
Source: Julie Lemieux, Le Soleil, 10 janvier 2008.
Les dirigeants et les artistes de Québec Art Cité prennent la défense de l’Opéra urbain. À leurs yeux, cet événement doit avoir lieu, car il laisserait un héritage impérissable aux artistes de la rue de la capitale, qui pourraient ainsi côtoyer les meilleures troupes du monde et commencer à se bâtir une réputation internationale.
«On appuie un projet de cette ampleur parce qu’il implique beaucoup d’artistes de Québec et parce qu’il y aura aussi une grande participation des citoyens. Il y a une effervescence à Québec dans le milieu de l’animation urbaine depuis quelques années. Ce serait un momentum parfait pour l’Opéra urbain, qui arriverait avec ses grosses troupes européennes pour transférer les connaissances aux artistes d’ici», explique la directrice générale de Québec Art Cité, Marie-Josée Lagacé. (…)
Déjà, dans notre édition du 23 décembre, le metteur en scène et dramaturge Robert Lepage disait apprendre «avec regret (…) que l’avenir de ce projet à grand déploiement semble compromis». Dans une lettre au Soleil, M. Lepage révélait qu’il avait lui-même été approché pour collaborer à l’Opéra urbain de Danielle Roy, mais qu’il avait du refuser, son agenda étant déjà trop chargé.
«La démarche artistique de madame Roy réunira les meilleurs artisans au monde incluant ceux de chez nous. Connaissant son œuvre, il m’apparaît évident qu’elle s’est entourée d’équipes chevronnées dans le seul but de créer, réaliser et produire un spectacle à la hauteur des attentes de la Société du 400e et dont la population de Québec pourra être fière», concluait Robert Lepage en pressant la société d’aller de l’avant avec ce projet.





