Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Planification urbaine Â»

Réfection de la rue Cartier: Impatience des commerçants

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 novembre 2007 6 commentaires

Vue en direction NO. Crédit photo: Jean Cazes, 25 octobre 2007.

Note: la photo ci-haut n’est pas celle qui illustre l’article ci-bas.

Source: Radio-Canada (Québec), 2 novembre 2007.

Plusieurs commerçants attendent avec impatience la fin du chantier de la rue Cartier. La circulation est perturbée depuis maintenant trois mois dans le secteur, ce qui nuit aux affaires, soulignent plusieurs. (…)

La suite. À consulter aussi, ce billet: Travaux majeurs sur l’avenue Cartier.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Commercial, Qualité et milieu de vie.

À la défense de mon p’tit kiosque de crème glacée!

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 novembre 2007 7 commentaires

Coin 17e Rue et 3e Avenue, vue en direction N. Crédit photo: Jean Cazes, 2 novembre 2007.

Ce lieu « culte » de Limoilou, très sympathique et toujours fort achalandé depuis au moins 15 ans en été, a récemment fait l’objet de la rubrique « Les horreurs de la semaine » (souvent justifiées, j’en conviens) d’un hebdomadaire de Québec qui pourtant, nous offre de temps à autres des reportages tout à fait intéressants!

Commentaire personnel: ce genre de délation envers des particuliers, propre à des régimes totalitaires qui « carburent » entre autres sur la rumeur, me rappelle une triste et inquiétante pratique de dénigrement menée par une certaine station de radio de Québec pas très portée sur l’éthique journalistique, il y a quelques années…

À consulter, le billet suivant: “L’horreur de la semaineâ€? dans un hebdo de Québec et éthique….

Voir aussi : Arrondissement Limoilou, Qualité et milieu de vie.

Site du futur Centre des sciences: des précisions (suite)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2007 6 commentaires

Ce musée, je le répète, me tient vraiment à coeur! François Bourque, du Soleil, me signale qu’il a déjà publié le texte ci-contre (exceptionnellement reproduit en entier). Il prévoit écrire à nouveau sur le projet de Centre de sciences sous l’angle du transport en commun. À suivre, donc!

Ci-bas, la localisation retenue, jusqu’à présent, pour implanter le Centre régional des sciences (*), ainsi que l’endroit (?) qui semble avoir la cote de plusieurs lecteurs de Québec Urbain à la suite du dernier billet…

Vivement un centre de sciences. (Source: François Bourque, Le Soleil, 25 novembre 2006.)

Vous l’écoutez parler. Des idées claires, une vision, de la lucidité et de l’enthousiasme. Vous étiez déjà convaincu, mais maintenant vous sentez l’urgence.

Ce que propose Manon Théberge, de la Boîte à science semble tellement aller de soi. Il ne reste bientôt plus qu’une seule question en tête : comment se fait-il que Québec n’a pas encore de centre de sciences ?

Son projet : créer un lieu grand public pour faire vivre les sciences. Pour partager les résultats de la recherche, montrer des prototypes, toucher, voir, expérimenter, semer le goût des sciences chez les jeunes et, peut-être, de la carrière scientifique.

Une sortie intelligente avec l’école ou en famille les jours de pluie ou de glace, quand on ne sait plus quoi proposer aux enfants.

Un lieu pour rire, courir, pour parler fort. Un lieu qui donnerait envie de revenir pour vivre d’autres expériences. C’est comme ça qu’elle imagine la chose.

Il faut, dit-elle, briser les « perceptions émotives » face aux sciences. Celles qui naissent parfois à propos de rien : mon père et ma mère sont poches en math et en physique, ils ne peuvent pas m’aider pour les devoirs. J’haïs les sciences.

Il faut un lieu pour briser le cycle défaitiste, acquérir de la confiance, ouvrir des perspectives nouvelles, apprendre : la mécanique d’un bras artificiel, la grippe aviaire, les cyanobactéries, les changements climatiques.

Un centre de sciences est aussi un outil de développement économique pour une région, un attrait touristique supplémentaire, une vitrine pour les entreprises locales.

On y développera peut-être le goût de l’innovation et du risque qui manque parfois à cette ville.

Les 20 plus grandes villes canadiennes ont déjà un centre de sciences, parfois plusieurs. Montréal en a six et s’est dotée d’une direction des institutions scientifiques.

Mille cinq cents villes dans le monde ont un centre de sciences. Investir dans les sciences, c’est une façon de lutter contre la pauvreté, rappelle l’UNESCO. Si c’est vrai ailleurs, ça doit bien l’être un peu ici.

La Ville de Québec est la seule des grandes villes au Canada à ne pas avoir de centre de sciences. Ce devrait pourtant être un service de base, comme un aréna, un gymnase, une bibliothèque ou une salle de spectacles, pense Manon Théberge. Son modèle : Sudbury, Ontario. Adresse internet : http://sciencenorth.ca.

Environ 35 millions $. La moitié pour construire, l’autre pour les contenus. Puis 7 millions $ par an pour l’habiter, le faire vivre, le faire bouger. C’est ce que coûterait le projet de la Boîte à science.

On pense pouvoir y attirer entre 235 000 et 400 000 visiteurs par année. Prochaine étape, la création d’un bureau de projet pour chercher le financement, convaincre des partenaires privés et dessiner les plans d’architecte.

C’est à Lévis, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, que le futur Centre d’exploration en science et technologie pourrait s’installer.

La mairesse Danielle Roy-Marinelli soutient le projet et annoncera bientôt une participation financière de la Ville. L’ouverture pourrait coïncider avec le 150e anniversaire de Lévis en 2011.

Pourquoi Lévis et pas Québec ? Parce que Lévis montre davantage d’intérêt. Le maire L’Allier soutenait le projet de la Boîte à science et en faisait la promotion, mais la nouvelle administration municipale n’a pas suivi.

Mme Théberge dit avoir attendu en vain une rencontre avec la mairesse Andrée Boucher. Si bien que Québec s’est fait damer le pion par Lévis.

Ce n’est pas grave. Que le centre de sciences aboutisse sur la Rive-Sud plutôt que dans le voisinage de l’Aquarium n’a pas tant d’importance.

Ce qui serait grave, ce serait que la mairie de Québec ne sente pas qu’il est dans notre intérêt de soutenir davantage les sciences.

Québec a réussi à diversifier son économie grâce aux sciences et à la recherche : 800 entreprises y sont engagées ; on compte 7000 chercheurs, 20 000 employés.

Mais depuis quelques années, on ne parle plus autant des sciences dans le discours public, observe le chercheur Fernand Labrie. Pourtant, « l’avenir va être là », prédit-il.

Après une poussée entre 1997 et 2003, les inscriptions dans les programmes scientifiques de l’Université Laval ont décliné en 2004 et 2005, comme ailleurs en Occident.

Rappelons-nous que les étudiants en sciences sont les chercheurs de demain, ceux qui obtiendront des subventions, bâtiront des labos, créeront des entreprises et feront tourner une partie de l’économie.

Un centre de sciences n’est pas la seule façon de promouvoir la culture scientifique et la Boîte à science n’est pas le seul promoteur possible pour un centre de sciences.

Ce projet a cependant l’énorme avantage d’être mûr et d’être soutenu activement par les milieux d’affaires.

Ne manque plus que la volonté politique. Il y a deux élections à l’horizon. Ce sont habituellement de belles occasions pour prendre des engagements.

À consulter, le billet suivant: Site du futur Centre des sciences: des précisions.

Rive nord et rive sud. Source: Google Map.

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

Le Québec pourrait avoir une politique du bruit

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2007 5 commentaires

Source: Claudette Samson, Le Soleil, 1er novembre 2007.

Un co­mi­té d’ex­perts en san­té se pen­che sur l’op­por­tu­ni­té ­pour le Qué­bec de se do­ter d’une po­li­ti­que na­tio­na­le de lut­te ­contre le ­bruit.

­L’avis, qui éma­ne­ra de l’In­sti­tut na­tio­nal de san­té pu­bli­que, pour­rait ­être re­mis au mi­nis­tre Phi­lip­pe Cou­illard à la fin de l’an­née (…)

­Sans s’avan­cer sur les re­com­man­da­tions qui se­ront fai­tes, le mé­de­cin sou­li­gne que le Qué­bec, et l’Amé­ri­que en gé­né­ral, ­est net­te­ment en re­tard sur l’Eu­ro­pe en ma­tiè­re de lé­gis­la­tions fa­ce au ­bruit. Par exem­ple, ­tous les ­pays de l’Uni­on eu­ro­péen­ne ­sont pré­sen­te­ment te­nus de dres­ser des « car­tes de ­bruit » de ­leurs com­mu­nau­tés, pré­ci­sant par exem­ple le ni­veau au­quel ­sont ex­po­sés les ­gens ­dans un quar­tier don­né. Les fa­bri­cants d’ap­pa­reils doi­vent ­quant à eux af­fi­cher ­leur puis­san­ce so­no­re.

Les rè­gle­ments ­vont par­fois ­très ­loin. En Fran­ce, un contrô­le est exer­cé ­dans les dis­co­thè­ques, li­mi­tant le ­bruit ­moyen à 100 dé­ci­bels, ­avec des ­pics de 110 ou 115. (…)

« On tou­che aux ­bruits in­dé­si­ra­bles, par exem­ple les mo­to­ri­sés, ­pour les­quels on a par­fois une ré­gle­men­ta­tion mol­le ou pas ap­pli­quée. »

Le grou­pe d’une quin­zai­ne de per­son­nes, dans le­quel on re­­trouve des au­dio­lo­gis­tes, des épi­dé­mio­lo­gis­tes, uni­ver­si­tai­res, re­pré­sen­tants du mi­nis­tè­re de l’En­vi­ron­ne­ment, du mon­de du tra­vail et de la san­té pu­bli­que, s’in­té­res­se aus­si aux plain­tes ­pour les « bruits du voi­si­na­ge ». La ther­mopom­pe du voi­sin si­tuée à cô­té de vo­tre cham­bre à cou­cher, son cli­ma­ti­seur ou les fê­tes ­trop bruyan­tes, par exem­ple. (…)

La suite. À consulter aussi, le billet suivant: Haro sur les bruyantes motos!

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité.

Site du futur Centre des sciences: des précisions

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 octobre 2007 26 commentaires

À la suite de mon récent billet (quelque peu critique, j’en conviens), M. Pierre Dallaire m’a aimablement fait parvenir les informations suivantes afin de nourrir la réflexion et les débats dans Québec Urbain:

« Bonjour, je travaille à la Boîte à science comme responsable des relations avec la communauté. À titre d’information, voici quelques détails sur le choix du site du futur Centre d’exploration en science et technologie qui pourront nourrir votre réflexion et vos débats.

Tout d’abord, le choix s’est fait après un long processus. Quarante (40) sites possibles sur les deux rives ont été analysés avec les mêmes critères. Nos exigences étaient très élevées et reposaient essentiellement sur deux aspects : le site devait présenter un potentiel d’achalandage majeur en répondant aux besoins de la clientèle cible tout en contribuant à l’enrichissement de l’expérience du visiteur, ce que nous appelons l’effet wow!

Ensuite, je me dois de vous mentionner que le site choisi n’est qu’à 5,5 km de trajet routier du Parc Aquarium, soit à peu près la même distance qui sépare l’Aquarium de l’Université Laval. Pour votre information, la CMQ produit actuellement un plan de développement du transport en commun qui pourra desservir à la fois le Parc Aquarium et le Centre d’exploration, dans l’optique de valoriser ces équipements régionaux essentiels.

Enfin, sachez que le respect de l’environnement est au cœur de nos préoccupations et que le Centre d’exploration que nous proposons sera un modèle sur ce plan. Dans les faits, nous proposons de construire un bâtiment « vert », répondant aux normes les plus exigeantes dans le domaine (LEED) et qui permettra aux jeunes et à la population en général qui le visiteront de prendre conscience des problèmes environnementaux et des solutions concrètes et transférables qui existent.

Je peux donc vous assurer que l’aménagement du terrain est réfléchi en termes d’impacts minimaux pour l’environnement. La partie du parc qui nous a été donnée par la Ville de Lévis est celle qui a été chamboulée par la construction des autoroutes 20 et 73. Nous redonnerons par conséquent une valeur écologique et environnementale à un terrain qui n’est pas valorisé en ce moment. »

Merci, M. Dallaire! À consulter, le billet suivant: Pourquoi localiser le futur Centre des sciences au bout du monde?.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.

Plus grosse manif anti-Rabaska

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 octobre 2007 64 commentaires

Plus de 1000 personnes ont bravé le vent mordant pour exprimer leur désaccord devant l’Assemblée nationale.<br>  Le Soleil, Steve Deschênes.

Mille personnes contre Rabaska, ce n’est peut-être pas comme 20 000 qui marchent pour « sauver » une station de radio commerciale, mais bon, c’est un début…

Considérant le caractère régional de ce projet et les enjeux environnementaux et humains qu’il soulève, il m’était difficile de passer sous silence la manchette ci-bas.

Je vous invite par ailleurs à lire cette réflexion d’un lecteur du Devoir, M. Yvan-M. Roy, avocat de Québec, qui s’inquiète de l’impact du projet dans le paysage de sa ville: Rabaska attaque le coeur de Québec.

Source: Daphnée Dion-Viens, Le Soleil, 29 octobre 2007.

Le feu vert du gouvernement Charest au projet Rabaska, mercredi dernier, semble avoir galvanisé les opposants à la création d’un port méthanier à Lévis. Plus de 1000 personnes ont exprimé leur désaccord hier devant l’Assemblée nationale, lors de la plus importante manifestation organisée jusqu’à maintenant à Québec. (…)

La suite. À consulter aussi, le billet suivant: Gens de Québec, réveillons-nous!.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.

Pourquoi localiser le futur Centre des sciences au bout du monde?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 octobre 2007 17 commentaires

Je ne veux pas ici « démolir » cet excellent projet de la Boîte à sciences, bien au contraire! Ayant déjà oeuvré comme naturaliste et cofondé la Société de la Grande Plée bleue vers 1990, c’est mon plus grand souhait qu’un « musée des sciences » digne d’une capitale moderne voit le jour dans la région.

Mais Citron, pourquoi cibler un site inaccessible à pied ou en transport en commun pour la grande majorité des résidants de Québec-Lévis? Pensons aussi à l’impact environnemental des stationnements qu’il faudra peut-être aménager à l’entrée d’un parc…

Voici, en ordre de priorité, mes suggestions de sites accessibles au commun des mortels et qui font tous l’objet, depuis des années, de vives discussions concernant leur mise en valeur:

  1. Terrains à l’est du traversier de Lévis (mon premier choix!);
  2. Secteur « Arboretum du Domaine de Maizerets – baie de Beauport – D’Estimauville »;
  3. Stationnements du campus « asphalté » de l’Université Laval;
  4. Terrains entre le Chemin Saint-Louis et l’Aquarium;
  5. Secteur du futur Centre des congrès de Lévis ou stationnements des Galeries Chagnon;
  6. Secteur de la Pointe-aux-Lièvres.

Ce projet est vraiment rassembleur? Alors, consultons la population avant de construire (encore une fois) dans un champ de patates! Par ailleurs, avant de commettre l’irréparable (on ne parle pas ici de Rabaska, mais tout de même!), il serait intéressant d’obtenir le point de vue du GIRAM

Le Centre des sciences sur le point de voir le jour. (Source: Lise Fournier, Le Soleil, 27 octobre 2007.)

La construction du Centre d’exploration en sciences et technologie n’est plus qu’une question de temps. Si tout va bien, les travaux débuteront en 2009 sur un terrain de 35 000 mètres carrés situé de l’autre côté du pont Pierre-Laporte, à quelques pas du parc des Chutes. L’édifice d’une superficie de 7500 mètres carrés sera « vert ». On a prévu y aménager une salle pour « penser autrement », une salle de développement durable, une salle d’expérimentation et une salle d’actualités. Les premiers visiteurs sont attendus en 2011. (…)

La suite. À consulter aussi, le billet suivant: Projet régional de “musée des sciences�: ce serait finalement à Lévis.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.

Nouvelle publication: “Mémoires d’un piéton�, de Jean Cimon (éditeur Septentrion)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 octobre 2007 Commentaires fermés sur Nouvelle publication: “Mémoires d’un piéton�, de Jean Cimon (éditeur Septentrion)

Mémoire d'un piéton. Source: site de Septentrion.

J’ai découvert cet essai aujourd’hui! Il s’ajoute à ma collection de livres « urbains » qui comprend entre autres une autre excellente publication de ce sage auteur cité dans cet autre billet.

« Piéton, Jean Cimon l’est par choix. Parcourant les rues de Québec, il manifeste son amour pour la marche et le ski de fond, de même que son inquiétude devant l’agression grandissante d’une civilisation automobile délirante. Il constate avec tristesse l’étalement urbain et dénonce la destruction d’un patrimoine immobilier. Urbaniste et citoyen engagé, il mène un combat de tous les instants pour promouvoir le développement des transports en commun. (…) »

Mémoires d’un piéton

de Jean Cimon
Ouvrage de 192 pages
Illustré

Prix de détail : 19.95$
ISBN 2-89448-494-1 2007

À consulter aussi, le billet suivant: Nouvelle publication: “Québec… pour la vie�, de Roger Côté (éditeur Septentrion).

Voir aussi : Étalement urbain, Geste de solidarité & communautaires, Publications & ressources Internet, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

Voici mes « cafés cultes ». Et vous, quels sont les vôtres?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 octobre 2007 12 commentaires

Chez Temporel. Crédit photo: Jean Cazes, 25 octobre 2007.

Un récent billet portant sur la venue de la chaîne américaine Starbucks a suscité de vifs commentaires. J’ai aussi cité l’exemple réussi du nouveau café-bistro Au coin du monde, à Montmagny. C’est pour faire suite à ces billets que je vous propose ce sujet.

Voici donc mes « tops 5 », dans l’ordre, des cafés (ou cafés-bistros) de Québec que j’ai jadis souvent fréquentés, surtout dans mes premières années universitaires au début des années 1980:

  1. Chez Temporel (rue Couillard, photo ci-haut);
  2. Le Café Krieghoff (rue Cartier, photo-ci-bas);
  3. Dans les années 1990, maintenant remplacé par le déli-bar Joe Smoked Meat, L’Impasse des 2 Anges (rue Saint-Vallier Est);
  4. Au Temps Perdu (rue Myrand);
  5. Le Hobbit (rue Saint-Jean).

Une parenthèse, ici du côté de Montréal, pendant mes études à l’UQAM au milieu des années 1980 quand j’habitais sur le Plateau Mont-Royal:

  1. Le Santropaul (rue Saint-Urbain);
  2. Le Café Pélerin (face au cégep du Vieux-Montréal – Existe-t-il encore?).

Je suis loin d’être expert en la matière. Voici tout de même quelques recettes qui a mon sens, font que certains de ces établissements deviennent des « incontournables » cités entre autres dans des guides internationaux de voyage tels Ulysse:

  • Une localisation au coeur des quartiers centraux ou sur une rue principale;
  • Une musique alternative et surtout, discrète, favorisant une atmosphère chaude et raffinée (le dernier Jorane plutôt que du 50 Cent!);
  • Un présentoir à journaux et revues offrant du contenu (L’Actualité plutôt que Summum, par exemple!), qui donne comme message qu’on peut prendre notre temps pour siroter en paix notre allongé;
  • Un respect et une compréhension, justement, de la « culture café » en vogue depuis des décennies à Québec avec son lot de « flâneurs »! On pense par exemple aux étudiants ou aux journalistes qui révisent leurs textes sans constamment être « bousculés » pour consommer. Par leur seule présence, ils invitent les passants à fréquenter les lieux;
  • Un choix de produits locaux qui encourage les artisans de la place, à l’exemple des bières de la Barberie;
  • Des espaces propices à l’exposition d’oeuvres de peintres, de photographes ou de sculpteurs de la région;
  • Une décoration; des aménagements qui évoluent graduellement. Il faut consolider les « points de repères » des habitués: ne pas changer une formule gagnante!

Et vous, quels sont vos « cafés cultes » de Québec, et pourquoi? 

 À consulter aussi, ce billet: Un bel exemple de café “branché� aux couleurs locales… en région!

Café Krieghoff. Crédit photo: Jean Cazes, 25 octobre 2007.

Voir aussi : Commercial, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.

Élections municipales 2007: Cherchez le clown

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 octobre 2007 5 commentaires

Muséovélo. Crédit photo: Jean Cazes, 26 octobre 2007.

Excellent commentaire de M. Desjardins! Au risque de me faire tirer quelques tomates, j’adore le programme de Pierre Bernier, et ne comptez pas sur moi aussi, humble collaborateur de Québec Urbain, pour rire de lui! ;-)

On a décidément besoin de quelques politiciens idéalistes dans cette mer de « girouettes à la langue de bois » qui ont la cote, hélas, depuis quelques années dans nos sociétés dites évoluées…

À noter que la photo ci-haut n’illustrait pas cet article.

Source: David Desjardins, Voir Québec, 25 octobre 2007.

Pierre Bernier ressemble à son atelier-musée du vélo de la rue Saint- Jean. Bric-à-brac, broche à balle, hirsute: on est loin des boutiques branchous et des fluos dopés au carbone qui les fréquentent.

Contrairement à la vaste majorité des gens de sa génération, ce fou de la pédale qui sillonne les rues juché sur sa bécane antédiluvienne n’a pas renoncé aux idéaux d’égalité, de démocratie, de partage équitable du fric et des lieux publics (il parlera surtout de nos routes, de la dictature automobile). Plus le « gros bon sens » nous éloigne de ces idéaux, plus il voit sa génération confondre société de loisirs et consumérisme individualiste, plus il grimpe sur les pédales, en danseuse, cherchant à rattraper le peloton pour lui crier: heye les boys, vous avez pris le mauvais embranchement au dernier carrefour!

En ce qui concerne la course à la mairie dans laquelle il s’embarque officiellement cette semaine, Pierre en a contre l’arrivisme des autres candidats qui promettent systématiquement un régime minceur pour l’appareil municipal. (…)

Sa cause? C’est surtout celle du vélo, malmenée par la dictature des voitures, ridiculisée par les politiciens (souvenez-vous les douches de Mme Boucher). Mais c’est aussi l’étalement urbain, la déshumanisation du travail des cols bleus coupés du monde à bord de leurs balayeuses et déneigeuses mécanisées, la disneyification du Vieux-Québec (à propos de l’îlot des Palais contre lequel il s’insurge, il dira: est-ce que les Égyptiens reconstruisent les pyramides?), ou l’obsession du retour de la LNH. En bon écolo, il est évidemment contre le Red Bull Air Race.

Comme je vous le disais d’entrée de jeu, Bernier est hors du temps, en marge du progrès pour le progrès, de la société du divertissement qui fait diversion.

Il s’en trouvera pour se moquer. Ne comptez pas sur moi. (…)

La suite. À consulter aussi, le billet suivant: Circulez svp!.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Étalement urbain, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Vélo.