Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Les camions des pompiers pourront traverser la plateforme surélevée du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 décembre 2019 2 commentaires

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Les camions de pompiers pourront bel et bien franchir la plateforme surélevée de 15 centimètres du tramway.
C’est ce que Daniel Genest, directeur de projet du Réseau structurant, a assuré jeudi à l’opposition lors de la poursuite du comité plénier portant sur le mégaprojet de 3,3 milliards $.

Selon ce qui a été révélé la semaine dernière, quelque 148 carrefours se retrouveront avec une plateforme infranchissable pour les voitures sur les 23 km du tracé du tramway.

Or, cette interdiction de traverser faite aux voitures ne s’appliquera pas aux véhicules «des premiers répondants», dont les camions de pompiers. «Ces véhicules pourront franchir la plateforme surélevée des carrefours non traversants», a fait savoir M. Genest.

Cela dit, en se rendant d’urgence sur les lieux d’un incendie, les pompiers ne privilégieront pas un itinéraire qui passe par l’un de ces 148 carrefours. «Ce ne sera pas l’itinéraire d’urgence», a convenu M. Genest.

Durant la phase de construction du tramway, de 2022 à 2026, la Ville et divers intervenants vont se concerter pour s’assurer de bien couvrir le territoire et de ne jamais nuire aux déplacements des véhicules d’urgence, a ajouté Marc des Rivières, directeur du Service du transport à la Ville de Québec.

Moins de voitures par ménage et des économies

D’autre part, dans la volumineuse étude d’impact, on découvre que la Ville prend pour hypothèse que la mise en place du Réseau structurant générera des économies de 410 millions $ pour les familles de Québec.
C’est que le taux de possession des voitures passera, à terme, de 1,31 voiture par logis à 1,16, soit une baisse de 13%. «La présence d’un bon système de transport en commun permet à un ménage d’éviter l’achat d’une deuxième voiture», indique la municipalité.

Aussi, «si l’on ajoute le fait que l’automobile et l’essence constituent les deux principaux produits d’importation du Québec (21% du total en 2017), on conçoit aisément que (…) la mise en place d’un Réseau structurant est de nature à générer des économies qui pourront être utilisées à d’autres fins par ceux-ci», fait-on remarquer.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

La Capitale vend ses édifices du boulevard Laurier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 décembre 2019 Aucun commentaire

Jean-Michel Genois Gagnon
Journal de Québec

La Capitale vendra son parc immobilier du boulevard Laurier au promoteur George Gantcheff de Cromwell Management, a appris Le Journal.

La transaction devrait être conclue au cours des prochains jours. Selon l’évaluation municipale, la valeur des édifices Delta 1 (14 étages), 2 (7 étages) et 3 (11 étages) est de 53,1 millions $.

En octobre dernier, Le Journal révélait que l’assureur de Québec souhaitait se départir de l’ensemble de ses propriétés commerciales, à l’exception des édifices que l’organisation occupe.

Pour les immeubles Delta, le Groupe Mach avait aussi démontré de l’intérêt, mais l’offre n’avait pas été retenue.

La direction de La Capitale n’a pas voulu confirmer la vente des immeubles sur le boulevard Laurier.
« Il y a des discussions en cours avec des acheteurs potentiels, mais à ce jour, il n’y a pas de transaction », a indiqué le porte-parole, Jean-Pascal Lavoie.

À Montréal aussi
Au cours des derniers jours, La Capitale a également vendu pour 86 millions de dollars le 425, boulevard De Maisonneuve Ouest, à Montréal, à Gabriel et Michel Bitton, cofondateurs et administrateurs de la marque de vêtements Buffalo Jeans.

Rappelons que La Capitale avait cinq sites sur le marché en octobre dernier à Québec et à Montréal, dont la valeur, selon les municipalités, était de près de 200 millions $.

Il s’agissait du 2875, boulevard Laurier (Delta 1, 2, 3), du 575, rue Jacques-Parizeau, du 525, boulevard René-Lévesque Est, du 425, boulevard De Maisonneuve Ouest, et du 1075-1095, rue de l’Amérique-Française.
Mercredi, il n’a pas été possible de discuter avec un responsable chez Cromwell Management.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial.

La Ville devra renégocier le pôle d’échange ouest du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 décembre 2019 3 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Les retards dans la réalisation du Phare et la conception du pôle d’échange ouest du tramway forceront la Ville de Québec à renégocier la participation financière du Groupe Dallaire.

Au départ, la facture de 12 à 15 millions de dollars devait être entièrement assumée par le promoteur immobilier et la station devait être livrée au plus tard le 1er janvier 2022.

Aujourd’hui, tant le budget que l’échéancier sont remis en question, notamment parce que le ministère des Transports du Québec exige que l’interconnexion avec le transport en commun de Lévis se fasse à cet endroit.

Le bureau de projet, il redessine l’ensemble du pôle parce que ç’a pris une autre dimension à partir du moment où il y a quand même beaucoup d’autobus qui sont prévus quotidiennement de Lévis, a clarifié le maire Régis Labeaume.

Tant que les nouveaux plans ne seront pas finalisés, le maire est incapable de préciser combien coûtera le pôle d’échange et qui paiera la facture.

Il s’attend toutefois à ce que la Ville, le ministère des Transports et le Groupe Dallaire collaborent.

Une fois qu’on s’est entendu avec le gouvernement, on s’assoit et on renégocie avec le promoteur immobilier leur apport financier dans le projet ainsi que la date de livraison, résume Régis Labeaume en ajoutant qu’il est hors de question de négocier avec la Ville de Lévis.

Inauguration en 2026

Les retards dans cette section du projet ne devraient pas modifier le calendrier global qui prévoit l’inauguration du tramway en 2026.

Régis Labeaume explique que peu importe à quel moment le projet immobilier du Phare sortira de terre, rien n’empêche de construire le pôle d’échange avant le complexe immobilier. On n’est plus à la traîne du promoteur.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway: la 1re Avenue complètement reconfigurée dans Limoilou

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 décembre 2019 Aucun commentaire

Céline Fabriès
Le Soleil

La 1re Avenue sera complètement reconfigurée et rebâtie avec l’arrivée du tramway. C’est ce qu’ira expliquer le maire de Québec, dès le début 2020, aux commerçants de l’artère qui ont une adresse entre le pont Drouin et la 18e rue.

«La 1re Avenue sera repensée de façade à façade parce qu’elle est complètement dévitalisée. Puis on va faire un plan de circulation pour s’assurer que tous les commerces sont très bien servis», a expliqué Régis Labeaume, mercredi, lors du comité plénier sur l’étude des impacts du tramway.

M. Labeaume a rencontré des commerçants de la 1re Avenue, pendant deux heures mardi soir, en compagnie de Suzanne Verreault, la conseillère municipale du secteur, en prémisse des réunions plus détaillées et individuelles en janvier. Le maire a entendu les doléances des commerçants qui se demandent si leurs clients vont pouvoir venir dans leur boutique pendant les travaux, si les livraisons vont être possibles, si leur chiffre d’affaires va être touché ou encore s’il y aura des coupures d’électricité ou autre. «Ce sont des questions légitimes», a-t-il admis.

Le maire leur a expliqué qu’il y aura des changements. La rue deviendra à sens unique en direction sud à partir de la 18e rue et le tramway circulera sur deux voies. Mais une fois le tramway en service, les commerçants gagneront au change. «Ils ont compris que leur patrimoine allait prendre de la valeur», a-t-il fait valoir. «Le réseau souterrain sera complètement neuf, l’avenue sera embellie de façade à façade et on va proposer une nouvelle vision», a-t-il poursuivi.

Les commerçants auront droit à des présentations visuelles pour bien comprendre le projet de la Ville. «Oui il y aura des travaux. On leur a expliqué le plan de compensation. Ça les a rassurés. Quand tu investis toute ta vie dans ton commerce, c’est normal d’être inquiet. On va travailler avec eux», a insisté le maire.

Stations et tunnel

Le tracé entre Saint-Roch et la colline Parlementaire subira des changements, ce qui engendrera des impacts sur le jardin Jean-Paul L’Allier, a laissé entendre Daniel Genest, le directeur du bureau de projet.

Ce bureau travaille actuellement sur le raffinement du tunnel de 2,6 km. «Il reste encore beaucoup de travail. On veut optimiser le tunnel de la colline Parlementaire. Il est difficile à implanter techniquement. Le tracé peut changer tout en conservant les mêmes stations», a-t-il dit.

Par ailleurs, la côte d’Abraham restera ouverte à la circulation routière pendant les travaux. Mais il faudra s’attendre à des ralentissements. «Elle ne sera pas fermée, elle sera ouverte avec une capacité de mobilité réduite», a souligné M. Genest.

L’équipe du bureau de projet a également expliqué que la distance entre les 35 stations du tramway a été fixée à 680 mètres. Le choix des endroits où seront implantées les stations est décidé selon la densité de la population qui peut être desservie.

Des arrêts desservis actuellement par le métrobus pourraient être supprimés avec le tramway. Des résidents de Saint-Sacrement sont inquiets de la perte de l’arrêt Gérard-Morisset.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway de Québec: des bouleversements en vue pendant la construction

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 décembre 2019 13 commentaires

Stéphanie Martin
Taëb Moalla
Journal de Québec

Avec la construction du tramway, Québec subira de nombreux changements. La Ville de Québec a présenté mardi les impacts environnementaux, recensés dans une brique de 1200 pages par la firme Aecom. On prévoit des soucis dans la circulation pendant la construction, mais des bénéfices à long.

Quelque 358 acquisitions de terrains ou de parties de terrains sont prévues pour la réalisation du tramway. De ce nombre, 19 propriétés (14 terrains construits et 5 terrains vacants) vont disparaître du paysage. La Ville de Québec reconnaît que ces acquisitions «constituent un des grands enjeux du projet». La municipalité dit privilégier l’approche d’acquisitions de gré à gré, mais n’exclut pas de recourir à l’arme de l’expropriation. La loi récente adoptée par le gouvernement du Québec autorise la Ville à procéder sans possibilité de contestation judiciaire. La Ville de Québec demeure discrète quant à l’emplacement précis des 19 propriétés visées. Elle dit vouloir d’abord rencontrer les propriétaires touchés au début de 2020.

La Ville de Québec pense rentabiliser son investissement de 300 millions $ pour la construction du réseau structurant de transport d’ici 25 à 30 ans. À cet horizon-là, les taxes foncières générées par les nouvelles constructions permettraient d’éponger l’investissement municipal initial, calcule-t-on. Le mégaprojet coûtera 3,3 milliards $, dont 300 millions $ à la charge de la Ville. Aussi, la municipalité évalue que les bâtiments résidentiels et commerciaux, situés dans une zone de 800 mètres du réseau, enregistreront une hausse relative de valeur comprise entre 3 % et 5 % «au-delà de la valeur moyenne sans la présence du réseau structurant».

Dans le cas où on choisirait de construire un nouveau pont sur la rivière Saint-Charles au lieu d’emprunter le pont Drouin, l’impact serait majeur, a noté la firme Aecom. On devrait alors empiéter sur le parc des Naissances et sur le jardin communautaire Sainte-Odile. On évaluera la possibilité de déplacer les arbres du parc et le jardin.

Le secteur du parc Jean-Paul-L’Allier changera complètement d’allure avec la sortie du tunnel, qui sera située tout près. On verra donc apparaître deux voies de tramway qui s’engouffreront dans un tunnel, ainsi qu’une station disposée de chaque côté.

Les citoyens ressentiront les impacts les plus importants dans la circulation lors de la période de construction. Même le transport collectif sera perturbé, surtout sur les parcours 800 et 801 qui suivent le tracé du tramway.

Le secteur du boulevard René-Lévesque est étroit et sensible et pourrait subir des impacts visuels importants en raison de la coupe d’arbres matures, qui sera inévitable. La Ville promet de limiter l’abattage et de replanter plus d’arbres qu’elle en aura coupé.

Selon les prévisions, la construction débutera en 2022 et le tramway entrera en fonction en 2026. D’après le scénario évoqué au cours des derniers mois, le chantier évoluera d’ouest en est, puisque le garage principal est situé dans le secteur Mendel. Mais hier, le maire a nuancé, précisant que le calendrier des travaux n’est pas fixé à ce stade-ci. Le consortium doit bénéficier d’une marge de manœuvre, sinon les coûts pourraient grimper, dit Régis Labeaume.

Actuellement dominé par l’asphalte, le boulevard Laurier sera réaménagé. On ajoutera de la végétation et des aménagements paysagers. Le tramway circulera au centre. On devra exproprier du côté nord et on empiétera du côté sud sur le petit boulevard Laurier pour permettre son insertion.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

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