Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Tunnel Québec-Lévis: «On ne sait pas dans quoi on creuse», prévient un expert

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 juillet 2019 35 commentaires

Jocelyne Richer
Presse canadienne

Le gouvernement Legault devra surmonter bien des obstacles avant de voir la lumière au bout du tunnel Québec-Lévis. Seulement sur le plan géotechnique, le défi pourrait devenir périlleux, le lit du fleuve Saint-Laurent constituant une énigme à bien des égards
Chose certaine, le site choisi par le gouvernement pour réaliser son engagement électoral de bâtir un troisième lien routier entre la capitale et la rive sud du fleuve présente un degré de complexité et de difficulté jamais vu, selon un expert.

Le tunnel s’étendra sur un «site qui présente vraiment le plus haut degré de défi» technique imaginable, selon Bruno Massicotte, professeur de Polytechnique à Montréal et ingénieur spécialisé en structures.

Il sait de quoi il parle: c’est à lui que le ministère des Transports avait confié le mandat, en 2016, de préparer une étude visant à démontrer la faisabilité technique d’un tunnel construit entre Québec et Lévis et à en évaluer le coût.

Sa conclusion: c’est faisable.

N’empêche. Même s’il est possible, techniquement parlant, de réaliser un tel projet, il n’en demeure pas moins «hors norme» et «non conventionnel», ce qui peut entraîner bien des complications, prévient M. Massicotte, au cours d’une entrevue de plus d’une heure à La Presse canadienne, visant à connaître son point de vue sur le choix du gouvernement, trois ans après le dépôt de son rapport, le seul produit récemment sur un éventuel troisième lien.

Fin juin, le ministre des Transports, François Bonnardel, annonçait qu’il avait envisagé divers scénarios avant de décider que ce troisième lien serait un tunnel sousfluvial, long d’une dizaine de kilomètres, qui reliera l’autoroute 40 à l’est de Québec, sur la rive-nord du fleuve, à l’autoroute 20, sur la rive-sud, en passant sous la pointe ouest de l’île d’Orléans.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.


35 commentaires

  1. Jeff M

    15 juillet 2019 à 00 h 52

    Le début de la construction dans le 1er mandat de la CAQ, ils peuvent oublier ça. Ils ont d’abord dit deux ans après leur élection, puis trois ans. À la dernière annonce du ministre Bonnardel c’était quatre ans après. C’est ça qui arrive quand on fait du clientélisme politique populiste avec des mégaprojets.
    En plus, vouloir faire ça le plus vite possible, c’est parfait pour attirer les problèmes. On n’a pas fini d’en entendre parler.

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  2. Léo

    15 juillet 2019 à 09 h 48

    On ne sait pas pourquoi on construit un tunnel.
    On ne sait pas comment construire ce tunnel.
    On ne sait pas combien va coûter ce tunnel.

    Mais promis, on commence les travaux le mois prochain !

    Quel gâchis…

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  3. laéR

    15 juillet 2019 à 10 h 10

    Je crois que les gens de Baie-Comeau vivent un calvaire sur les routes de Québec. Ils doivent passer par l’autoroute Félix-Leclerc ultra engorgé puis sur Henri IV, un stationnement.

    Les gens de Baie-Comeau, au nombre de 7 par jour, méritent un tunnel pour leur permettent d’atteindre la rive-sud plus aisément afin qu’il retrouve le même niveau de fluidité que dans leur ville.

    Le maire Gille Lehouiller la dit, ce n’est pas que pour les citoyens de la rive sud qu’on fait ça, mais pour tout l’Est de la province.

    Au diable les gens de la ville de Québec au pris avec de plus grave problème de congestion.

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  4. Che

    15 juillet 2019 à 12 h 05

    En voyant la photo dans l’article qui montre l’actuel échangeur Félix-Leclerc / Dufferin-Montmorency, je peux imager l’ampleur du travail à faire. L’autoroute Félix-Leclerc est actuellement surélevée pour passer par dessus le boul. Ste-Anne et l’autoroute Dufferin, et l’échangeur est « par dessus » le fleuve. La pente est déjà assez raide à cet endroit.

    Pour pouvoir passer un tunnel, j’ai l’impression qu’une imposante tranchée va devoir être creusée pour que l’autoroute passe sous le fleuve. Même là, ça va être très à pic. De plus, il manque de la place pour un échangeur plus fonctionnel (et plus imposant).

    Bref, cet endroit va être complètement transformé par le 3e lien.

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  5. RD

    15 juillet 2019 à 13 h 17

    ils savent depuis longtemps ce qui compose le sol du Fleuve! ne croyez pas les sois disant expert toujours de Montréal et contre tout projet intéressant dans la Capitale! ils font juste du Fake News! Montréal ne veux pas que Québec se développe.. pour eux nous somme juste un gros village!

    https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/basses-terres-du-saint-laurent

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  6. Carl

    15 juillet 2019 à 15 h 04

    J’entends déjà les chantres du tout-à-l’autoroute nous dire que ce n’est finalement l’opinion que d’un seul expert, il ne sait fort probablement pas de quoi il parle, et puis des soi-disant ‘experts’ on peut toujours en trouver pour raconter n’importe quoi, et que dans les États-Unis pis dans les Japons pis les Chines ils en construisent plein de tunnels pis des autoroutes partout tout le temps pis que ça leur coûte pour ainsi dire rien pis que ça nous le prend le tunnel pis que la ‘liquéfaction des sols’ c’est de la fabulation parce qu’un sol c’est de la roche ce n’est pas du liquide pis que c’est juste les maudits gauchistes qui ne veulent pas de tunnels parce qu’ils veulent que la ville de Québec disparaisse de la carte pis pis pis… alouette!

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  7. Antoine

    15 juillet 2019 à 16 h 14

    La plus grande erreur du gouvernement legault, celle d’avoir écouté des radios poubelles leur dicter leur programme électorale et promettre à Québec un projet ridicule, inutile et pour lequel nous paieront pendant des décennies. Mais nos chers animateurs qui aiment tant décrier les dépenses inutiles du gouvernement sont les vrais experts en transport au Québec.

    Le Québec se souviendra longtemps…

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    • Francis L

      15 juillet 2019 à 17 h 13

      Il voulait gagner ses élections. Semblerait que dilapider 10 milliard des taxes des contribuables a des fins aussi personnelle, c’est encore acceptable. Qui a dit qu’on ne gagnait plus d’élections avec de l’asphalte?

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  8. Jp-Duval

    15 juillet 2019 à 19 h 03

    Je vais peut-etre en rassurer quelque-uns.

    Tout ce psychodrame du troisième lien m’apparait etre un leurre d,un gouvernement qui ne croit pas au projet et qui ne désire pas l’entreprendre. Mais comme une partie de son électorat ne jure que par cette construction il n’ose dire ouvertement non….
    Il a ainsi créer une situation complexe en laquelle de multiples entraves vont venir embourber le projet.
    – Le volet environnemental.
    – la nature des sols dont on ne connait pas encore la composition exact.
    – Le problême de construire un tel tunnel sans créer des entraves à la navigation maritime, car, n’oublions pas que l’ensemble des importations qui arrivent par bateau au pays passe par ce secteur. Le fédéral risque d’émettre un gentil veto.

    Si mon hypothèse se confirme, l’ensemble de ces raisons permettra au gouvernement de dire : nous le voulions, mais la situation fait en sorte que ce serait irresponsable d’aller de l’avant avec ce projet.

    De toute façon, trouvez moi un endroit sur la planète ou on a voulut construire un lien entre deux rives et que le choix s,est porté sur la distance la plus longue. Pont Laporte 800 mètres….Ici c’est 10 000 mètres!!!!

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    • jeand Utilisateur de Québec Urbain

      16 juillet 2019 à 00 h 21

      Pas mal d’accord avec tout, le tunnel à l’extrême est est inutile et ils ont trouvé le projet impossible au niveau des $$$ donc c’est pour noyer le poisson un autre 10 ans

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    • Che

      16 juillet 2019 à 22 h 40

      Je suis ambivalent.

      La CAQ ne peut pas abandonner le projet sans payer un coût politique énorme. Ils ont promis ce projet sans équivoque. Ils ont condamné les Libéraux de prendre trop de temps pour faire des études.

      D’un autre côté, je vois quelques portes de sortie pour la CAQ :

      – Blâmer Ottawa pour l’absence du financement. Il y a de bonnes chances qu’Ottawa refuse de financer ce projet, même si c’est les Conservateurs qui sont au pouvoir. La possibilité d’un « gentil veto » est aussi une possibilité comme vous le dites.

      – Blâmer le processus d’étude (environnemental et autres). C’est malhonnête, mais je crois que ça va limiter les dégâts au niveau politique. De toute façon, où vont aller les électeurs qui sont pour le 3e lien ?

      – (le plus probable) Annoncer une première pelletée de terre avant la prochaine élection, mais sans que le projet soit réellement démarré. « On va faire les études à mesure » diront-t-ils.

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  9. laer

    16 juillet 2019 à 08 h 51

    Il y a un constat de plus en plus clair qui se dessine, c’est l’unanimité des commentateurs de Québec Urbain contre ce projet de tunnel à l’extrême Est de la ville.

    Lâchez pas!

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  10. nietnietniet

    16 juillet 2019 à 12 h 14

    Je suis personnellement contre le projet de 3e lien. Par contre, j’ai de sérieux doutes sur l’affirmation « on ne sait pas dans quoi on creuse ».

    Come on !

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    • laer

      16 juillet 2019 à 12 h 51

      Je crois que ça veut dire: On a pas encore de certitude hors de tout doute du comportement du sol et qu’on est encore dans les hypothèses.

      Je me trompe peut-être.

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    • Jp-Duval

      16 juillet 2019 à 13 h 10

      Pour connaitre la nature exacte du sol il faudrait faire des forages en plein milieu du fleuve….Or ceci n’a pas été fait.

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    • Insider

      16 juillet 2019 à 20 h 31

      « Par contre, j’ai de sérieux doutes sur l’affirmation « on ne sait pas dans quoi on creuse ». »

      Il y a quelqu’un qui va prétendre ça sérieusement ici su QU, on s’entend là dessus?

      Par contre on ne pourra pas prétendre être à l’abri de surprise après avoir démarré le projet. C’est bien loin de prétendre que l’on ne sait pas dans quoi « on creuse » sic ( on devrait écrire creusera ).

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  11. Dédé

    16 juillet 2019 à 12 h 18

    Bon ok c’est sur Radio X. Mais écoutez donc l’avis de M. Massicotte de sa propre bouche:

    https://radiox.com/contenu/3e-lien-lingénieur-bruno-massicotte-se-défend-des-fake-news-dômiennes

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    • Francis L

      16 juillet 2019 à 16 h 39

      Il parle de la technique. Jamais personne, surtout ici, n’a dit que c’était techniquement pas possible. On ne parle pas de fusion nucléaire, mais d’un tunnel après tout…

      Mais la question n’est pas si on peut le faire, mais devrions nous le faire? Et à n’importe quel prix?

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      • Dédé

        16 juillet 2019 à 17 h 18

        Effectivement, il faut poser les bonnes questions et avoir les bonnes réponses. J’ai soumis l’interview de M. Massicotte et pense sans déformation de ses propos comme on le constate dans l’article ci-haut mentionné.

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      • Insider

        16 juillet 2019 à 23 h 52

        Je crois que vous n’avez pas saisi que j’étais sarcastique en faisant semblant de croire que la bannière est parole d’évangile! Ce serait un peu comme croire celui qui nous dit qu’il ne faut jamais croire ce qu’écrivent les journalistes en nous alignant une bonne série de mensonges pendant les minutes qui suivent, ;-)

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    • Insider

      16 juillet 2019 à 20 h 09

      Comme on m’enlève la liberté d’éviter la publicité ça signifie pas d’écoute de l’entrevue en ce qui me concerne! ;-)

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    • Jeff M

      17 juillet 2019 à 08 h 31

      Oh wow! À la fin du podcat de RadioX, ils dénoncent les activistes dans les médias… si ce n’est pas un cas de projection ça…
      Faire du millage comme ça sur une nuance pas si énorme….

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    • Jeff M

      17 juillet 2019 à 08 h 34

      Ils commencent eux même à faire du fake news dès le début en laissant comprendre que le Pont de Québec est foutu.

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      • laéR

        17 juillet 2019 à 14 h 51

        Il n’y a rien de mieux que l’utilisation de la peur pour rallier des gens. En débutant par des énoncés catastrophique, on vient chercher une bonne partie de la population qui ne comprend pas vraiment tout cela.

        Trump le fait régulièrement et d’autres avant l’ont fait et ils y en aura toujours. Des gens de mauvaise foi.

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  12. laéR

    16 juillet 2019 à 16 h 22

    Comme vous l’avez dit, c’est sur Radio X, la radio du 3e lien. La radio qui vit de gens captifs de leurs voitures et qui ne veulent surtout pas diminuer leur exposition publicitaire importante (revenus).

    C’est ce qui est agréable avec ce genre de radio, c’est que de la façon qu’il traite les autres, on peut tout simplement prendre un miroir et dire et avoir la même attitude qu’eux.

    Ce qui est désagréable, c’est l’importance de la masse qu’il réussisse à rejoindre via leur micro.

    Propagande de désinformation ou liberté d’expression? Ça dépend de l’outil que l’on a entre les mains. On a toujours le choix de ne pas l’écouter, malheureusement pour bien des gens, faire la différence dans des propos d’animateurs de radios, ce n’est pas leurs forces.

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    • dédé

      16 juillet 2019 à 17 h 20

      Mais encore laéR, sont t-ils intéressants les propos de M. Massicotte ?

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      • laéR

        16 juillet 2019 à 21 h 11

        Non Dédé ils ne sont pas intéressants. La raison? Même si techniquement c’est faisable, on en a rien à battre. Pour le coût, AUCUN besoins d’envergure pour notre société ne justifie ce couteux projet qui sent le populisme sans scrupule.

        On a pas les moyens, les impacts sont gigantesques, et les résultats attendus merdiques.

        Je serais bon à la radio!

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    • Insider

      16 juillet 2019 à 20 h 11

      « Propagande de désinformation ou liberté d’expression? »

      Vous voulez dire la liberté de nous imposer leur ratio contenu/publicité beaucoup trop bas?

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  13. Insider

    16 juillet 2019 à 20 h 23

    C’est peu amusant de voir l’arroseur arrosé. Ça fait longtemps que j’ai cessé de croire que les médias vont rapporter les propos des experts de façon nuancé. Mettons que d’entendre un acteur de la radio-poubelle se plaindre que les propos d’un expert ont été déformé n’attire aucune empathie de ma part. Quand tu vis de la démagogie et de la déformation des faits il faut s’attendre d’en être victime à son tour. ;-)

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  14. Insider

    16 juillet 2019 à 20 h 27

    C’est simple si ceux qui sont derrière le projet du 3e lien « aka le 2e lien » avaient à aller négocier un prêt pour financer le projet la réponse de l’institution financière serait rapide et sans appel! Vous vous feriez dire d’aller faire vos devoirs et de faire les étapes préalables avant de revenir faire une demande.

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  15. paradiso Utilisateur de Québec Urbain

    19 juillet 2019 à 13 h 02

    Fait à noter : à Montréal, le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine n’est pas un «vrai» tunnel, mais un système de caissons déposés sur le lit du fleuve (ou sur une tranchée creusée dans le lit du fleuve, à vérifier).

    Je présume que ce sera la solution retenue pour le chenal nord.

    Le lien le plus direct passant par la pointe de Sainte-Pétronille (si l’on s’en tient au scénario présenté par M. Bonnardel), il faudrait ensuite utiliser un tunnelier pour franchir l’île d’Orléans.

    Si cette solution est retenue, il feront vraisemblablement un puits pour l’évacuation d’urgence, compte tenu de la longueur du trajet. Tant qu’à faire, je verrais bien une station de Trambus et un ascenseur permettant de relier l’île d’Orléans au réseau du RTC.

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