Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Budget d’investissement 2019-2020-2021 : 1 900,1 M$ en infrastructures et services pour les citoyens et les générations futures

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 décembre 2018 2 commentaires

Québec, le 10 décembre 2018 – La Ville de Québec a présenté aujourd’hui son budget d’investissement 2019, le plus élevé depuis 10 ans, en progression de 12,5 %. Le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2020-2021 atteint 1 900,1 M$ en incluant le Réseau de transport de la Capitale. Près du deux tiers, soit 63 % des projets d’investissement, seront payés comptant ou financés par les gouvernements et des programmes de subvention. Seulement 37% des investissements seront financés par le biais d’emprunts. Il prévoit le développement des infrastructures pour 1 159,7 M$, et le maintien de la pérennité des infrastructures publiques existantes pour 740,5 M$.
La Ville a choisi d’investir dans de grands projets, comme le réseau structurant de transport en commun, le centre de biométhanisation, le centre de glaces et la bibliothèque Gabrielle-Roy, et de profiter pleinement des programmes gouvernementaux d’aide financière destinés aux infrastructures. Le budget d’investissement assure également la continuité des travaux de réfection d’infrastructures amorcés depuis plusieurs années, notamment la mise à niveau et la réparation des chaussées et des réseaux d’aqueduc et d’égout.
« Le paiement comptant d’immobilisations que nous priorisons depuis plusieurs années se montre aujourd’hui payant, nous permettant d’avoir une marge de manœuvre pour investir massivement dans des projets d’avenir, tout en contrôlant la dette qui est en baisse, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Les programmes de subvention gouvernementaux offrent à la Ville une occasion qu’elle ne peut laisser passer, en priorisant la mise en œuvre de projets d’infrastructures importants, tout en diminuant les coûts à long terme pour la population de Québec. Ce budget d’investissement poursuit notre engagement de maintenir des services durables et de qualité, tout en laissant aux générations futures des équipements performants. »
Les investissements projetés au PTI 2019-2020-2021, totalisant 1 900,1 M$ (incluant le RTC), se répartissent comme suit :
– 609,7 M$ en 2019;
– 722,2 M$ en 2020;
– 568,3 M$ en 2021.

Les priorités
Les choix d’investissement de la Ville visent à fournir des services municipaux de qualité et à maintenir les équipements et les infrastructures publics en bon état.

Plusieurs projets majeurs incontournables seront achevés ou lancés dans les trois prochaines années, notamment :
§ 281,8 M$ | Maintien et développement du Réseau de transport de la Capitale

§ 215 M$ | Construction du réseau structurant de transport en commun

§ 105 M$ | Construction du Centre de biométhanisation de l’agglomération de Québec

§ 83,2 M$ | Réhabilitation et réfection des chaussées et réaménagement de la route de l’Église

§ 82,4 M$ | Construction d’un centre de glaces (anneau de glace couvert et deux patinoires), travaux au Centre sportif de Sainte-Foy, et réaménagement de la base de plein air de Sainte-Foy

§ 77,1 M$ | Travaux liés au traitement des eaux

§ 57,5 M$ | Projets liés à l’entente de développement culturel liant le ministère de la Culture et des Communications et la Ville

§ 56,7 M$ | Construction et réfection de bâtiments municipaux

§ 44,8 M$ | Développement des écoquartiers D’Estimauville et de la Pointe-aux-Lièvres, incluant une passerelle cyclopiétonne en bois (rivière Saint-Charles)

§ 32,7 M$ | Bibliothèque Gabrielle-Roy

§ 27 M$ | Travaux en lien avec le Plan des rivières (17 M$) et travaux correctifs de la rivière Lorette (10 M$)

§ 24,9 M$ | Développement du logement social et programme Rénovation Québec

§ 21,8 M$ | Nouveau système de radiocommunication

§ 19 M$ | Réfection et entretien des ouvrages d’art

§ 17,8 M$ | Marché public de Québec, Espace public de la Place de la famille, Promenade Samuel-de-Champlain

§ 17,1 M$ | Construction et réfection de centres communautaires (Saint-Roch, des Chutes et Bardy)

§ 15 M$ | Travaux à l’incinérateur afin d’améliorer sa performance

§ 14,5 M$ | Mise en œuvre de la vision des déplacements à vélo, incluant la passerelle Dalhousie

§ 12,3 M$ | Réalisation du plan d’aménagement lié au programme particulier d’urbanisme (PPU) du plateau centre de Sainte-Foy

§ 9,3 M$ | Acquisition de véhicules au Service de protection contre l’incendie, selon le nouveau schéma de couverture de risques en incendies

§ 685,4 M$ | Autres investissements

Les détails concernant le budget d’investissement (programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2020-2021 sont accessibles sur le site internet de la Ville de Québec

Voir aussi : Message d'intérêt public, Québec La cité.

Le projet pilote de Taxi Coop reconduit et élargi

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 décembre 2018 1 commentaire

Patricia Cloutier
Le Soleil

Le temps d’attente avant d’obtenir un taxi devrait être moins long à Québec à la sortie d’un spectacle ou en descendant de l’avion.

Le ministre des Transports François Bonnardel a rendu public jeudi soir un nouveau projet pilote, valide jusqu’à la fin de l’année 2019, qui permettra aux taxis de la grande région de Québec de mieux concurrencer Uber. Les taxis auront dorénavant l’autorisation de se rendre en groupe à certains points chauds de la ville, et ainsi répondre plus rapidement à la demande.

Ce projet pilote permet à tous les taxis de la ville de Québec d’aller chercher des clients à l’aéroport de Québec, au terminal de croisière du Vieux-Port, à la gare fluviale Québec-Lévis, aux gares du Palais et de Sainte-Foy, de même qu’au Centre Vidéotron.

«C’est là une grande avancée. Enfin, lorsqu’il y aura une demande forte et spontanée, tous les taxis de Québec pourront venir et collaborer pour répondre aux besoins des clients. Ça fait des années qu’on demande ça», réagit Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

À Lévis, le gouvernement permet à tous les taxis de se rendre à la gare fluviale ou à la gare de Charny lorsque l’achalandage le réclame.

Ce projet pilote indique également que les territoires des taxis ne s’appliquent plus à Québec lorsqu’un client demande un taxi par l’intermédiaire d’une application mobile. Le ministère des Transports crée un nouveau registre des applications mobiles qui seront autorisées.

Cette ouverture aux applications est «un soulagement» pour le RITQ, qui a développé ces derniers temps l’«app Taxi Coop» au coût de 500 000$.

Cette application disponible sur téléphone cellulaire est utilisée par plus de 15 000 personnes chaque mois.

M. Bonnardel croit important d’aider les taxis à être plus efficaces. «J’avais avisé l’industrie du taxi quand je les ai rencontrés voilà un mois déjà qu’on allait aller de l’avant, les supporter et trouver de quelle manière on pouvait moderniser l’industrie et travailler avec eux.»

Fusionner les territoires

M. Homsy salue le projet pilote du gouvernement caquiste, qu’il qualifie d’«audacieux» et décoche du même coup une flèche à l’ancien gouvernement libéral. «Pendant les quatre années précédentes, on avait l’impression que le gouvernement faisait exprès de créer une concurrence déloyale, en donnant des avantages aux autres et en maintenant des règles archaïques pour les taxis.»

Le RITQ espère maintenant que la prochaine étape sera la fusion totale et complète de tous les territoires de taxi à Québec. «Ça a pas de bon sens, qu’en pleine tempête ou lorsqu’il y a de la congestion, on n’ait pas le droit d’aller chercher des clients dans tel ou tel secteur. On a des taxis qui roulent à vide pour retourner dans leur territoire et ça, c’est pas bon pour l’environnement», commente M. Homsy.

À Québec, l’industrie du taxi est toujours divisée en territoires qui correspondent aux limites des anciennes ville avant les fusions municipales. La coop de taxi de Sainte-Foy et Taxi Laurier sont toutefois opposées à une fusion de tous les territoires de la ville, craignant de perdre de la clientèle.

Pas de Uber à Lévis

Il y a quelques semaines, le ministre Bonnardel a également reconduit les projets pilote qui concernent la compagnie Uber au Québec et Téo Taxi à Montréal.

Bien que la CAQ se soit engagée lors de la dernière campagne électorale à permettre à Uber de faire des affaires à Lévis, ce n’est pas demain la veille que ça se produira. «On va pas plus loin pour Uber», a soutenu le ministre Bonnardel en mêlée de presse, avant d’ajouter «pas pour le moment».

La ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a par la suite précisé que son gouvernement tiendrait son engagement, mais que les choses doivent se faire «dans l’ordre».

C’est que le ministre Bonnardel doit se pencher prochainement sur une solution à plus long terme pour régulariser l’industrie du transport de personnes au Québec et faire en sorte que la concurrence soit saine entre les taxis, qui doivent respecter de nombreuses règles, et les nouvelles entreprises qui s’installent.

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Voir aussi : Transport.

Le premier lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 décembre 2018 2 commentaires

Société historique de Québec

On parle beaucoup ces temps-ci de troisième lien entre Québec et Lévis. Toutefois, le premier lien établit en 1917 avec l’inauguration du pont de Québec a mijoté longtemps. À partir de 1850, le développement du réseau ferroviaire du nord-est américain connaît un essor incroyable, et chez nous, c’est sur la rive sud que ça se passe. En effet, une ligne en provenance de Portland dans le Maine, via Richmond dans les Cantons-de-l’Est, arrive à Pointe-Lévy à cette époque. Quant au Grand Tronc, il arrive à Lévis en 1854. Québec est isolé sur la rive d’en face et ne veut pas regarder passer le train. À partir de 1851, plusieurs projets pour la construction d’un pont entre les deux rives sont présentés et échouent. Un de ces projets aurait changer considérablement la physionomie des deux villes voisines. Il s’agit de celui du jeune ingénieur Charles Baillairgé. Il n’avait alors que 25 ans.

Son projet consistait en un pont suspendu fait de quatre piliers de pierres reposant au fond du fleuve et reliant trois travées de 1200 pieds chacune et deux demi-travées de 600 pieds pour une longueur totale de 4800 pieds, et ce, entre le secteur des actuelles terrasse Dufferin et terrasse de Lévis. L’endroit choisi était le plus étroit entre les rives, mais également le plus profond dans l’eau. Le projet était estimé à 10 millions de dollars. Plusieurs ingénieurs, tant canadiens qu’américains, avaient ridiculisé ce projet. S’il avait été réalisé, le Château Frontenac et le Vieux-Québec n’existeraient simplement pas aujourd’hui.

Photographie : Projet de Charles Baillairgé, 1851, tiré du journal l’Action du 29 novembre 1967.

Voir aussi : Histoire, Transport, Troisième lien.

Beaumont craint les impacts d’un troisième lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 décembre 2018 21 commentaires

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada

Le troisième lien entraînera « énormément de pression sur les terres agricoles », affirme le maire de Beaumont.

David L. Christopher entend se doter d’un plan pour protéger son territoire, et ce même s’il appuie le projet par solidarité envers les autres élus de Chaudière-Appalaches

« On appuie [le troisième lien] parce que je dois penser à la MRC de Bellechasse, pas juste à Beaumont. […] Les autres maires ont besoin de ça pour leur développement économique », explique le maire en entrevue à Radio-Canada.

S’il supporte le maire de Lévis, qui répète sur toutes les tribunes avoir le soutien de ses collègues de la Rive-Sud, M. Christopher craint que le nouveau lien accélère l’étalement urbain et force le dézonage de terres agricoles.

Beaumont sera aux premières loges pour assister à la construction du futur lien entre Québec et Lévis qui débouchera sur les terres à proximité de la municipalité.

Le village compte présentement un peu plus de 2600 résidents et les quartiers résidentiels « poussent comme des champignons ». Le maire précise que sa municipalité peut encore accueillir 275 résidences, ce qui devrait suffire pour les 15 à 20 prochaines années.

« À 4000 résidents, on va commencer à être plein et ça va mettre énormément de pression sur les terres agricoles », soulève M. Christopher.

Il ajoute que Beaumont est « l’une des plus vieilles municipalités au Canada ». Le cœur du village est d’ailleurs considéré comme un site patrimonial par le ministère de la Culture.

Regroupant une soixantaine de bâtiments, ce site comprend notamment le premier presbytère de la paroisse construit en 1722 ainsi que l’Église Saint-Étienne-de-Beaumont érigée une dizaine d’années plus tard.

« Il y a certaines parties de Beaumont qu’il faut absolument protéger », raconte le maire passionné d’histoire.

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Voir aussi : Transport, Troisième lien.

Les Hurons-Wendats convoitent les terrains de la Défense nationale à Sainte-Foy

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 décembre 2018 1 commentaire

Guylaine Bussière
Radio-Canada

À l’étroit sur la réserve de Wendake, les Hurons-Wendats veulent faire l’acquisition des terrains récemment libérés par la Défense nationale à Sainte-Foy. Le grand chef Konrad Sioui souhaite doubler les espaces résidentiels de la réserve en développant cette parcelle de terrains évaluée à un peu plus de 35 millions de dollars.

L’actuel territoire de Wendake, enclavé au coeur de Québec dans le secteur de Loretteville, fait à peine quelques kilomètres carrés et la nation huronne-wendate y manque d’espace, affirme Konrad Sioui.

« On n’a plus de place, tout le monde l’a reconnu, c’est l’une des plus petites réserves indiennes au Canada, Wendake, ça fait longtemps », dit-il.

Cette situation oblige plusieurs membres de la communauté à vivre hors réserve.

Selon le conseil de la nation, 851 Hurons-Wendats sont inscrits sur une liste d’attente en vue de s’installer sur le territoire huron.

En acquérant les 123 000 mètres carrés dont la Défense nationale veut se départir à Sainte-Foy, le conseil de la nation pourrait être en mesure de répondre à la demande, fait valoir Konrad Sioui.

À ceux qui pourraient soulever que les Hurons seront loin de leur réserve actuelle, le grand chef rappelle que ces terres leur appartenaient à l’origine.

« On est en plein corridor de la seigneurie de Sillery ici, c’est notre seigneurie, alors on est toujours dans l’optique d’agrandir Wendake à l’intérieur de nos terres ancestrales. »

Selon le conseil de la nation, 851 Hurons-Wendats sont inscrits sur une liste d’attente en vue de s’installer sur le territoire huron.

En acquérant les 123 000 mètres carrés dont la Défense nationale veut se départir à Sainte-Foy, le conseil de la nation pourrait être en mesure de répondre à la demande, fait valoir Konrad Sioui.

À ceux qui pourraient soulever que les Hurons seront loin de leur réserve actuelle, le grand chef rappelle que ces terres leur appartenaient à l’origine.

« On est en plein corridor de la seigneurie de Sillery ici, c’est notre seigneurie, alors on est toujours dans l’optique d’agrandir Wendake à l’intérieur de nos terres ancestrales. »

« Pas de tours de 60 étages. On ne veut pas faire un Place Laurier deux ni rien. On veut que ce soit des terres qui servent à un développement qui est confortable, puis qui va bien dans le décor aussi. »

Joël Lightbound favorable

Les revendications huronnes-wendates trouvent écho à Ottawa. Le député libéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound, est sensible au projet de la nation.

À son avis, le climat de réconciliation qui prévaut entre le gouvernement fédéral et les Premières Nations est propice à une telle entente.

« Ce que je souhaiterais, c’est de voir ces terrains-là aboutir entre les mains de la nation huronne-wendate qui a des revendications historiques, les terrains se trouvant sur l’ancienne seigneurie de Sillery », commente M. Lightbound.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.

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