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Le transport en commun espère rebondir après la pandémie

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 janvier 2021 Aucun commentaire

Jacob Serebrin
Presse Canadienne

(Montréal) La pandémie de COVID-19 a entraîné une chute importante de la fréquentation des transports en commun à travers le Canada, mais de nombreuses villes ont décidé de maintenir les niveaux de service cette année, tandis que d’autres ont même choisi de développer leur réseau.

Peu de temps après que la crise sanitaire mondiale a atteint le Canada, les taux d’utilisation des transports en commun à travers le pays ont chuté d’environ 85 %, selon Matti Siemiatycki, professeur au département de géographie et de planification de l’Université de Toronto.

Cet expert en matière de politiques de transport a souligné que les agences de transport en commun au Canada craignaient de devoir réduire considérablement leurs services. « Les réseaux de transport en commun ont été parmi les secteurs de l’économie les plus touchés par la pandémie », a-t-il remarqué lors d’une récente entrevue.

Au lieu de cela, le financement des gouvernements provincial et fédéral a sauvé les systèmes de transport en commun du pays qui étaient sur le bord de l’effondrement, a-t-il déclaré.

Aux États-Unis, cependant, les systèmes de transport en commun sont confrontés à la « redoutable spirale de la mort des transports en commun », a indiqué M. Siemiatycki — les compressions conduisent à de nouvelles baisses de l’achalandage, ce qui entraîne de nouvelles coupes et baisses.

Washington et Boston ont annoncé d’importantes réductions de service. À New York, l’autorité de transport locale a déclaré à la mi-novembre qu’elle pourrait être forcée de réduire de 40 % le service d’autobus et de métro et de licencier plus de 9000 travailleurs.

En revanche, Toronto et Montréal étendent leurs réseaux de transport en commun. Luc Tremblay, directeur général de la Société de transport de Montréal (STM), a affirmé en entrevue que Montréal avait choisi de maintenir les niveaux de service de 2020 aux niveaux de 2019 — et ce, malgré le fait que l’achalandage représente environ 35 % de ce qu’il était avant la COVID-19.

La métropole a fait ce choix pour que le service soit disponible lorsque les utilisateurs décideront de revenir. « C’est la clé, a-t-il soutenu. Construisez-le, et ils viendront. »

Mardi, quelques heures avant que le gouvernement du Québec n’impose de nouvelles restrictions pour limiter la propagation du virus, il annonçait une expansion majeure du Réseau express métropolitain (REM). Vingt-trois stations seront ajoutées au réseau et la construction doit commencer en 2023.

Dans la plus grande ville du pays, la Commission de transport de Toronto a indiqué que le service au cours de la semaine du 4 décembre était à 95 % des niveaux d’avant la pandémie. La commission s’est engagée à maintenir le même niveau de service en 2021. Le gouvernement de l’Ontario va également de l’avant avec un plan de 28 milliards pour étendre le transport en commun dans la région de Toronto.

En Colombie-Britannique, les agences de transport recevront plus d’un milliard en financement fédéral et provincial pour maintenir les niveaux de service. L’argent fédéral a également aidé l’agence de transport de Winnipeg à combler une lacune dans son budget après une baisse de l’achalandage — et de ses recettes tarifaires.

Marco D’Angelo, président et directeur général de l’Association canadienne du transport urbain, une association professionnelle qui représente les agences de transport en commun du pays, a dit que le service dans tout le pays représentait actuellement environ 87 % des niveaux pré-COVID.

« Les (agences) ne prévoient pas réduire le service, mais cela changera probablement, à moins que les gouvernements ne fournissent un soutien financier », a-t-il déclaré dans un courriel.

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Voir aussi : Transport, Transport en commun.

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