Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Les opposants au 3e lien se mobilisent

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 février 2019 16 commentaires

Marc-André Gagnon
Journal de Québec

Le député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti, s’attend à ce qu’une « assemblée publique » organisée pour mobiliser l’opposition au 3e lien fasse salle comble, le 13 mars prochain, à 19 h.

« On s’attend à ce que la salle déborde », a indiqué M. Zanetti à notre Bureau parlementaire, après qu’une affiche annonçant la tenue de l’événement a commencé à circuler sur les réseaux sociaux.

Ayant pour thème « Gagner contre le 3e lien », l’assemblée publique organisée par Québec solidaire aura lieu à la salle Le D’Auteuil, sur la rue Saint-Joseph Est, au cœur du comté de sa collègue de Taschereau, Catherine Dorion.

Pour l’instant, seuls les noms des deux élus se retrouvent sur l’affiche publicitaire, mais M. Zanetti promet que plusieurs conférenciers s’ajouteront à la liste, notamment des experts en aménagement urbain.
Tous auront un point en commun, c’est-à-dire « exposer les raisons pour lesquelles le 3e lien n’est pas un projet souhaitable pour Québec et la fluidité du transport dans la région », a expliqué le député de Jean-Lesage.

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Faire de Québec un Cleveland Laurent Mercier-Roy, Le Devoir. Un extrait: «Alors, vous vous demandez encore il est où, le problème ? Je vais vous le dire, il est où. Je ne vous parlerai pas de la congestion qui reviendra quatre ans plus tard en raison de la demande induite ; car ça, tous les experts peuvent vous l’expliquer de long en large. Je ne vous parlerai pas non plus des conséquences environnementales (c’est à se demander si on souhaite vraiment réduire nos émissions de GES) et économiques (le réseau routier coûte 3,2 milliards par année au Québec, soit une croissance de 82 % depuis 2005, selon le ministère des Transports).« 

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Québec ne répètera pas les erreurs de Grenoble, dit Labeaume

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 21 février 2019 7 commentaires

Louis Gagné
Radio-Canada
Québec

Régis Labeaume assure que la construction et la mise en service du réseau de tramway n’entraîneront pas de problèmes semblables à ceux qu’ont rencontrés d’autres villes ayant opté pour ce moyen de transport.

« On a la chance de pouvoir profiter des expériences de tout le monde », affirme le maire de Québec.

M. Labeaume et le président du Réseau de transport de la capitale (RTC), Rémy Normand, ont accepté de partager leurs impressions avec l’animateur du Téléjournal Québec, Bruno Savard, après avoir visionné notre série de reportages sur les réseaux de tramway de Grenoble, en France, et de Toronto.

Trois de nos quatre reportages portaient sur la métropole des Alpes, où la première ligne de tramway a été inaugurée en 1987.

Si l’expérience a été un succès en termes d’achalandage et de satisfaction des utilisateurs, l’implantation du réseau de transport a occasionné de nombreuses perturbations.

La construction de la ligne E, mise en service en 2015, a laissé un goût amer à plusieurs commerçants.

Certains ont dû mettre la clé sous la porte après que les quatre années de « chantier infernal » eurent fait fuir une partie de leur clientèle.

Éviter les faillites

Régis Labeaume mentionne que la priorité du bureau de projet sur le tramway sera de faire en sorte que les travaux de construction créent le moins de nuisance possible.

« La priorité, c’est [de] faciliter la vie des citoyens qui sont sur le long du parcours et aussi, surtout, des commerçants, parce qu’on ne veut pas que ce monde-là fasse faillite. »

Rémy Normand abonde dans le même sens. « Les commerçants, il faut s’en occuper. Il faut prévoir des programmes de compensation et il faut bien les ajuster », soutient le président du RTC.

Il insiste également sur l’importance de bien communiquer avec la population, et ce, tout au long des travaux.

Il faut communiquer notre projet. Il faut parler régulièrement aux citoyens pour expliquer ce qu’on est en train de faire. Ça, c’est important.

Des citoyens de Grenoble ont également été échaudés par les différentes mesures visant à restreindre la circulation automobile au centre-ville : hausse du coût des parcomètres et des stationnements, augmentation du nombre de feux de circulation, limites de vitesse abaissées, etc.

Ces mesures « idéologiques », explique Régis Labeaume, témoignent d’une culture politique différente.

C’est du bonbon pour ceux qui font de la désinformation, mais ça n’arrivera jamais ici

Régis Labeaume, maire de Québec

(…)

Un signe encourageant pour Québec, bien que les hivers y soient plus rigoureux et enneigés que dans la Ville Reine. Un détail qui n’inquiète pas Régis Labeaume.

« On n’a pas le même climat qu’à Toronto. On va faire nos commandes de train en fonction de notre climat. On fera les ajouts qu’il faut », dit le maire.

Il cite en exemples l’ajout de grattes à l’avant des rames et d’un dispositif pour enlever la glace sur les caténaires.

« On est dans un climat nordique. On va s’organiser pour s’équiper pour ça », résume Rémy Normand.

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Le réseau structurant de Québec

Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway en conditions hivernales : l’exemple de Toronto

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 21 février 2019 19 commentaires

Radio-Canada

L’implantation d’un tramway dans une ville nord-américaine comporte plusieurs défis, dont celui de composer avec les conditions hivernales et ses précipitations de neige. Nous nous rendons à Toronto afin de comprendre l’impact de l’hiver sur le service de tramway.

Toronto n’est pas connue pour ses bordées de neige record, mais quelques fois par hiver, Dame Nature offre aux Torontois de bonnes accumulations au sol.

C’était entre autres le cas le 30 janvier dernier. La capitale ontarienne avait reçu quelque 43 centimètres de neige après quatre jours de précipitations.

Dans la ville qui compte 11 lignes de tramway, le réseau de transport peut-il s’adapter aux aléas de la météo?

Selon la Commission des transports de Toronto (CTT), les tramways sont conçus pour affronter l’hiver. Ils sont entre autres suffisamment lourds pour pousser la neige sur leur passage.

« Même quand les chasse-neige ne sont pas passés, les tramways peuvent habituellement circuler. Ils sont très lourds. Ils sont sur des rails fixes, alors ils ne peuvent pas déraper », dit Stuart Greene, porte-parole de la Commission des transports de Toronto.

Les nouveaux tramways mis en place à Toronto dans les dernières années sont fabriqués par Bombardier.

Selon leur fiche technique, ils peuvent pousser jusqu’à 30 cm de neige et être exposés à des températures variant entre -30 et 35 degrés Celsius.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

30 ans de tramway à Grenoble : l’impact sur les banlieues

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 février 2019 3 commentaires

Olivier Lemieux
Radio-Canada

Comme Québec, la ville de Grenoble en France est aux prises avec un problème d’étalement urbain et doit trouver des façons de densifier son territoire et limiter les déplacements en auto solo. En 2015, une ligne de tramway de 11 kilomètres a été ajoutée pour desservir la banlieue nord et alléger la pression sur le réseau routier. Près de 5 ans plus tard, le projet a-t-il eu l’impact souhaité? État des lieux.

Les travaux de la ligne E à Grenoble ont mobilisé une part importante des fonds publics dans l’agglomération grenobloise : plus de 275 millions d’euros, soit environ 412 millions de dollars canadiens.

La cinquième ligne du tramway a permis de relier le centre de l’agglomération et la municipalité de Fontanil-Cornillon, une dizaine de kilomètres plus au nord.

À Québec, c’est exactement la distance que le tramway devra parcourir entre place D’Youville et le terminus envisagé à Charlesbourg, sur la rue Périgord.

Le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise, responsable de la mobilité à Grenoble, s’était fixé un objectif de 45 000 déplacements quotidiens sur la nouvelle ligne E.

Les derniers chiffres rendus publics montrent plutôt un achalandage de 35 000.

Selon le conseiller municipal et président du SMTC, Yann Mongaburu, la fréquentation est néanmoins en hausse, ce qui confirme la pertinence de la ligne E.

« Je crois qu’elle a fait la preuve de son succès », tranche-t-il, avant d’ajouter que la construction de trois autres lignes de tramway à Grenoble demeure « dans les cartons » si son administration conserve le pouvoir aux prochaines élections municipales, en 2020.

Historiquement, le prolongement du réseau de tramway a toujours gonflé la fréquentation du réseau de Transports de l’agglomération grenobloise (TAG).

Depuis 2006, année de la mise en fonction des lignes C et D, l’achalandage a bondi de 17,5 %.

Même si le réseau TAG comprend aussi près de 50 parcours d’autobus, le tramway génère les deux tiers des déplacements.

Aux abords du tracé de la ligne E, une foule de chantiers s’activent et les constructions en hauteur se multiplient. Des quartiers homogènes composés de maisons unifamiliales sont transformés.

En tout, pas moins de 6000 logements sont prévus dans le corridor du tramway.

(…)

L’intégration du tramway ne s’est cependant pas faite sans heurts.

Sur la route 1075 allant à Grenoble, une voie de circulation automobile a été retranchée dans chaque direction et des feux rouges se sont ajoutés pour assurer la priorité du tramway jusqu’au centre-ville.

Sur une distance de 6 kilomètres, le nombre de feux de circulation a plus que doublé après les travaux, passant de 14 à 32!

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Voir aussi : Projet - Tramway.

30 ans de tramway à Grenoble : les ambitions du maire Piolle

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 février 2019 Aucun commentaire

Olivier Lemieux
Radio-Canada

Éric Piolle est devenu en 2014 le premier écologiste élu à la tête d’une ville de plus de 100 000 habitants en France. Le maire de Grenoble n’a pas tardé à imposer sa nouvelle vision de la mobilité en favorisant les transports collectifs et actifs au grand dam de ses détracteurs. Nous sommes allés voir comment sont reçues ses initiatives écologistes.

Le projet de mobilité durable baptisé « Cœurs de Ville, Cœurs de Métropole » mis de l’avant par le maire Piolle vise à rendre le centre-ville plus accessible et y améliorer la qualité de vie.

En 2017, l’administration a choisi de limiter la vitesse à 30 km/h dans 80 % des rues de Grenoble.

L’année suivante, une zone à circulation limitée voyait le jour au centre-ville. Les propriétaires de voitures doivent maintenant se doter de vignettes spéciales selon l’âge et le modèle de leur véhicule.

Les jours de smog, les autos les plus polluantes ne peuvent entrer en ville sous peine de recevoir une contravention.

Le projet soulève toutefois la controverse depuis ses débuts, il y a deux ans.

Des commerçants affirment notamment que le centre-ville de Grenoble est moins fréquenté depuis que la mairie multiplie les chantiers pour favoriser les déplacements à pied ou à vélo.

Le restaurateur Marwan Hammadi soutient que le chiffre d’affaires de son commerce a chuté.

(…)

Pour Éric Piolle, l’auto solo doit céder de la place aux transports collectifs et actifs dans les villes modernes et Grenoble en fait partie.

« Les villes s’adaptent aux enjeux du 21e siècle, explique-t-il. Elles ont été conçues après la guerre pour le ‘ »tout voiture » et petit à petit, elles grignotent de l’espace public et de la qualité de vie. »

Une multitude de chantiers sont en cours pour aménager des pistes cyclables et de nouvelles places piétonnes. La création de sens uniques vise aussi à donner plus d’espace aux marcheurs et cyclistes.

Des efforts de verdissement et des ajouts de mobilier urbain complètent le projet.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

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