Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Architecture urbaine »

Ville à échelle humaine et «vivre-ensemble»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 février 2019 12 commentaires

Anne Guérette
Citoyenne engagée, architecte et ex-politicienne
Point de vue
Le Soleil

OPINION / Le pouvoir encore insoupçonné de l’aménagement du territoire sur le «vivre-ensemble».

Combien touchant de voir émerger tous les bons sentiments exprimés à la suite de l’atroce fusillade qui a tué six pères de famille de confession musulmane le 29 janvier 2017. Combien rassurant de voir émerger la solidarité et la mise en œuvre d’actions concrètes visant à soutenir, commémorer et indemniser la communauté musulmane de Québec qui vit un deuil immense et qui se mobilise pour faire naitre le positif de cette tragédie et nous guider vers un meilleur «vivre-ensemble». Mais concrètement, comment allons-nous collectivement poursuivre cette collaboration ouverte et constructive vers une communauté qui inspire en matière de «vivre-ensemble»?

Au-delà d’un cimetière ou d’une œuvre d’art, certes importants et hautement significatifs, quelle doit être la prochaine action à favoriser pour ce meilleur «vivre-ensemble» que nous réclamons? Quel est le prochain pas à initier par notre collectivité et par nos autorités politiques pour encadrer et soutenir les initiatives qui vont faire le poids pour un «vivre-ensemble» durable?

Mon point de vue

À mon point de vue, le prochain pas qui s’impose touche l’aménagement du territoire, ce pilier qui façonne notre environnement bâti, naturel ainsi que notre économie. Nous avons assez de ces «boites à humains» toujours plus haut, toujours plus gros qui semblent «fabriquées en série». Ce dont notre territoire a besoin pour plus de «vivre-ensemble», c’est la création de milieux de vie de qualité, à échelle humaine et accessibles pour les familles de toutes les classes sociales et de toutes les origines.

De nombreuses familles dans le monde se déplacent à la recherche de ce que nous, «Québécois de souche» tenons pour acquis, c’est-à-dire un environnement sécuritaire où on peut gagner dignement sa vie, avoir un toit pour abriter sa famille et être libre d’être soi. Parallèlement à cela, nous savons que le manque de main d’œuvre affecte de manière de plus en plus tangible notre développement, notre économie et notre compétitivité. Pour se positionner comme leader en matière de «vivre-ensemble» et mieux attirer, retenir, intégrer et développer le sentiment d’appartenance chez les nouveaux arrivants, il faut «rénover» les lois, les règlements et les façons de faire conventionnelles en matière d’aménagement du territoire. Les architectes, les urbanistes et les aménagistes le réclament d’ailleurs en vain depuis plusieurs campagnes électorales…

À la ville de Québec, plusieurs «morceaux de territoire» qui nous appartiennent collectivement sont disponibles pour exécuter ce prochain pas vers un meilleur «vivre-ensemble». L’îlot Saint-Louis-de-Gonzagues dans le Vieux-Québec qui appartient à notre gouvernement provincial et le grand terrain de la Défense nationale à Ste-Foy qui appartient à notre gouvernement fédéral représentent à mon point de vue, deux cibles de choix. J’interpelle aujourd’hui nos autorités politiques à se positionner au-dessus des intérêts particuliers et des conflits de territoire pour soutenir, sur ces deux terrains stratégiques, la réalisation de projets qui seront le reflet de notre volonté réelle de bâtir plus de «vivre ensemble», des milieux de vie accessibles où nos enfants pourront jouer dehors après l’école en toutes saisons et en toute sécurité, où les parents pourront aller au travail à proximité, en transport actifs ou publics et où les aménagements permettront aux aînés de vivre une vie saine et de participer à la vie de la communauté. Voilà ce que peut créer le pouvoir insoupçonné de l’aménagement du territoire, voilà comment nous pourrions prendre ensemble la route d’un «vivre-ensemble» toujours meilleur en soutenant la qualité de la vie et l’enrichissement durable de notre communauté!

Un peu de volonté politique et le tour sera joué!

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Voir aussi : Architecture urbaine, Nouvel urbanisme.

Université Laval : repenser le campus avec l’arrivée du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 février 2019 2 commentaires

Radio-Canada

Des étudiants à la maîtrise en architecture proposent de profiter de l’arrivée du Réseau de transport structurant pour redynamiser la vie sur le campus de l’Université Laval.

En tout, une quinzaine d’étudiants ont été mandatés par l’Université pour repenser le campus puisque l’arrivée du tramway risque de changer le décor du secteur. Ils veulent rendre le campus plus urbain, plus attractif et plus vivant puisqu’il s’agit du seul endroit de la ville où le tramway et le trambus se rencontreront.

« C’est un morceau de territoire en plein milieu de la ville. L’arrivée du réseau de transport structurant est une opportunité d’intensifier les activités sur le campus et d’amener une mixité sur le campus », explique Érick Rivard, qui dirige l’atelier de design urbain du programme d’architecture à l’Université Laval.

L’initiative du département d’architecture s’appuie sur le projet de Réseau structurant de la Ville de Québec. Les étudiants sont convaincus qu’avec les nouvelles stations de tramway sur le campus, une nouvelle clientèle sera déjà favorable à expérimenter le secteur de manière différente.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Projet - Tramway.

Grands Prix du design : des projets se distinguent dans la région de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 janvier 2019 Aucun commentaire

Alexandra Perron
Le Soleil

Les lauréats des Grands Prix du design ont été dévoilés il y a 10 jours au Casino de Montréal. Des projets de la région de Québec et de l’Est de la province ont impressionné le jury par leur conception innovante, esthétique, écologique, voire ludique.

La nouvelle succursale de Centura, à Québec, s’est distinguée dans la catégorie salle d’exposition par sa classe, sa sobriété, sa robustesse. Le jury a été charmé par la cohérence du design, l’organisation de l’espace, les jeux de formes et la présentation éclairée des produits du commerce de détail de pierres naturelles et de carreaux de céramique. Cet «espace muséal» a été imaginé par CoArchitecture et Centura Design Marketing.

CoArchitecture a brillé une deuxième fois en recevant le prix surface pour le stationnement de Place Ste-Foy. Une structure de cinq étages qui a relevé le défi d’être esthétique et de se conformer aux nouvelles normes urbanistiques. Des modules pyramidaux en béton fibré ont été superposés à des parois d’aluminium colorées.

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Grands Prix du design

Voir aussi : Architecture urbaine.

Un portrait de l’architecte Pierre Thibault

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 décembre 2018 Aucun commentaire

Karine Gagnon
Journal de Québec

Enfant, Pierre Thibault avait remarqué à quel point les gens se transformaient selon les lieux au sein desquels ils évoluaient. Une fascination qui l’a guidé très tôt vers une carrière d’architecte qui lui vaut aujourd’hui une renommée internationale.

« On visitait souvent mes grands-parents et de la famille, et je me rendais compte que ces gens-là, que je connaissais, n’étaient pas les mêmes selon les lieux où ils étaient », se souvient l’architecte né à Montréal et établi à Québec depuis son plus jeune âge, lorsque son père médecin est venu y pratiquer.

Le visage illuminé de son grand-père lorsqu’il entrait dans son atelier aménagé dans sa grange, ou celui de ses oncles lorsqu’il les voyait à leurs chalets, dans la nature, a frappé son imaginaire. Il s’est mis à construire des cabanes dans des arbres, l’été, et des forts, l’hiver, de plus en plus sophistiqués et où il pouvait inviter ses amis.

« C’était des projets rassembleurs, nos lieux à nous, les enfants, et comme j’avais beaucoup de frères et sœurs, j’avais aussi beaucoup de monde pour m’aider », raconte l’aîné d’une famille de sept enfants.
Pierre Thibault s’est intéressé tout aussi jeune aux maisons du voisinage. Il s’organisait des expéditions en solitaire dans le quartier, à la sortie de l’école primaire, pour prendre le temps d’admirer les plus jolies résidences.

(…)

Ce n’est donc pas un hasard si l’une des signatures de ses projets consiste en une fenestration très abondante qui permet de profiter du paysage. Cette signature se retrouve aussi à son atelier, qui souffle ses 30 bougies cette année, et qui a déménagé rue St-Jean cette année, après sept ans sur la rue Saint-Joseph.

L’immeuble datant du début du 19e siècle logeait auparavant une boulangerie, et était doté d’un cachet dont l’architecte a évidemment su tirer profit. L’endroit ferait l’envie de bien des travailleurs.

(…)

Marcher avec son enfant permet aussi de vivre de beaux moments. « Tu ne dis pas les mêmes choses que si tu es au volant, stressé. » Bien que cette option de marcher pour se rendre au travail ou à l’école soit plus accessible aux résidents du centre-ville, à Québec, c’est une possibilité qui devra être offerte aussi aux gens des banlieues, espère-t-il.

Le tramway représentera aussi une belle avancée pour Québec, estime M. Thibault, qui siégeait au premier comité de mobilité durable en 2007, lequel avait recommandé ce système de transport pour Québec. Même si plusieurs l’oublient, la Ville avait d’ailleurs fait du tramway la pièce maîtresse de son plan déposé en 2011.

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Voir aussi : Architecture urbaine.

The 31 Ugliest Skyscrapers in the World

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er décembre 2018 5 commentaires

Architectural Digest

Designing anything, let alone a massive building, is not a simple task. It requires pragmatic decision-making coupled with bold creativity. As with any form of art, the designer ultimately strives to make something striking and original. Sometimes this effort pays off in the form of a lasting structure—a work that transcends time and place. While other times, well, not so much. Of course, it’s not always the architect’s fault. In some instances, like Tour Montparnasse in Paris, the designers are a bit unlucky. Had they erected their work in any other location other than the City of Light, maybe it wouldn’t stick out like a sore thumb. But, alas, architecture, like all creative endeavors, is a cruel venture. As such, AD rounds up the 31 ugliest skyscrapers from around the world, ones that began with high intentions but eventually didn’t quite meet the mark.

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Voir aussi : Architecture urbaine, S'inspirer d'ailleurs.

Le Phare Londonien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2018 9 commentaires

The Tulip – a 305.3-metre tall tower topped with a viewpoint and rotating gondolas designed by Foster + Partners – is planned to be built alongside the Gherkin in London.

Foster + Partners has submitted its design for the tower, which would become the tallest structure in the City of London, for planning permission.

If approved, the tower could begin construction in 2020, with an opening date planned for 2025.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Projet - Le Phare de Québec, S'inspirer d'ailleurs.

Parfois, c’est la taille qui compte

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 novembre 2018 6 commentaires

Christian Savard
Vivre en ville

Le quotidien de la plupart d’entre nous se partage entre les lieux incontournables que sont le travail et la maison. Deux autres équipements sont par ailleurs étroitement imbriqués dans nos vies: l’épicerie, pour des visites au moins hebdomadaires, et l’école, chaque jour durant de nombreuses années. Mais l’avez-vous remarqué? Il est de plus en plus rare de pouvoir se rendre à pied, ou en moins de trois minutes de voiture, à ce qui devrait pourtant être des services de proximité.

La tendance à des formats de plus en plus gros, aussi bien pour les écoles que pour les épiceries, est une des causes de cette situation qui a plusieurs conséquences regrettables.

Je participais récemment à un comité sur le réaménagement d’un secteur dans une ville de la banlieue de Montréal. J’ai été surpris d’apprendre que la commission scolaire planifiait le développement de nouvelles écoles primaires de quatre classes par niveau, soit près de 1000 élèves. Le bassin de recrutement d’une telle méga-école est tellement étendu que le seul moyen de la “remplir” sera d’acheminer par autobus scolaire des élèves qui, pour la plupart, viendront de trop loin pour pouvoir s’y rendre à pied.

Au même moment, le mandat de notre comité était d’aménager un milieu « marchable ». Mais marchable pour qui, si les distances y sont de toute façon trop longues pour la plupart des gens? À l’heure où on promeut l’activité physique, priver les jeunes d’un déplacement actif au quotidien est complètement contradictoire avec les cibles de santé publique.

À quelle étape de planification de la couverture scolaire avons-nous oublié le principe d’« un quartier, une école »?

Nous sommes obligés de faire avec les établissements déjà construits, mais il est encore temps de redresser la barre pour ceux qui sont à bâtir.

LE CAS DES ÉPICERIES

Au Québec, si 6% de la population vit dans un désert alimentaire – 13% en milieu rural –, c’est en partie parce que les épiceries sont de plus en plus grosses. Pour une grosse épicerie qui ouvre en périphérie, c’est souvent deux moyennes qui ferment au cœur des milieux de vie. Le large bassin de clientèle d’une grosse épicerie sera généralement forcé de s’y rendre en voiture. Pour un panier d’épicerie potentiellement moins cher, quel impact sur le bilan de gaz à effet de serre?

D’autant plus que l’épicerie ne part souvent pas seule. Elle entraîne avec elle les autres commerces, des restaurants et des services et activités de loisirs, qui voudront profiter de son achalandage.

Une épicerie de taille moyenne pouvait facilement s’intégrer dans un noyau villageois ou sur une rue commerciale. Une méga-épicerie, en revanche, aura besoin d’un méga-stationnement, construit à même des terres agricoles ou des milieux naturels, et créant un milieu absolument hostile aux piétons.

Nous parlons souvent, dans nos conférences, de l’objectif de bâtir des « milieux de vie complets » où la plupart des services sont accessibles à pied, et cette idée plaît à une écrasante majorité. Impossible d’avoir cette vie de proximité sans école et sans épicerie. Impossible de répartir équitablement ces services s’ils sont surdimensionnés.

Construire et laisser construire des écoles et des épiceries trop grosses, c’est vider des villages et des quartiers de leurs services de proximité.

Pour les municipalités, c’est un superbe défi de réglementation et de courage urbanistique que de reprendre le contrôle de la taille des épiceries. Le format des écoles, quant à lui, doit faire partie de la réflexion sur une meilleure intégration des établissements au milieu, une réflexion qui devrait mobiliser à la fois le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires et les villes.

Nos villes et nos milieux de vie sont faits de leurs équipements, tant publics que privés. Pour bien les répartir, nous devons aussi remettre en question leur taille. Car elle compte.

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Voir aussi : Architecture urbaine.

Photos d’architecture du Manège Militaire

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 octobre 2018 6 commentaires

Architectes : STGM Architectes / Architecture49 Montréal / DFS

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité - Haute-ville.

Début de la période de mise en candidature pour la Bourse innovation

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 septembre 2018 Commentaires fermés sur Début de la période de mise en candidature pour la Bourse innovation

Québec, le 10 septembre 2018 – La Ville de Québec annonce la période de mise en candidature pour la Bourse innovation qui vise à soutenir la relève en architecture, en aménagement et en design urbain. D’un montant de 5 000 $, la bourse sera remise à un étudiant de l’École d’architecture de l’Université Laval inscrit à la maîtrise professionnelle ou à la double maîtrise et qui terminera ses études en 2018-2019.

Les étudiants intéressés sont invités à déposer à la direction de l’École d’architecture un projet de voyage d’études d’au moins six semaines, pouvant ou non être complété par un stage de travail. Les projets doivent être remis au plus tard le 9 novembre 2018 à midi.

L’originalité du projet, sa cohérence avec les objectifs poursuivis, le réalisme du budget et de l’itinéraire proposé ainsi que la qualité du dossier académique seront considérés par le comité de sélection. Le dossier doit être accompagné d’une lettre décrivant les choix de visites et les objectifs relatifs aux préoccupations de l’étudiant, notamment dans la poursuite de ses études et pour sa carrière professionnelle.

Ce prix permettra à la personne sélectionnée d’étudier des réalisations marquantes dans le pays de son choix, et ce, au courant de l’année 2019.

À son retour, le récipiendaire sera invité à présenter la synthèse des connaissances acquises à l’occasion de conférences auxquelles seront conviés les étudiants et des professionnels de la Ville de Québec.
Grâce à la Bourse innovation, des voyages sous les thèmes de la densité confortable, de l’observation des espaces publics, des centres historiques du XXe siècle, du potentiel novateur de la robotisation en architecture et des nouvelles technologies de fabrication numérique, ont été réalisés dans différentes villes d’Europe.

Par cette initiative, la Ville de Québec collabore aux pratiques novatrices dans le domaine de l’architecture, de l’aménagement et du design urbain. Elle souhaite également favoriser le développement de la relève en offrant aux étudiants une occasion unique de voir et d’apprécier des réalisations remarquables ailleurs dans le monde.

La remise de la Bourse innovation s’inscrit dans le cadre du concours Les Mérites d’architecture qui vise à mettre en valeur les projets architecturaux réalisés pendant l’année par les architectes, les entrepreneurs et les propriétaires de Québec. Le nom du récipiendaire sera dévoilé lors de la soirée de remise des Mérites d’architecture au Palais Montcalm, le 23 janvier 2019.

La personne gagnante en 2017

Voir aussi : Architecture urbaine, Message d'intérêt public.