis Vachon

"Les travaux pour la r�sidences des �tudiants de la T�l�Universit� sont commenc�s depuis hier", me pr�cise Andr� Voyer.

**********

Ouverture prochaine de Le Blanchet et du salon de th� sur St-Joseph
Par Francis Vachon

Tout de marbre v�tu, la patisserie et �picerie fine Le Blanchet ouvre vendredi et vise un march� haut de gamme. Sandwich, importation exclusive, fromagerie, produit du terroir, huile d'olive de qualit� sup�rieure, des biscuits, du th� et du caf�, etc. Pour le pr�s � manger, 18 places seront offertes aux clients. Par contre, on vise plut�t le march� du � pour apport� �.

Un peu plus loin sur St-Joseph, le myst�rieux salon de th� ouvrira le 16 novembre

**********

Le toit restant du Mail St-Roch: la d�molition n'est pas encore officielle
Par Francis Vachon

Un billet pr�c�dant laissait croire que tout �tait jou� pour le toit du Mail. Ce n'est pas tout � fait le cas. Claude Larose, vice-pr�sident du comit� ex�cutif de la ville de Qu�bec, m'a pr�cis� les �tapes et l'�ch�ancier.

Cet hiver aura lieu des consultations publiques. � la suite de cela, la Ville prendra sa d�cision au printemps 2005. Si elle d�cide d'aller de l'avant, la d�molitions d�butera en 2006, vraisemblablement au printemps, et durera 6 mois.

**********

Sc�ne urbaine: Tuteur g�ant
Par Francis Vachon

Tuteur g�ant

**********

Benjo: L'ouverture est samedi, mais visitez-le d�s maintenant
Par Francis Vachon

Benjo c'est... un immense d�partement de poup�es, des marionnettes et des d�guisements, un coin bonbons, un resto � l'�chelle des petits, une impressionnante section Playmobil, un petit train qui fera des tours aux enfants, un piano comme dans je ne me souviens plus trop quel film, un monsieur patate et un ourson g�ant et un robot qui interagi avec les passants. D'autres sections n'�taient pas termin�es et ne pouvaient donc �tre photographi�, dont une section voiture de course avec une piste g�ante pour s'amuser sur place, un atelier de confection de toutou, une librairie avec plusieurs livres rares, une salle pour les f�tes d'enfants, et s�rement plein d'autres trucs que j'oublie.

J'ai vraiment h�te de voir ce d�cor rempli de marmots qui court partout!

**********

09 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Pigeons sur une sph�re
Par Francis Vachon

Pigeons sur une sph�re

**********

Architecture urbaine: il faut regarder vers Trois-Rivi�res
Par Francis Vachon

C�est un immeuble � condos en construction � Trois-Rivi�res [photo 1photo 2]. Il semble tout simple comme cela, mais il repr�sente pour moi exactement ce qui doit �tre fait en terme d�architecture urbaine et moderne. Une tourelle qui ne fait pas � pseudo-victorien �. Des �l�ments d�coratifs aux fen�tres et aux portes des balcons. De la belle brique rouge. Aucun recule par rapport � la rue. Stationnement non visible (inexistant? Souterrain?). Excellente int�gration au b�ti existant. Probablement des commerces au rez-de-chauss�e.

Superbe. J�en veux plus � Qu�bec.

Correction : j�en veux au moins un � Qu�bec.

[Cr�dit photo : � Axel R-D �]

**********

08 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Squelette de fer
Par Francis Vachon

Squelette de fer

**********

Trente escaliers racontent l'histoire de Qu�bec
Par Francis Vachon
On compte pr�s de 30 escaliers qui relient la basse ville � la haute ville de Qu�bec et vice versa. La ville en r�pertoriait d�j� 28 en 1986. Une vingtaine d'entre eux ont �t� baptis�s officiellement par la Commission de toponymie et portent pour la plupart des noms �vocateurs. Tous sont des t�moins souvent privil�gi�s de l'histoire locale. Et plusieurs peuvent �tre vus comme des beaux objets du patrimoine b�ti.

Yves Beauregard est directeur de la revue Cap-aux-Diamants. Il regarde la ville, ses meubles et ses habitants avec des yeux d'historien. Il dit en entrevue : "Qu�bec n'est pas Qu�bec sans ses c�tes et ses escaliers." Et il ajoute : "Les escaliers de Qu�bec repr�sentent l'un des plus beaux exemples de l'adaptation de l'Homo Quebecensis � son milieu."

On ne peut pas pr�tendre bien conna�tre cette ville et ses habitants si on n'a pas emprunt� au moins une fois dans sa vie, en descendant ou en montant, la plupart de ses escaliers. Parce que chacun d'eux a une personnalit� propre, une client�le particuli�re et une petite histoire originale.

Qu�bec est une ville qui se marche � pied sec. Le nombre d'escaliers en est la preuve �vidente. Cette ville cache des secrets. C'est par ses escaliers qu'on peut les d�couvrir. A lui seul, l'architecte et ing�nieur Charles Baillairg� (1836-1906) a sign� les plans d'une dizaine des escaliers les plus pittoresques de Qu�bec.

Le plus vieux et le plus jeune

Curiosit� de l'histoire locale qui n'en manque pas, le plus vieil escalier de Qu�bec se trouve � quelques pas du plus jeune. Le premier, l'escalier Casse-Cou, conduit de la c�te de la Montagne � la rue du Petit-Champlain. Il a presque l'�ge de la ville. En effet, il appara�t sur un plan de 1660. Le fondateur a tr�s certainement emprunt� ce qui �tait � l'origine un sentier naturel qui conduisait � l'Abitation de Champlain. L'architecte et ing�nieur Charles Baillairg� l'avait restaur� en 1889. Il a �t� r�nov� au moins deux fois depuis. Ce sont les gens du quartier qui lui ont trouv� ce nom qui lui va si bien quand on constate la raideur de la pente � monter ou � descendre.

Le passage du Roi, un peu plus bas dans la c�te de la Montagne, date de quelques ann�es � peine. Il traverse � ciel ouvert les maisons Hazeur et Smith et fait partie du tout nouveau Centre

d'interpr�tation de Place-Royale. Il p�n�tre dans les entrailles de la plus vieille place publique de Qu�bec et permet une lecture de l'histoire locale � travers son architecture et ses objets domestiques. C'est l'escalier le plus didactique de Qu�bec, selon l'expression d'Yves Beauregard.

Le plus long et le plus court

Le plus long en nombre de marches est s�rement l'escalier du Cap-Blanc qui relie, 398 marches plus haut, le quartier si typique du m�me nom aux plaines d'Abraham. Il a �t� construit en 1868, toujours en bois et toujours �puisant. Il permettait � la population ouvri�re du Cap-Blanc d'aller travailler � pied aux usines de munitions des Cove Fields, dont la Long Rifle, qui ont longtemps occup� une partie des Plaines. Situ� dans une pente propice aux �boulis, il a �t� reconstruit plusieurs fois, dont, en 1894, selon les plans de Charles Baillairg�. Une centaine d'ann�es plus tard, on refera l'escalier en am�nageant des paliers pour le repos des grimpeurs. Aujourd'hui, les meilleurs clients de cet escalier pas comme les autres sont les joggeurs et autres champions de la forme physique qui vont y tester l'�tat de leur cardiovasculaire.

Le plus court est probablement l'escalier du Quai-du-Roi (30 marches anti-d�rapantes �t� comme hiver) � la limite est de la rue du Petit-Champlain. Dans son indispensable guide du Vieux-Qu�bec, publi� chez Septentrion, Jean-Marie Lebel d�crit ainsi cet escalier et son voisin jumeau, l'escalier du Cul-de-Sac : "Deux sombres et pittoresques petits escaliers, ins�r�s entre les vieilles maisons, permettent aux passants de descendre de la rue du Petit-Champlain au boulevard Champlain." Ces deux escaliers de fer ont �t� refaits � la fin du XIXe si�cle. L'historien pense au roman Quai des brumes, de Pierre Mac Orlan, chaque fois qu'il descend ces marches qui m�nent au bateau de la Traverse.

Le plus bel escalier

Quel est le plus bel escalier de Qu�bec ? Bonne question. C'est selon. Selon que l'on attache le plus d'importance � l'esth�tique, � l'histoire ou � la situation g�ographique dans la ville.

Je connais des vieux Qu�b�cois enracin�s et amoureux de leur ville qui ne jurent que par l'escalier L�pine. Pourquoi ? Parce que cet escalier qui relie la c�te d'Abraham au quartier Saint-Roch est sign�. Il rappelle, � ses pieds, � l'aide d'une arche en fer forg� finement travaill�e, le nom du grand Charles Baillairg�, son architecte. L'escalier porte aussi les noms du maire Langelier et des principaux conseillers municipaux de l'�poque. Ces m�mes vieux Qu�b�cois disent qu'en descendant l'escalier qui porte le nom de l'entrepreneur de pompes fun�bres voisin, on pouvait, � l'�poque, assister certains beaux jours d'�t�, au spectacle insolite du lavage, � grande eau et en plein air, des morts les plus r�cents. Mais il s'agit s�rement de fabulation ou d'une l�gende urbaine.

Pour Yves Beauregard, le plus bel escalier est l'escalier du Faubourg, appel� aussi, un temps, par les gens du quartier, l'escalier Sainte-Claire ou l'escalier du SOLEIL. Restaur� tout r�cemment, ce bel escalier de fer est aux yeux de l'historien de Cap-aux-Diamants, "le plus gracieux, le plus a�rien". Il a aussi l'avantage d'offrir l'un des plus beaux points de vue de Qu�bec et d'�tre le t�moin privil�gi� de la renaissance du quartier Saint-Roch.

L'incontournable journaliste Monique Duval nous apprend aussi que c'est le maire S.-N. Parent qui, en 1888, a demand� � Charles Baillairg�, toujours lui, de dessiner les plans d'un escalier de fer pour remplacer l'escalier en bois d�suet. A l'�poque l'escalier de 98 marches, sur trois paliers, avait co�t� une petite fortune : 1486 $. L'ascenseur voisin date de 1942 et s'appelait � l'origine l'ascenseur Gosselin, du nom du propri�taire du terrain. La ville a pris l'ascenseur � son compte � partir de 1978.

Le plus invitant

On attendra jusqu'en 1980 avant de nommer un escalier du nom du grand Charles Baillairg�. L'architecte et ing�nieur ne perdait rien pour attendre. L'escalier Charles-Baillairg� (l'ancien escalier Buade) a �t� remarquablement bien restaur� sous l'administration Pelletier en s'inspirant des plans de 1893 sign�s par l'architecte lui-m�me. Il s'emprunte par l'Impasse du Chien d'Or, face au vieux bureau de poste, et conduit � la c�te de la Montagne. Outre son esth�tique, il offre une vue imprenable sur le parc Montmorency et sur le monumental escalier Frontenac, construit en 1978, et qui permet un raccourci spectaculaire entre la terrasse Dufferin et la c�te de la Montagne. A noter que pas moins de quatre escaliers desservent cette art�re pentue originale si riche d'histoire.

Des escaliers et des hommes

On ne peut raconter ici la petite histoire de chacun des escaliers du centre-ville de Qu�bec. Ils sont trop nombreux. Ils m�riteraient pourtant un livre en couleur. Certains sont incontournables.

- L'escalier de la Chapelle date de 1937. Il reliait le faubourg Saint-Jean-Baptiste au quartier Saint-Roch et aux grands magasins de la rue Saint-Joseph, � partir de la c�te d'Abraham. Aujourd'hui, il traverse la coop�rative M�duse au niveau du sympathique caf� l'Abraham-Martin.

- L'escalier Badelard longe la c�te du m�me nom. Les gens du quartier Saint-Jean-Baptiste disent aussi "de la N�gresse" pour d�signer la c�te et l'escalier. Cela ferait r�f�rence � l'�poque o� Qu�bec �tait une ville de garnison. Les bordels �taient nombreux dans le quartier, disent les historiens, et l'un d'entre eux �tait tenu par une n�gresse flamboyante, dit-on.

- L'escalier Colbert date de 1890. Il m�ne du milieu de la c�te Salaberry � la rue Colbert, derri�re l'�glise Notre-Dame-de-Gr�ce, � Saint-Sauveur. L'escalier a connu son heure de gloire au d�but des ann�es 1970. Une statue de la Sainte Vierge y faisait des miracles, selon les propri�taires des lieux qui faisaient la qu�te. Des milliers de croyants, de partout au Qu�bec, y ont cru dur comme fer. Des foules en pri�re s'y sont rassembl�es durant presque tout un �t�. Au bas de l'escalier, il reste la statue de la Vierge, la grotte, toujours entretenue, et les vestiges d'un temple marial qu'on voulait y construire.

L'escalier le plus � l'ouest est l'escalier Joffre, au pied de la rue du m�me nom. Dans le secteur de la c�te Belv�d�re, deux petits escaliers en auraient long � dire : les escaliers de la Pente-Douce, nomm�e ainsi en hommage � l'oeuvre de Roger Lemelin, et des Braves, du nom de l'attachant parc qui rappelle la derni�re victoire fran�aise � la fin de la guerre de la Conqu�te.

L'escalier des Franciscains, qui permet de rejoindre les quartiers populaires de la basse ville � partir de la rue de l'Alverne, en haut, compte 177 marches de bois. Comme l'escalier Victoria, son voisin, il est conserv� en bon �tat par la ville. M�me chose pour les escaliers Lavigueur et des Glacis. A noter que, l'hiver, tous ces escaliers sont d�neig�s � la petite pelle.

A retenir aussi que les escaliers de Qu�bec qui n'ont pas encore �t� baptis�s officiellement se trouvent tous dans le secteur de la terrasse Dufferin et de la Promenade des Gouverneurs. Le f�d�ral a juridiction sur certains escaliers de Qu�bec.

Yves Beauregard croit que les escaliers de Qu�bec ont un bel avenir devant eux. Les gens � la retraite reviennent au centre-ville et veulent laisser l'automobile au garage. Ils veulent pratiquer la marche en ville comme un sport. Ils veulent faire leurs courses � pied. La trentaine d'escaliers de Qu�bec leur tendent les bras.



Louis-Guy Lemieux, 7 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

06 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Abandonn�
Par Francis Vachon

Abandonn�

**********

05 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Oui m'sieur l'agent?
Par Francis Vachon

Oui m'sieur l'agent?

**********

04 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Dernier moment d'automne
Par Francis Vachon

Dernier moment d'automne

**********

Petit projet � Place d�Youville
Par Francis Vachon

Juste derri�re l�ancien YMCA, une pancarte annonce un nouveau projet.

[Merci � Fr�d�ric Marcil]

**********

Biologistes et urbanistes doivent savoir vendre leurs projets selon Jean-Paul L'Allier
Par Francis Vachon
250 congressistes sont r�unis � Qu�bec pour participer au congr�s conjoint de l'Association des biologistes et de l'Ordre des urbanistes du Qu�bec. Les participants discutent des fa�ons de concilier le d�veloppement urbain et la protection des milieux naturels. Le pr�sident d'honneur de cet �v�nement, le maire Jean-Paul L'Allier, a d'abord invit� les participants � �tre de meilleurs vendeurs de leurs projets.

Suite du texte et reportage audio sur Radio-Canada

**********

17,3 millions $ pour refaire une beaut� au Centre des congr�s
Par Francis Vachon
Le Centre des congr�s de Qu�bec aura les sous pour faire ses r�novations. Le gouvernement Charest annoncera aujourd'hui qu'il octroie 17,3 millions $ pour la r�fection de l'ancien centre municipal des congr�s situ� sous l'h�tel Hilton.
Un peu plus d'un an apr�s en avoir fait la demande, le pdg du Centre des Congr�s, Claude Pinault, a re�u la confirmation que les sommes n�cessaires seront au rendez-vous. En octobre 2003, il justifiait sa requ�te par la v�tust� des lieux et la n�cessit� de les conserver pour r�pondre aux besoins des congressistes. "Il g�n�re 30 % de nos revenus", disait-il.

L'investissement a �t� approuv� lors du Conseil des ministres de la semaine derni�re. Mais le projet n'en �tait pas � sa premi�re visite � cet endroit. A quelques reprises, il a fallu en pr�ciser certains aspects avant d'obtenir le sceau d'approbation du Conseil des ministres. "Il y avait un peu le syndrome du m�tro de Laval, indique une source. Tout le monde voulait s'assurer qu'il n'y aurait aucun d�passement de co�t."

Mais M. Pinault n'a affich� aucun signe d'inqui�tude au cours des derniers mois, soulignant toujours que son dossier cheminait bien dans les minist�res concern�s. Les travaux doivent se r�aliser au cours de l'exercice 2005-2006, disait-il en avril dernier.

Les ministres Sam Hamad et Nathalie Normandeau proc�deront � l'annonce ce matin.

Performances "assez remarquables"

Le premier plan d'affaires quinquennal de l'organisme �tant arriv� � terme, M. Pinault en trace le bilan dans son rapport annuel 2003-2004. Il qualifie d'"assez remarquables" les performances du Centre malgr� "les perturbations majeures qui ont ponctu� cette p�riode".

Force est d'admettre que les investissements gouvernementaux dans l'endroit s'av�rent des plus rentables. Au cours des cinq derni�res ann�es, pour chaque dollar investi, les gouvernements ont r�cup�r� 1,25 $. "Un retour appr�ciable de 125 %", �crit M. Pinault, qui porte � 105,1 millions $ le total des sommes retourn�es � Qu�bec et � Ottawa en taxes et droits divers.

Le Centre se targue aussi d'avoir contribu� � la cr�ation et au maintien de 1593 emplois et d'�tre � l'origine de 962 779 nuit�es commerciales dans la r�gion. Pour les cinq prochaines ann�es, l'objectif est faire en sorte que "le Centre des congr�s de Qu�bec soit reconnu, non plus comme l'un des trois meilleurs au monde, mais comme le meilleur".



Simon Boivin, 4 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

Normand Provencher: Vivement un second miracle
Par Francis Vachon
L'endroit est � trois minutes et quart du centre-ville, une minute de moins lorsque la circulation n'est pas trop lourde sur Dufferin-Montmorency. Vous prenez la sortie d'Estimauville, presque tout de suite apr�s les gros tas de billots de la Stadacona, et vous y �tes. O� ? Au milieu de nulle part, dans un coin de l'arrondissement Beauport capable de foutre la d�prime � un jovialiste sur le Prozac.
Le secteur de l'avenue d'Estimauville, pr�s du boulevard Sainte-Anne, n'est plus ce qu'il �tait. Il y a une vingtaine d'ann�es, les commerces florissaient et attiraient du monde. Les restaurants brassaient de bonnes affaires. Le centre commercial Les Galeries de la Canardi�re tirait son �pingle du jeu. Il y avait m�me un cin�ma. Si je me souviens bien, c'est l� que j'avais vu Karat� Kid 3, vous savez, avec l'adolescente future gagnante d'un Oscar, le vieux sage chinois, la position du p�lican sur une patte, c'est vous dire � quel point le temps passe et vous rappelle que vous en avez d�j� eu � perdre.

Aujourd'hui, ce coin de la ville est en train de mourir � petit feu. Le d�part successif de grands magasins a laiss� de profondes balafres dans le paysage. Le Canadian Tire, parti s'installer au nord, dans le power center de l'avenue Cl�menceau, n'a jamais �t� remplac�. Son stationnement, moiti� en asphalte craquel�, moiti� en grenotte, en arrache. Le motel Dufferin, juste derri�re, aussi. Le restaurant asiatique Anna, un ancien bar qui a pris le relais d'un resto, lui-m�me n� sur les cendres d'un autre, La Ribouldingue, je crois, le resto Anna, disais-je, marche plut�t bien le midi, mais le soir, ce n'est plus la m�me chose. Avec la gr�ve des chauffeurs d'autobus, vous auriez d� voir �a, c'�tait encore pire, me dit un employ�. Voir quoi ? Qu'il n'y avait rien � voir, voyons...

La disparition du magasin � rayons Woolco a entra�n� la mort des Galeries Sainte-Anne. L'annonce lumineuse tombe aujourd'hui en ruines. La rouille commence � faire son oeuvre. Le vaste stationnement est d�sesp�r�ment vide. Dans quelques semaines, un vendeur de sapins de No�l viendra s'y installer, me dit un chauffeur de taxi, �a va faire plus gai, du moins pour un moment.

Des commerces d'�conomie sociale, comme la friperie La Commode ou la librairie de livres usag�s Le Trait d'union, ont pris le relais dans la partie sud de l'�difice. Il y a un concurrent de l'autre c�t� de la rue : Le Village des valeurs. L'�conomie sociale, si vous ne le saviez pas, c'est le n�ologisme pour d�signer faire du neuf avec du vieux, et revendre ensuite ce vieux neuf aux gens moins fortun�s. Vous aurez compris, petits malins que vous �tes, que les rues Maguire et Cartier ne comptent pas beaucoup de magasins d'�conomie sociale.

* * * * *

Il y a aussi un march� aux puces, baptis� Super Bazar. Lorsque je suis pass�, hier avant-midi, l'endroit �tait ferm�. J'ai arpent� un long et vaste couloir aux couleurs d�primantes. Il n'y avait pas grand monde. Au plafond, le syst�me de ventilation faisait un dr�le de bruit. Il manquait de l'huile dans la fan. Un soir d'Halloween, l'endroit aurait fait un malheur. Comme le mail Saint-Roch dans le temps.

Au bout, je suis tomb� sur un casse-cro�te, tout petit, avec quelques tables. Un homme s'�tait endormi devant son caf�. Pas ras�, habill� pauvrement, pas pris de bain depuis un bon moment. Sans doute une victime de la "d�sinstitutionnalisation", Robert-Giffard n'est pas loin.

De l'autre c�t� de l'avenue d'Estimauville, le magasin Fabricville a laiss� sa place � un fabricant de bateaux. Aucune enseigne n'en fait mention, bizarre. Tout au fond de la cour, le minist�re de la Culture et des Communications a install� un bureau pour les "documents semi-actifs", c'est en tout cas ce qu'on peut lire sur la pancarte, � l'entr�e. Semi-actif, le nom va bien avec le coin.

Le seul vrai gros commerce de l'avenue d'Estimauville est le march� d'alimentation Maxi. C'est � peu pr�s tout. Pour le reste, c'est la d�solation totale. Rien qui donne le go�t de s'arr�ter. On a plut�t envie de passer tout droit, le plus rapidement possible.

* * * * *

La Ville de Qu�bec sait que cette partie de la nouvelle ville a besoin d'un �lectrochoc pour se remettre sur le piton. Il y a deux ans, le gouvernement du Parti qu�b�cois avait envisag� d'y construire un �difice � bureaux afin d'y transf�rer 1200 fonctionnaires, une masse critique suffisamment importante pour entra�ner un renouveau commercial. Le projet avait �t� �valu� � 46 millions $. Le PQ a pris le bord, Jean Charest a �t� port� au pouvoir et depuis, plus rien. Le secteur d'Estimauville est sorti de l'�cran radar des priorit�s gouvernementales.

Les F�tes du 400e approchent et la baie de Beauport, pas loin, doit subir une cure d'embellissement. La logique voudrait qu'on en profite �galement pour redonner vie � l'avenue d'Estimauville. L'un ne va pas sans l'autre. Sinon, on risque d'avoir l'air fou devant la visite.

Le secteur a besoin de retrouver une fiert� et une dignit�. �a pourrait se faire avec une place publique, une petite fontaine Simons, un parc, quelques arbres, de la verdure, des commerces qui ont un peu de gueule, des restos avec de sympathiques terrasses.

A une certaine �poque, on croyait le quartier Saint-Roch irr�cup�rable et condamn� � la d�cr�pitude �ternelle. Avec beaucoup de volont� et quelques millions, un miracle a finit par se produire. Un deuxi�me miracle urbain est-il possible ?



Normand Provencher, 4 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

03 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Proth�se
Par Francis Vachon

Proth�se

**********

Agriculture : la Ville de Qu�bec cherche une nouvelle voie; 23 % de son territoire est zon� agricole
Par Francis Vachon
Pouss�e � la marginalit� et bouscul�e par une multitude de contraintes, rarement par des avantages, l'agriculture pratiqu�e dans la Ville de Qu�bec se cherche une nouvelle voie.

Elles �taient bien une centaine de personnes qui ont particip�, hier, � un colloque organis� par la Table de concertation agricole de la ville de Qu�bec qui cherche des moyens d'action pour dynamiser le territoire agricole de la ville de Qu�bec.

Parce qu'en plus d'�tre la capitale nationale, la Ville de Qu�bec est aussi une ville agricole. Bon nombre de personnes ont tendance � oublier que 23 % du territoire de la ville, soit 12 379 hectares (ha), est inclus � la zone agricole permanente d�finie par la Loi de protection du territoire et des activit�s agricoles.

Gilles Gagn�, directeur g�n�ral par int�rim du bureau r�gional de la apitale nationale du minist�re de l'Agriculture (MAPAQ) pr�cise que l'on retrouve sur ce territoire 128 exploitations agricoles qui d�clarent des revenus de 18,4 millions $ annuellement.

Majoritairement sp�cialis�es dans l'�levage de bovins laitiers et de boucherie, de la volaille et dans l'horticulture, ces entreprises agricoles sont concentr�es � l'ouest de la ville de Qu�bec, principalement dans l'arrondissement Sainte-Foy et la ville de Saint-Augustin, o� l'on pratique une agriculture p�riurbaine.

Le grignotage urbain

Tout le monde s'entend pour dire que ce vaste secteur agricole est r�guli�rement soumis � d'�normes contraintes provenant principalement de l'�talement urbain et de la sp�culation.

Mais hier, les agriculteurs ont re�u un appui de taille. Le maire de Qu�bec, M. Jean-Paul L'Allier, leur a indiqu� que les autorit�s municipales ne seront pas complaisantes "vis-�-vis du grignotage urbain".

Il entend bien travailler en �troite collaboration avec l'Union des producteurs agricoles (UPA) dans ce domaine. "Il faudra, dit-il, un accord bien compris de l'UPA" pour permettre un �talage urbain.

Cette agriculture p�riurbaine se bute � des probl�mes de taille. Gilles Gagn� du MAPAQ constate que l'on pratique � 61 % une agriculture � temps partiel avec des revenus de moins de 50 000 $ et qu'en plus beaucoup de ces terres agricoles sont exploit�es en location.

Le secteur agricole de la ville de Qu�bec fait �galement face � un probl�me majeur. Sur les 5500 hectares de terres cultiv�es, 370 ha sont laiss�s en friche. Pourtant, la valeur des sols ne fait pas d�faut �tant class�s deux ou trois. "Ce sont, de pr�ciser M. Gagn�, des sols de bonne qualit�."

Pourtant, les entreprises agricoles sp�cialis�es en horticulture ont affich� des ventes de 7,2 millions $ et les productions animales n'ont pas �t� en reste avec des ventes de 10 millions $.

Les plus r�centes donn�es compil�es par le Conseil de l'agriculture et de l'agroalimentaire pour le d�veloppement de la r�gion de Qu�bec (CAADRQ) d�montrent �galement que l'agriculture p�riph�rique a d'importants d�fis � relever.

Selon le directeur du Conseil, M. Cherkaoui Ferdous, l'enqu�te men�e aupr�s de 35 producteurs agricoles de Qu�bec indique que le nombre de fermes a chut� de 13 %. Mais, mince consolation la superficie des fermes a franchi un l�ger bond de 4 %.

Les revenus des agriculteurs ont progress� de 10 %. Mais, M. Ferdous pr�cise que cette croissance est deux fois moins rapide qu'au Qu�bec. On remarque en outre que la moyenne d'�ge des producteurs de la ville de Qu�bec est de plus en plus �lev�e et qu'en plus la rel�ve agricole n'est pas toujours l�.

Malgr� tout, les producteurs ne d�sesp�rent pas. En fait, 81 % d'entre eux croient que l'agriculture p�riurbaine est un avantage pour eux. Presque autant, soit 80 %, estiment que la Ville � un r�le � jouer dans le d�veloppement de l'agriculture.

Pour eux, les enjeux sont aussi importants. Ils identifient la reconnaissance de l'industrie agricole p�riurbaine, la cohabitation avec les citadins, le manque de disponibilit� de terres, la sp�culation sur les terres agricoles et le morcellement des superficies.

Ils identifient aussi le non-respect de la propri�t� priv�e, principalement par les amateurs de v�hicule tout-terrain (VTT). Les producteurs mara�chers avouent, dans une proportion de 33 %, avoir �t� victimes de vols.



R�jean Lacombe, 3 novembre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

02 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Photo pour Serge Alain
Par Francis Vachon

Photo pour Serge Alain

**********

01 novembre 2004

Sc�ne urbaine: Le couple qui monte la c�te
Par Francis Vachon

Le couple qui monte la c�te

**********

Dans l'oeil de Maude et Genevi�ve; Le Mus�e national des beaux-arts de Qu�bec expose 80 clich�s pris par des jeunes de 12 � 18 ans
Par Francis Vachon
Clic ! Le Ch�teau Frontenac. Clic ! Le Petit S�minaire. Jamais Maude C�t�-St-Pierre et Genevi�ve Beaudoin n'auraient cru que leur photo du patrimoine leur apporterait une telle notori�t�. Une exposition au Mus�e national des beaux-arts de Qu�bec, ce n'est pas rien quand on a 13 et 14 ans.

"Je pensais que c'�tait juste un petit concours. J'en avais m�me pas parl� � mes amies", dit Maude C�t�-St-Pierre, 13 ans, en deuxi�me secondaire � l'�cole Fran�ois-Bourrin.

"Je trouve toujours �a amusant de voir le sujet sur papier plut�t qu'en r�alit�. J'ai �t� surprise de voir ma photo. Je l'ai trouv�e belle", ajoute Genevi�ve Beaudoin, 14 ans, maintenant en troisi�me secondaire � l'�cole Les Compagnons-de-Cartier.

Les deux adolescentes sont all�es � la chasse � la photo patrimoniale avec leur classe respective, en f�vrier dernier. Comme 80 jeunes de cinq �coles secondaires diff�rentes, elles ont particip� � la pr�sentation 2003-2004 du concours Je clique sur Qu�bec. L'activit� encadr�e par la Ville de Qu�bec fait partie d'un concours international auquel participe le Qu�bec sous la supervision de la Conseil des monuments et sites du Qu�bec.

Le service de la Culture de la Ville propose une formation en patrimoine donn�e par l'historienne Louise C�t� et les conseils d'un photographe. Le transport est fourni pour emmener les �l�ves sur le site historique choisi. Un film couleur de 12 poses est donn� � chaque participant. Une seule photo,accompagn�e d'un texte, est pr�sent�e au concours.

Maude et Genevi�ve ont eu la "chance" de voir leur photo prim�e. Tout comme Jean-Emmanuel Fortier (premier prix, Ville de Qu�bec), Olivier Dumais et Laurence Rioux (mention, Ville de Qu�bec).

La photo de Maude a gagn� au volet international du concours. "Je ne m'attendais pas � �a. D'autres avaient des photos aussi belles que la mienne", avoue humblement Maude.

Les juges ont appr�ci� le cadrage de sa photo, l'opposition de l'ombre et de la lumi�re. Sa photo du Ch�teau Frontenac, vu de Place Royale, est publi�e dans un magnifique livre regroupant les gagnants des 27 pays participant � cette Exp�rience photographique internationale des monuments. Le Qu�bec, seule province canadienne � y participer, pr�sente six photos dans ce catalogue. Elles ont �t� choisies parmi celles des 600 jeunes des 12 villes du Qu�bec qui ont particip� au concours en 2003-2004.

Maude a travaill� avec l'appareil 35 mm de son p�re. "J'ai mis la vitesse avant de partir, j'ai ajust� la lumi�re sur place. J'aime faire des photos avec des perspectives, et je pr�f�re voir des parties plut�t que l'�difice au complet, je trouve �a plus beau", explique Maude. Pour faire sa photo, elle s'est couch�e � plat ventre dans une rue enneig�e de Place Royale. La photo de Genevi�ve, des d�tails du Petit S�minaire et du Mus�e de l'Am�rique fran�aise, a m�rit� deux mentions ; la premi�re a �t� d�cern�e par le jury de la ville de Qu�bec, le jury du Conseil des monuments et sites lui a accord� la seconde. Son sens de l'observation a �tonn�. "Par ce choix in�dit, elle a su exploiter avec originalit� les multiples angles, volumes et formes des murs... La force de la diagonale dirige l'oeil vers la brume, donnant un air de myst�re � la photo", ont-ils not�. Les deux mentions obtenues par Genevi�ve ne lui permettent pas de faire partie du catalogue international. Peu importe. "C'est un exploit juste d'�tre mentionn�e !", dit la jeune fille.

Genevi�ve Beaudoin est une mordue de la photo, depuis deux ans. "J'ai eu le coup de foudre pour la photo et le d�veloppement en chambre noire. J'aime faire des photos, de tout. J'aime imaginer la r�action des gens quand ils la verront. La photo, c'est mon hobby. Quand je sors prendre une marche, je tra�ne mon appareil", dit la jeune fille. Elle a son propre appareil, un vieux Canon que son p�re a fait reniper. Elle le pr�f�re � l'appareil num�rique que son p�re utilise maintenant.

La passion des enseignants

La participation des jeunes � ce concours local et international se fait parce que des enseignants embarquent dans le projet, recrutent les 30 �tudiants, supervisent et organisent la sortie pour la prise des photos. "J'adore la photo. Les �l�ves ont besoin de culture, mais ils ont peu d'occasion de sortir de l'�cole", dit C�line Gr�goire, enseignante en arts visuels � la polyvalente de Charlesbourg. "C'est surprenant les prises de vue que les �l�ves vont chercher", dit-elle fi�rement.

"Cette activit� touche en m�me temps � l'histoire, � l'art, au fran�ais et � l'imagination. C'est toujours la m�me ville de Qu�bec que nous photographions, mais les �l�ves trouvent des compositions originales. Chaque petite t�te a ses propres yeux. Je trouve souvent touchants les textes qui accompagnent les photos", dit Fran�ois Bourrin, enseignant en arts plastiques � l'�cole priv�e de Beauport. Les deux enseignants font le m�me constat: peu d'�l�ves connaissent les sites historiques de Qu�bec.

POUR EN SAVOIR PLUS

- L'exposition Je clique sur Qu�bec regroupant les 80 photos prises par des jeunes de 12 � 18 ans a lieu au Mus�e national des beaux-arts de Qu�bec des plaines d'Abraham jusqu'au 7 novembre.

- Les 150 photos prim�es des jeunes de 27 pays seront expos�es au Centre d'exposition Raymond-Lasnier � Trois-Rivi�res, du 21 novembre au 30 d�cembre.

- Les �coles ont jusqu'au 17 d�cembre pour s'inscrire � la pr�sentation 2004-2005 (Conseil des monuments et sites du Qu�bec, 647-4337).

- On peut voir les photos des gagnants de Qu�bec dans le site Internet de la ville



Louise Lemieux, 31 octobre 2004. Reproduit avec autorisation

L'�dition 2005 est maitenant lanc�. Pour s'inscrire, c'est ici

**********

Nouvelle fonctionnalit�
Par Francis Vachon

J�ai ajout� une fonction qui fait qu�en cliquant sur une image, la nouvelle fen�tre se redimensionne automatiquement de la grosseur de la photo.

Pour le moment, j�ai activ� la fonction sur les sc�nes urbaines � lampadaire priv� � et � s�envoyer en l�air �

Est-ce que cela fonctionne pour tout le monde? Si non, quel navigateur et quel syst�me d�exploitation utilisez-vous?

**********

Gr�ce aux technologies de l'information, la Ville de Qu�bec a sauv� Saint-Roch de l'agonie
Par Francis Vachon
"Le Centre national des nouvelles technologies de Qu�bec (CNNTQ), mis sur pied en 1998, a sauv� Saint-Roch de l'agonie et du m�me coup l'industrie des technologies de l'information (TI). Mais � cette �poque-l�, si le gouvernement Landry n'avait pas donn� le feu vert � la cr�ation d'un centre du multim�dia dans la Vieille Capitale, toutes nos entreprises seraient parties vers Montr�al."

Carole Simard, directrice de la toute nouvelle Plate-forme cr�ation multim�dia, en sait quelque chose. Elle a particip� � la r�surrection industrielle du centre-ville et � la naissance du CNNTQ, qui compte aujourd'hui 82 entreprises g�n�rant plus de 2000 emplois.

Au milieu des ann�es 90, la Ville de Qu�bec met cartes sur table. A l'exemple de Montr�al, elle exige d'avoir sa propre cit� des technos. Apr�s s'�tre fait tirer l'oreille, le gouvernement qu�b�cois c�dera aux pressions des �lus municipaux avec en t�te le maire L'Allier. Carole Simard, alors commissaire industrielle, se voit confier le mandat de convaincre les compagnies de d�m�nager au centre-ville. Une t�che qui se r�v�-lera plus difficile que pr�vu.

"On �tait au d�but du multim�dia, dit-elle. Toutes les entreprises de TI r�vaient de se faire un nom sur le march� boursier. Le Centre des technos de Qu�bec leur offrait alors la possibilit� d'avoir des locaux � prix avantageux et un cr�dit d'imp�t remboursable. "Mais nous �tions press�s par le temps, signale encore Mme Simard. M�gatoon - un des enfants ch�ris du multim�dia - �tait d�j� parti pour Montr�al.

"Il faut aussi se rappeler qu'il y 10 ans, la rue Saint-Joseph et le boulevard Charest avaient l'air d'une zone sinistr�e. La plupart des magasins du mail �taient placard�s. Aussi, les entrepreneurs n'�taient pas trop chauds � l'id�e d'emm�nager dans un quartier qui faisait peur le soir. D'autres voyaient des difficult�s � partager leurs locaux. "On va se faire voler nos id�es, nos clients, nos employ�s", se plaignaient-ils. Ce � quoi Carole Simard r�pliquait : "Si tu as � te faire piquer une id�e, vaut mieux que �a soit maintenant que dans 10 ans apr�s avoir hypoth�qu� ta maison, ton auto et tous tes biens." A ses yeux, le regroupement devait favoriser une synergie, une entraide entre les entreprises.

"Et �a s'est produit", dit-elle. Les compagnies qui partageaient des locaux sur un m�me plancher ont fini par �changer des services, des conseils et m�me de l'�quipement. "Quand la bulle des technos a �clat�, �a nous a permis de r�sister", rappelle encore Mme Simard. Et le CNNTQ s'est plut�t bien tir� d'affaire.

Au fil des ans, 127 entreprises se sont install�es au centre-ville. Mais de ce nombre, 45 ont ferm� leurs portes. Il en reste � ce jour 82 qui emploient toujours le m�me nombre de salari�s � cause d'un processus de fusions, d'acquisitions et de cr�ations de nouvelles entit�s typique � ce secteur d'activit�s. "Il est vrai que �a bouge toujours beaucoup dans le centre des technos, reconna�t Mme Simard. Mais il n'y a pas lieu de s'inqui�ter", dit-elle.

Malgr� tout, la Ville de Qu�bec et l'Universit� Laval veulent assurer l'avenir de la cit� � long terme. Aujourd'hui, les subventions gouvernementales, qui ont fait le succ�s du CNNTQ, ont pratiquement disparu. "Nous devons trouver des moyens de dynamiser le secteur, de l'appuyer, de le faire grandir", d�clare Mme Simard. D'o� le lancement, cet automne, de la Plate-forme cr�ation multim�dia qui se veut un centre de r�f�rence pour toutes les entreprises oeuvrant dans le secteur des TI.



Lise Fournier, 30 octobre 2004. Reproduit avec autorisation

**********

Droit d'auteur concernant le mat�riel produit par Qu�bec urbain

Archives
avril 2007
mars 2007
f�vrier 2007
janvier 2007
d�cembre 2006
novembre 2006
octobre 2006
septembre 2006
ao�t 2006
juillet 2006
juin 2006
mai 2006
avril 2006
mars 2006
f�vrier 2006
janvier 2006
d�cembre 2005
novembre 2005
octobre 2005
septembre 2005
ao�t 2005
juillet 2005
juin 2005
mai 2005
avril 2005
mars 2005
f�vrier 2005
janvier 2005
d�cembre 2004
novembre 2004
octobre 2004
septembre 2004
ao�t 2004
juillet 2004
juin 2004
mai 2004
avril 2004
mars 2004

Les projets majeurs à Québec

Ressources pour les résidents de Québec et des environs

Entretien et hébergement