Et c’est reparti!
Toujours à la recherche d’un  » geste urbain durable  » pour marquer les 400 ans de la fondation de Québec en 2008, le maire Jean-Paul L’Allier n’écarte pas l’idée de réaménager la controversée place de Paris.
M. L’Allier l’a laissé entendre, en fin de semaine, au terme d’une visite de quatre jours dans la capitale française.
Vendredi, le maire a été reçu par son homologue parisien, Bertrand Delanoë. Celui-ci a confirmé, à cette occasion, que sa ville s’associerait aux commémorations. Il est encore trop tôt, évidemment, pour dire de quelle manière se traduira cet engagement. Le maire Delanoë souhaite en tout cas que l’événement soit souligné dans les deux capitales.
A Québec, le maire L’Allier, fidèle à ses préoccupations, aimerait que Paris pose un  » geste  » qui marquerait de manière intelligente le paysage urbain. Pourquoi pas une place publique, puisque  » les Français savent en faire  » ?
Mais la Vieille Capitale possède déjà une place de Paris, au milieu de laquelle se dresse le fameux  » Dialogue avec l’histoire « , un bloc recouvert de carreaux de marbre blanc réalisé par Jean-Pierre Raynaud. La sculpture n’a jamais fait l’unanimité, on le sait. En l’inaugurant en 1987, Jacques Chirac, alors maire de Paris, avait lui-même porté sur l’oeuvre un jugement assez expéditif, avaient raconté à l’époque des témoins de la scène.
Jean-Paul L’Allier admet que l’endroit pourrait être modifié pour  » mieux correspondre  » à ce qui l’entoure. Sur l’étendue d’un éventuel réaménagement de la place, le maire ne s’avance pas.  » On n’en est qu’au début des discussions « , rappelle-t-il.
Pendant sa visite à Paris, Jean-Paul L’Allier n’est pas revenu par ailleurs sur l’échec du projet de place de France, qu’il était venu présenter lui-même au président et au premier ministre, il y a un an.
Cette fois-ci, M. L’Allier n’a vu ni son ami Jacques Chirac ni Jean-Pierre Raffarin, mais une certitude demeure : la France accepte d’être l’invitée d’honneur des fêtes de 2008. Pour ce qui est de l’idée de relier la haute et la basse ville par un escalier monumental,  » la page est tournée « , dit le maire.
 » Il passe à côté d’un beau projet, c’est son problème, maintenant qu’il se débrouille « , a lancé M. L’Allier, à propos du gouvernement Charest, qui a refusé de financer la démolition des bretelles inutiles de l’autoroute Dufferin.
Selon lui, le gouvernement français est toujours prêt à s’engager financièrement dans les commémorations du 400e anniversaire de Québec.  » Nous, on n’est plus en demande. Les Français attendent les suggestions du gouvernement Charest. Mais ils veulent un projet intelligent. Ils ne paieront pas pour un stade ou un réseau d’égout « , a-t-il prévenu.

Michel Dolbec, 4 octobre 2004. Reproduit avec autorisation



4 octobre 2004 Ã 22 h 12
C’est le temps de ramener nos idées…
un jardin suspendu,
un musée dans les « grottes » (le début des tunnels)
etc.
Il y en a sûrement tout plein qui seraient « du genre des Français »
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5 octobre 2004 Ã 08 h 14
…..Et la Porte du Palais?
Pourquoi ne pas rebâtir cette porte qui viendrait compléter un lien historique. On pourrait même en profiter refaire un « lifting » à la Côte du Palais qui en a vraiment besoin…. Faire d’une pierre deux coups: embellir et nous redonner un monument pour 2008!
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5 octobre 2004 Ã 09 h 04
La porte du Palais est un lieu trés riche en évènements historique.
 » … dans la nuit du 30 décembre 1775, en plein milieu d’une violente tempête de neige… à quatre heures du matin, le général Arnold s’élance avec 700 hommes à travers le blizzard pour prendre d’assaut la porte du Palais, sur le rempart nord de la ville. Lorsque les hommes d’Arnold arrivent devant la porte, ils sont accueillis à coups de mousquets… Pendant ce temps, les troupes d’Arnold dévalent la côte de la Canoterie et la rue Sous-le-Cap dans la basse-ville. Arnold est atteint d’une balle à la jambe et s’écroule dans la neige. Ses hommes continuent leur assaut et réussissent à surmonter une première barricade. Ils s’emparent de plusieurs maisons sur la rue du Sault-au-Matelot puis, équipés de grandes échelles qu’ils y avaient trouvées, se lancent à l’assaut de la seconde barricade. Ils y sont attendus par 200 miliciens réunis par Charles Charland. Derrière les Américains, les troupes de Carleton s’engouffrent dans la porte du Palais et les coincent. Après quelques heures, 400 Américains se rendent. Plusieurs, dont le général Arnold, ont réussi à s’enfuir sur le fleuve gelé. Une centaine d’autres gît mort dans les rues de Québec. »
Extrait de L’INVASION AMÉRICAINE Par Cousture
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5 octobre 2004 Ã 12 h 59
La Porte du Palais ou la Porte Hope, je trouve que ça manque de symbolisme en tant que « cadeau » de la France. Ce sont par ailleurs de très beaux projets mais qui devraient être concrétisés par la ville ou Parcs Canada et non la France. Pourquoi tout simplement pas la reconfiguration de la Place de Paris ou du Parc Cartier-Brébeuf?
Pour 2008, l’accès aux ruines du Château/Fort Saint-Louis devrait être possible, au moins en partie.
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5 octobre 2004 Ã 12 h 59
La Porte du Palais ou la Porte Hope, je trouve que ça manque de symbolisme en tant que « cadeau » de la France. Ce sont par ailleurs de très beaux projets mais qui devraient être concrétisés par la ville ou Parcs Canada et non la France. Pourquoi tout simplement pas la reconfiguration de la Place de Paris ou du Parc Cartier-Brébeuf?
Pour 2008, l’accès aux ruines du Château/Fort Saint-Louis devrait être possible, au moins en partie.
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5 octobre 2004 Ã 17 h 16
Pourquoi vous allez pas au conseil de ville leurs proposer tout ça?
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5 octobre 2004 Ã 17 h 16
Pourquoi vous allez pas au conseil de ville leurs proposer tout ça?
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5 octobre 2004 Ã 18 h 21
Et toi, Sébastien, as-tu un accès direct aux «grandes oreilles» en tant qu’employé de la Ville ? Peut-être serait-ce plus rapide par ton entremise… ;)
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5 octobre 2004 Ã 19 h 19
Voir le billet de Nornamd Provencher dans le Soleil de ce matin.
Pour avoir travaillé sur ce projet avec l’architecte Jean Jobin et l’artiste verrier Jean Vallières, le concept d’ensemble était et demeure très approprié. La population aurait intéret à le connaître pour pouvoir l’apprécier.
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5 octobre 2004 Ã 19 h 19
Voir le billet de Nornamd Provencher dans le Soleil de ce matin.
Pour avoir travaillé sur ce projet avec l’architecte Jean Jobin et l’artiste verrier Jean Vallières, le concept d’ensemble était et demeure très approprié. La population aurait intéret à le connaître pour pouvoir l’apprécier.
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5 octobre 2004 Ã 23 h 11
Quel concept d’ensemble?
Hé non aristobule! :-(
Même si Québec est une petite ville, c’est très hiérarchisé et moi ben je me trouve complètement en bas de l’échelle…
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5 octobre 2004 Ã 23 h 11
Quel concept d’ensemble?
Hé non aristobule! :-(
Même si Québec est une petite ville, c’est très hiérarchisé et moi ben je me trouve complètement en bas de l’échelle…
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6 octobre 2004 Ã 10 h 02
La chronique de Provencher explique assez bien le concept. Il a seulement oublié que la linge de lumière au sol se prolongeait jusqu’à l’eau. Les plans et perspectives dessinés par Jean Jobin sont probablement archivés, ils sont peut-être disponibles à la Division des archives à la Bibliotèque Gabrielle-Roy.
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6 octobre 2004 Ã 10 h 02
La chronique de Provencher explique assez bien le concept. Il a seulement oublié que la linge de lumière au sol se prolongeait jusqu’à l’eau. Les plans et perspectives dessinés par Jean Jobin sont probablement archivés, ils sont peut-être disponibles à la Division des archives à la Bibliotèque Gabrielle-Roy.
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10 avril 2006 Ã 14 h 13
Je trouve que l’idée de modifier la place de Paris est déjà un bon début car ce « cadeau » (empoisonné) donne une mauvaise image de la France aux Québécois et surtout casse le style ancien de ce qui l’entoure .
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11 avril 2006 Ã 20 h 32
Côté artistique, je suis d’accord: de l’art prétentieux.
Quant à casser le style ancien, je n’y vois pas d’inconvénient, dans la mesure où il y a moyen d’harmoniser les formes et les couleurs, sans pourtant oublier de marquer le passage d’un lieu donné vers le 21ième siècle, quoi. Préserver l’existant, oui, mais si on construit ou érige une oeuvre d’art dans le même secteur, on peut bien rester « de notre temps »!
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