Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Les anciennes villes effacées des panneaux de signalisation dès 2005; Seuls les noms de rues y seront mentionnés… quand la Ville aura réglé le cas des doublons

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 août 2004 7 commentaires

Dès le début de 2005, le ministère des Transports du Québec (MTQ) commencera à changer les panneaux de signalisation à l’entrée des villes nouvelles. Ceux-ci ne feront pas référence aux anciennes villes, seulement au nom des rues.

Le MTQ attendra toutefois que se règle un autre dossier sensible aux yeux des défusionnistes purs et durs, celui de l’harmonisation des noms de rues.

A Québec, le comité exécutif devra prendre une position « officielle » sur la question d’ici le mois de septembre, indique Denis de Belleval, le directeur général de la Ville.

A l’origine, ce sont plus de 800 « doublons » qui devaient être modifiés, pour des raisons de sécurité – pour les appels du 9-1-1 – et de commodité – pour la livraison du courrier et les annuaires téléphoniques.

Devant le tollé soulevé par la question dans la population, l’administration de Jean-Paul L’Allier avait suspendu les travaux du comité de toponymie, le temps que se calme la tempête. Le maire affirmait alors que « la toponymie, ce n’est pas une religion ».

Pour en revenir à la nouvelle signalisation routière, il ne s’agit pas du premier délai dont souffre l’installation. Après avoir tenu une série de consultations à l’automne 2002, le ministère plaçait le projet sur la glace le printemps suivant, le temps que la population soit consultée… sur la question des fusions. Les deux dossiers sont inextricablement liés.

Maintenant que les référendums sont chose du passé, on réactive les choses. Une fois les rues renommées, le MTQ installera la « supersignalisation autoroutière ».

Sur les autoroutes, à l’entrée de la capitale, les panneaux indiqueront « Québec » et le nom de la sortie qui correspond à la rue. Par exemple, sur la 40, « Québec, sortie Jean-Gauvin ». Pour les sorties subséquentes, seul le nom de la rue apparaîtra.

Le scénario qui s’applique à l’ensemble des villes nouvelles du Québec comme Québec, Lévis, Montréal, Saguenay, etc. a été concocté bien plus en fonction de critères techniques (sécurité des automobilistes, compréhension du message et efficacité de l’acheminement) que politiques.

Mais les anciennes villes ne disparaissent pas complètement de la carte pour autant. Aux limites territoriales, un panneau installé sur le bord des artères importantes indiquera, par exemple, « Québec » et le nom de l’ancienne ville entre parenthèses. Ce qui donnera « Québec (Cap-Rouge) ». Ces panneaux latéraux seront d’une taille semblable aux panneaux bleus du ministère du Tourisme qui annoncent les attraits touristiques.

Le changement dans les 12 villes nouvelles issues des fusions coûtera une quinzaine de millions de dollars au gouvernement du Québec et s’étalera sur deux ou trois ans.

Le délai s’explique en raison des références aux villes dont les noms ont changé avec la fusion. Ainsi, les panneaux qui, à Montréal, indiquent la direction d’Hull devront désormais indiquer Gatineau. Toutefois, on attendra que l’harmonisation des noms de rues à Montréal soit terminée avant de changer le panneau, question de ne pas répéter l’opération chaque année.

En ce moment, au moins deux villes ont complété le travail d’harmonisation des rues, soit Gatineau et Saint-Hyacinthe.

Il ne reste plus qu’au Conseil des ministres à donner son aval, une formalité, nous dit-on, qui devrait être entérinée dès la rentrée, en septembre.


Éric Moreault 5 août 2004. Reproduit avec autorisation

Voir aussi : Message d'intérêt public.


7 commentaires

  1. stef

    30 avril 2007 à 17 h 18

    A quand les nouvelles signalisation sur les autoroutes ?

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