Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


The Brick lorgne du côté de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 avril 2004 8 commentaires

Après avoir ouvert six magasins à Montréal et à Trois-Rivières cette semaine, le plus important détaillant de meubles au pays, The Brick, lorgne maintenant du côté de Québec.

« Pour nous, c’est un marché où il faut être présent », a souligné hier le directeur général Québec, Pierre Gagné.

Si tout va comme prévu, l’entreprise albertaine devrait ouvrir son premier magasin de type grande surface à Québec en 2005. Des pourparlers ont d’ailleurs été entrepris avec des promoteurs dans le but d’acquérir un important terrain dans la région.

D’ici là, Brick – qui compte déjà 81 points de vente au pays – ouvrira un magasin à Sherbrooke à l’automne.

Un magasin-type occupe une superficie de 50 000 piý, emploie une cinquantaine de personnes et offre des meubles, des matelas, des produits de bureau, des appareils électroménagers et électroniques à des prix, dit-on, défiant toute compétition.

Le plan quinquennal québécois du détaillant – excluant les six grandes surfaces ouvertes mercredi à Montréal (cinq) et Trois-Rivières – prévoit la construction d’une dizaine de magasins au Québec.

Secteur encombré

Il faut dire que l’arrivée de Brick dans le paysage de la capitale ne se fera pas sans heurts. Le géant canadien viendra augmenter considérablement une offre dans un marché passablement saturé (Tanguay, Léon, Napert, Sears, Barnabé, Croteau, Zip, Galerie du meuble, Corbeil, Paul Robitaille et autres).

D’autant plus que la chaîne occupe une niche comparable à Ameublement Tanguay, où publicités à grand déploiement dans les médias (journaux et télévision) et offres de financement souvent imbattables – 15 mois sans paiement ni intérêt, par exemple – font foi de tout.

Brick a ainsi l’habitude de surprendre la compétition avec des promotions du genre téléviseur gratuit à l’achat d’un matelas.

La compagnie promet également de mettre le paquet sur son service après-vente, notamment du côté de la livraison gratuite. « Nos clients ne perdront pas une journée à attendre leurs meubles », a assuré Pierre Gagné.

Parallèlement à cette offensive québécoise, Brick a aussi l’intention de s’attaquer aux provinces atlantiques au cours des prochaines années.

Outre les six grandes surfaces québécoises, l’entreprise peut également compter sur un centre de distribution ultramoderne de 325 000 piý établit dans la région de Montréal pour répondre à la demande des consommateurs.

Entreprise à capital fermé fondé en 1971 à Edmonton, Brick emploie 5000 personnes et son chiffre d’affaires annuel dépasse le milliard de dollars. Ses magasins réalisent des ventes moyennes annuelles estimées entre 15 et 50 millions $.

Selon plusieurs observateurs, Brick devrait être en mesure d’encaisser des revenus de 400 millions $ dès sa première année d’existence en sol québécois.


Pierre Couture, 16 avril 2004. Reproduit avec autorisation

Voir aussi : Commercial.


8 commentaires

  1. JB

    17 avril 2004 à 10 h 20

    Et le moratoire sur les grandes surfaces?

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  2. Gérald Gobeil

    17 avril 2004 à 21 h 24

    eh ben.. Ikea aussi? Les lois du marché sont décidément mystérieuses… Je note toutefois qu’IKEA refuse de confirmer quoi que ce soit.

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  3. Jean Richard

    19 avril 2004 à 17 h 16

    Le moratoire ? Quel moratoire ?

    C’était pour six mois, mais sans toucher les projets déjà en marche, et les six mois sont passés.

    Québec a fait des grandes surfaces un mode de vie. Alors, il faudra apprendre à vivre avec.

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  4. Manu

    19 avril 2004 à 23 h 54

    Et même s’il y avait un moratoire, où simplement quelques difficultés de zonage, c’est peut-être pour cette raison qu’on parle hypothétiquement de 2005, et non de cet automne par exemple…

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