Martin Jolicoeur
Journal de Québec
rêve tout simple d’habiter sa propre maison est devenu, en une décennie à peine, à peu près inaccessible pour la plupart des nouveaux acheteurs.
C’est l’un des constats les plus forts que l’on peut tirer d’une nouvelle étude produite par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Cette dernière met en lumière la croissance vertigineuse des coûts de la propriété ces dernières années dans les différentes régions de la province.
Les auteurs soulignent qu’entre 2015 et aujourd’hui, les prix des maisons unifamiliales n’ont ni plus ni moins que doublé en moyenne dans la plupart des régions de la province. Or, pendant la même période, les revenus des ménages québécois, après impôts et ajustés à l’inflation, n’ont progressé, eux, que de 15% à 25%.
Pour Simon Langelier, le directeur des relations gouvernementales et des affaires publiques de l’APCIQ, ces données devraient suffire à elles seules à convaincre les plus réfractaires des gouvernements du sérieux du problème qui se pose dans notre société et de l’urgence d’intervenir pour le régler.


