Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le tramway est la meilleure option pour Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 janvier 2020 10 commentaires

DANIEL GENEST
Directeur de projet du réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec

En réaction à la lettre d’opinion «Et si le métro était plus approprié?» de M. Roland Couture parue le 10 janvier

Le 24 octobre dernier, la Ville de Québec a partagé publiquement les conclusions d’une analyse comparative sur les différents modes de transport lourds sur rail constituant la colonne vertébrale du réseau structurant de transport en commun. La firme Systra a étudié quatre modes de transport lourds, soit le tramway, le train léger, le monorail et le métro.

L’analyse de Systra confirme sans réserve que le tramway est la meilleure option pour la capitale nationale. Une opinion partagée par des experts de HEC Montréal qui ont révisé l’analyse et produit une étude indépendante.

À l’aide d’une grille d’évaluation multicritères et considérant notamment les exigences d’insertion et les difficultés de construction, la fiabilité des systèmes en hiver, la disponibilité technologique, les coûts et la capacité d’accueil, Systra a conclu que seul le tramway répondait de façon optimale à tous les critères.

En effet, le tramway dispose d’une bonne fiabilité, même en hiver. Sa capacité d’accueil répondra parfaitement à l’achalandage anticipé en transport en commun, et cela, même 15 ans après sa mise en service. De plus, les coûts de construction du tramway sont en adéquation avec le financement disponible.

Un métro, à l’opposé, est surdimensionné pour les prévisions d’achalandage. Les rames seraient pratiquement vides. De plus, les coûts de construction d’un métro sont de quatre à cinq fois plus élevés que ceux d’un tramway. Avec l’enveloppe de financement disponible pour le tramway qui est de l’ordre de 70 % du 3,3 milliards de dollars du projet, nous ne pourrions construire que quelque 5 km de métro.

Après plus de dix ans de réflexion et d’étude, la Ville est convaincue que le tramway est le mode de transport structurant qui répond le mieux aux besoins des citoyens de Québec. Complétés avec 15 km de trambus, une bonification des parcours de Métrobus et l’ajout de nouvelles infrastructures sur l’ensemble du territoire de la ville, comme des Parc-O-Bus et des liens mécaniques, les 23 km de tramway répondront aux besoins actuels et futurs de mobilité.

La suite

Trop d’insanités sur le tramway. Karine Gagnon (Journal de Québec). Un extrait: « L’opposition au tramway à Québec se fonde trop souvent sur une bataille bas de gamme s’appuyant sur des arguments totalement irrecevables et formulés par des incultes, estime l’ex-politicien et urbaniste Richard Bergeron, qui a amené l’idée d’un tramway au Québec. Depuis des mois, je songe à contacter ce dernier pour obtenir son point de vue plus qu’éclairé dans ce dossier. Or, M. Bergeron n’en revient tout simplement pas de toutes les «insanités» qui circulent à Québec à propos du tramway. »

Un sondage «Moins d’un citoyen sur deux appuie le tramway, selon Québec 21« 

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.


10 commentaires

  1. Jeff M

    15 janvier 2020 à 13 h 22

    Tiré de la validation de l’étude de Systra par le HEC:

    « Il semble y avoir beaucoup d’incertitude concernant les coûts de construction d’un métro souterrain et les estimations fournies par SYSTRA, calculées sur la base d’observations de projets réalisés ailleurs, nous apparaissent très optimistes.
    En prenant la moyenne de la ligne bleue à Montréal et de la Ontario Line à Toronto, soit environ 740 M$/km, un métro de 16,3 km à Québec pourrait coûter plus de 12 000 M$. »

    Et les projets de Toronto et Montréal pèsent lourd comme référence car on y est dans des conditions de marché plus près des nôtres.

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    • Jeff M

      15 janvier 2020 à 13 h 25

      Je le répète, si vous voulez vraiment un métro, réclamez l’argent du 3e lien pour le mettre dedans. Sinon, c’est n’importe quoi. On va faire quelques km de métro entre St-Foy et le centre-ville de Québec et le reste de la ville va se plaindre qu’il n’y a rien pour eux et s’y opposer.

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    • michel

      15 janvier 2020 à 16 h 33

      Le simple fait de s’en être tenu qu’à ces deux exemples de ligne de métro canadienne, les pires en terme de coûts anticipés (elles n’ont pas encore été construites), démontre le parti pris de ces deux experts des HEC, et entache par le fait même leur crédibilité.

      Voici ce qu’on peut lire dans le journal en ligne de Radio-Canada:

      « Mais pour l’ex-présidente de l’Agence métropolitaine de transport Florence Junca Adenot, qui a supervisé le prolongement de la ligne orange jusqu’à Laval, des explications supplémentaires s’imposent.
      « Effectivement, le métro de Laval s’est terminé à 156 millions du kilomètre. C’était un montant raisonnable il y a 10 ans. [Le métro de] Toronto, qui était prolongé au même moment, a terminé lui aussi autour de 156 millions le kilomètre. Maintenant, ce n’est pas une ligne de métro qui est très complexe à construire (elle parle ici du prolongement de la ligne bleue à Montréal). On n’a pas besoin de passer sous le fleuve comme Laval; on n’a pas besoin de passer sous les infrastructures du centre-ville comme celui de Toronto… Il n’y a pas d’explications comme telles », a-t-elle déploré à Gravel le matin.
      En dollars d’aujourd’hui, les 156 millions de dollars par kilomètre vaudraient autour de 185 millions le kilomètre. » (titre de l’article : Le coût du prolongement de la ligne bleue fait sourciller, 10 avril 2018)

      Avec 2 264 M$ (le coût projeté pour les 23 km du tramway), on pourrait s’offrir un métro de 12 km si on se basait plutôt sur ces deux exemples. Et ici, on parle d’un métro lourd. Le métro léger, comme le souhaitent les partisans du métro à Québec, est de beaucoup inférieur en terme de capacité et coûterait moins cher…

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      • Gérald Gobeil Utilisateur de Québec Urbain

        15 janvier 2020 à 16 h 43

        J’ai ajouté un hyperlien pour l’article.

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      • michel

        15 janvier 2020 à 17 h 00

        Merci ! Cela devrait, espérons-le, permettre aux gens qui vont s’en donner la peine de réellement comprendre ce qui se passe, désormais…

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      • Jeff M

        15 janvier 2020 à 17 h 04

        Michel, vous lisez de travers. Ils n’affirment pas que ça va coûter 700M$ le km, mais parlent « d’incertitude » quand aux coûts. Entre le 100-200 M$ de Systra et le 700 M$ des projets annoncé dans le Canada de 2020, il y a des questions à se poser. Est-ce que des normes de travail et de sécurité ont changé? Je n’ai pas la réponse. Mais on ne peut raisonnablement envisager un métro à Québec pour seulement deux où trois milliards.

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  2. Jp-Duval

    15 janvier 2020 à 16 h 19

    Une question me turlupine. Compte tenu de la densité de la population qui est répartit sur un si grand territoire il est évident qu’un métro ne peut etre construit.

    Pourquoi alors bien des gens désirent continuer à rêver à ce mode de transport urbain??

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    • Jeff M

      15 janvier 2020 à 16 h 48

      Parce que bien des sympathisants du métro sont là uniquement pour faire dérailler le projet en cours, ou n’importe quel projet majeur de transport en commun à Québec.

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      • Carl

        15 janvier 2020 à 17 h 07

        Exactement. Les chantres du tout-au-métro ne sont pas là parce qu’il souhaitent améliorer les transports en commun à Québec, mais bien parce qu’ils souhaitent faire foirer le projet de tram, pour la seule et unique raison qu’il empiètera sur le réseau routier et que sa construction rendra la circulation difficile. Ou ce sont des gens qui pensent que les ressources financières des gouvernements sont infinies, et que dans ce contexte, faire une analyse coût-bénéfice n’est pas nécessaire: si il y a un bénéfice, money’s no object!

        Et avant qu’on ne me réplique que mon premier argument est faux: lorsque d’aucuns ici (dont moi) soulignent que du transport sur rail à grand gabarit en souterrain (un métro) c’est d’une capacité surdimensionnée pour Québec, on réplique inévitablement « oh, non non non, pas besoin d’être plus gros, ça peut être des trains de format plus petit, à la même fréquence, dans des petites stations! » – on ne cherche donc aucunement à augmenter la capacité. On cherche seulement à rendre le projet plus coûteux, en espérant ici que les gouvernements supérieurs débarquent. C’est une lubie ridicule.

        Un métro pour Québec, c’est une autre version d’un gadgetbahn

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