Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Architecture – Le paradoxe québécois

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 novembre 2011 40 commentaires

Frédérique Doyon
Le Devoir

Pourquoi certaines zones de la banlieue sont-elles si laides? Y a-t-il une architecture propre au Québec? D’un côté, le modèle désolant du mégacentre importé des États-Unis ravage le paysage périurbain. De l’autre, des architectes québécois inspirés multiplient les petits projets ingénieux.

Quand la ville s’étend, l’architecture de qualité recule, bien souvent. (…)

«On s’est laissé envahir par un modèle d’architecture sans qualité qu’on a importé de nos voisins du sud, note l’architecte Pierre Thibault. Au-delà même de l’architecture, c’est l’utilisation de l’espace qui est complètement dépassée. On parle de développement durable depuis au moins une décennie et dans ces couronnes-là, on continue de construire de grandes surfaces qui ne sont pas accessibles en transport en commun. Tout à l’encontre de ce qui serait logique avec notre territoire.»

La suite

Une maison « signée » Pierre Thibault

L’entrevue – L’architecture comme projet de société

Voir aussi : Architecture urbaine.


40 commentaires

  1. François Magellan

    26 novembre 2011 à 22 h 40

    Au sujet de Pierre Thibault, je vous invite à lire le livre qu’il a publié il y a environ deux ans. Au salon du livre de Québec édition 2010, j’ai eu l’immense plaisir de le rencontrer et de faire dédicacer le livre, discuter architecture et urbanisme au Québec. Une magnifique rencontre. Les mêmes conclusions auxquelles parvient l’article : le manque de culture d’architecture et d’urbanisme. Pas les moyens. Et ça, ça commence par la découverte de l’ailleurs.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  2. Sims

    26 novembre 2011 à 23 h 20

    Le paradoxe québecois : je m’intéresse à l’architecture, mais je vie dans un édifice à logement des plus drabe …. au moins je suis proche de tous les services ;)

    Je me souviens qu’au retour d’un voyage en Europe je trouvais notre architecture très ordinaire (Wal-Mart pour ne pas le citer), mais je sais qu’on a pas la même histoire et je n’ai pas visiter la banlieue en Europe même si elle doit exister.

    Je suis content d’avoir lu l’article on voit qu’on fait pas juste des boîtes sans vie. Pour le livre ça me semble intéressant je vais sûrement y jeter un oeil à la bibliothèque (une autre boîte, Monique Corriveau).

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  3. Dominic B.

    27 novembre 2011 à 07 h 39

    D’accord pour l’architecture inspirée, mais tout cela a un prix. La ‘maison « signée » Pierre Thibault’ doit valeur 4x plus cher qu’une maison ‘régulière’ (un plan dessin drummund)…

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
    • bluechip

      27 novembre 2011 à 07 h 52

      si nous disons qu une maison régulière est une maison « plan drummond » nous avons beaucoup à faire coté architecture et durabilité, J’aimerais me projeter dans 150 ans et voir le patrimoine bati de certains quartiers, disons historiques……

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
    • Florian

      27 novembre 2011 à 09 h 45

      tout à fait d’accord avec Dominic. Pas tout le monde peut s’offrir ce genre de maison, et certainement que les gens le feraient s’ils avaient les moyens ^^

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
    • Antoine Utilisateur de Québec Urbain

      27 novembre 2011 à 11 h 20

      Déjà si ceux qui en ont les moyens le faisaient ça serait un progrès. À voir les châteaux de parvenus des nouveaux quartiers, on en est encore loin. Québec semble malheureusement avoir une inépuisable réserve d’inculture de mauvais goût.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
      • François Magellan

        27 novembre 2011 à 12 h 37

        effectivement. Il n’y a que se promener dans les nouveaux développements de Saint-Augustin, où les maisons d’un demi-million de dollars ne sont pas rares, pour constater que le dorique, les poutres grecques, et le Parthénon ont de la concurrence.

        Signaler ce commentaire

         ou annuler
      • Florian

        27 novembre 2011 à 18 h 54

        ahahahahah +98732468976
        y’a tellement de maisons quétaines dans tous les sens… j’hallucine en couleur avec ma  »culture » architecturale européenne

        Signaler ce commentaire

         ou annuler
  4. Sébastien

    27 novembre 2011 à 11 h 02

    Une architecture soignée ne veut pas nécessairement dire une maison à prix exorbitant… Un exemple concret d’un citoyen d’un quartier historique qui voulait construire sa maison : après avoir soumis ses plans à la consultante en patrimoine de ladite municipalité, le prix de construction avait baissé suite aux recommandations de la consultante… Les fioritures inutiles, les tourelles criardes, ça coûte cher !

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  5. Patrick H. Utilisateur de Québec Urbain

    27 novembre 2011 à 11 h 24

    J’ai souvent l’impression que les gens qui accordent une grande importance à l’architecture dans la qualité de vie des gens sont déconnectés des priorités des gens qui tentent de trouver un milieu de vie de qualité pour leur famille.

    Possiblement que ma conception de l’architecture est réductrice.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
    • François Magellan

      27 novembre 2011 à 12 h 34

      L’erreur, c’est de voir l’architecture et des projets d’architectes comme celui présenté dans l’article, comme des finalités. Il faut voir plus loin. Par exemple, plus petit, ça veut aussi dire une meilleure conception des espaces intérieurs, des espaces plus pratiques, le site de la construction, en étudier les conditions, les atouts, comme l’ensoleillement ; dans quelques cas, tourner la façade de quelques degrés c’est bénéficier d’un meilleur ensoleillement en hiver, donc plus de chaleur et de confort, et des économies en énergie. Et en été, les végétaux sont là pour contrer la chaleur excessive.
      Toutefois, rares sont les promoteurs qui s’attardent à ça. C’est la tabula rasa qui règne. Certaines municipalités ont aussi du chemin à faire. J’en parle en connaissance de cause. Lorsque mes parents ont décidé la construction de notre chalet au début des années 80, mon père, qui avait dessiné le plan, avait décidé justement de tourner la façade de quelques degrés pour bénéficier de la lumière du matin jusqu’au midi. Le parallélisme avec le chemin n’était pas parfait. Or, il lui a fallu se battre avec la municipalité et les urbanistes d’alors, pour bénéficier de cette dérogation. Je parle des années 80. Les mentalités ont changé, heureusement, plus de gens sont conscientisés, mais il y a place encore à beaucoup de sensibilisation. Pourtant, la littérature, revues, bouquins, à ce sujet est nombreuse, les expériences aussi. C’est la volonté et la culture qui n’y sont pas, surtout chez les promoteurs.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
      • Carl Utilisateur de Québec Urbain

        28 novembre 2011 à 08 h 45

        hahahaha! Ton exemple me fait bien rire, François. J’ai un bacc en architecture et une maîtrise en urbanisme, et à la fin des années ’90 j’ai sévi comme inspecteur en bâtiment dans la MRC Robert-Cliche.

        Un jeune couple était à préparer la construction de leur (de sa??) première résidence, à Saint-Joseph-de-Beauce (paroisse), sur une rue tracée en côte, perpendiculaire à la vallée. Ils avaient (bien entendu) acheté un cahier de plans de Dessins Drummond, à partir d’images qu’ils avaient vues dans une revue achetée au dépanneur. La demeure en question avait la quasi-totalité de ses fenêtres sur la devanture, ou à l’arrière. Sur le côté faisant face à la vallée (donc, face à une magnifique vue), seulement deux petites fenêtres de salles de bain, et une fenêtre dans un puit d’escalier. J’ai suggéré à de nombreuses reprises de tourner le plan de 90° afin que les grandes fenêtres de la façade s’ouvrent vers la vallée de la Chaudière (plutôt que vers le voisin d’en face!), sans succès: « Dans le plan les fenêtres vont vers la rue! » et moi de répondre « oui mais le technicien assis dans son bureau n’a jamais vu ton terrain! Ta maison tu peux faire ce que tu veux avec! » – ils n’ont jamais rien voulu entendre. Le beau plin (sic) de Dessin Drummond faisait foi de tout.

        De la même manière, une dame possèdait un terrain situé sur le seul lac de villégiature de toute la MRC (le lac Fortin). Le terrain était d’une forme plutôt particulière et, compte tenu des règlements relatifs à la protection des rives et autres, l’enveloppe dans lequel une nouvelle construction pouvait s’inscrire était relativement peu profonde (peut être 4,5m) mais très allongée, un très long rectangle, face au lac. Lorsque je lui ai expliqué cela, elle semblait très déçue: « Mais ma cuisine?!? » « euh… quoi, votre cuisine, quelle cuisine? » « J’ai vu une cuisine dans une revue que je veux avoir dans mon chalet! » J’avais beau lui expliquer que compte tenu des contraintes particulières de son site elle ne pouvait appliquer une solution ‘en canne’ (i.e. un plin (sic) de DécorMag ou de Ma Cuisine ou de Dessins Drummond), elle non plus ne voulait rien entendre.

        Le rôle de l’architecte est très mal compris. Et pour tout ceux qui pensent que ça va coûter cher: les frais de courtage qui sont reliés à l’achat d’une maison, ils s’élèvent à combien, déjà???

        Signaler ce commentaire

         ou annuler
      • François Magellan

        28 novembre 2011 à 09 h 33

        merci de partager ton expérience. Ça confirme bien des choses ! Et parfois, je m’amuse à regarder les maisons à vendre sur Internet, surtout les 500 000 $ en montant. La richesse est une chose, et malheureusement elle côtoie une pauvreté d’architecture. Des minutes et des minutes de plaisir !

        Signaler ce commentaire

         ou annuler
      • Yvan Dutil

        28 novembre 2011 à 22 h 24

        Ma maison est bâtie comme cela avec la plus grande fenêtre de la maison au nord! On a défoncer le mur sud pour réorienter la maison comme du monde pour faire entrer de la lumière! C’est un design de 1957 cependant.

        Signaler ce commentaire

         ou annuler
  6. Franks Utilisateur de Québec Urbain

    27 novembre 2011 à 11 h 29

    Moi aussi lorsque je suis allé en europe, ça m’as un peu déprimé en revenant ici ,la différence m’a frappé. Non seulement l’architecture Française (pour prendre cet exemple ) , est de plus grande qualitée ( et on ne parle meme plus d’avoir une histoire différente ou non ! ) mais il y a plein de petites attentions : murets , stationnements surélevés , végétation et j’en passe.

    Comparons donc …
    Au Québec : http://maps.google.ca/maps?hl=fr&ll=46.88426,-71.300552&spn=0.010398,0.026157&t=h&z=16&vpsrc=6&layer=c&cbll=46.88426,-71.300552&panoid=Fk434mlq9iuK05bDgH5aBg&cbp=12,154.09,,0,4.13
    En France : http://maps.google.ca/maps?hl=fr&ll=48.606326,2.503381&spn=0.01006,0.026157&t=k&z=16&vpsrc=6&layer=c&cbll=48.606234,2.503402&panoid=hAFOY9WRfKaEH-HQjBZJ3Q&cbp=12,320.94,,0,3.77

    Est-ce seulement moi, ou nos quartiers de banlieue on l’air  »tout nus » comparés à nos amis Français, qui eux semblent agréables à voir grâce à ces petites attentions paysagères et architecturales ?? …

    Comme quelqu’un disais plus haut, il est pas nécessaire de payer un prix exorbitant pour avoir une architecture agréable, ça ne passe pas nécessairement par nos horreurs à tourelles et autres McMansions !

    Un exemple m’est toute suite venu en tête ! …
    Cette maison au coin de St-Félix et de l’Hêtriere à St-Augustin :
    http://maps.google.ca/maps?q=quebec,qc&hl=fr&ie=UTF8&ll=46.734795,-71.394103&spn=0.001296,0.00327&sll=48.606234,2.503402&sspn=0.000629,0.001635&vpsrc=6&hnear=Qu%C3%A9bec,+Communaut%C3%A9-Urbaine-de-Qu%C3%A9bec,+Qu%C3%A9bec&t=k&z=19&layer=c&cbll=46.734795,-71.394103&panoid=9Zm6ZTqgg97Kw84yt7Z5dA&cbp=12,331.17,,0,-5.87

    Je pense qu’on est dû pour un gros changement…

    Qu’en pensez vous ?

    Franks.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
    • François Magellan

      27 novembre 2011 à 14 h 27

      je crois qu’il ne faut pas tomber dans la diabolisation extrême de l’habitat de banlieue ici. En France, il y a aussi de ces petites banlieues pavillonnaires, comme les nôtres. Quant au terme banlieue à la française, c’est un échec total, avec que ces grands ensembles semblables à des poulaillers. D’ailleurs, il y a de grands projets de mise à terre de ces ensembles pour développer d’autres plus petits, connectés avec l’environnement, bâti ou non. En bref, à des exemples il y a toujours des contre-exemples.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
  7. nietnietniet

    27 novembre 2011 à 14 h 20

    Intéressant. Par contre, je ne trouve pas le quartier francais beaucoup plus beau. Il est différent, et c’est peut-être la nouveauté qui charme votre oeil. J’aime bien les murets par contre. Mais pas tellement les trottoirs rouges.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  8. Franks Utilisateur de Québec Urbain

    27 novembre 2011 à 14 h 29

    Oh ça je sais que ça plait ou ça ne plais pas c’est une question de goûts, mais on ne peux pas passer à côté du fait qu’ils soignent beaucoup plus l’aspect de leurs nouveaux quartiers comparé à nous et ce sont tous les petits détails et attentions qui font toute la différence à mon avis!

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
    • Manu

      29 novembre 2011 à 09 h 51

      Je me faisais ce genre de réflexion, il y a 10 ans, dans divers quartiers de banlieue en Australie (Brisbane surtout où j’ai « visité » à pied pendant des jours beaucoup de banlieue, et Adelaide dans une certaine mesure). J’ai vu ce qui me semblait de bien jolies choses…

      Toutefois, c’était d’une part une question d’habitude, i.e. ceux qui vivent là trouvent ça bien normal et sont à l’inverse impressionnés par de grandes étendues de pelouse comme en trouve par ici.

      D’autre part, les petits détails (bordures surélevées, petits murets, aménagement de végétaux, etc.) ne sont absolument pas compatible avec le déneigement l’hiver, et surtout pas avec « souffler de la neige ». Ici, on doit non seulement faire la rue de manière à ce que la neige qu’on met en bordure de rue un certain temps ne ruisselle pas dans le rue au soleil pour glacer ensuite la nuit, on doit aussi garder un espace suffisant devant les façades de maison pour souffler cette neige et l’entreposer l’hiver durant. Quant aux végétaux, on peut très bien choisir des espèces vivaces et rustiques qui supportent le sel de déglaçage, mais avouons que lorsque ceux-ci n’ont pas à « recommencer » chaque année et qu’on n’a pas de contraintes hivernale, ça laisse beaucoup plus de latitude pour faire des aménagements permanents plus diversifiés.

      Bref, juste pour dire qu’un aménagement « joli » ailleurs ne l’est pas nécessairement pour ceux qui habitent là, et que l’hiver (surtout la neige) complexifie et augmente les coûts d’entretien de nos aménagements. Ce n’est pas une raison pour ne pas en faire, mais ça limite notre choix, tout simplement.

      Par ailleurs, toujours dans ce que j’y ai vu, il y avait beaucoup de « laid » aussi. Des beaux quartiers bien aménagés et d’autres plutôt moches. Des quartiers de maisons unifamiliales bien habités mais avec des allures d’abandon total, incluant les trous dans les murs de maison (des murs extérieurs n’ayant rien de plus qu’une épaisseur de planche d’ailleurs, comme une cabane dans un arbre…). C’est pas le même moche qu’ici, mais moche quand même.

      Allez faire un tour par vous-mêmes avec StreetView dans les quartiers autour de Brisbane par exemple. Non seulement on peut voir que la banlieue s’étend beaucoup plus qu’ici, mais qu’à plus d’un kilomètre du centre ville, on ne trouve presque seulement que des maisons unifamiliales. À première vue, ça a l’air tellement plus joli que nos banlieues, mais après quelques semaines de « toujours la même chose partout », je peux vous garantir qu’on trouve ça très banal, comme ici finalement.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
  9. Jeff

    27 novembre 2011 à 14 h 31

    C’est de l’architecture comme celle là que j’ai hâte de voir aparaître à Québec : http://torontocondo.files.wordpress.com/2008/11/emeraldcity11.jpg

    Une autre belle architecture : http://www.staronion.com/maiev/img/shangri-la.jpg
    Une dernière : http://www.vancouver-real-estate-direct.com/blog/images/jameson.jpg

    Les promoteurs devraien s’inspirer de Toronto et Vancouvert quand il est question de belle architecture.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
    • Sim

      27 novembre 2011 à 15 h 38

      Pas besoin d’aller cherche si loin. Même à Montréal on retrouve ce genre de design. La Tour IBM Marathon est dans ce style là et elle date tout de même de 1992!

      http://imtl.org/edifices/IBM-Marathon.php

      Je crois que voir de tels projets, aussi beaux, à Québec aiderait à contrer l’opposition parfois (souvent) excessive. Personnellement je serais bien plus emballé de voir une tour avec une recherche architecturale très poussée qu’un bloc brun en béton (même si je serais tout de même heureux de voir cette dernière qui contribuerait à densifier, mais bon c’est une autre histoire).

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
    • Il Mario

      27 novembre 2011 à 15 h 50

      La première tour ressemble énormément à ce qu’il se construit sur l’Île-des-Soeurs à Montréal, pratiquement une copie conforme. C’est bien ce qui me dérange, les tours de condos en verre de ce style sont, pour la plupart, toutes similaires et sans personnalité, sans aucun rappel avec leur milieu. Il y a bien quelques exceptions, comme la Shangri-la, mais sinon… le bord de l’eau à Vancouver et Toronto est tout simplement insipides. J’admire le dynamisme immobilier de ces secteurs, mais des tours clonées et interchangeables à l’infini ne sont pas vraiment plus riches, architecturalement parlant, qu’un vulgaire bungalow.

      Il y a de bons exemples de tours plus recherchées au Québec (tout comme il y en a ailleurs), je pense au Louis-Bohème ou au projet M9, par exemple, qui se démarquent du verre bleu parsemé de balcons alignés.

      http://www.sothebysrealty.ca/images/listings/775493187.jpg

      http://www.condoneufmontreal.com/images/projet_final/m9-phase-4/4/large.jpg

      Les architectes derrière ces projets font un travail bien plus intéressant, à mon humble avis.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
    • alex Utilisateur de Québec Urbain

      28 novembre 2011 à 18 h 05

      Dans le PPU de sainte-foy, on a dessiner une tour de cette allure sur le terrain du Burger-King.
      Reste a savoir si SSQ va s’inspirer de cette idée.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
  10. dan

    27 novembre 2011 à 19 h 09

    Patientons un jours peut-être on verra de la belle architecture à Québec.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  11. Bonjour

    28 novembre 2011 à 13 h 51

    D’après ma modeste expérience (non scientifique je consens), le Québec n’a pas le monopole du mauvais goût et du quétaine. Le quétaine est parfois moins visible qu’en raison d’une réglementation plus stricte.

    Par exemple, en France, on ne voit pas beaucoup de simili palace néo-grec en toc mais on m’a déjà dit que les règlements de construction ne le permettrait pas de toute façon. Me trompe-je?

    L’effet bénéfique de règlements très stricts est de calmer les quétaines, mais a aussi comme effet d’uniformiser à l’extrême.

    De ce que j’ai vu en France, rien ressemble plus à une maison qu’une autre maison (dans une même région on s’entend, je ne compare pas les maisons d’Alsace et celles de la Bretagne); ils sont très beaux les villages en France mais ils se ressemblent beaucoup ! Crépi rose, toits en tuiles orange et fenêtre à carreaux sont omniprésents dans le coin de Lyon par exemple.

    Pourrait-on viser un juste milieu???

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  12. Patrick H. Utilisateur de Québec Urbain

    28 novembre 2011 à 19 h 18

    Alors quand on dit que l’architecture au Québec laisse à désirer, on veut dire que la finition extérieure est quétaine, que les maisons sont mal orientée par rapport au soleil est que les divisions intérieures sont mal pensées ? Ça me semble être une question de choix personnnels rendu là, et pas un enjeux de société.

    L’architecture devrait plutôt cibler les constructions de gros immeubles et les édifices publiques.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
    • François Magellan

      28 novembre 2011 à 20 h 22

      donc, les nombreux développements résidentiels ne devraient pas à être concernés ? Pourtant, c’est ceux où les gens habitent, qui touchent le plus le territoire, avalent les forêts, grugent le territoire agricole. vraiment pas d’accord pour la vision cloisonnée de l’architecture que tu en as.

      Signaler ce commentaire

       ou annuler
  13. Florian

    28 novembre 2011 à 20 h 45

    quand les gens qui en ont les moyens commencent à se faire des mini-Parthénon(s), oui c’est un enjeu de société. Les règlements d’urbanisme pourraient interdire aux riverains de jouer  »à celui qui a la plus grosse maison quétaine » :D

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  14. Manu

    29 novembre 2011 à 10 h 00

    L’architecture doit d’abord être fonctionelle pour répondre au besoin de se loger.

    Voilà.

    Pour le reste, c’est du luxe, ni plus ni moins.

    Évidemment, les architectes prêcheront pour leur paroisse en tentant de nous faire croire que « l’art » (je dis « l’art » par opposition à simplement « fonctionnel », mais si vous avez un meilleur terme…) dans l’architecture est « essentiel » à la socité et blablabla.

    Non, cet art n’est pas essentiel. Asbolument pas.

    Il est par contre souhaitable si on a les moyens de s’offrir ce luxe bien sûr. Mais ça demeure un luxe. Le même luxe que celui de lire le dernier Michel Tremblay ou de comprendre pourquoi le ciel est bleu et pas toujours le même bleu. Ça ne répond à aucun besoin essentiel, mais c’est un luxe souhaitable, si on peut se le permettre, pour la soiciété dans son ensemble.

    Signaler ce commentaire

     ou annuler
  15. Manu

    29 novembre 2011 à 10 h 06

    Pour établir un parallèle, imaginons que des gens de la « mode » viennent dire à quel point notre habillement est morne, issu d’un style déchu. Les pantalons et les chemises… c’est complètement dépassé! Plutôt que de porter du « vrai linge », on complexifie les mêmes vieux modèles de pantalons et de chemises, tout comme on « châteauifie » les maisons de banlieue… non mais ce qu’on fait dur! :)

    Signaler ce commentaire

     ou annuler