Source : Jean Baptiste Ricard Châtelain, Le Soleil, le 13 février 2017
(Québec) Le Réseau de transport de la capitale (RTC) entend détruire «dès que possible», avant l’été, les deux immeubles achetés au fédéral pour 6 millions $ sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres. Rapidement aussi, un terminus y sera érigé pour accueillir tout le trafic transitant par Saint-Roch.
«Au RTC, on a besoin à cet endroit-là d’un terminus d’autobus pour être fonctionnel au niveau du transport en commun», explique au Soleil le président du conseil d’administration de l’organisme municipal, Rémy Normand. Nombre de trajets convergeaient vers le pourtour de la bibliothèque Gabrielle-Roy, jusqu’à ce qu’une tour Fresk y pousse.
Puis il y a le projet de service rapide par bus (SRB) qui promet d’augmenter la fréquence sur certains parcours. Il aurait été «très compliqué» de faire circuler tous ces autocars près de la bibliothèque, affirme le conseiller municipal. La mise en vente des deux blocs vacants du fédéral a dès lors été perçue comme une «opportunité».
Dépenser 6 millions$ pour détruire, c’est justifiable? «On n’achetait pas les immeubles», justifie M. Normand. «On ne fait pas dans l’immobilier.» Ce que voulait le RTC, c’est le terrain de 9780 mètres carrés situé à l’entrée nord de Saint-Roch. Les lots de bonne grandeur disponibles dans le secteur ne sont pas légion et ne sont pas toujours situés le long de voies accessibles, ajoute-t-il.


