Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Questionnement sur le choix du pôle Le Gendre pour la gare d’un éventuel TGV

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 21 juillet 2026 2 commentaires

Source : Stéphanie Martin, Journal de Québec, le 21 juillet 2026

Le secteur Le Gendre n’est pas le meilleur endroit pour installer une gare de train à grande vitesse (TGV) et il vaut mieux viser le centre-ville, estime un collectif, dans un mémoire déposé à Alto. Le collectif Villes Humaines Média (VHM), formé de personnes intéressées par la mobilité et l’aménagement du territoire, a publié ces derniers jours le mémoire qu’il a fait parvenir à Alto dans le cadre de la préparation du projet de train à grande vitesse. « Le secteur Le Gendre n’est pas le bon choix en raison du temps d’accès. Créer un développement excentré n’est jamais recommandé non plus », commente Sacha Ricard, professionnel en urbanisme et membre du collectif.
Même si le TGV se connectait au tramway à Le Gendre, dans l’ouest, il se trouverait au bout de la ligne et donc à une grande distance d’accès pour les gens de l’est de la ville, explique M. Ricard.

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Voir aussi : 0 - Revue de presse, TGV.


2 commentaires

  1. Luc

    21 juillet 2026 à 20 h 02

    Le but du train est de concurrencer l’avion en reliant les centres villes entre eux. Il serait d’ailleurs impensable de mettre cette infrastructure en dehors des centres de Montréal et de Toronto. Alors pourquoi en serait-il autrement pour Québec?

    Peut être font-il le calcul qu’en le positionnant plus prêt de la tête des ponts, ils capteront davantage la clientèle de la rive sud. Ce serait une erreur. D’ailleurs, même s’il est au pôle le gendre et qu’il aurait un accès à une station de Tramway, cette dernière est à l’extrémité du réseau ce qui fait que se rendre au centre ville serait très long et favoriserait l’utilisation de l’automobile.

    A défaut de le positionner au centre ville, il faut à tout le moins s’en rapprocher et se centrer sur l’agglomération. Le secteur St-Rock et expo cité seraient de bons candidats en autant qu’une connexion au tramway (ou l’une de ses phases) soit possible. Éventuellement et selon le plan de CDPQ infra, la rive sud y sera reliée par une phase sous fluviale qui pourra positionner son terminus justement à la gare de TGV. Ainsi, ça favorisera le déplacement des gens de la Rive Sud en utilisant le transport en commun au lieu d’aller encore une fois à l’ouest en utilisant les ponts avec son automobile.

    N’oublions pas que ce genre d’infrastructure est un puissant levier de développement pour le centre ville ce qui favoriserait peut-être un recentrage de l’agglomération déplacé à l’ouest au fil du temps par la construction des deux ponts. Ce serait encore plus vrai si l’antenne de la Rive Sud du tramway s’y connectait. Ainsi l’infrastructure se retrouverait directement au centre géographique de l’agglomération:

    – Au sud, Lévis via le Tramway sous fluvial,
    – À l’ouest, Ste Foy et Portneuf
    – À l’est, Beauport et la côte de Beaupré et finalement
    – Au Nord, Charlesbourg et la Haute St-Charles

    Mais dans la réflexion d’Alto je sens trois problèmes ou enjeux pour Québec:

    – On semble regarder uniquement la configuration actuelle du réseau de transport au lieu de se projeter dans l’avenir et voir vers ou s’en va le transport en commun dans un moyen futur.

    – Pour Québec on semble regarder d’abord en fonction des coûts et de la complexité technique d’amener l’infrastructure au centre ville. Ce qui ne semble pas être un enjeu pour Montréal.

    – Enfin et non le moindre, comme Québec ne fait pas partie de la première phase, mon intuition me dit qu’ils vont regarder le budget restant après dépassement des coûts des phases précédentes et de l’humeur politique du moment. On aura donc une gare qui permettra de respecter ce qu’il reste de l’enveloppe et de la volonté politique.

    My two cents

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  2. Mathieu Grok-Côté

    21 juillet 2026 à 21 h 30

    Le problème de Villes Humaines Média survient lorsque cette ligne éditoriale semble prendre le pas sur l’analyse critique. Dans plusieurs de leurs publications Facebook, on retrouve dans les commentaires des argumentaires rationnels, documentés et bien construits qui mettent sérieusement à l’épreuve les prémisses du média. Or, Villes Humaines Média donne souvent l’impression d’être farouchement campé sur ses positions et de tolérer difficilement les points de vue qui remettent en question sa vision de l’urbanisme.

    Lorsqu’ils sont confrontés à des interlocuteurs qui présentent des arguments solides et bien étayés, ils ont souvent tendance à les écarter plutôt qu’à y répondre sur le fond : Suppression de commentaires, accusations d’avoir recours à l’IA (alors qu’ils reconnaissent eux-mêmes utiliser cet outil) ou simple absence de réponse.

    Au final, Villes Humaines Média donne parfois davantage l’impression d’un média militant, voire d’un média étudiant enfermé dans ses certitudes, que d’un média spécialisé et mature capable d’accueillir la contradiction et de questionner ses propres positions.

    Il est important de préciser que cette critique ne vise pas la qualité des personnes derrière ce projet. Il faut reconnaître aussi que le débat public n’est pas toujours facile. Plusieurs opposants adoptent une position de rejet systématique et interviennent avec des arguments qui révèlent très souvent d’une méconnaissance importante des enjeux, davantage fondés sur des réactions instinctives que sur une compréhension adéquate des dossiers.

    Cela dit, cette réalité ne devrait pas empêcher un débat ouvert avec les personnes opposantes qui présentent des arguments sérieux, documentés et respectueux. La critique porte donc moins sur la difficulté de gérer les discussions que sur la manière dont les désaccords pourtant bien articulés sont accueillis et considérés.

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