Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Voici les pires rues de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 mars 2019 2 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Dans un exercice inédit, Le Journal a demandé aux conseils de quartier de se prononcer sur les pires rues de leur voisinage, et à des experts d’analyser les artères qui ont vraiment besoin d’amour à Québec. Cela a permis d’identifier des secteurs qui sont dévitalisés, dont les infrastructures sont désuètes ou qui présentent des dangers pour les usagers de la route. Nous vous les présentons samedi et dimanche.

Alors que Saint-Roch et Lebourgneuf se sont métamorphosés et que les projets se multiplient à Sainte-Foy, l’est de Québec, longtemps oublié, se cherche une âme. Le chemin de la Canardière est laissé à lui-même et l’avenue D’Estimauville vivote au gré des promesses, qui tardent à se concrétiser.
Dans Maizerets, tout semble à faire tellement le secteur est dévitalisé. «Le problème, c’est qu’on n’a pas de cœur, pas de centre. C’est comme une passoire», constate Martial Van Neste, président du conseil de quartier.

Sur D’Estimauville, le projet d’écoquartier annoncé en 2010 peine à sortir de terre. Deux édifices fédéraux ont poussé au milieu des terrains vagues. Une centaine de logements sont actuellement en construction, alors que 2000 avaient été promis. Autour, les commerces périclitent.
«Il va se faire des choses, mais l’impact n’est pas encore visible», constate M. Van Neste. «C’est un peu décevant. Ç’a l’air encore d’une zone un peu abandonnée.»

Il y a beaucoup d’espoir autour du tracé et du pôle d’échanges du futur trambus. Mais il faudra attendre 2026. Plus loin, au coin de la Canardière et de la 18e Rue, l’enchevêtrement de voies donne le tournis. «La Canardière et la 18e, c’est comme une barrière entre le nord et le sud du quartier. C’est épeurant passer dans ce coin-là. La Ville a fait des efforts qui nous apparaissent trop timides. Tout ce secteur est préoccupant pour la sécurité des piétons.»

Un secteur délaissé

Pour l’historien Denis Angers, le secteur «a été regardé de haut par les gens de la haute-ville». Alors que le secteur Limoilou s’est développé de façon disciplinée, l’est du quartier est comme une «excroissance à bon marché de Limoilou, et on vit avec ça depuis ce temps-là».

(…)

Le fédéral a montré des efforts pour insuffler un peu de vie dans le secteur D’Estimauville, mais ce n’est pas suffisant de planter des édifices sur des terrains en friche, selon l’urbaniste Simon L’Allier.
Les deux édifices fédéraux qui logent des fonctionnaires dans le secteur sont des édifices à l’architecture intéressante et ils ne sont pas déplaisants, souligne M. L’Allier, mais ça n’amène pas beaucoup de vie. Leur rez-de-chaussée aux vitres opaques ne compte aucun commerce et n’offre pas d’ouverture sur la rue, dit-il.

(…)

À la Ville de Québec, la conseillère municipale du secteur, Geneviève Hamelin, estime que la revitalisation de D’Estimauville est plus large que l’écoquartier.
Elle souligne la venue prochaine de Medicago et de la CNESST, qui apporteront des centaines d’employés, et d’un parc de voisinage aménagé par la Ville.

Un work in progress

«D’Estimauville est un work in progress, mais l’objectif est indéniablement en cours de réalisation. […] Avec un si grand secteur à revitaliser, de voir ça en cours de réalisation à l’intérieur de moins d’une décennie, c’est un succès, selon moi.» Quant aux commerces de proximité, ils viendront avec l’arrivée massive de travailleurs et de résidents, prévoit-elle.

La suite

Voir aussi : Arrondissement Beauport.


2 commentaires

  1. michel

    23 mars 2019 à 15 h 28

    Il y en a qui préfère mettre des millions pour embellir un endroit déjà très beau, comme le petit parc entre la basilique et l’hôtel de ville. Chacun ses priorités..

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