Au moment où l’avenir des villes de Québec et de Lévis est soumis au verdict populaire, la Communauté métropolitaine de Québec dresse un portrait assez sombre de la région.
Un niveau de richesse par habitant inférieur à la moyenne canadienne. Des perspectives démographiques inquiétantes. Une faible diversité ethnique. Une vitalité culturelle moins forte qu’ailleurs. Des terres agricoles menacées. Un transport en commun fragile. La liste de constats négatifs que soulèvent les élus de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) est longue.
Dans son document de vision stratégique rendu public hier, en plein débat sur les défusions, la CMQ rappelle certains constats démographiques préoccupants comme le fait qu’en 2011, le nombre de personnes de 15 à 24 ans dans la région de Québec cessera de pouvoir remplacer, statistiquement parlant, les personnes de 55 à 64 ans qui partiront à la retraite.
La CMQ qualifie la réalité socio-économique de Québec de « fragile » car en 2001, le revenu médian des ménages de la région
métropolitaine était de 41 864 $ tandis qu’il atteignait 46 752 $ à l’échelle du Canada.
L’environnement
L’aspect environnemental préoccupe grandement la CMQ qui constate que les milieux essentiels sont difficiles à protéger : par exemple, à part la grande Plée Bleue à Lévis, aucune tourbière du territoire ne jouit d’un statut protégé. Il y a aussi dans la région de Québec une pollution visuelle qui menace les paysages, avec plusieurs bâtiments vétustes, friches et débris.
La consommation culturelle et le nombre d’emplois dans le domaine de la culture est plus faible dans la région de Québec qu’ailleurs au Canada.
Le territoire de la région est peu structuré, étalé et de faible densité. En fait, de 1971 à 2001, la superficie de la région a plus que doublé (247 %) tandis que la population totale n’a augmenté que de 42 %.
Le réseau autoroutier est en voie de saturation et, mauvaise nouvelle, les résidants de la région choisissent de s’établir toujours plus loin de leur lieu de travail, d’études et de loisirs, « ce qui signifie toujours plus de déplacements, généralement en automobile ».
A côté de tous ces constats négatifs, des forces de la région de Québec ressortent aussi clairement. Ainsi, de 1987 à 2002, le PIB du territoire de la CMQ s’est accru de 47,5 %, « résultat nettement supérieur à ce qu’on a observé à l’échelle du Québec (36,5 %) et de la région de Montréal (32,5 %) », écrit la CMQ.
La population est aussi bien scolarisée : la région de Québec est l’une des régions au Canada où la proportion de gens de 15 ans et plus sans diplôme secondaire est la plus faible au Canada.
De plus, le secteur du tourisme se développe toujours plus dans la région. Déjà, près de quatre millions de touristes visitent la région chaque année, y dépensant près de un milliard de dollars.
La CMQ y va de nombreuses pistes de solutions générales, comme favoriser la création de 75 000 emplois, « contribuer à réduire les iniquités entre individus » et « préserver la biodiversité du territoire ».
En septembre, lors d’une série de consultations publiques, les citoyens seront invités à donner leur avis à leur tour.

Isabelle Mathieu, 28 mai 2004. Reproduit avec autorisation



28 mai 2004 à 13 h 31
Je me demande si ce constat atteint vraiment les défusionistes; ces constats sont uniquement pour ceux qui sont préoccupés par « l’avenir ».
Les rentiers ,bien calefeutrés dans leur chaise de jardin à coté du b.b.q., doivent s’en balancer, ils s’inquiètent bien plus de leur pré-arrangements funéraires!
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30 mai 2004 à 22 h 14
Vous n’êtes pas tannés des élucubrations des sombreconstateux ?
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30 mai 2004 à 23 h 06
On peut être tannée, mais ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter de faire de tels constats!
Si il y en a au point qu’on en soit tanné, c’est soit que bon nombre (au sens large) de la planète sont hyper chialeux de nature, soit que la ville de Québec a réellement un problème!
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31 mai 2004 à 10 h 41
Face à un problême, il est très facile d’esseyer de le minimiser…voire même de le nier! Malheureusement, ce n’est pas en agissant ainsi que ce dernier va se résorber. La seule façon de trouver une solution est d’abord d’assumer qu’il y a un problême( faire un constat)…et par la suite on peut commencer à trouver des éléments de solutions
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31 mai 2004 à 10 h 55
L’ennui, c’est qu’on passe sans arrêt du pète-bretelle trop facile au sombreconstat pernicieux.
Voyons un peu :
« Un niveau de richesse par habitant inférieur à la moyenne canadienne. »
Comment a-t-on calculé cette richesse ?
« Des perspectives démographiques inquiétantes. »
Qui inquiètent qui et pourquoi ? On s’inquiète d’une stabilité ou même d’une régression démographique – à laquelle la société peut très bien s’adapter, comme si les explosions démographiques n’étaient pas trois fois plus problématiques.
« Une faible diversité ethnique. »
Une plus grande diversité serait souhaitable, mais en quoi la faible diversité est-elle à ce point un problème ?
« Une vitalité culturelle moins forte qu’ailleurs. »
Ça veut dire quoi une vitalité culturelle ?
« Des terres agricoles menacées. »
Nous avons tous les outils pour les protéger et nous savons d’où vient le laxisme.
« Un transport en commun fragile »
Il n’est pas fragile : il est inadapté. Le RTC, c’est une version ramifiée de Québec-Autobus des années 50, à l’époque où les autoroutes étaient inexistantes, où Paquet, le Syndicat de Québec, Pollack faisaient les beaux jours de la rue Saint-Joseph, où Woolworth, l’ancêtre de WalMard était en pleine rue Saint-Jean.
Québec n’est plus ça. Québec, c’est la ville où le réseau périurbain d’autoroutes est parmi les plus développés en Amérique du Nord, la ville où les super-méga-centres font fureur, la ville où la fonction ludique s’est polarisée entre le centre-ville et les complexes en bordure des autoroutes (le centre-ville a retenu les bars, les restos, les festivals, les petits théâtres, quelques vestiges de vie nocturne, mais la banlieue a hérité des cinémas, des activités sportives).
Québec a épousé le modèle américain des petites villes décentralisées (qu’on aime ou qu’on n’aime pas, c’est la réalité). Or, je parie que si on la compare à des villes de même taille ayant aussi épousé ce modèle WalMardien, Québec pourrait se retrouver dans le peloton de tête au niveau des transports en commun.
Au cours des 50 dernières années, le développement de Québec s’est fait exclusivement autour de l’automobile comme moyen privilégié de transport. Or, malgré tout, les transport en commun ont su retenir entre 9 et 10 % des déplacements de personnes sur son territoire (ce qui, je le répète, est supérieur à la moyenne des villes nord-américaines de 500 000 habitants développées autour de l’automobile. Les plus pessimistes diront sans doute que c’est un signe de pauvreté (les TEC à Québec devant à plus de 95 % leur achalandage à une clientèle captive). Les autres diront au contraire que la ville n’a pas complètement abandonné les TEC et qu’avec une pénétration de 9 %, on est loin de l’irréversible.
Le problème en est un de perception. Le modèle urbain de Québec (je parle des 515 000 habitants répartis sur les 545 kilomètres carrés de territoire pas encore démembré, et non du Vieux-Québec où n’habitent que 4000 habitants, et qui donne une fausse image de ce qu’est réellement Québec) vient des USA et fait le bonheur d’une majorité. Or, on voudrait importer une modèle de transports en commun made in Strasbourg, made in Bordeaux et comme on constate (on sombreconstate) que la population n’embarque pas, on se désole.
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31 mai 2004 à 11 h 10
M. Duval…
Il y a peu de problèmes sans solutions.
Mais il y a hélas des solutions sans problèmes. Les vendeurs de solutions doivent d’abord nous vendre des problèmes. S’ils n’existent pas, ils doivent les créer.
Par ailleurs, une ville, une société sans problèmes, ça n’existe pas. Ce n’est pas contre certains constats que je m’élève, mais contre cette propension des médias à entretenir une néfaste socio-déprime dans la population. Le discours des médias de Québec est déprimant, tant dans sa version brutale arthurofillionesque que dans sa version édulcorée radiocanadienne ou gescasienne.
Québec se plaint le ventre plein…
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11 mai 2005 à 07 h 03
la ville de québec se differencie des autres villes du canada par son charme pittoresque qui n’a pas d’égal : vu la taille de la ville, l’existant est déja assez pas mal ! quelques touches de modernisme est une meilleure gestion du plan architectural de laville avec la création de plusieurs commodités ( transports en commun, plus de logements , attirer les capitaux ) pourrait contribuer à l’essort de cette belle cité jadis la porte d’entrée des chevaliers du roi de france en amérique ! le passé est prestigieux , le futur eut l’etre aussi bien et meme mieux ! les nouveaux immigrants comme moi n’attendent que des propositions concrétes pour apporter un tant soit peu de nouvelles idées et denouvelles visions sur le long terme .
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11 mai 2005 à 07 h 03
la ville de québec se differencie des autres villes du canada par son charme pittoresque qui n’a pas d’égal : vu la taille de la ville, l’existant est déja assez pas mal ! quelques touches de modernisme est une meilleure gestion du plan architectural de laville avec la création de plusieurs commodités ( transports en commun, plus de logements , attirer les capitaux ) pourrait contribuer à l’essort de cette belle cité jadis la porte d’entrée des chevaliers du roi de france en amérique ! le passé est prestigieux , le futur eut l’etre aussi bien et meme mieux ! les nouveaux immigrants comme moi n’attendent que des propositions concrétes pour apporter un tant soit peu de nouvelles idées et denouvelles visions sur le long terme .
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