Dimanche, 18h. Je me rends compte que j’ai oublié d’acheter du détergent à lessive. Cela pose problème puisque le matin même, j’ai mis mes boxers « dernière chance ». Vous savez, la paire toute trouée qui nous indique que c’est la dernière journée pour faire la lessive, sinon il faudra porter des sous-vêtements déjà utilisés le lendemain? (beurk!)
Je descends en bas, me dirige vers la rue du Campanile. Un petit deux minutes de marche où je croise deux dizaines de couples faisant leur marche et peux rigoler à regarder une petite fille qui s’amuse à jouer à je ne sais trop quel jeu. J’entre dans la petite épicerie de quartier, prends la bouteille de savon et me dirige à la caisse. Aucune file. Je paie, et retourne à la maison. 10 minutes après avoir constaté mon oubli, ma machine à laver est déjà en marche.
Reculons de quelques années, alors que je restais chez mes parents dans la très banlieusarde Charlesbourg. Comment se serait passé la scène?
J’aurais pris ma voiture pour me diriger vers la méga épicerie. Après 5 ou 10 minutes de bagnole, j’aurais « viraillé » dans le stationnement pour me trouver une place libre. J’aurais ensuite dû marcher à travers les autres voitures stationnées pendant une à deux minutes pour me rendre à l’entrée du commerce. Un autre deux minutes à l’intérieur pour me rendre dans l’allé des produits ménagers, une bonne minute à choisir le bon produit parmi les 50 marques et formats différents, un autre deux minutes à retourner à la caisse, entre 5 et 10 minutes à faire la file, 2 minutes à retourner à la voiture, et finalement un autre 5 à 10 minutes de voiture pour le retour à la maison. Total? Environ une demi-heure, sinon plus. J’aurais peut-être économisé 29 cents parce que la méga-épicerie achète « en gros », mais j’aurais dépensé bien plus en essence.
Maman… Pourquoi diable essaies-tu tant de me convaincre de m’acheter un bungalow en banlieue?
P.-S. : Oui, Messieurs, il faut changer de sous-vêtement tous les jours
PPS : Oui, Messieurs, les boxers sont in et les bobettes Fruits of the loom blanches sont out
PPSS: Les bas blancs aussi
PSST : Oui, Mesdames, nos sous-vêtements usés à la corde que vous voulez toujours jeter ONT une utilité.



14 juin 2004 à 23 h 40
Interessant constat !
Petit bonheur semi-urbain en effet. Mieux vaut vivre a Pointe-de-Sainte-Foy pour certains. Jaim bien ce coin. Ca fait chaud au coeur de lire ces lignes qui me rappelle chez-nous. Un autre 5a7 bientot ?
Martin :-)
P.S.: Désolé pour les accents, clavier mexuiqcain oblige.
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