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Expertise réalisée sur l’église du Très-Saint-Sacrement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 avril 2022 Aucun commentaire

Véronique Demers
Monmontcalm

Une grue est récemment apparue devant la façade de l’église du Très-Saint-Sacrement. Une firme d’ingénierie s’en sert pour inspecter l’état de la maçonnerie et de la structure du bâtiment, dans le cadre d’une expertise indépendante. Le rapport découlant de cette expertise sera livré sous peu à la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy.

Rappelons que la ministre Roy a jusqu’à la fin mai pour classer ou non comme bien patrimonial l’église du chemin Sainte-Foy, à l’angle de la côte Saint-Sacrement. Advenant un avis favorable, l’église serait protégée. La ministre de la Culture et des Communications a déjà prorogé sa décision d’un an.

« La paroisse Dina-Bélanger a déjà fourni un rapport d’ingénierie. L’expertise indépendante en cours, pilotée par le ministère de la Culture et des Communications, représente la suite d’une démarche qu’on a entreprise. On est bien contents. On aura l’heure juste­ », résume en entrevue Louis Bélanger, d’Espace communautaire Saint-Sacrement (auparavant SOS Saint-Sacrement), dont la mission est de préserver et de revaloriser le bâtiment.

Joint également au téléphone, l’ancien conseiller municipal du district Montcalm–Saint-Sacrement, Yvon Bussières, a qualifié de « dernier legs » à ce titre son appui à l’organisme, en vue d’obtenir une expertise indépendante approfondie sur le parement extérieur. La résolution a été adoptée à l’unanimité, lors du conseil d’arrondissement de La Cité-Limoilou, le 16 août 2021.

« Peu de valeur scientifique »

Selon Gérard Busque, curé à la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger, l’expertise menée par le ministère de la Culture et des Communications « n’a pas de grande valeur scientifique ».

« Les professionnels qui s’occupent de l’expertise en cours n’ont pas vraiment accès aux zones sécurisées. Il y a deux semaines, une inspection visuelle a été faite pour l’intérieur de l’église. Pour l’extérieur, comment une inspection adéquate peut-elle être faite par dessus les toiles et les câbles d’acier? », se questionne-t-il.

Le curé Busque souligne que dans les résultats de l’expertise demandée par la fabrique Dina-Bélanger, le clocher ouest est en désuétude, au point où il faudrait qu’il soit complètement démonté, pour être ensuite reconstruit.

« Depuis que l’église est désacralisée, on a dû mettre près de deux millions dans divers travaux de consolidation, de chauffage et de maintenance. Il a été évalué qu’il en coûterait entre 7 et 10 millions pour effectuer les réparations de base », souligne-t-il.

« Il y a aussi la toiture en cuivre qu’il faudra bientôt remplacer. C’est bon pour 70 ans, mais elle en a 95 ans. Espace Saint-Sacrement a la tête dans les nuages; où l’organisme va-t-il trouver l’argent? », conclut le curé Busque.

L’article

Voir aussi : Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

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