Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport »

«Québec est la ville parfaite pour le tramway», dit Richard Bergeron

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 décembre 2017 28 commentaires

Gabriel Béland
La Presse

L’apôtre du tramway Richard Bergeron se réjouit de voir que le maire de Québec considère sérieusement ce mode de transport pour sa ville. Il exhorte Régis Labeaume à ne pas se contenter du « pis-aller » que représente le SRB.

« Kitchener, Waterloo et Cambridge inaugurent leur système de tram au printemps. Ottawa le fera l’année prochaine. Toronto a deux réseaux de tramway différents, énumère le fondateur de Projet Montréal en entrevue à La Presse. Finalement, tout l’Ontario va y passer et nous, on va encore être à faire des SRB. On est vraiment en retard. » (…)

L’idée d’un tramway pour Québec n’est pas nouvelle. Richard Bergeron raconte que l’ancien maire Jean-Paul L’Allier l’avait fait venir dans la capitale en 2003. L’urbaniste et expert en mobilité devait s’adresser au comité exécutif pour vendre l’idée d’un tramway.

« Avant que je rentre dans la salle, M. L’Allier m’avait dit : « Vas-y Richard, un dernier petit coup de pouce, c’est tout ce qu’il manque. » C’est vous dire comment on était proches. »

Un an plus tôt, ce partisan invétéré du tramway s’était rendu à Bordeaux en compagnie du maire de Québec. « M. L’Allier allait voir le maire Alain Juppé, qui était son ami, raconte Richard Bergeron. Le tramway était en construction là-bas à l’époque. Le maire s’était engagé à ce que M. Juppé vienne, pour le 400e de Québec, en 2008, inaugurer le tramway chez lui. »

Le projet ne s’est finalement jamais réalisé. Des années plus tard, Richard Bergeron a questionné Jean-Paul L’Allier. « Il m’a répondu simplement qu’il ne voulait pas laisser une dette de 1 milliard derrière lui. »

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Voir aussi : Tramway à Québec.

Une OPUS provinciale?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 décembre 2017 9 commentaires

Gaétan Gosselin (Lévis)
Point de vue
Le Soleil

Lettre à Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports

Je me pose sérieusement des questions en ce qui concerne le transport en commun au Québec. Il y a la carte OPUS qu’on peut acheter soit mensuellement, soit à l’unité. Je réside à Lévis. Autrefois, je travaillais à Québec et j’utilisais ma carte mensuelle OPUS. Je montais dans l’autobus à Lévis pour me rendre au traversier, qui acceptait ma carte OPUS puisque j’étais détenteur d’un titre mensuel.

Je suis présentement à ma retraite, donc je n’ai plus besoin du laissez-passer mensuel, mais je conserve ma carte OPUS avec des titres de transport à l’unité. J’en ai de la STLÉVIS, du RTC et de la STM. Je n’en ai cependant pas de la STQ, qui ne vend pas de titre de transport autre que mensuel. Lorsque j’ai affaire sur la rive nord — par exemple au centre-ville — je prends l’autobus du STLÉVIS jusqu’à Laurier Québec et je prends ensuite le Métrobus jusqu’à destination. Au retour, je fais l’inverse. Cela m’a couté 3,50 $ (départ de Lévis), 3,50 $ (direction centre-ville de Québec), 3,50 $ (départ de Québec) et 3,50 $ (pour rentrer chez moi à Lévis), pour un montant total de 14 $. C’est habituellement le prix pour une place de stationnement.

Pas de stress et cela fonctionne très bien. Même chose pour aller voir les grands voiliers l’été dernier. Mais là où le bât blesse, c’est si je suis accompagné de mon épouse. Le prix double : 28 $. Je me prive d’un certain confort (air climatisé, banquette confortable et pas d’attente à l’arrêt de bus). Que pensez-vous qu’on privilégie? Mon «char», naturellement.

Voici donc ma suggestion :

Qu’un titre de transport acheté dans l’une ou l’autre des sociétés de transport du Québec soit valide partout au Québec et qu’il soit valide pour la continuité du transport, sans devoir redébourser pour continuer sa route, comme mon exemple de repayer à Laurier Québec pour continuer vers le centre-ville. De plus, inclure la STQ, sous votre mandat, pour offrir des titres de transport occasionnels sous la carte OPUS.

Tous les contribuables du Québec paient pour le transport en commun, pas juste les villes et les usagers. Pourquoi n’en profiteraient-ils pas? Cela pourrait même intéresser les gens des régions, en vacances ou pour leur travail, à laisser leur «char» à l’hôtel et prendre le transport en commun.

Voir aussi : Transport en commun.

2017: La Ville ramène l’idée du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 décembre 2017 34 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Le maire Régis Labeaume ramène le tramway parmi les «ypothèses sérieuses» pour un réseau de transport collectif structurant à Québec.

«Actuellement, pour nous autres, ça devient une hypothèse sérieuse», a révélé le maire, jeudi matin. «On remet le tramway dans les fortes hypothèses parce que le gouvernement, visiblement, est prêt à embarquer».

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Un billet précédent en 2014: Un tramway à Québec ? Le dossier est clos

Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.

Pas de troisième lien avant 7 ans

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 décembre 2017 16 commentaires

Gabriel Béland
La Presse

(Québec) Dix jours après les déclarations de Philippe Couillard sur la « logique insoutenable de toujours plus de routes pour plus de voitures », son gouvernement réitère son appui au projet de nouveau lien routier entre Québec et Lévis.

« C’est clair qu’il y a une volonté gouvernementale, on croit qu’un troisième lien est utile pour relier Québec et Lévis », a lancé lundi matin Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports.

Le gouvernement a annoncé lundi avoir franchi une étape de plus vers la réalisation d’un troisième lien, projet qui divise la région de la Capitale-Nationale. Le maire de Québec, Régis Labeaume, présent lors de l’annonce, n’a d’ailleurs pas caché ses réserves. (…)

Ses conclusions seront remises au gouvernement du Québec en 2020. Celui-ci décidera ensuite de mettre en oeuvre ou non les recommandations. (…)

C’est à Québec que les travailleurs utilisent le plus la voiture pour se rendre au travail, selon le recensement de 2016. Seuls 11,1 % de la population active de la grande région de Québec utilise les transports en commun pour se rendre au travail. C’est beaucoup moins qu’à Montréal (22,3 %), Toronto (24,3 %) ou Ottawa-Gatineau (18,3 %).

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Troisième lien: trois «familles de solutions» Annie Morin (Le Soleil). Un extrait: « Les solutions explorées dans l’étude d’opportunité sur un nouveau lien entre Québec et Lévis ne nécessiteront pas toutes du béton et de l’asphalte. Les consultants du ministère des Transports du Québec devront proposer des moyens de mieux utiliser les ponts, le transport en commun et les réseaux ferroviaire et maritime pour améliorer la circulation entre les deux rives. La technologie est aussi appelée à la rescousse.« 

La folle idée du troisième lien Québec-Lévis Valérie Borde (L’Actualité)

Voir aussi : Transport en commun.

Transports en commun : Québec dernière de classe au pays

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 novembre 2017 18 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada
Québec

C’est à Québec que les travailleurs utilisent le moins le transport en commun à travers les grandes régions métropolitaines du pays. À peine 11,1 % de la population active se rend au travail de cette façon, selon les données du recensement de 2016. La voiture demeure donc reine dans la capitale.

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Voir aussi : Transport en commun.

Bilan 2012-2016 sur l’accessibilité des services du RTC

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 novembre 2017 Commentaires fermés sur Bilan 2012-2016 sur l’accessibilité des services du RTC

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) présente le bilan de son plan d’action 2012-2016 visant à améliorer l’accessibilité universelle du transport en commun régulier à Québec. « Ce bilan me rend particulièrement fier, a mentionné M. Rémy Normand, président du RTC. L’accessibilité des services que l’on offre aide à favoriser la participation sociale des personnes handicapées. Les attentes de cette clientèle sont grandes et nos efforts pour y répondre sont à la hauteur. »

Le plan d’action 2012-2016 avait été élaboré en collaboration avec des représentants d’organismes et de regroupements œuvrant auprès des personnes à mobilité réduite. Quatre grands objectifs avaient été fixés dans le plan avec chacun une série d’actions à réaliser.

1 – Développer les nouveaux services en appliquant les principes de conception universelle.

Principales actions :

• Développement de la nouvelle gamme d’abribus;
• Planification et mise en place des infrastructures du projet eXpress Robert-Bourassa – Université Laval;
• Implantation de Nomade temps réel, dont plusieurs caractéristiques facilitent les déplacements des personnes ayant des déficiences;
• Élaboration d’un guide de conception des stations tempérées consignant notamment les pratiques en matière d’accessibilité universelle.

2 – Adapter les services existants.

Principales actions :

• Quatre nouveaux parcours Métrobus sont maintenant accessibles aux personnes en fauteuil roulant depuis 2012, soit les parcours 802, 803, 804 et 807, pour un total de sept parcours et un taux d’accessibilité des arrêts de près de 60 %;

• Remplacement d’environ 3 800 panneaux d’arrêt (sur 5 000) par un nouveau modèle présentant des caractères plus gros, des pictogrammes identifiant les arrêts accessibles et des contrastes améliorés.

3 – Améliorer la qualité des relations avec la clientèle afin de rendre le transport en commun plus inclusif.

Le plan prévoyait des actions spécifiques pour le personnel du RTC en contact avec la clientèle, à savoir, les chauffeurs et les agents de service à la clientèle.

Par exemple, une formation a été élaborée à l’attention des chauffeurs sur les besoins des personnes handicapées et à mobilité réduite. Des personnes handicapées et à mobilité réduite ont été impliquées dans l’élaboration de la formation qui a été dispensée à tous les chauffeurs au travail pendant cette période. Ce contenu est aujourd’hui intégré au programme régulier de formation.

4 – Intégrer la clientèle des personnes handicapées et à mobilité réduite aux activités régulières.

Principales actions :

• Bonification de l’information à la clientèle concernant le déneigement et l’accessibilité des arrêts lors des tempêtes;

• Amélioration les renseignements fournis à la clientèle sur les perturbations des services;

• Mis de l’avant d’un projet-pilote de guide à la clientèle en médias adaptés;

• Soutien d’un programme d’introduction des personnes aînées au transport en commun;

• Prise en compte les besoins de personnes à mobilité réduite lors de la planification des services pour les grands événements.

« Ce bilan permet d’apprécier le chemin parcouru en matière d’accessibilité et démontre que l’organisation fait de nombreux efforts pour mieux considérer les besoins des personnes handicapées et à mobilité réduite, a conclu M. Normand. Ce bilan n’est pas une fin. C’est une étape qui nous motive à poursuivre nos actions, en partenariat avec les organismes et regroupements qui œuvrent auprès des personnes à mobilité réduite. »

Voir aussi : Transport en commun.

Le laissez-passer mensuel du RTC parmi les moins chers au pays

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 novembre 2017 Commentaires fermés sur Le laissez-passer mensuel du RTC parmi les moins chers au pays

Ian Bussières
Le Soleil

Même avec la hausse de 1,90 $ depuis juillet, le laissez-passer d’autobus mensuel du Réseau de transport de la capitale (RTC) est toujours l’un des moins chers au Canada dans les villes de plus de 200 000 habitants. À 3,50 $, le prix du passage individuel en argent comptant à Québec est toutefois l’un des plus onéreux au pays.

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Voir aussi : Transport en commun.

Enquête origine-destination 2017

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 novembre 2017 3 commentaires

Qu’est-ce que l’EOD 2017 ?

Enquête régionale d’envergure réalisée environ tous les cinq ans depuis 1977, l’EOD 2017 – Région Québec–Lévis vise à recueillir des renseignements précis et factuels sur les choix de déplacements des résidents de la région faisant l’objet de l’enquête. (…)

Il n’est pas possible de participer volontairement à l’EOD 2017. Les citoyens invités à y participer seront joints par téléphone, par lettre ou abordés en bordure de route, cela pour assurer la représentativité des résultats de l’enquête.

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Un billet précédent en … 2008

Voir aussi : Transport en commun.

Québec est la seule, parmi parmi les 12 plus grandes villes du pays, à n’avoir aucun projet de transport collectif

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 novembre 2017 17 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Québec est la seule ville canadienne de plus de 500 000 habitants qui n’a aucun projet concret de transport collectif structurant en chantier, déplore une coalition de groupes environnementaux.
La Vieille Capitale fait figure d’exception en la matière et a pris un retard considérable sur les autres grandes villes du pays, incluant celles de taille comparable, révèle une compilation effectuée par l’organisme Vivre en Ville qui a partagé le fruit de ses recherches avec Le Journal. (…) « À part Winnipeg, tout le monde y va avec un SLR et si on avait ajouté les villes de 200 000 habitants et plus, vous auriez vu davantage de projets dans le tableau parce qu’il y a sept chantiers de tramway présentement en Ontario. Waterloo en passant, ce n’est pas énorme, ça n’a pas du tout la même envergure que Québec », a commenté Alexandre Turgeon, du Conseil régional de l’environnement, qui prône un système sur rails à Québec et non un SRB.

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Voir aussi : Transport en commun.

À quoi ressembleront nos villes dans les prochaines années ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 octobre 2017 22 commentaires

Communopolis

Dans les 20 à 30 prochaines années, on estime que les villes accueilleront 70% de la population mondiale. En marge du congrès mondial des STI (systèmes de transport intelligent), qui se tiendra à Montréal, du 29 octobre au 2 novembre, nous avons interrogé Jean-François Barsoum, Consultant délégué principal, villes intelligentes, pour IBM recherche et développement. Jean-François adore vulgariser les concepts des villes intelligentes, de l’innovation et des changements climatiques, et donne des dizaines de conférences sur ces sujets chaque année.

Quels sont les enjeux auxquels les villes devront faire face ?
Nous sommes à la croisée des chemins et notre avenir dépend de nos choix dans les 3 ou 4 prochaines années. Je vois trois tendances :

L’électrification massive du transport qui va considérablement réduire le coût d’entretien et d’utilisation des véhicules ainsi que les émissions de GES.

La venue du véhicule autonome qui est à nos portes. On parle d’environ 18 mois pour la technologie de base, et quelques années tout au plus pour que cela devienne accessible à tous… Pour que cette technologie soit utilisée à bon escient, il faut impérativement un changement des mentalités. Car étant donné que les activités à l’intérieur du véhicule seront multiples, l’on peut se demander si nous ne serons pas plus tolérants au temps de parcours. Ce qui favoriserait alors l’étalement urbain et les congestions.

L’autopartage qui serait la solution idéale pour optimiser l’utilisation de la voiture autonome. Le véhicule deviendrait un moyen comme un autre de se déplacer et plus une propriété en tant que telle. C’est une habitude que l’on doit développer dès maintenant afin de s’adapter au mieux aux scénarios évoqués ci-dessus.

Voir aussi : Transport en commun.