Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Comment la Vieille Capitale est devenue un tigre économique

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 janvier 2024 11 commentaires

Pierre Fortin
Mario Polèse
Options politiques

Un capital social solide et un leadership politique avisé ont permis à Québec d’afficher la plus forte croissance économique de toutes les grandes régions métropolitaines au pays.

Dans quelle ville canadienne l’économie est-elle la plus dynamique? Serait-ce Calgary? Toronto? Peu de gens auraient tendance à répondre : Québec. Le charme de la ville fait l’unanimité, mais Québec, puissance économique?

Pourtant, les chiffres ne mentent pas. La Vieille Capitale, autrefois si tranquille, s’est transformée en tigre économique. De 2001 à 2019, Québec a inscrit la croissance la plus rapide du PIB réel par personne d’âge actif parmi les 11 plus grandes régions métropolitaines du Canada.

Cette mesure courante de la performance économique est le volume réel de biens et de services qu’une économie produit par personne âgée, disons, de 15 à 64 ans.

Le niveau du PIB réel par personne d’âge actif atteint par Québec en 2019 n’était plus dépassé que par celui de Calgary. Québec occupait ainsi le deuxième rang au Canada en performance économique. Si son avantage sur Calgary en termes de croissance réelle par habitant (43 %, contre 17 % en 2001-2019) se maintient dans l’avenir, Québec sera bientôt la plus productive des principales régions métropolitaines du Canada.

(…)

La population de 850 000 habitants de la grande région de Québec est remarquablement homogène. Seulement 7 % de ses habitants sont nés à l’extérieur du Canada, et 97 % parlent français à la maison. Aucune autre métropole canadienne n’affiche un tel degré d’homogénéité ethnique et linguistique. Mais est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

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11 commentaires

  1. Jeff M

    11 janvier 2024 à 19 h 02

    C’est intéressant. Du temps que je faisais mes études en sciences économiques, j’entendais plus souvent parler d’une littérature soulignant un « manque » de mobilité de la main d’ouvre. On en parlait pratiquement comme un problème. Ici on fait complètement l’inverse. On parlerait plutôt d’une force de la loyauté à la région. L’idée du capital social commençait tout juste à se faire parler d’elle à mon époque.

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  2. Julien

    11 janvier 2024 à 21 h 15

    Et pourtant, il y en a pour dire que nos deux derniers maires ont « scrappé » la ville de Québec…

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  3. PPDaoust

    11 janvier 2024 à 23 h 07

    Certains mythes quand à notre intelligence collective viennent d’en prendre un coup. C’est super.

    Ce que je retiens, c’est la section sur Jean-Paul Lallier. Ses legs sont tout à fait remarquables.

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    • Le lecteur assidu

      12 janvier 2024 à 08 h 53

      « Ce que je retiens, c’est la section sur Jean-Paul Lallier. Ses legs sont tout à fait remarquables. »

      ➕ 1️⃣

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    • Jeff M

      13 janvier 2024 à 09 h 11

      J-P L’Allier a été sans contredit la bougie d’allumage de beaucoup de choses. Il avait cependant des alliés au gouvernement du Québec pour mener ses projets à terme, riche de son passé de ministre péquiste. Les villes ont besoin de l’appui du gouvernement provincial pour mener à terme de grands projets. On le rappel dans l’article et ce n’est pas anodin: les villes sont des créatures des provinces. Ce n’est pas sans rappeler l’actualité des derniers mois, même des dernières années.

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  4. paradiso Utilisateur de Québec Urbain

    13 janvier 2024 à 00 h 54

    Excellente lecture économique.

    Ceci dit, les initiatives du maire Lallier remontent à il y a plus de 30 ans, et je ne vois aucune volonté politique claire de faire le nécessaire pour assurer une même croissance pour les 30 prochaines années.

    La région a beaucoup grandi, certes, mais au plan des infrastructures on dirait un ado de 17 ans qui porte encore ses vêtements de 12 ans.

    Quid du 3e lien inexistant, des ponts rouillés, du réseau structurant et du TGF sans cesse retardés, de l’aéroport «international» quasi-désert, des liaisons en autocar de plus en plus rares?

    Pour parler de «tigre» économique, il faudrait une connectivité en conséquence.

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  5. Alain Manseau Utilisateur de Québec Urbain

    15 janvier 2024 à 18 h 35

    On a tendance à sous-estimer l’effet de l’immigration sur le PIB par habitant. Les immigrants arrivent ici et, en moyenne, ont des revenus nettement moins élevés que les populations d’accueil. C’est encore plus vrai avec le niveau d’immigration des dernières années.

    Étant donné que Québec a accueilli beaucoup moins d’immigrants que les autres grandes villes canadiennes au cours des 20 dernières années, son PIB par habitant n’a pas connu cet effet négatif (à court terme du moins). À long terme, on verra si cela aura eu le même effet. Théoriquement, beaucoup moins.

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