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Téléphérique entre Québec et Lévis : projet réaliste ou farfelu ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 août 2026 1 commentaire

Source : Vincent Desbiens, Journal de Québec, le 28 août 2026

L’idée d’un téléphérique entre Québec et Lévis n’est pas « farfelue », mais l’opposition à la Ville de Lévis estime que le maire, Steven Blaney, a très mal choisi son moment pour tâter le terrain. « On a tellement d’enjeux prioritaires à long terme avant même de penser à peut-être un jour installer un téléphérique. Juste de l’évoquer comme un projet, c’est mal saisir ce qui se passe. Le timing est très discutable », dénonce la cheffe intérimaire de Repensons Lévis, Isabelle Lefebvre, qui suggère plutôt au maire de se concentrer sur un troisième lien autoroutier. Vendredi matin, Le Soleil dévoilait que le maire de Lévis a discuté avec plusieurs acteurs de la région afin de sonder l’appétit pour un nouveau type de projet de transport interrives : un « quatrième lien » via un téléphérique.
Le chef par intérim de Lévis Force 10, Benoît Forget-Chiasson, ne souhaite pas balayer l’idée de la main sans connaître plus de détails.
Il se dit « ouvert », mais veut en apprendre davantage, comme le téléphérique, évoqué pour une première fois en 2009 et dépoussiéré dans les derniers mois par l’administration Blaney, apporte plus de questions que de réponses, notamment en ce qui a trait aux coûts.
« Il n’y a aucune chance que la Ville ait l’argent pour installer ça. Si le maire pense pouvoir aller chercher du financement du gouvernement pour le troisième lien et ensuite pour un quatrième lien en téléphérique, on lui souhaite bonne chance. S’il y arrive, ce sera Noël. »

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Un commentaire

  1. Gepetto Macarenas

    28 août 2026 à 19 h 40

    Farfelu? Peut-être. Mais c’est surtout révélateur d’une ville où les solutions de transport collectif simples, efficaces et relativement économiques semblent systématiquement avoir moins de succès que les projets lourds, coûteux et interminables.

    Ailleurs dans le monde, la rareté des ressources impose depuis longtemps une approche beaucoup plus pragmatique. On cherche l’efficacité avant la grandeur. Nous avons, pour notre part, été longtemps à l’abri de cette contrainte, au point de mal mesurer notre véritable capacité de payer et de croire, à tort, que l’ampleur des investissements est nécessairement garante de leur rendement et que la portée symbolique du projet deviennent presque indissociables de sa légitimité.

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