Par Gérald Gobeil le 8 novembre 2016 Commentaires fermés sur Pas de navette du RTC à l’aéroport de Québec
Annie Morin
Le Soleil
(Québec) Le maire de Québec refuse catégoriquement d’affecter des autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) à la desserte régulière de l’aéroport international Jean-Lesage. Régis Labeaume propose plutôt que les voyageurs partagent un taxi pour atteindre le centre-ville. Et au passage, il critique sérieusement la gestion de l’aéroport.
S’il n’en tient qu’aux maires de Québec et de Lévis, le projet de Service rapide par bus (SRB) serait mis en place «une couple d’années» plus vite que prévu.
«On a des réunions sur la largeur des trottoirs et on va choisir bientôt le véhicule. Ça va bien plus vite que le monde pense, mais à un moment donné, il faut que ça se fasse. Tant qu’à nous, on est capables d’avancer et de raccourcir l’agenda», a indiqué Régis Labeaume.
Accompagné par les maires Coderre et Lehouillier, ce dernier participait lundi à un dîner-conférence de la Chambre de commerce de Lévis.
Selon l’échéancier actuel, la première phase du SRB doit être livrée en 2022, tandis que le projet au complet serait mis en place en 2025. En ce moment, le gouvernement du Québec discute du financement du SRB avec Ottawa dans le cadre du programme d’infrastructures.
«Le projet va bien. Même si on veut aller plus vite, si l’argent ne vient pas plus vite, on n’est pas plus avancés. Je pense qu’au total, on est capables de gagner une couple d’années, certain», a fait remarquer M. Labeaume.
La grève des taxis à Québec a permis de réaliser que l’absence de transport en commun entre l’aéroport Jean-Lesage et le centre-ville peut représenter un casse-tête pour les voyageurs. Québec est la seule capitale canadienne de plus de 500 000 habitants qui n’offre pas de service d’autobus.
Au début octobre, des centaines de voyageurs ont été pris en otage à l’aéroport lors de la grève de l’industrie du taxi. Cette situation a été particulièrement problématique à l’auberge de jeunesse de Québec, la plus achalandée au pays avec plus de 40 000 visiteurs annuellement.
Le 5 octobre, un employé a dû se porter volontaire pour transporter les voyageurs à l’aéroport. Quand il n’y a pas grève, l’auberge propose à ses clients de partager des taxis pour économiser de l’argent, faute de transport par autobus.
La course pour l’aéroport coûte 35 $, soit 13 $ de plus que le prix d’une nuit en dortoir, explique le président du conseil d’administration Yannick Fortier.
Combien de lecteurs de carte ont été achetés au 17 octobre 2016 ? Le RTC nous a répondu: 390
Et la technologie NFC qui permet de payer avec son téléphone cellulaire son titre avec le lecteur de proximité installé dans l’autobus ? On pourrait ainsi recharger sa carte ou payer via carte de crédit directement au passage. Qu’en est-il ? « À court terme, non. Mais nous demeurons à l’affût des tendances et profiterons des opportunités si elles se présentent. »
P.S. J’ai rencontré aujourd`hui (19 novembre 2016) le président du conseil d’administration du RTC Monsieur Rémy Normand. a) La technologie NFC fait nettement partie des objectifs du RTC b) Il est faux de prétendre que c’est très cher. Ce serait même le contraire c) Le RTC doit d’abord réussir à se « sortir » de la technologie OPUS développée par le RTM (Montréal) d) Patience nous est demandée mais c’est clairement un objectif du RTC.
(Québec) Un troisième lien routier est nécessaire entre Québec et Lévis, mais il doit être situé à l’ouest des deux villes.
C’est la conclusion à laquelle est arrivée l’administration Labeaume après avoir étudié six heures d’images filmées aux heures de pointe, fin septembre. Celles-ci ont été recoupées avec les données de l’étude origine-destination de 2011 du ministère des Transports du Québec (MTQ), qui révèlent notamment que le nombre de véhicules ne cesse d’augmenter dans la région de Québec et que 76 % des déplacements de Lévis vers Québec aboutissent à l’ouest de l’autoroute Laurentienne.
Un projet insensé* François Bourque (Le Soleil) «Je ne suis pas là pour faire plaisir à tout le monde», a insisté M. Labeaume. Peut-être, mais je ne peux expliquer son virage pour un lien supplémentaire autrement que par le désir de plaire et de calmer les radios. (…) Est-ce socialement acceptable de mettre 4 milliards $ dans un troisième lien pour 18 100 voitures?
L’opinion publique, poids lourd dans le dossier du troisième lien * David Rémillard (Le Soleil) Extrait: « Mme Vandersmissen cadre par ailleurs le troisième lien dans un débat entre «deux Québec». Il y a selon elle «la ville du métrobus [transport en commun] et la ville des banlieues». Elle craint que la facture d’un troisième lien ne soit refilée à «l’ensemble de la société», conséquence «des décisions individuelles» d’un groupe restreint de citoyens. »
(Québec) «À Québec, ce sera un SRB (système rapide par bus), point à la ligne.»
Le maire Régis Labeaume s’est empressé mardi d’enterrer le projet de tramway entre Québec et Lévis, que le ministre de la Capitale-Nationale, François Blais, venait tout juste de ressusciter. Dans une entrevue au Journal de Québec, le député de Charlesbourg n’a pas écarté l’idée d’un tramway pour servir de «troisième lien» entre les deux rives, mais il n’en a pas fait une priorité non plus.
(Québec) CHRONIQUE / Le débat sur un troisième lien a le mérite de forcer la réflexion sur nos habitudes de vie, nos façons de nous déplacer et d’occuper le territoire. (…) Vous avez été nombreux à me faire part de vos commentaires et suggestions pour réduire la congestion, éviter de l’aggraver et se projeter dans l’avenir. Il s’agit parfois de moyens connus. D’autres sont inédits et audacieux.
(Québec) CHRONIQUE / La congestion se produit lorsque trop de citoyens cherchent à aller aux mêmes endroits en même temps.
Le réflexe traditionnel des administrations publiques est alors d’élargir les routes pour que plus de citoyens puissent continuer à aller aux mêmes endroits en même temps.
Pour les mêmes raisons, on bonifie le transport en commun, ce qui est souhaitable mais ne règle pas tout. (…)
On pourrait commencer par les secteurs qui génèrent le plus de déplacements aux heures de pointe : boulevard Laurier, Université Laval et cégeps, colline parlementaire, campus Desjardins de Lévis, etc.
Retarder l’entrée en classe dans les cégeps et les universités aurait en prime l’avantage de mieux suivre les biorythmes naturels des étudiants de cet âge. Je les entends déjà nous remercier.
(Québec) CHRONIQUE / Quelques sondages sur le troisième lien ont suffi à virer à l’envers la ville, son maire et maintenant le gouvernement Couillard, au mépris des faits et du gros bon sens. Comme si un troisième lien devenait l’urgence nationale et qu’il faille s’y consacrer toutes affaires cessantes. (…) C’est de la pensée magique de croire qu’un lien excentrique à l’est puisse apaiser la circulation sur Félix-Leclerc, Charest, Laurentienne, Laurier, Robert-Bourassa ou même sur les ponts. (…) Puisqu’on a l’air de tenir à continuer à parler d’un troisième lien et qu’il ne semble pas y avoir de projet trop gros pour être hors d’ordre, je soumets celui-ci à vos réflexions : une ligne de métro Québec-Lévis.
Un lien direct sous le fleuve. Une station sur la colline parlementaire; une autre à Lévis, près du campus Desjardins par exemple, où on pourrait rabattre les parcours d’autobus et le SRB. J’y verrais aussi des stationnements incitatifs.
(Québec) CHRONIQUE / Plus je lis sur les heures de pointe et la congestion des autoroutes urbaines, plus j’ai l’impression d’une sorte de fatalité. (…) Les pays les plus touchés par la crise économique en Europe sont ceux qui ont «profité» des plus gros reculs de congestion routière en 2010 et en 20121.
Cela tombe sous le sens. Dans les économies vigoureuses, les citoyens travaillent plus, sortent plus, consomment plus et ont les moyens d’avoir plus de voitures.
Cela explique la hausse de la congestion à Québec ces dernières années.
Le secteur nord-ouest de l’agglomération est le théâtre d’un développement résidentiel et commercial significatif en pleine évolution. Conscient de cette mutation, le RTC travaille depuis quelques années à bonifier l’offre de service du secteur en fonction des développements réalisés et à venir. Certains projets majeurs n’ont pas encore vu le jour, mais le RTC va tout de même de l’avant avec certains changements.
Bénéfices
Amélioration du confort grâce à la transformation du parcours 87 en Métrobus 804 menant à l’utilisation d’autobus articulés offrant plus d’espace
Température et taux d’humidité contrôlés (air climatisé) dans les véhicules hybrides
Information en temps réel dès la mise en service
Accessible aux personnes en fauteuil roulant à la plupart des arrêts
Première phase de la mise en place d’un Métrobus; amélioration des infrastructures dans une prochaine phase
À noter
Entièrement desservi par des autobus articulés
Prolongement du parcours 84 pour desservir le quartier Montchâtel actuellement desservi par le parcours 87