Quel avenir pour les médias alternatifs sur le Web, tel Québec urbain? Monaerik du Cornichon se pose la question. Sommes-nous tous condamnés à faire cela plus ou moins bénévolement et de ne jamais espérer pouvoir en tirer un véritable revenu?
Quel avenir pour les médias alternatifs sur le Web, tel Québec urbain? Monaerik du Cornichon se pose la question. Sommes-nous tous condamnés à faire cela plus ou moins bénévolement et de ne jamais espérer pouvoir en tirer un véritable revenu?
Voir aussi : Message d'intérêt public.
23 décembre 2004 à 09 h 14
En tant qu’auteur dans un tel journal dit alternatif (voir publicité ci-haut) ;-), je dois dire que la survie de la presse alternative est loin d’être assurée et que le bénévolat est probablement le seul élément permettant la survie de tels sites.
Pour ma part, le bénévolat ne me dérange pas: je suis un professionnel dans un autre domaine, et l’écriture, je la fais par plaisir, pas pour gagner ma vie. Ça donne comme résultat un journal plutôt amateur, sans réel impact et avec très peu de visibilité.
Je pense qu’il aurait été possible qu’avec Internet (et la publicité), un bon contenu puisse générer de bons revenus. Je crois que des gens comme Francis et Monaerik (et ceux du Réverbère) savent que ce n’est qu’un leurre.
Pour faire de l’argent, ne serait-ce que $10,000 par année à se partager entre 4 auteurs, notre journal devrait attirer 200 fois plus de visiteurs que ce que nous recevons présentement.
Aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche impossible. On ne peut pas espérer, par exemple, que Québec Urbain reçoive 20 fois plus de visiteurs par jour, il y a une limite au marché. Et pourtant, il y a quelque chose qui me dit qu’un site comme QU devrait être capable de payer en salaire le temps du gars qui y travaille, au minimum et ce, avec le nombre de visiteurs actuels. Après tout, si je m’en fie aux statistiques du système de pub à Francis, il y a au moins 2000 visites par jour sur QU. Si un financement quelconque permettait de recevoir 0.01$ par visite, ce serait déjà 20$ par jour, beaucoup plus que les 3-4$ par jour de revenus que rapporte présentement la pub.
Ce qui est malheureux, c’est que la masse préfère le contenu gratuit des médias officiels subventionnés que le contenu gratuit des médias alternatifs non subventionné. Il y a donc une certaine impasse.
Dans le premier cas, la presse officielle apporte souvent un contenu médiocre présenté dans un enrobage de qualité. Dans le second, le contenu est souvent de bonne qualité, mais l’enrobage (marketing, esthétisme), lui, est beaucoup plus ordinaire, faute de moyens.
Ludovic, du Réverbère
(http://www.lereverbere.com)
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23 décembre 2004 à 09 h 20
Bravo Ludovic ! Tu as tellement raison…
En passant, merci Francis ;-)
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23 décembre 2004 à 10 h 48
Je ne crois pas que la publicité soit une bonne avenue pour le financement, il faut regarder du côté de l’audience. Le public sait reconnaitre un bon contenu et est prêt à donner 5 ou 10$ une fois de temps pour dire merci. Je le fait pour Québec Urbain en achetant de la publicité en haut.
Regroupez-vous!
Pourquoi pas un site avec un une chronique urbaine de Francis, des caricatures de Monaerik? Des recettes de madame Chose, le tout agrémenté de photos de photographes amateurs? (Le Réverbère semble avoir choisi l’avenue du regroupement, mais semble manquer de contenu un peu.) Je suis convaincu qu’un site regroupé attirera plus de traffic que la somme de ses parties.
Faudrait trouver une certaine « saveur » à un tel site, un genre de fil conducteur qui lui donnerait du caractère.
La question du partage des revenus se pose pour un tel site. Dans un modèle basé sur les dons, les visiteurs pourraient décider dans quelle proportion ils veulent que leur don aille à chacun des collaborateurs. Ainsi, les collaborateurs appréciés du public et qui contribuent régulièrement se verraient récompensé pour leur plus grand effort.
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23 décembre 2004 à 12 h 36
Le Cornichon se pose la question… Moi aussi , mais j’ai pas de réponses… Peut-être tu devrais ouvrir « la boite à suggestions » Francis et la laisser 1 mois ou 2 sur le « front page » de Québec-Urbain… Pour ré-ché-flir!
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27 décembre 2004 à 15 h 49
Étant un collaborateur de deux médias alternatifs (www.cmaq.net et http://www.spiq.ca) je trouve la question tellement pertinente! Ces sites vivent (ou survivent) grâce à de l’argent soit quêté ici et là, soit pris dans la poche de ceux qui le font fonctionner.
On parle ici d’un gros changement culturel qui devrait se faire pour arriver à ce que les médias alternatifs deviennent autonomes. Je n’entrevois pas ça à court ou moyen terme.
L’éidée du regroupement est intéressante, mais en même temps ça défait le concept actuel de média alternatif, c’est comme refaire un journal plus généraliste en prenant les meilleurs éléments de ces médias. Le projet prend une toute allure à ce moment là, au lieu d’être des médias « alternatifs », on essaie de créer une « alternative » aux médias de masse actuels. Remarquez, ça pourrait un maudit beau projet, sûrement plus viable que chacun des médias pris isolément, mais ces derniers ont le charme d’avoir une indépendance et des identités uniques.
Il y a ici un gros brainstorming à faire et il y a beaucoup de facettes idéologiques en jeu, j’en sais quelque chose par mon expérience dans le collectif du CMAQ. Mais faut pas lâcher le morceau!
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26 juillet 2006 à 17 h 50
Well done!
http://gjygxhha.com/lnoh/nyjr.html | http://kpyrklkj.com/cwvw/ipwv.html
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