Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Peu de villes américaines sont prêtes pour les baby-boomers vieillissants

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 avril 2012 9 commentaires

Rue 89 (Les blogs)
Hélène Crié-Wiesner
American Ecolo

Ils les ont voulues, leurs villes américaines étalées, sans transports en commun décents, sans trottoirs, dont les maisons à deux garages sont à des kilomètres des supermarchés et loin des docteurs. Maintenant les baby-boomers vieillissent, ils ne peuvent plus conduire et s’en mordent les doigts.

La suite

Repenser la ville américaine, un sacré job pour les urbanistes

Voir aussi : Étalement urbain.


9 commentaires

  1. Jean F.

    6 avril 2012 à 09 h 42

    Alarmiste mais pertinent.
    Les 20 prochaines années ne seront pas faciles pour plusieurs.

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  2. Dominic

    6 avril 2012 à 13 h 07

    Comme aime le dire James H. Kunstler, l’énergie déployée par l’Amérique du nord depuis 1945 pour fuir la densité des centre-villes constitue le plus grand gaspillage de ressources jamais égalé dans l’histoire de l’humanité (son fameux « greatest misallocation of ressources »).

    Les 20 prochaines années seront pour nous, observateurs, remplie de villes qui n’auront d’autres choix que de condamner d’immenses secteurs mal conçus, pas assez habité, et trop loin des centres.

    À ce propos, ce que certaines banlieues vivent déjà en 2012 (celles de Détroit, Chicago, Cleveland, etc..) nous permet peut-être d’entrevoir ce qui attend certaines des nôtres.

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    • davedeux

      6 avril 2012 à 15 h 16

      Pas nécessairement, le taux de revendre des bungalows de banlieue
      est de 92% dans la région de Québec. Donc, à leurs départ, les
      aînés seront facilement remplacé par une nouvelle génération.
      C’est présentement la tendance. de plus, contrairement à ici, les
      banlieues Américaines sont vraiment très étendues, parfois jusqu’à
      50 kilomètres comme à Los Angeles.

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  3. KarlDerGroße

    6 avril 2012 à 13 h 12

    Fernand veut commenter cet article?

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  4. J.

    6 avril 2012 à 15 h 33

    Pour bien saisir ce qui risque d’arriver il est intéressant de regarder la pyramide des âges (au Québec) et de voir que la partie la plus large constitue cette cohorte qui atteindra le « grand âge » dont on parle et de voir qu’il n’y aura pas assez de monde pour occuper les bungalows de banlieue laissés par les plus âgés.
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/pyram.htm

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    • davedeux

      6 avril 2012 à 15 h 49

      Les chiffres sont très réalistes. mais ce qui risque d’arriver, c’est
      que la chute des prix occasionnés par le surplus de bungalows,
      risque logiquement de « vider » le centre-ville au profit des
      « bargains. qu’offriras la banlieue.

      L’attrait des « deals » de banlieue va être plus fort de l’attrait du centre-ville.

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  5. Jeff M

    6 avril 2012 à 16 h 16

    Au risque de paraître peu original, la bonne vieille loi de l’offre et de la demande provoquera des ajustements. Des gens sont prêts à payer pour habiter en ville, alors il y aura de la pression en ce sens. Surtout que les américains ne sont pas réputé autant que nous pour des règlementations pouvant compliquer ce mouvement.

    Ton ton « bicht » de la croniqueuse me fait croire qu’elle a es idée très précise sur ce que « doit » être la ville, mais la réalité n’est pas une utopie.

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  6. Dominic

    6 avril 2012 à 20 h 25

    Le déclin démographique va entraîner l’augmentation des coûts d’entretien des infrastructures publiques. Les faibles densités qu’occasionnent les terrains gazonnés des banlieues vont favoriser les quartiers centraux (St-Sauveur, St-Roch, Limoilou, etc…). Quand on est plus d’habitants à partager le même tuyau d’aqueduc, ça dégage des ressources pour d’autres chose.

    Oui, les deux concepts seront en compétition. Seulement, la ville devra faire payer ceux qui tiennent vraiment à vivre entouré de gazon.

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  7. Manu

    6 avril 2012 à 21 h 06

    Curieusement, il me semble plutôt lu, entendu, vu des nouvelles et reportages ces dernières années mentionnant que les retraités d’aujourd’hui tiennent beaucoup plus à leur auto que ceux de la génération précédente. Tout le contraire de ce que sous-entend dans l’article.

    En fait la différence est peut-être simple: ce dont j’ai souvenir concernait principalement le Québec, tandis que l’article situe l’(in)action plutôt aux États-Unis.

    Je ne saurais comparer exactement l’aménagement des banlieues entre ici et là-bas, et l’article ne dit pas non plus si c’est la réalité de l’ensemble des banlieues américaines où si une seule banlieue a été considérée puis qu’on en ait tiré une généralisation grossière à l’échelle du pays. Toutefois, pour ce qui est des services et de la « couverture sociale », elle est passablement uniforme à la grandeur du territoire par ici, et elle est aussi passablement stable dans le temps, contrairement (je crois) à ce qu’on retrouve plus au sud.

    Je ne vois donc pas péril en la demeure pour les banlieues d’ici.

    Finalement, notons que l’article (si on peut appeler ça comme ça) est plutôt un « commentaire éditorial » ou autre forme de texte peu objectif. Plutôt que de décrire un situation et de l’interpréter, on dirait plutôt que l’auteur veut faire passer son point de vue et qu’il a trouvé une situation qui semblait alimenter ses idées. Le ton est d’ailleurs si subjectif qu’il est fort probable que l’auteur ait tourné les coins ronds, généralisé à outrance, et présenté seulement la portion des faits qui faisait son affaire.

    Tout ça ne change rien au sujet sous-jacent (les changements des milieux de vie des personnes agées et l’aménagement du territoire dans ces milieux) et toutes les discussions qu’il pourrait y avoir sur ce sujet. J’ai simplement l’impression que ce que cet article décrit n’est pas un fidèle reflet de la réalité.

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