(Québec) Trop côteuse pour un tramway, la ville de Québec? Il y a un siècle, ce n’était pourtant pas un problème.
À la suggestion d’un lecteur, Le Soleil a parcouru le livre Les tramways de Québec, rédigé par Jacques Pharand en 1998. Le bouquin, abondamment illustré, retrace l’histoire des tramways à Québec, de la première sortie d’une rame tirée par des chevaux (tramway hippomobile) le 18 août 1865 jusqu’à la dernière procession vers le garage de Limoilou, le 26 mai 1948.
Source : Valérie Gaudreau, Le Soleil, le 29 septembre 2012
(Québec) Si Régis Labeaume se réjouit de voir le nouveau ministre des Transports appuyer vivement le projet de tramway, il «aime moins» le fait que Sylvain Gaudreault semble mettre en question l’élargissement de l’autoroute Henri-IV.
«Il n’est pas question de coercition envers les automobilistes», a lancé le maire de Québec lors d’une mêlée de presse hier.
Souhaiter un tramway ne doit pas exclure des investissements dans le réseau routier, a tranché le maire. «Ce qu’il ne faut pas faire est d’opposer l’un à l’autre.»
«Le plan de mobilité de la Ville de Québec inclut totalement une fluidité des artères. Une fluidité pour l’auto. C’est pas juste le tramway, c’est pas juste les voies rapides. C’est aussi des grandes artères. C’est essentiel», a martelé le maire.
M. Labeaume réagissait ainsi aux propos tenus par le nouveau ministre des Transports et des Affaires municipales.
En raison d’un prolongement du tracé de 7 kilomètres sur la rive-sud, le projet de tramway pourrait coûter près de deux milliards de dollars, plutôt qu’un milliard et demi.
Par Gérald Gobeil le 6 juin 2012 Commentaires fermés
Annie Morin
Le Soleil
(Québec) Des Européens mettront assurément leur nez dans l’étude de faisabilité sur le tramway de Québec. Les grandes firmes d’ingénierie québécoises qui ont soumissionné pour le contrat sont toutes allées chercher du renfort de l’autre côté de l’Atlantique
QUÉBEC – Régis Labeaume peut dormir tranquille. Le gouvernement Charest a posté, mercredi, le chèque de 4,3 millions de dollars qu’il s’était engagé à débourser pour l’étude de faisabilité du tramway.
La ville de Québec mise sur les écoquartiers et le tramway pour devenir une ville encore plus verte. C’est, pour la Vieille Capitale, la voie de l’avenir, prédit Marie-Christine Magnan, conseillère municipale de Québec.
Les écoquartiers ont certainement la cote à Québec. En plus de tous les projets privés qui ont déjà commencé à se développer, la Ville s’apprête à lancer la construction de deux écoquartiers qui totalisent près de 3000 logements, le premier à Pointe-d’Estimauville, près des chutes Montmorency, à l’est de la ville, et le deuxième à Pointe-aux-Lièvres, au nord du quartier Saint-Roch. Et elle envisage déjà de nouveaux projets à la hauteur de ses ambitions
(Québec) Deux personnes sur trois appuient le tramway dans la région de Québec, selon un sondage commandé par Accès Transports Viables.
Ce n’est pas la première fois que l’organisme, qui fait la promotion des transports collectifs, mesure l’adhésion des citoyens de la région métropolitaine de Québec au projet de tramway. Depuis octobre 2006, une dizaine de coups de sonde ont permis de mesurer un appui populaire variant entre 54 et 67 %.
Dès le 18 août 1865, les gens de Québec pouvaient emprunter le transport en commun pour leurs déplacements. On utilisait alors un système de tramway hippomobile.
Québec, le 9 novembre 2011 – La Ville de Québec a adopté aujourd’hui le Plan de mobilité durable qui vise à faire de Québec, d’ici les 20 prochaines années, une région attrayante, prospère et durable. Une région où l’aménagement du territoire est intégré aux modes de transport et dont la population privilégie les modes de déplacement actifs et collectifs ainsi que l’automobile.
Présidé par le maire de Québec, M. Régis Labeaume, le groupe de travail sur la mobilité durable formule dans son rapport près de 70 recommandations. Celles-ci orienteront les stratégies et les moyens d’action de la Ville de Québec en matière d’urbanisme et de transport.
« Ce plan de mobilité durable est innovateur et unique, a mentionné avec fierté le maire de Québec. C’est la première fois, selon ce qu’on m’en dit, qu’une ville au Québec s’attarde à revoir à la fois ses modes de transport et la façon dont elle aménage son territoire. Le mandat confié au groupe de travail portait au départ sur l’amélioration du transport collectif. Assez rapidement, il est apparu nécessaire d’étendre la réflexion sur l’aménagement et le développement de la ville de Québec dans un souci d’attractivité. »
Urbaniser autrement
Quelque 51 000 nouveaux ménages s’établiront sur le territoire de l’agglomération de Québec d’ici 2031. Le groupe de travail recommande donc d’offrir plusieurs types d’habitation aux familles, de développer de nouveaux quartiers comme les écoquartiers, d’aménager les espaces libres et sous-utilisés, de densifier le long des grandes artères, de stimuler le développement de nouveaux concepts de résidences unifamiliales et bifamiliales et de proposer des logements pour répondre aux diverses générations. Toutes ces recommandations devront se faire dans le respect du périmètre urbain, car la Ville souhaite mettre fin à l’étalement de son territoire.
(Québec) Le projet de tramway de 1,5 milliard $ verra le jour après au moins 10 ans d’études, de soumissions et de travaux, révèle la version finale du Plan de mobilité durable.
(Québec) Imprimée et gardée secrète depuis janvier, la version finale du plan de mobilité durable de la Ville de Québec confirme que l’éventuel tramway circulera en basse ville et établit à 233 millions $ la contribution municipale pour l’amélioration de tout le réseau de transport en commun.
Le Soleil a obtenu le document de 145 pages – qui doit guider les actions municipales en matière d’urbanisme et de transport pour les 20 prochaines années – et l’a parcouru de long en large. C’est à la fin que se trouve la matière intéressante. Une section sur les coûts et le financement a été ajoutée à la liste des propositions présentées dans la version préliminaire de juin 2010.
On y apprend que la mise en place d’un système de transport collectif performant, jumelant tramway et autobus, doit coûter 670 millions $ d’ici 2030. Un peu plus du tiers de cette somme, soit 233 millions $, serait puisé dans les coffres de la Ville de Québec, le reste provenant de subventions. C’est plus que l’investissement requis dans le nouvel amphithéâtre multifonctionnel.
À cela il faut ajouter la construction comme telle d’un réseau de tramway de 28,6 kilomètres, déjà estimée à 1,5 milliard $. Ces coûts devraient toutefois être assumés entièrement par les gouvernements supérieurs, selon les membres du groupe de travail sur la mobilité durable, composé de 17 élus, experts et gens d’affaires.
La Ville participerait plutôt à la préparation du projet de tramway, qui pourrait coûter jusqu’à 27,5 millions $ et s’échelonner sur quatre ans. Six autres années seraient nécessaires pour la conception et la construction.