En réaction à l’article « les exclus du centre-ville gagnent la périphérie; L’arrivée d’une population jeune et branchée dans Saint-Roch fait monter le prix des loyers« , le Soleil a publié ce matin l’éditorial suivant.
Il ne faut pas s’étonner que la revitalisation du quartier Saint-Roch ne se traduise pas par un enrichissement pour une majorité de ses citoyens. La pauvreté économique et sociale d’un quartier ne disparaît pas par magie parce que des condos s’y construisent, que des emplois du savoir s’y créent et que des restaurants et des bars branchés s’y installent. Ne nous y trompons pas, la revitalisation d’un quartier n’est pas un plan complet de lutte antipauvreté.
Ce quartier de la basse ville de Québec a souffert si longtemps d’un état de délabrement et d’abandon qu’il faut éviter d’attribuer à sa revitalisation les problèmes que continue de vivre une bonne part de ses habitants à cause de leur sous-scolarisation, de leur bas niveau d’activité, de leur état de santé et de leur vulnérabilité.


