Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Discussions autour d’une éventuelle station du tramway près du Grand Théâtre

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 février 2026 3 commentaires

Source : Karine Gagnon, Journal de Québec, le 23 février 2026

Les dirigeants du Grand Théâtre de Québec s’inquiètent de l’impact de l’abandon de la station de tramway qui devait les desservir directement, estimant inconcevable que « le vaisseau amiral de l’art vivant de Québec » ne soit pas plus accessible sur le tracé.

En marge des Perspectives économiques et politiques de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), le président du CA de la Société du Grand Théâtre de Québec, Éric Thibault, a lancé récemment un véritable cri du cœur. M. Thibault s’est dit inquiet non seulement pour les travaux du tramway, puisque l’établissement se trouve en plein cœur, mais aussi du fait qu’il ne sera pas desservi directement par une station.

Annie Talbot, PDG du Grand Théâtre, a rencontré Le Journal pour préciser les préoccupations très légitimes de cette institution et de ses résidents, soit le Conservatoire de musique de Québec, l’Opéra de Québec, l’Orchestre symphonique de Québec et le Théâtre Le Trident. Tous partagent les mêmes préoccupations, mentionne-t-elle.

Les deux stations de tramway les plus proches se trouveront en effet à près d’un demi-kilomètre, conformément à une décision de 2020 où le tunnel court avait été choisi. Il s’agit de plus d’un secteur exposé aux grands vents, avec une clientèle qui compte de nombreuses personnes âgées et à mobilité réduite.

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Voir aussi : 0 - Revue de presse, Tramway à Québec, Transport.

Des travaux bientôt sur l’ancien site du bar Kirouac

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 février 2026 Aucun commentaire

Félix Lajoie
Le Soleil

Les travaux de la future coopérative d’habitation qui prendra place sur le terrain de l’ancien bar Kirouac devraient enfin débuter au cours des prochaines semaines, a appris Le Soleil.

La coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles avait dévoilé les détails de son projet à l’été 2024. Un immeuble de 28 logements était prévu au coin des rues Kirouac et de l’Aqueduc.

La construction devait être lancée en 2025, et les logements prêts à accueillir leurs locataires en mars 2026.

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La Coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles 28 logements 5 étages

Voir aussi : 0 - Revue de presse, Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.

Habiter pleinement sa ville : trois mythes à déconstruire sur la mobilité des aînés

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 février 2026 1 commentaire

Sébastien Lord
Professeur titulaire
Université de Montréal

Dans The Conversation

Dans les discours publics comme dans les représentations sociales du vieillir, on associe fréquemment le grand âge à la dépendance à autrui, à la perte d’autonomie et à l’inactivité. Ces images simplistes masquent la diversité des expériences vécues par les personnes qui vieillissent et peuvent conduire à l’élaboration de politiques et d’interventions inadaptées, voire à des formes d’âgisme plus ou moins explicites.

Comme professeur d’urbanisme à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal, j’estime important de remettre en question les mythes autour des personnes aînées dans la ville. La recherche en aménagement et en études urbaines montre que la mobilité ne s’arrête pas avec la vieillesse : elle se transforme, elle s’adapte, elle reflète l’inventivité et la résilience des parcours de vie des personnes et de leurs réseaux.

Mythe 1 : « Avec la retraite, la vie devient tranquille »

L’idée que la retraite signe l’entrée dans une vie immobile et ralentie est trompeuse. Certes, l’arrêt du travail peut marquer un retrait de la vie sociale, avec moins d’obligations et de contacts. Mais dans plusieurs cas, être à la retraite c’est investir des activités davantage choisies et valorisées. Le concept de « dé-prise » illustre bien cette nuance : la retraite n’est pas un désengagement, c’est une réorganisation des priorités et des activités selon des intérêts et des contacts sociaux qui évoluent avec le passage des jours.

Plus concrètement, libérés des contraintes professionnelles, de nombreux retraités redéploient leur temps vers des loisirs, des engagements bénévoles, des voyages, ou simplement des activités quotidiennes plus ou moins diversifiées. Cette libération temporelle permet à certains d’augmenter leurs mobilités, qu’il s’agisse de marcher davantage, de faire du vélo, de fréquenter plus souvent les lieux publics, ou d’aller faire les courses seul ou accompagné.

Les sorties peuvent devenir moins nombreuses ou moins éloignées avec l’âge et la disparition des déplacements liés au travail, mais elles prennent une valeur accrue. La proximité des commerces, des services de santé ou des espaces verts devient alors centrale pour maintenir un mode de vie actif.

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* Merci au lecteur qui nous a proposé cet article

Voir aussi : 0 - Revue de presse, Transport.

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