Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Architecture urbaine »

Influences de l’architecte Frank Lloyd Wright à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 août 2019 Aucun commentaire

Texte de Émilie Vézina-Doré, conseillère à la mise en valeur du patrimoine à la Ville de Québec

Le 7 juillet 2019, l’architecture de Frank Lloyd Wright rejoignait la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les œuvres architecturales du XXe siècle de Frank Lloyd Wright, regroupant huit édifices, sont désormais inscrites à la prestigieuse liste, sur laquelle figure également l’arrondissement historique du Vieux-Québec.

Né dans le Wisconsin, Frank Lloyd Wright (1867-1959) est l’auteur de plusieurs centaines de bâtiments presque exclusivement situés aux États-Unis. Wright a été reconnu au début des années 1990 par l’American Institute of Architects comme le plus grand architecte américain de l’histoire. Son influence s’est fait ressentir jusqu’à Québec!

Ses maisons style prairie

En plus du fameux musée Guggenheim de New York, Wright est renommé pour ses maisons associées au style prairie qui, par leur profil bas et leur composition horizontale, s’adaptent bien au paysage des vastes étendues des plaines américaines. Ce sont, en quelque sorte, les ancêtres de nos bungalows.

D’ici à votre prochaine excursion dans la banlieue de Chicago, à Oak Park, pour visiter sa maison-studio et ses nombreuses résidences ou la fameuse maison sur la cascade (Fallingwater) en Pennsylvanie, pourquoi ne pas faire un survol de l’architecture moderne à Québec en découvrant deux édifices de Québec clairement influencés par Wright?

Les architectes québécois Béland et Racicot inspirés par Wright

La résidence Camille-Lacroix sur l’avenue des Gouverneurs (1954), un clin d’œil de l’architecte Paul Béland à la Frederick C. Robie House (1906-1909).

L’ancienne Caisse Notre-Dame-du-Chemin (1963), une œuvre de Jacques Racicot inspirée du musée Solomon R. Guggenheim conçue par Wright en 1959.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.

Des Mérites d’architecture aux deux ans

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 août 2019 Aucun commentaire

Alexandra Perron
Le Soleil

Les Mérites d’architecture de la Ville de Québec seront dorénavant présentés tous les deux ans et le prochain gala aura lieu en 2020.

La Ville a décidé de rendre son concours bisannuel «au même titre que les Prix d’excellence en architecture de l’Ordre des architectes du Québec» et «considérant le nombre limité de candidatures potentielles sur le territoire», a indiqué au Soleil la conseillère en communication Audrey Perreault.

Elle ajoute que les années où les Mérites n’auraient pas lieu, «la Ville en profiterait pour faire rayonner l’architecture sur le territoire, d’où la mise en place du concours Instagram #ArchitectureVDQ».

Lors du dernier gala des Mérites d’architecture 2018, tenu en janvier au Palais Montcalm, la réhabilitation du Manège militaire des Voltigeurs de Québec avait raflé le prix du public et le prix spécial du jury.

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Voir aussi : Architecture urbaine.

À Chicago, le plan d’urbanisme a fait augmenter les loyers

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 juin 2019 20 commentaires

Henry Grabar
Slate.fr

En redéfinissant son plan d’urbanisme, le maire voulait inciter les promoteurs immobiliers à construire plus d’appartements le long des lignes de transport en commun. Raté.

Le maire de Chicago Rahm Emanuel souhaitait que les promoteurs immobiliers construisent plus d’appartements autour des stations de métro de la ville, entre autres pour réduire le nombre de places de stationnement nécessaires. En 2013 et en 2015, Chicago a ainsi modifié son code d’urbanisme près des transports en commun afin d’autoriser les bâtiments de plus grande taille, donc comptant plus d’appartements.

Le Metropolitan Planning Council de Chicago estime que d’ici à 2035, ces changements –qui concernent 6% du territoire de la ville– devraient aboutir à la création de 65.000 nouveaux logements situés à une courte distance de marche de l’excellent réseau de transport public. Plus d’appartements, moins de circulation, des quartiers plus denses et riches en infrastructures le long des lignes de métro… Le rêve !

Six ans après le premier redécoupage, les résultats sont là et… ce n’est pas vraiment ce que la ville espérait. Dans une étude publiée dans la revue Urban Affairs Review, le doctorant du MIT Yonah Freemark n’a trouvé aucune différence dans les permis de construire émis au cours des cinq dernières années. Dans le même temps, il a découvert que les prix de l’immobilier dans les zones concernées avaient augmenté de 15 à 23% et que cette hausse avait même concerné certains immeubles résidentiels existants. Pour résumer, le redécoupage a fait monter les prix, mais les nouvelles constructions n’ont pas suivi.

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* Merci à un très fidèle lecteur … assidu

Voir aussi : Architecture urbaine, Densification, Projet - Tramway.

Six nouvelles places éphémères à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 juin 2019 Aucun commentaire

Radio-Canada

Avec l’arrivée de l’été vient aussi l’ouverture des places éphémères. Des espaces publics aménagés le temps d’une saison pour permettre aux citoyens de se prélasser en plein air. Six nouveaux endroits seront proposés aux citoyens cette année.

Ces nouvelles places éphémères s’ajoutent aux 18 déjà existantes. Elles sont situées à divers endroits dans la ville de Québec, à Cap-Rouge, au centre-ville, à Beauport et Loretteville entre autres. L’aménagement de ces lieux sera terminé dans les prochains jours.

Les nouveaux espaces en 2019 continuent de miser sur l’art, la végétation et la fraîcheur et sont ouverts à tout le monde.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Art urbain.

Appel à contribution au recensement des bâtiments du patrimoine moderne (1940-1980)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juin 2019 Aucun commentaire

La Ville de Québec procède en ce moment au recensement des bâtiments du patrimoine moderne (1940-1980) sur son territoire. Pour prendre part à l’exercice, faites parvenir des informations, des photos ou encore des documents d’archives de bâtiments de cette époque à l’adresse : patrimoineurbain@ville.quebec.qc.ca.

La banlieue, un nouveau mode de vie

Il est presque impossible d’aborder la modernisation de la Ville de Québec sans parler de ses infrastructures routières. Ce réseau imprime alors son influence sur l’aménagement de la Ville, mais aussi et surtout sur le développement des banlieues. En 1929, en plein contexte de crise économique, les infrastructures sont à l’origine des premières initiatives de modernisation du centre-ville. L’érection de l’édifice Price (Ross et Macdonald, 1931) de style Art déco marque cette période.

Comme dans le reste de l’Amérique, les années quarante marquent la croissance spectaculaire de la population dans les banlieues. Durant cette période de baby-boom, l’exode des jeunes familles vers les banlieues est facilité par l’essor de l’automobile et la construction de grands axes. L’aménagement du campus de l’université Laval à Sainte-Foy (Édouard Fiset, 1950 à 1960) et la construction de son premier centre d’achat (Place Sainte-Foy, 1957) contribuent à ce développement. À cette époque, la création de la Société centrale d’hypothèque et de logement (SCHL) est vouée à favoriser la construction de résidences unifamiliales pour la classe moyenne. Le type dominant des banlieues, le bungalow (1947-1963) est une petite maison de tradition californienne inspirée du modèle des Prairie Houses de Frank Lloyd Wright. L’aménagement de ces villes nouvelles permet la création de nombreux groupes résidentiels coopératifs comme le Parc Boudreau (1954-1965) dont le plan d’ensemble est alors dessiné par l’urbaniste Jean-Claude La Haye, le même qui présidera au réaménagement de la colline Parlementaire dans le contexte des années soixante. Le parc Boudreau est identifié comme un aménagement exemplaire de cette époque avec son échelle humaine, ses rues au tracé sinueux et son noyau religieux institutionnel et communautaire.

Dans le même registre, il est pertinent de mentionner la contribution de la première femme architecte au Québec, Pauline Roy-Rouillard, qui a ouvert son propre bureau en 1961 et qui réalisera de nombreux plans d’intérieurs et les plans de plusieurs résidences de Sillery.

L’émergence d’un nouveau paysage

Nombre d’édifices civiques et commerciaux sont aujourd’hui reconnus comme ayant participé à la modernité architecturale du paysage la Ville de Québec, ainsi que de son environnement urbain. En plus des hôtels de ville et bâtiments institutionnels, ces réalisations comptent aussi des installations sportives (Colisée de Québec, Blatter et Caron, Rinfret et Bouchard, 1950 ), des équipements et des caisses populaires à l’architecture audacieuse (la Caisse Notre-Dame-du-Chemin, 1963, Jacques Racicot et la Caisse populaire Saint-Pascal de Maizerets, 1972, André Robitaille). Les églises modernes font elles aussi partie du paysage architectural des banlieues. L’originalité de certaines réalisations révèle l’existence de « bâtisseurs d’églises » novateurs et incontournables pour l’histoire de l’architecture moderne à Québec. C’est le cas de Jean-Marie Roy ou du groupe d’architectes Laroche Richtot Déry. À Québec comme ailleurs dans la province, les églises modernes connaissent les défis contemporains que présente leur reconversion. Certaines de ces réalisations prouvent que ces lieux connaissent l’affection de la population. Par exemple, la reconversion de l’ancienne église Saint-Denys du Plateau à Sainte-Foy (Jean-Marie Roy, 1964) en bibliothèque Monique Corriveau (2014, Dan Hanganu architectes) est considérée comme exemplaire.

Les précurseurs de la modernité à Québec

Parmi les réalisations novatrices, il faut mentionner les villas réalisées par des architectes précurseurs de la modernité à Québec. Parmi les plus connues, la maison Kerhulu de l’architecte suisse Robert Blatter et Fernand Caron. Cette villa située dans le site patrimonial de Sillery est érigée entre 1939 et 1945. Elle présente une esthétique cubiste alors peu répandue au Québec. Entre autres exemples remarquables, la résidence d’André Robitaille (1957) présente aussi une esthétique en phase avec celle du mouvement moderne à l’échelle occidentale (pilotis, dalles continues, plan libre, abondante fenestration et intégration au site). Enfin, la résidence du ministre de l’Éducation Paul Gérin-Lajoie (1964) figure parmi les résidences modernes remarquables du site patrimonial de Sillery. Elle est conçue par la firme Papineau Gérin-Lajoie Leblanc architectes qui réalisent alors d’importants projets, notamment le pavillon du Québec à l’Expo 67.

Après un exode obligé des étudiants vers Montréal depuis la fin des années 1920, le renouveau moderniste à Québec prend un nouveau souffle lors de l’ouverture de l’école d’architecture à Québec en 1960 sous la direction de Noël Mainguy. Le programme emploie alors une équipe de professeurs-architectes qui figurent parmi les protagonistes modernes de la Capitale : Evans Saint-Gelais, Jean-Marie Roy et André Robitaille.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Québec La cité.

Bilan des récents projets de densification à la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juin 2019 1 commentaire

Les dernières années ont vu apparaître dans les quartiers construits de la ville de Québec, des projets de densification résidentielle. Un groupe de citoyens s’est créé en 2014 autour du Comité pour une densification respectueuse(CDR). Son objectif est:

« Préserver et améliorer la qualité de vie des citoyens de la ville en favorisant une densification en harmonie avec le patrimoine arboricole et bâti existant. »

Le CDR a accompli depuis 2014 plusieurs actions (pétitions de 3000 noms, site Internet, communiqués de presse, présences et questions aux séances du Conseil de ville et d’arrondissement, rapports d’évaluation des projets de densifications, activité d’échanges, etc.) pour dénoncer les problèmes générés par ces projets et revendiqués des améliorations réglementaires.

Le présent document fait état d’une nouvelle évaluation des projets de densification, ceux dont les permis de construction ont été accordés par la Ville de Québec en vertu du règlement 2378, adopté en novembre 2016 par le Conseil de ville. Cette évaluation opération, nommée «Opération peigne fin », s’est réalisée en octobre 2018. Il s’agissait de la troisième opération du genre depuis la création du comité. Des recommandations sont également présentées pour alimenter la réflexion entourant la nouvelle vision de l’habitation de la Ville de Québec.

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Ville de Québec: Forum sur l’habitation 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 juin 2019 Commentaires fermés sur Ville de Québec: Forum sur l’habitation 2019

Québec, le 11 juin 2019 – La Ville de Québec invite la population à regarder la webdiffusion en direct du Forum sur l’habitation qui aura lieu du 12 au 14 juin au Centre de foires. Les présentations des conférenciers et panélistes locaux et internationaux pourront être visionnées sur la chaîne YouTube de la Ville de Québec.

Les trois journées du Forum s’orienteront autour des axes de la Vision de l’habitation : Québec, ville attractive, inclusive et innovante. Animé par Stéphan Bureau, le Forum sera composé de conférences, de panels et d’ateliers qui alimenteront la discussion autour du thème de la journée.

Date : du 12 au 14 juin 2019

Horaire de la webdiffusion : de 8 h 45 à 12 h et de 16 h 15 à 16 h 30

Lieu : Sur la chaîne YouTube de la Ville de Québec

Des conférenciers de grande qualité
Des conférenciers et panélistes d’ici et d’ailleurs prendront la parole au cours de ces trois journées :

Mercredi 12 juin – Ville attractive

M. Brent Toderian, firme Toderian UrbanWorks, Vancouver
M. Michel Duchène, conseiller municipal, Ville de Bordeaux
M. Nicolas Bernatchez, SCHL
Mme Carole Després, École d’architecture de l’Université Laval
Mme Nathalie Roussin, Les Immeubles Roussin et Institut de développement urbain du Québec
Mme Catherine Boisclair, Vivre en ville

Jeudi 13 juin – Ville inclusive

M. Lance Freeman, Université Columbia, New York
M. Bernard Blanc, Aquitanis, Office public de l’habitat, Bordeaux
M. Ken Greenberg, Greenberg Consultants, Toronto
M. Bernard Blanc, Aquitanis, Office public de l’habitat, Bordeaux Métropole
M. Claude Foster, OMHQ
M. Jean Morency, Société de développement Eximm
M. Benoît Côté, PECH
Shelley-Rose Hyppolite, CIUSSS de la Capitale-Nationale

Vendredi 14 juin – Ville innovante

M. Jean-Pascal Bernier, SHQ
Mme Marie-France Stendahl, White Arkitekter, Suède
M. Matthias Schuster, firme LEHEN DREI, Stuttgart, Allemagne
M. Jean-Pierre Racette, Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal
M. Étienne Pinel (SCHL)
M. Damien Voinot (SHQ)
M. Normand Hudon (Coarchitecture)
Mme Karine St-Pierre (Construction St-Pierre Roseberry)

Team Montréal, Universités McGill et Concordia et Hydro-Québec:
Mme Linda Otis (Hydro-Québec)
M. Alexandre Gareau (gérant de projet)

Le Forum sur l’habitation constitue une des étapes importantes de l’élaboration de la nouvelle Vision de l’habitation qui sera dévoilée à l’automne. Cet important rassemblement des acteurs du milieu de l’habitation à Québec et de la population servira à nourrir la réflexion et à proposer des pistes d’action pour l’élaboration de ce grand projet pour la Ville de Québec.

Le forum sur l’habitation

Voir aussi : Architecture urbaine, Conférences / évènements, Densification, Environnement, Nouvel urbanisme, Québec La cité, Transport.

Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2019 Commentaires fermés sur Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Québec Urbain a été invité à cette journée consacrée à un exercice de réflexion d’envergure sur la densification du territoire de la Ville et sur l’avenir de l’habitation à Québec. Plusieurs conférences au programme. Le tout dans un esprit des TOD (Transit Oriented Development).

Le communiqué de presse où vous pouvez consulter le rapport portant sur le développement des 4 pôles majeurs en cliquant ici.

Un billet précédent en 2015

La démographie, le développement urbain et immobilier : les ingrédients de l’attractivité de Québec Mario Lefebvre (économiste), Vice-président, Recherche, Marchés immobiliers mondiaux, Ivanhoé Cambridge

La présentation PowerPoint du conférencier avec des tableaux chiffrés très intéressants

L’économie va extrêmement bien à Québec depuis presqu’une décennie. Mais la population vieillit rapidement par-rapport au reste du Canada. Et il y a un problème sérieux quant à la disponibilité de la main d’oeuvre, avec 4% de chômage. Il y a une croissance réelle de la production dans le secteur de la construction, ainsi que dans ceux des finances, assurances, etc. Avec une croissance du PIB de 1.5 à 2% dans la région, il y a un essoufflement démographique, avec une croissance de population à .8%.

Les grandes villes croissent plus que la moyenne avec le phénomène de l’urbanisation. Québec en fait partie. Population et mise en chantier de logements se suivent évidemment.
3000 nouvelles unités de logements par année à venir.

Quant à la population âgée de 65 ans et plus, il y a un effet sur la construction.

La RMR de Québec a reçu 20000 immigrants de 2011 à 2016, Régina et Winnipeg étant les deux villes qui ont reçu le plus grand nombre d’immigrants entre ces deux années, Québec étant au dernier rang canadien. En 2016, la part de la population née à l’extérieur du Canada fait également en sorte que Québec est au dernier rang canadien. Toronto au premier (45% de sa population) et Calgary au 3e.

M. Lefebvre propose que Calgary devienne un modèle pour Québec. Dans l’immigration inter-provinciale de Calgary, cette dernière a mis beaucoup d’efforts sur des immigrants car ces derniers en attirent d’autres. Vu la croissance de la population de 65 ans et plus ainsi que le bas taux de chômage, il est temps d’agir maintenant selon le conférencier, ce dernier favorisant l’immigration, particulièrement inter-provinciale.

Un plan d’action réfléchi afin de s’attaquer à l’enjeu de main-d’œuvre et d’immigration Ville de Québec (communiqué publié ce jour)

Les enjeux du marché résidentiel de la Ville de Québec – Générations, densification et transport : la bonne approche Christian-Pierre Côté, ÉA, Associé, Caprea

La présentation PowerPoint du conférencier avec des illustrations éloquentes.

En moyenne, il se construit 4600 unités d’habitation par année à Québec (60% appartement 40% maison). Et plus l’âge avance, plus on se dirige vers l’appartement. 70% des unités neuves sont dans la région de Québec. A partir de 55 ans, il y a un retour vers le centre de Québec. Pour l’avenir, d’ici 2036, vu la population stagnante, il faut ajouter la construction pour le remplacement (66000 unités dans la RMR de Québec). Selon le conférencier, il faudrait doubler les seuils d’immigration à Québec.

Pour le type de construction, d’ici 2036, 21000 maisons individuelles sont prévues. Et ce qui fait l’enjeu, ce n’est plus la localisation mais un produit qui répond à leurs valeurs (sécurité, services, esprit de communauté, etc). Un exemple: Sofia Lofts (San Diego): cour intérieure, voitures partagées, séance de cinéma extérieur hebdomadaire.

Quand on arrive à Québec, il y a des contraintes pour le marché de l’habitation neuve. Le conférencier précise que le choix des endroits est lié au transport structurant, ce qui représente selon ce dernier 20000 unités neuves. Il donne en exemple le redéveloppement de Place Fleur-de-Lys.

En résumé, ce n’est plus la localisation qui est en tête mais « les gens, les gens, les gens ».

Ateliers simultanés de présentation et d’échanges – Caucus territoriaux – Les aires TOD de demain à Québec
Atelier A – Caucus Chaudière
Présidente du caucus : Nathalie Roussin, Présidente, Les Immeubles Roussin, Présidente du Conseil Régional de Québec
Atelier B – Caucus St-Roch / ExpoCité
Présidente du caucus : Geneviève Marcon, Présidente, GM Développement
Atelier C – Caucus Lebourgneuf
Président du caucus : Stéphan Landry, Directeur général, Groupe Immobilier Oxford
Atelier D – Caucus Ste-Foy entrée Ouest
Présidente du caucus : Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge

Voir aussi le cahier du forum où on explique amplement ces 4 aires TOD. Extrêmement intéressant.

David Dixon, Vice-président, Planification et design urbain, Stantec

North America is a suburban continent with an urban population. The new norm 101: demographics, knowledge, economy, disruptive changes. Canada is growing older on pace with the US. Families with kids dominated US growth for decades. For the next 2 decades 80% of net new households will be singles and couples. 62% of US households stock is single family. More affluent households are moving to cities. College-educated 26 to 49-years old move to cities. Across the US suburbs are aging faster then cities and out of single-families. And there is a shortage of workers. Income disparities are growing. Generational poverty persists. Poverty is moving to suburbs. Growth alone does not cure poverty. Dramatic changes to retail markets (internet). 60% of vehicles will be connected by 2025. 75% of vehicles will be driverless by 2040.

Aires TOD – L’expérience québécoise – Présentation de Gabriel Rioux, Directeur de projets, Groupe conseil BC2

Les TOD dans la grande région de Montréal. Objectif que 75% des nouveaux ménages soient dans les TOD. Le tracé des axes de transport en commun détermine tout. Le seuil de densité est toutefois difficile à atteindre (parc industriel, emprises du transport en commun, axes routiers). Le conférencier illustre plusieurs TOD dans la région de Montréal

Panel : Les 10 grandes idées pour intensifier Québec

Échanges animés par Normand Hudon, Architecte senior principal, OAQ, Coarchitecture, avec des grands propriétaires immobiliers de Québec
François Audet, Président-fondateur, Groupe Patrimoine
Vincent Chiara, Président, Groupe Mach
Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge Jonathan Trudel, Vice-président, Fondateur, Trudel Alliance

L’industrie de la construction doit, selon l’animateur, parler d’une seule voix quant au projet de transport structurant, par le biais des TOD (transit oriented development). Selon Vincent Chiara, la mixité verticale est essentielle. Mais il faut s’assurer que l’immeuble est capable de recevoir les divers usages. La diversité des propriétaires de l’immeuble devient un problème à long terme, dans les cas de mixité. L’usage mixte fonctionne mieux selon lui quand le propriétaire est unique. Jonathan Trudel, qui fut policier pendant 15 ans, estime que son passé lui permets de dire que Québec ne devrait pas adopter une attitude coercitive quant à la mixité sociale comme Montréal. Selon lui, à Québec, il y a une très bonne gestion des affaires sociales. Il y a encore une bonne disponibilité des logements abordables. Et il ne désire pas de ghettoïsation. Selon Vincent Chiara, les entrepreneurs de Québec sont plus responsables que ceux de Montréal quant à l’aspect social. François Audet, avec son projet dans Lebourgneuf (Humanitae), veut avoir des enfants de 60 ans avec les grands-parents de 80 ans dans le même immeuble. Pour Julie Lafrenière, dans le domaine des centres commerciaux, on apporte une nouvelle diversité (expérience culinaire sur les sites, fonctions de divertissement, etc). Le futur des centres commerciaux nécessite une complémentarité d’usages et quand les endroits le permettent, une mixité verticale est envisagée.

Un autre thème est relatif aux choix faits à Québec quant au réseau de transport structurant, selon l’animateur Hudon. François Audet est d’avis que Lebourgneuf est négligé en l’absence d’un tramway, 15000 unités de logement s’y feront dans les prochaines années. Jonathan Trudel, pour le secteur Fleur-de-Lys, est d’avis que l’autoroute Laurentienne doit être transformée en boulevard urbain. Il n’y a pas interconnexion entre St-Roch, St-Sauveur, Limoilou, à cause des obstacles comme l’autoroute. Il souhaite l’interconnectivité. Julie Lafrenière, qui vient souvent en train à Québec, préconise une approche globale quant au réseau structurant et ne pas s’attendre à tout ce que se fasse en peu de temps. Jonathan Trudel insiste sur toutes les capacités de transport actif, incluant les vélos.

Quant au stationnement, Vincent Chiara souligne l’effet du transport collectif sur le ratio des espaces de stationnement. Il est trop tôt selon lui pour connaître l’effet, par exemple, des véhicules électriques et autonomes. On commence à prévoir des stationnements recyclables i.e. du stationnement hors-sol qui pourra servir, au besoin, à un autre usage. Ce qui nécessite un zonage en conséquence. Un centre commercial avec une épicerie a un besoin d’espaces de stationnement tout à fait différent d’une rue composée de boutiques. Quant à la hauteur des stationnements, il faut que les villes réalisent que les stationnements hors-sol ne doivent pas être considérés comme de la densité. Julie Lafrenière explique que chez Ivanhoé Cambridge, des équipes ont été formées dans plusieurs villes pour qu’une vision globale soit faite et non site par site. Quant à elle, la forme de réglementation devrait aller davantage dans les notions de gabarit, de qualité du territoire, de qualité de vie.

Jonathan Trudel estime que la Ville, dans les sites de développement urbains, déjà desservis, a moins à faire que dans un nouveau milieu. Elle pourrait alors investir dans des parcs, dans des immeubles pour des fonctionnaires, dans des éléments générateurs d’achalandage, comme les services (bibliothèque, centre sportif), une approche exercée à Toronto.

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Conférences / évènements, Projet - Tramway, Québec La cité, Transport, Transport en commun.

Développement urbain: le modèle TOD, comme au temps du modèle T

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2019 Commentaires fermés sur Développement urbain: le modèle TOD, comme au temps du modèle T

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Les quartiers se bâtissaient à l’époque de façon intuitive pour qu’il soit possible d’aller partout à pied. À l’église, à école, au parc, aux commerces et services de proximité et à la station de train ou de tram menant à l’usine si celle-ci n’était à portée de marche. Ce fut le modèle des vieux quartiers de Québec et d’autres villes d’Amérique du Nord jusqu’au milieu du dernier siècle.

Jusqu’à ce que la démocratisation de l’auto combinée au boom démographique de l’après-guerre mène à un nouveau modèle d’urbanisme. Celui de banlieues où il n’était désormais plus nécessaire que les résidences et services d’utilité soient à distance de marche raisonnable.

Il en a résulté des villes de plus en plus éclatées et dépendantes de l’auto.

On aura mis une trentaine d’années avant de commencer à remettre en question cette nouvelle façon de faire.

L’urbaniste californien Peter Calthrope (né à Londres) fut un de ceux qui ont contribué de façon décisive à la réflexion avec son concept de Transit Oriented Development (TOD), élaboré au début des années 1990.

Il entendait par là un quartier mixte (résidences, bureaux, commerces, services) de forte densité construit autour d’un parc et à distance de marche du transport en commun. On parle de cinq minutes, un peu plus peut-être, ce qui fait un rayon de 400 à 800 mètres, selon la vitesse à laquelle on marche.

Le concept de TOD a peu à peu fait son chemin dans les plans d’urbanisme des villes nord-américaines, même si le nom et l’intensité d’un TOD n’y sont pas toujours.

On en reconnaît plusieurs des orientations dans les programmes particuliers d’Urbanisme (PPU) de la Ville de Québec et le concept des TOD revient régulièrement dans les mémoires lors des consultations publiques.

On ne le retrouve pas (encore) dans les documents officiels de la Ville, ce qui pourrait s’expliquer peut-être par l’absence d’un véritable réseau de transport en commun structurant sur lequel s’appuyer.

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Forum de l’Institut de développement urbain

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Conférences / évènements.

Lettre & Mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 avril 2019 Commentaires fermés sur Lettre & Mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale

Photo: Archives de Québec Urbain

Monsieur Jean-François Simard
Président, Commission des finances publiques
Assemblée nationale du Québec

Monsieur le président,

Vous trouverez ci-joint une Lettre ainsi qu’un Mémoire soumis à votre attention ainsi qu’à celle des membres de la Commission des finances publiques.

Je demeure à votre disposition pour tous renseignements.

Bien à vous,

Léonce Naud
Géographe

Lettre & Mémoire � la Commission des finances publiques – Assemblée nationale

Un extrait: Il me fait plaisir de vous transmettre ainsi qu’aux membres de la Commission des finances publiques le Mémoire ci-après, déjà confié à la Commission de l’aménagement du territoire. Il concerne les crédits budgétaires 2019-2020 de la Commission de la capitale nationale (CCNQ), plus précisément des projets immobiliers à l’Anse-au-Foulon, à Québec. Leur coût s’élèverait à plus de $ 150 millions de dollars. Hormis un « miroir d’eau » apparu subitement suite à une visite du maire Labeaume à Bordeaux, personne dans la population ne les a suggérés et ils n’ont fait l’objet d’absolument aucun débat public. Bien que le contenu du Mémoire parle de lui-même, il me fera plaisir de fournir au besoin toutes précisions.

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement Beauport, Arrondissement La Cité-Limoilou, Environnement, Message d'intérêt public, Québec La cité, Témoignage.