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Craintes de dévalorisation des maisons face à la densification: mythe ou réalité?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 juillet 2026 1 commentaire

Céline Fabriès
Le Soleil

La densification transforme rapidement plusieurs secteurs résidentiels de Québec et alimente des craintes de dépréciation des maisons unifamiliales. Mais des chercheurs et acteurs de l’industrie estiment que ces craintes sont exagérées ou incomplètes.

Une étude récente menée sur les effets des reconversions résidentielles tend d’ailleurs à relativiser ces inquiétudes. Les chercheurs y concluent que la dévalorisation redoutée ne se reflète pas dans l’évolution réelle des prix sur le marché.

«Bien au contraire», affirme Jean Dubé, professeur à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional et chercheur principal de l’étude.

Selon lui, la dynamique immobilière locale joue un rôle déterminant. La reconversion peut même stimuler les investissements dans les secteurs où la demande est forte et où les terrains se font plus rares.

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Voir aussi : 0 - Revue de presse, Logement locatif ou social, Maison.


Un commentaire

  1. Gepetto

    4 juillet 2026 à 15 h 07

    Encore une fois, j’ai l’impression que cet article présente les inquiétudes des propriétaires comme des craintes qu’il faudrait relativiser. Il est devenu à la mode de minimiser les critiques à l’égard des grands projets, d’autant plus qu’elle sont, à mon avis, souvent très mal articulés.

    Pourtant, il existe bel et bien des citoyens qui ont vu la valeur ou l’attrait de leur propriété diminuer à la suite de projets de densification. Leurs témoignages, en apparence de faible valeur par leurs formes, méritent autant d’attention que les études concluant à un impact limité en moyenne, d’autant plus que cette conclusion était souhaitée dès le départ par les chercheurs.

    À Québec, les voix dissidentes face aux grands chantiers sont trop souvent dépeintes comme des réactions émotives ou égoïstes, alors qu’elles soulèvent des enjeux bien réels touchant la qualité de vie, l’intimité et la valeur des propriétés.

    Le plus étonnant est sans doute l’influence que semblent exercer certains faiseurs d’opinion et groupes d’intérêt structurés. Malgré un appui populaire plus limité que ne le laissent croire les sondages ou les résultats électoraux, leur capacité à orienter le débat public et à marginaliser les voix dissidentes paraît, elle, étonnamment disproportionnée. Un débat démocratique sain devrait entendre toutes les préoccupations, pas seulement celles qui cadrent avec le récit dominant et ses impératifs quant à la forme.

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