Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Tramway »

L’avenir de la ville passe par le réseau structurant

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 février 2019 21 commentaires

Érick Rivard
Monquartier.com

Il y a quelques jours, la Ville de Québec mettait en ligne un nouveau site internet entièrement dédié au réseau structurant. Les informations qu’on y trouve permettent d’avoir une bien meilleure idée de l’étendue du projet. La Ville de Québec m’a demandé de prendre position sur le projet dans l’espace public.

L’accent a beaucoup été mis sur le tramway dans les derniers mois, mais on a peu insisté sur le potentiel qu’offre ce réseau pour redéfinir complètement l’environnement de la ville. Pourtant, tant le trambus que le tramway permettront de redessiner certaines des plus grandes artères de la ville. Parmi celles-ci, la 1re Avenue et le boulevard des Capucins à Limoilou, l’axe de la Canardière dans Maizerets et le boulevard Charest dans Saint-Roch et Saint-Sauveur.

Pour accueillir les plateformes dédiées de ces deux modes supérieurs de transport en commun, ces « nouvelles rues » seront complètement remodelées, augmentant ainsi la marchabilité et le confort vers les transports en commun.

L’opportunité qu’offre cette opération urbaine est unique, et on peut déjà affirmer qu’aucun projet urbain n’aura eu autant d’impact dans l’histoire de la ville : des trottoirs plus généreux, des nouvelles plantations, des nouvelles installations pour les cyclistes et des stations et pôles d’échange de grande qualité, qui deviendront des marqueurs dans le paysage, sur plus de 40 km! Cette transformation à elle seule favorisera les saines habitudes de vie (la marche en premier lieu) et incitera naturellement plusieurs citoyens à opter pour le transport en commun.

Déjà aujourd’hui, je constate comment il est naturel pour les jeunes adolescents et universitaires de considérer le transport en commun comme mode privilégié de transport. Pour eux, un trambus, un tramway et plus de Métrobus, c’est encore plus de liberté! Il se pourrait d’ailleurs fort bien qu’une importante partie de cette génération choisisse de ne pas avoir de voiture, comme en font foi les indicateurs de la SAAQ et de statistiques Canada: « Entre 1996 et 2015, la proportion de Québécois âgés de 16 à 24 ans détenteurs d’un permis de conduire est passée de 59,1 % à 54,8 %. La baisse est particulièrement marquée chez les 16 à 19 ans (de 43,9 % à 35,7 %). Chez les 20 à 24 ans, la proportion est passée de 72,1 % à 67,4 %. » Source : La Presse, 20 janvier 2017.

La couverture que propose le réseau structurant pour desservir la plupart des grands générateurs de déplacement de la ville (Université, cégeps, hôpitaux, centres commerciaux, pôles d’emploi, etc.) ne pourra qu’augmenter l’attractivité du transport en commun dans le futur.

Une ville en santé

Québec est une ville étalée, et l’utilisation de la voiture a longtemps été le seul moyen à considérer dans plusieurs secteurs. Ce projet de transport en commun structurant est avant tout un projet de liberté, puisqu’il offre des choix de mobilité compétitifs.

En additionnant les bienfaits environnementaux liés à la diminution des gaz à effet de serre grâce à ces nouveaux modes de transport entièrement électriques et l’augmentation des utilisateurs de la marche et du vélo pour gagner les stations de tramway et trambus, on ne peut que rêver à une ville de Québec en santé.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

Université Laval : repenser le campus avec l’arrivée du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 février 2019 2 commentaires

Radio-Canada

Des étudiants à la maîtrise en architecture proposent de profiter de l’arrivée du Réseau de transport structurant pour redynamiser la vie sur le campus de l’Université Laval.

En tout, une quinzaine d’étudiants ont été mandatés par l’Université pour repenser le campus puisque l’arrivée du tramway risque de changer le décor du secteur. Ils veulent rendre le campus plus urbain, plus attractif et plus vivant puisqu’il s’agit du seul endroit de la ville où le tramway et le trambus se rencontreront.

« C’est un morceau de territoire en plein milieu de la ville. L’arrivée du réseau de transport structurant est une opportunité d’intensifier les activités sur le campus et d’amener une mixité sur le campus », explique Érick Rivard, qui dirige l’atelier de design urbain du programme d’architecture à l’Université Laval.

L’initiative du département d’architecture s’appuie sur le projet de Réseau structurant de la Ville de Québec. Les étudiants sont convaincus qu’avec les nouvelles stations de tramway sur le campus, une nouvelle clientèle sera déjà favorable à expérimenter le secteur de manière différente.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Projet - Tramway.

Tramway de Québec: un nouveau pont sur la Saint-Charles?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er février 2019 6 commentaires

Isabelle Porter
Le Devoir

La construction d’un tramway à Québec va nécessiter la construction d’un nouveau pont au-dessus de la rivière Saint-Charles à l’entrée du quartier Limoilou, révèle une analyse remise au ministère du Développement durable par la ville de Québec.

« Des impacts peuvent aussi être anticipés sur la rivière Saint-Charles, car un nouveau pont devra être construit pour permettre le passage du tramway à la hauteur du pont Drouin actuel », peut-on lire dans l’avis de projet transmis par la ville de Québec au ministère du Développement durable.

À l’heure actuelle, le pont Drouin accueille les voitures et les autobus qui circulent entre les quartiers Saint-Roch et Limoilou. Or ce pont n’aurait pas la capacité de supporter un tramway d’où la nécessité de le remplacer par une nouvelle structure.

L’avis de projet transmis au ministère résume tous les impacts appréhendés du projet sur l’environnement. On y mentionne aussi que la ville devra « détruire des milieux humides » dans le secteur Le Gendre, à l’extrémité ouest du parcours.

Le document d’une quinzaine de pages avance que l’impact environnemental serait limité sur parce que la plus grande partie du parcours doit être aménagée sur des rues déjà existantes.

140 000 tonnes de GES en moins par an

Évalué à 3 milliards de dollars, le réseau structurant prévoit la construction d’une ligne de tramway de 23 kilomètres reliant le nord-est au sud-ouest de la ville, du boulevard Louis-XIV à Charlesbourg à l’avenue Legendre en passant par le centre-ville et le boulevard Laurier. La ville souhaite démarrer les travaux en 2022 et offrir le service à partir de 2026.

Selon ses estimations, le recours à ce tramway électrique permettrait de retirer 34 571 voitures du réseau routier le matin et faire baisser les émissions de gaz à effet de serre de 140 000 tonnes par an.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway.

Trois entrepôts du secteur D’Estimauville démolis pour le futur «pôle d’échange» du RTC

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 janvier 2019 2 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne perd pas de temps. Sitôt complété l’achat de trois entrepôts du secteur D’Estimauville, il entreprend leur démolition pour laisser le champ libre à la construction d’un futur «pôle d’échange» où les usagers pourront transférer d’un trajet d’autobus à l’autre ou sauter dans un trambus.
Ces édifices forment un grand carré bordé par le boulevard Monseigneur-Gauthier et l’avenue Jean-de-Clermont, puis complété par le Parc-O-Bus D’Estimauville du boulevard Sainte-Anne. Et leurs jours sont comptés.

Le Réseau de transport de la Capitale cherche un entrepreneur capable de vider le site rapidement, pour y planter du gazon le printemps venu. «Le [RTC] désire commencer les travaux de démolition aussitôt que possible suite à l’adjudication du contrat», lit-on dans des documents publiés lundi.

Il y a toutefois une contrainte. Jusqu’au 1er mars, un des locaux de l’ensemble industriel est occupé par les chauffeurs du RTC qui patientent pour embarquer dans un bus ou pour rentrer au bercail. Ces chauffeurs ne freineront toutefois pas les pelles mécaniques.

«[L’entrepreneur] peut débuter la démolition plus tôt pour les bâtiments non occupés suite à l’adjudication du contrat.» Et il devra avoir remis le site en état «avant le 15 mai», date butoir.

Les résidents du coin devront donc prendre leur mal en patience ce printemps. Des travaux auront même lieu la fin de semaine, quand le Parc-O-Bus est vide. Le RTC demande néanmoins qu’un mur de toile soit érigé du côté des appartements les plus collés. L’entreprise municipale demande également que les grands morceaux de bétons qui seront détachés des bâtiments ne soient pas concassés sur place.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

La démolition de l’édifice de la Croix-Rouge se prépare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 décembre 2018 Aucun commentaire

Bientôt un édifice que les résidents de ce secteur sont habitués d’apercevoir va disparaitre du paysage. Ce sera tout un changement et encore plus quand le pôle d’échange de transports en commun prendra forme.

L’édifice de la Croix-Rouge démoli cet hiver.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Roch, Projet - Tramway.

Tramway ou métro?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 novembre 2018 42 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Il se fait tard pour cette question dont on connaît déjà la réponse.

Mais peut-être vaut-il mieux se la poser une fois de trop que de regretter de ne pas l’avoir assez fait.

Québec serait-elle mieux servie à long terme par un métro que par un tramway?

Toutes les études qui se sont intéressés depuis 1968 à l’hypothèse d’un métro ont conclu qu’un tramway serait mieux adapté à la réalité de Québec.

Un métro coûte trois à quatre fois plus cher et offrirait une sur-capacité pour nos besoins.

Ces arguments, en apparence irréfutables, appellent cependant des nuances.

Des villes plus petites que Québec se sont dotées d’un métro, car il est possible d’en moduler la taille selon les besoins.

Un métro coûte peut être plus cher, mais dure plus longtemps.

Si on l’amortit sur 75 ans, 100 ou davantage, l’écart n’est peut-être plus aussi grand. C’est ce que plaident des citoyens du collectif «J’y vais en métro».

Depuis quelques semaines, ceux-ci tentent de ramener le métro dans le débat public, malgré le refus de l’administration Labeaume.

Pour ma part, je trouve le projet très approximatif, tant dans l’argumentaire que dans le tracé de 16 km proposé. Mais il a le mérite de soulever de bonnes questions.

Je n’ai pas pu obtenir de réponse officielle de la Ville ou du Bureau de projet du tramway. On me chuchote cependant que le métro n’a jamais été analysé sous l’angle des coûts à long terme ni sur celui des coûts de dérangement. C’est ennuyeux.

Le tramway implique des travaux de surface pendant des années, y compris dans les deux portions souterraines. Comme il s’agit de courts tronçons, le recours à un tunnelier est impensable. Il faudra donc ouvrir la chaussée sur la colline Parlementaire et près du Phare.

Il y aura du dérangement (et des pertes) pour les commerçants et citoyens qui se déplacent. Creuser avec un tunnelier réduirait ces dérangements.

Un métro serait plus rapide, plus confortable et plus attrayant qu’un tramway, font valoir Robert Vanderwinkel, Jacques Vandersleyen et Ali Magassouba, membres du Collectif.

C’est possible, mais ici encore, il faut faire des nuances.

Un métro peut aussi s’encombrer à l’heure de pointe. Des citoyens peuvent préférer la «sécurité» d’un tramway à la noirceur d’un souterrain.

Étant moins cher, un tramway permet d’étirer les lignes plus loin, ce qui sert plus de voyageurs.

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Le métro n’est «pas pour nous», tranche Labeaume Jean-Luc Lavallée (Journal de Québec)

Voir aussi : Projet - Tramway.

Le 3e lien n’entraînera pas d’étalement urbain, selon le maire de Lévis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 novembre 2018 10 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Quoi qu’en disent les experts en urbanisme et les écologistes, la construction d’un nouveau lien routier à l’est, entre Québec et Lévis, n’entraînera pas d’étalement urbain, croit le maire de Lévis.

Gilles Lehouillier s’appuie essentiellement sur le fait que sa ville va continuer à se développer de l’intérieur, grâce à son potentiel de 22 500 nouvelles unités d’habitation, ce qui est amplement suffisant, croit-il, pour répondre à la demande sur la Rive-Sud dans le prochain quart de siècle.

En résumé, tout futur développement à l’intérieur du périmètre de la municipalité, y compris aux limites de ce périmètre, ne constitue pas de l’étalement urbain à ses yeux.

« Il y a certains spécialistes qui sont dans le champ. On ne fait pas d’étalement urbain à Lévis. On est dans le cœur de notre périmètre urbain. En dehors du périmètre urbain, on n’accepte plus aucun projet de développement dans la zone rurale, dans la zone agricole. On est peut-être les seuls qui font ça au Québec », a-t-il témoigné lors d’une mêlée de presse, mercredi, à l’hôtel de ville de Lévis.

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Le tramway de Québec jusqu’à Lévis, rêve Gilles Lehouillier Radio-Canada

Québec solidaire s’en mêle

Le troisième lien est comme une ligne de cocaïne selon la nouvelle députée solidaire de Taschereau : une solution à très court terme qui ne réglera rien à long terme, et sera même néfaste. Catherine Dorion a fait cette comparaison surprenante dans une vidéo qu’elle a produite et diffusée sur Facebook jeudi matin. Dans l’extrait, elle livre un réquisitoire contre ce projet cher à François Legault et qui divise la région de Québec.

Étalement urbain à Lévis : une mise au point s’impose Etienne Grandmont (Accès transports viables)

Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien.

Futur tramway à Québec: des travaux de forages dès janvier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 novembre 2018 1 commentaire

Élisabeth Fleury
Le Soleil

Des travaux de forage pour le projet du futur tramway débuteront en janvier à Québec et se prolongeront jusqu’en août, voire septembre.

La Ville de Québec vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation d’études géotechniques et environnementales. Ces études sont regroupées en deux lots, un pour les voies de surface et un autre pour les secteurs du tunnel, des stations souterraines, d’un centre d’entretien et d’un centre de remisage.

Pour les voies de surface, pas moins de 310 forages, dont 250 de 9 mètres, devront être réalisés sur une une distance d’environ 20 kilomètres, le long du tracé du tramway, indique la Ville dans son document publié vendredi sur le système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec.

Pour les secteurs du tunnel, des stations souterraines, d’un centre d’entretien et d’un centre de remisage, la Ville prévoit la réalisation de 84 forages, dont 46 de 10 mètres pour déterminer la qualité du roc et 8 de 12 mètres pour les secteurs des stations souterraines.

Des milliers d’analyses chimiques des sols, des matériaux meubles et de la roche devront être commandées. Une fois les forages complétés, ceux-ci devront être bien colmatés sur toute leur longueur dans la roche avec un coulis de sable-ciment, question d’«empêcher l’invasion des eaux de surface dans les stations en excavation», exige la Ville de Québec.

«Les travaux devraient s’échelonner entre janvier et la fin août 2019. Toutefois, il se peut que des travaux se prolongent jusqu’en septembre 2019», précise la Ville.

La ligne de tramway, qui s’étendra sur une longueur de 23 km, reliera le secteur Louis-XIV, dans l’arrondissement de Charlesbourg, au secteur Le Gendre, dans l’ouest de la ville. Les rames desserviront notamment la Basse-Ville, la colline Parlementaire, la Cité universitaire, le boulevard Laurier et le futur Centre de glaces.

Le tracé projeté prévoit deux portions souterraines entre le Jardin Jean-Paul-L’Allier, dans Saint-Roch, et l’avenue des Érables, dans Montcalm, de même qu’entre l’avenue Lavigerie et le boulevard Hochelaga, dans Sainte-Foy. Des stations souterraines seront construites dans les secteurs de la rue Cartier, de la place d’Youville, de la colline parlementaire et du Grand Théâtre.

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Voir aussi : Projet - Tramway.