Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Histoire »

La place Jacques-Cartier: le diamant perdu de la basse-ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 septembre 2019 1 commentaire

Louis Bélanger
Point de vue
Le Soleil

POINT DE VUE / L’agrandissement de la bibliothèque Gabrielle-Roy qui débutera dans les prochains jours réduira encore l’espace public de la place Jacques-Cartier. Le journal Le Soleil croyait pourtant que c’était impossible (10 décembre 2017). Pourra-t-on encore parler d’une «place publique», tant l’espace y sera restreint?

Il y a tout juste cinq ans, la construction de la tour Fresk avait réduit comme peau de chagrin ce lieu public qui représentait le cœur du quartier Saint-Roch, sinon de la ville. Un repère important de Québec disparaissait ainsi. Déjà, plus personne ne pouvait se douter qu’il y avait eu là un monument de Jacques Cartier et une vaste place publique qui avait servi de lieu de rencontre et de ralliement de nombreuses fois dans l’histoire. Faudra-t-il mettre une plaque commémorative rappelant l’existence de cette place et de son monument?

Lors de perte patrimoniale, on déplore souvent l’action des promoteurs, mais dans le cas de la Place Jacques-Cartier, c’est la Ville elle-même qui a failli à son devoir de conservation. La tour pouvait être érigée tout à côté de la place et permettre, en face de la principale bibliothèque de la ville, l’aménagement d’une place digne de ce nom.

En fait, la chose peut-être la plus étonnante dans l’élimination de cette place historique est la faible protestation qu’elle a suscitée. Pourquoi tant d’habituels défenseurs du patrimoine sont-ils demeurés muets? Serait-ce que la place Jacques-Cartier, comme on le disait autrefois de la rivière Saint-Charles, a le défaut d’être située à la basse-ville? Se peut-il que la Ville ait misé pour sa triste besogne sur le manque d’intérêt des Québécois pour la basse-ville?

Jean-Paul L’Allier, s’étonnait que Saint-Roch ait été négligé depuis longtemps. Il voyait la beauté architecturale de ce quartier, son potentiel, son caractère à la fois urbain et humain. Il se désolait que le centre-ville ait été vidé pendant 30 ans au profit de la banlieue, ce qu’il estimait contraire à l’intérêt public.

Aujourd’hui, des intérêts privés préparent ce qu’ils appellent eux-mêmes un «nouveau centre-ville des affaires» à près de 8 km de l’actuel. Et le maire approuve… Au fond, le souhait de Jean-Paul L’Allier pour Saint-Roch et la basse-ville était peut-être de susciter un nouvel intérêt, une fierté des Québécois envers cette partie du centre-ville. La faible opposition à l’élimination de la place Jacques-Cartier montre que ce message a encore besoin d’être entendu.

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Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial de l’UNESCO: Dimanche 8 septembre 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 septembre 2019 Aucun commentaire

Le dimanche 8 septembre, participez à la Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial pour découvrir ou redécouvrir le Vieux-Québec, site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour l’occasion, diverses activités vous sont offertes.

Depuis 1995, la Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial est célébrée le 8 septembre aux quatre coins du monde par les villes membres de l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM).

Toutes les activités

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In Quebec, a ‘wave of destruction’ pits heritage advocates against developers

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 août 2019 1 commentaire

Les Perreaux
Globe and Mail

At old churches, city halls and other buildings slated for demolition, the province’s definitions of what’s ‘heritage’ and what isn’t are being put to the test.

Quebec’s famous old towns like Montreal’s Vieux Port and the capital’s fortified city present an image of a province on top of heritage preservation. But some heritage experts and historians question if those landmark neighbourhoods conceal holes in the province’s system of heritage protection.

For decades, a moribund economy and languishing property values acted as a heritage safeguard in Quebec. Developers were rarely interested in buying and bulldozing old property to build new. A robust economy in the past several years has unleashed the bulldozer and wrecking ball on old buildings at an accelerating pace. Every few weeks, some new piece of Quebec’s past is in the news for imminent or under way demolition.

“Now that the economy is going well, we are facing a wave of destruction to build new because there’s a vision that new is beautiful,” said Alex Tremblay-Lamarche, the head of Quebec City’s historical society.

No official statistics exist tracking the demolition of heritage sites – a term that is both a concept and a government classification with widely varying definitions. In a 2018 book, engineer Yves Lacourcière estimated 33 per cent of Quebec heritage buildings had disappeared since the 1970s.

Just in the past month, workers began dismantling a Quebec City church considered a unique example of Romano-Byzantine design. A 120-year-old city hall in Compton, Que., was razed. An apartment building in Montreal’s Plateau district considered a prime example of a Montreal greystone with arches and sculptured stone is under demolition. Last winter saw a succession of buildings from different eras and styles teeter and fall, from a 114-year old neo-Italian inn to a 200-year-old farmhouse in Chambly that was the home of René Boileau, one of the architects of the 1837-38 rebellions, to a 300-year-old French regime farmhouse in Laval.

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Influences de l’architecte Frank Lloyd Wright à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 août 2019 Aucun commentaire

Texte de Émilie Vézina-Doré, conseillère à la mise en valeur du patrimoine à la Ville de Québec

Le 7 juillet 2019, l’architecture de Frank Lloyd Wright rejoignait la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les œuvres architecturales du XXe siècle de Frank Lloyd Wright, regroupant huit édifices, sont désormais inscrites à la prestigieuse liste, sur laquelle figure également l’arrondissement historique du Vieux-Québec.

Né dans le Wisconsin, Frank Lloyd Wright (1867-1959) est l’auteur de plusieurs centaines de bâtiments presque exclusivement situés aux États-Unis. Wright a été reconnu au début des années 1990 par l’American Institute of Architects comme le plus grand architecte américain de l’histoire. Son influence s’est fait ressentir jusqu’à Québec!

Ses maisons style prairie

En plus du fameux musée Guggenheim de New York, Wright est renommé pour ses maisons associées au style prairie qui, par leur profil bas et leur composition horizontale, s’adaptent bien au paysage des vastes étendues des plaines américaines. Ce sont, en quelque sorte, les ancêtres de nos bungalows.

D’ici à votre prochaine excursion dans la banlieue de Chicago, à Oak Park, pour visiter sa maison-studio et ses nombreuses résidences ou la fameuse maison sur la cascade (Fallingwater) en Pennsylvanie, pourquoi ne pas faire un survol de l’architecture moderne à Québec en découvrant deux édifices de Québec clairement influencés par Wright?

Les architectes québécois Béland et Racicot inspirés par Wright

La résidence Camille-Lacroix sur l’avenue des Gouverneurs (1954), un clin d’œil de l’architecte Paul Béland à la Frederick C. Robie House (1906-1909).

L’ancienne Caisse Notre-Dame-du-Chemin (1963), une œuvre de Jacques Racicot inspirée du musée Solomon R. Guggenheim conçue par Wright en 1959.

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Les églises du Québec ont besoin d’amour

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 août 2019 Aucun commentaire

Magdaline Boutros
Le Devoir

Une église ferme ses portes pratiquement chaque semaine au Québec depuis 2003. Pendant que le patrimoine religieux de la province s’étiole à petit feu, l’annonce de l’octroi par Québec d’une enveloppe de 20 millions pour la restauration et la reconversion des églises apporte un léger baume, sans toutefois répondre entièrement aux besoins grandissants.

« Ça prendrait pas mal plus si on voulait remettre les églises sur pied, mais c’est un bon commencement », souligne Steeve Guérard, directeur général de la paroisse Saint-Charles-Borromée à Québec. « On vit principalement des dons des paroissiens. Sans l’aide financière du gouvernement, on ne serait pas capable. Juste l’électricité et le chauffage nous coûtent 75 000 $ par année. »

Dans Chaudière-Appalaches, à Disraeli, l’église Sainte-Luce a besoin d’investissements de 2,5 millions sur 5 ans. « Il y a des endroits où notre doigt rentre dans le mortier comme dans du sable », rend compte Dave Morin, directeur de la campagne de financement. « C’est impossible pour une population de 2000 personnes de soutenir seule son église. »

Cette année encore, les demandes de subventions reçues par le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) ont été deux fois plus élevées que l’enveloppe allouée. « Les besoins sont là », expose Josée Grandmont, présidente du CPRQ. « On a reçu cette année, comme les années précédentes, des demandes touchant les 40 millions de dollars. » En tout, ce sont 69 projets de restauration pour des bâtiments religieux qui ont été retenus en 2019.

En 2018, 15 millions de dollars avaient été accordés par l’ancien gouvernement libéral pour la restauration des églises. Ce montant a été reconduit dimanche par le gouvernement caquiste, en plus d’être bonifié d’un 5 millions de dollars supplémentaires entièrement consacré à la requalification des églises, afin de leur trouver de nouvelles vocations. « De voir que l’enveloppe n’est pas amputée et qu’à ce montant s’ajoute un 5 millions de plus, c’est vraiment bienvenu ; on ne régresse pas, on avance », se réjouit Mme Grandmont.

Patrimoniales ou pas

Petites ou grandes, patrimoniales ou non classées, les églises du Québec ont un grand besoin d’amour. Avec des coûts d’entretien, de chauffage et d’électricité prohibitifs, ces édifices, autrefois au centre de la vie collective, n’ont que cette subvention comme seul soutien financier du gouvernement du Québec.

Avec plus de 2000 églises au Québec, la pointe de tarte est souvent bien mince. Et toutes les églises n’ont pas la main aussi heureuse : le fonds gouvernemental pour la restauration des églises (qui couvre jusqu’à 80 % des coûts des travaux) n’est accessible qu’aux édifices qui ont une valeur patrimoniale. Les autres églises (66 %) — qu’elles soient récentes ou centenaires — n’ont pratiquement aucune chance d’obtenir cette subvention.

Mais la nouvelle enveloppe de 5 millions de dollars destinée à la reconversion des églises pourrait être accessible à l’ensemble des édifices religieux. Les critères pour obtenir ce soutien financier seront annoncés à l’automne, indique Mme Grandmont.

« C’est utopique de croire qu’on pourra sauver toutes les églises. Mais s’il y a des projets qui sont porteurs, ils auront de l’aide », soutient la présidente du CPRQ. Dans les dernières années, plusieurs projets novateurs ont vu le jour : à Neuville, la bibliothèque municipale a emménagé dans une section de l’Église Saint-François-de-Sales, une fromagerie a ouvert ses portes dans l’Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie à Sainte-Élizabeth-de-Warwick et le Chic Resto Pop s’est établi dans l’Église Saint-Mathias-Apôtre à Montréal.

À Disraeli, c’est 8 % de la population qui fréquente l’église Sainte-Luce. « C’est loin d’être la majorité. Mais sauver le patrimoine, c’est ce qu’il y a de plus important. Ensuite, on va trouver de nouvelles façons d’utiliser l’église. On peut pas mettre 2,5 millions de dollars dans l’église pour que ça serve juste à 8 % de la population, ça tient pas la route », soutient Dave Morin, dont la tête fourmille déjà d’idées.

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La Ville ne sauvera pas l’église du Très-Saint-Sacrement

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Mois de l’archéologie : visite des chantiers de fouilles au Domaine de Maizerets et à l’Hôpital général de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2019 Aucun commentaire

Québec, le 7 août 2019 – La Ville de Québec invite les citoyens à deux activités spéciales afin de souligner le Mois de l’archéologie. La population pourra visiter le chantier des fouilles archéologiques qui se tient à l’intérieur de la grange de bois, dans le secteur historique du Domaine de Maizerets, ainsi que la deuxième phase des fouilles au Monastère de l’Hôpital général.

Au Domaine de Maizerets

Accompagnés d’un archéologue-animateur, les visiteurs pourront observer l’équipe au travail sur le chantier, découvrir l’histoire du site et de ses occupants, en apprendre davantage sur les recherches en cours et voir les artéfacts trouvés sur le site pendant les fouilles. Une activité d’initiation à l’archéologie visant à faire découvrir le métier aux petits et grands est aussi organisée.

Dates : Vendredi 16 août et samedi 17 août 2019

Heures : 9 h à 16 h

Départ des visites guidées : 9 h, 10 h, 11 h, 12 h 30, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30

Lieu : 2000, boulevard Montmorency

Coût : Gratuit

Aucune réservation n’est nécessaire; l’activité d’initiation à l’archéologie et la table d’artéfacts sont présentées en continu.

À propos des fouilles archéologiques au Domaine des Maizerets

Débuté le 23 juillet dernier, ce chantier d’envergure se tient à l’intérieur de la grange de bois et s’échelonnera jusqu’au début de l’automne.

La grange de pierre a été construite en 1755 tandis que la grange de bois date du début du 20e siècle. Planifiées en amont, les fouilles s’inscrivent dans le cadre du projet de réfection et de mise en valeur du bâtiment.

Les fouilles viendront compléter les données recueillies jusqu’à maintenant sur l’utilisation des lieux avant l’arrivée des Européens ainsi que sur l’occupation d’une habitation de ferme au 17e siècle et sur l’exploitation d’une ferme appartenant au Séminaire de Québec du 18e au 20e siècle.

Au Monastère de l’Hôpital général

Accompagnés d’un archéologue-animateur, les visiteurs pourront observer l’équipe au travail sur le chantier, découvrir l’histoire du site et de ses occupants, en apprendre plus sur les recherches en cours et voir les vestiges mis au jour.

Dates : Vendredi 23 août et samedi 24 août 2019

Heures : 9 h à 16 h

Lieu : 260, boulevard Langelier

Coût : Gratuit

Les citoyens qui souhaitent participer à cette activité doivent faire une réservation au 418 641‑6411 poste 2619 ou à inscriptionculture@ville.quebec.qc.ca.

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RTC: fouilles archéologiques sur le site du futur Pôle d’échanges Saint-Roch, situé à l’angle des rues de la Croix-Rouge et Pointe-aux-Lièvres.

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 juillet 2019 Aucun commentaire

Québec, vendredi 26 juillet 2019 – Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a mandaté la firme Truelle et cie pour effectuer des fouilles archéologiques sur le site du futur Pôle d’échanges Saint-Roch, situé à l’angle des rues de la Croix-Rouge et Pointe-aux-Lièvres.

Depuis 1996, le potentiel archéologique du site avait été identifié à la suite de sondages qui y avaient été réalisés. Considérant cela, le RTC a commandé un inventaire en 2017 afin d’identifier les ressources archéologiques qui pouvaient s’y trouver. Cet exercice a notamment révélé l’existence de sépultures anciennes.

« C’est dans ce contexte que nous avons mandaté notre consultant pour qu’il mène des fouilles complètes pour mettre à jour le potentiel archéologique de ce site. Ces recherches permettront d’ajouter des données à un segment de l’histoire de la ville de Québec », commente Monsieur Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale.

En effet, plus que la curiosité qu’elles suscitent, ces fouilles permettent de générer des données historiques et scientifiques importantes. Les ossements déterrés seront d’abord nettoyés et emballés au Laboratoire et Réserve d’Archéologie du Québec, à Québec.

Ils seront ensuite analysés sommairement par un bioarchéologue afin d’identifier le sexe, l’âge au moment du décès, ainsi que certaines pathologies. Les ossements seront finalement acheminés au département de bioarchéologie de l’Université de Montréal, où des analyses plus poussées seront effectuées. À terme, ils seront réensevelis.

L’histoire documentée de ce site remonte à aussi loin que 1759. Depuis cette date, le site du futur Pôle d’échanges Saint-Roch est connu pour avoir successivement abrité des retranchements français, des établissements agricoles, deux cimetières, l’hôpital de la Marine, l’hospice Saint-Charles, ainsi que divers bâtiments industriels avant de laisser la place aux bâtiments administratifs qui ont récemment été démolis.

À terme, ce lieu majeur d’interconnexion du réseau deviendra la porte d’entrée du centre-ville de Québec, non seulement pour le transport en commun, mais également pour une multitude d’autres modes de transport. Chaque jour, des milliers de citoyens transiteront à cet endroit via le tramway, le trambus, deux Métrobus, divers parcours réguliers et haute fréquence ainsi que les modes actifs.

Au surplus, le pôle est susceptible d’accueillir des fonctions résidentielles, commerciales ou de services qui en feront, au-delà du transit, un lieu de destination recherché. Enfin, il fera aussi partie intégrante des efforts de requalification de ce secteur, dont la pièce principale est le réaménagement de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain.

Le communiqué

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Démolition de l’église Saint-Cœur-de-Marie : les travaux suivis de près par la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juillet 2019 Aucun commentaire

Québec, le 12 juillet 2019 – La Ville de Québec rappelle qu’elle suit de près les travaux de démolition de l’église Saint-Cœur-de-Marie. Ces travaux vont bon train. La Ville a d’ailleurs pu redonner une voie de circulation dans la Grande Allée portant à trois voies accessibles aux usagers de la route.

Une seule voie de circulation demeure fermée dans le tronçon compris entre la rue de Claire-Fontaine et le cours du Général-De Montcalm.

Cette nouvelle entrave demeurera en place jusqu’à avis contraire.

Église Saint-Cœur-de-Marie

L’entrave qui demeure dans la Grande Allée permet de maintenir un périmètre de sécurité près de l’église Saint-Cœur-de-Marie, où des travaux de démolition sont en cours.

Au cours de ces travaux, trois arbres ayant une trop grande proximité avec le bâtiment devront être abattus puisque leur réseau racinaire s’étend sous la fondation du bâtiment. Toutefois, lors de la délivrance du permis, la Ville a exigé la préservation de l’orme d’Amérique situé près de l’intersection de la Grande Allée et de la rue de l’Amérique-Française par l’instauration de plusieurs mesures de protection.

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La rue du Parloir nous mènera toujours chez les Ursulines

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juillet 2019 Aucun commentaire

Jean-Marie Lebel, historien
Magazine Prestige

Au cœur du Vieux-Québec, la rue du Parloir est l’une des plus petites artères du quartier. Et pourtant, elle possède une longue histoire et éveille bien des souvenirs. Il est vrai que les façades des maisons et du couvent datent du Régime anglais. Toutefois, l’âme de la Nouvelle-France y subsiste toujours.

Se rendre auprès de Marie de l’Incarnation

Du vivant de sainte Marie de l’Incarnation, on parlait déjà de la « rue du Parloir » ou de la « rue des Parloirs ». C’est ce que nous révèle le texte du peu connu Voyage de Canadas en nouvelle france rédigé en 1662 par Anseline de Ronval, originaire de Dieppe, qui séjourna à Québec. Vingt ans auparavant, en 1642, la révérende Marie de l’Incarnation, la courageuse et déterminée fondatrice des Ursulines de Québec, avait fait construire son monastère à la haute-ville pour l’éducation des jeunes filles de la colonie. Elle fit reconstruire l’édifice après le terrible incendie de 1650. Regrettée de tous les habitants, elle décéda en 1672, 10 ans après le récit d’Anseline de Ronval. La renommée épistolaire et spirituelle de Marie de l’Incarnation se répandit si rapidement après sa mort que l’un de ses contemporains, le grand prédicateur Bossuet, la surnomma « la Thérèse du Nouveau Monde », la comparant ainsi à Thérèse d’Avila.

Les recherches de l’érudit toponymiste Jean Poirier nous apprennent que la rue du Parloir fut aussi appelée au XVlle siècle « rue des Ursulines » ou « rue Sainte-Ursule ». Dans son recensement paroissial de 1818, le curé Joseph Signay la désignait « rue des Parloirs ». Sur son plan de 1833, l’arpenteur Adolphe Larue inscrivait « rue du Parloir ». Ce dernier nom s’imposa de plus en plus et nous est parvenu.

Le nom de la rue du Parloir disait bien ce qu’il avait à annoncer. Partant de l’importante rue Saint-Louis, la petite rue menait à l’aile des Parloirs. Des élèves pensionnaires y recevaient la visite de leurs parents. Derrière une grille, les Ursulines, cloîtrées jusqu’à l’époque du concile Vatican ll, recevaient des nouvelles de leurs familles et du monde. J’ai souvenir d’avoir vu accroché au mur un grand portrait du colonel de Salaberry. Devant mon étonnement, sœur Thérèse Prince m’avait dit : « C’est le souvenir qu’une membre de sa famille, devenue Ursuline, avait apporté avec elle ». Et le vainqueur de la bataille de Châteauguay faisait ainsi la garde de l’humble parloir.

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