Par Gérald Gobeil le 19 mars 2018 Commentaires fermés sur L’Université Laval, une plaque tournante pour le transport en commun
Annie Morin
Le Soleil
Tramway, trambus, Métrobus, parcours express… L’Université Laval deviendra un «hub» très important du prochain réseau structurant de transport en commun (RSTC) de la Ville de Québec. Le terminus principal doit déménager sur la rue de la Médecine, selon les plans préliminaires.
Les parcours du tramway et du trambus, qui constituent les grandes lignes de la nouvelle carte du transport collectif, se croiseront sur les terrains de l’Université Laval.
Le chef de projet du RSTC, Benoît Carrier, a expliqué vendredi que le tramway entrera sur le campus par le boulevard René-Lévesque et suivra la rue de l’Université, où se trouvent déjà des abribus tempérés. Il est prévu de prolonger ensuite le rail en ligne droite vers l’ouest jusqu’à la rue de la Médecine. Actuellement, seuls les piétons et les cyclistes peuvent emprunter ce corridor boisé.
En provenance du boulevard Charest et du Cégep Sainte-Foy, les autobus biarticulés électriques composant le trambus arriveront, eux, du Chemin des Quatre-Bourgeois. Ils pénètreront sur le campus par l’extrémité nord de la rue de la Médecine, où les voies sont strictement réservées au transport en commun et l’accès contrôlé par un système de barrières automatisées.
Le Métrobus 804 et les autobus express utilisant les voies réservées de l’autoroute Robert-Bourassa feront le même détour pour embarquer et débarquer les étudiants et les employés directement à l’Université Laval.
Le 804 sortira à la hauteur du boulevard Hochelaga. Les autres parcours, incluant le tramway, pourront gagner le boulevard Laurier par le prolongement vers le sud, à travers un petit boisé, de la rue de la Médecine.
C’est donc en toute logique que le principal terminus de l’Université Laval doit être situé sur cette artère, qui doit son nom à la présence du pavillon Ferdinand-Vandry, où sont formés les professionnels de la santé.
Par Gérald Gobeil le 19 mars 2018 Commentaires fermés sur Groupe Dallaire investit de 12 à 15 M$ pour le tramway
Annie Morin
Le Soleil
Le réseau structurant de transport en commun (RSTC) de Québec a déjà un partenaire privé : le Groupe Dallaire est prêt à investir 12 à 15 millions $ dans le pôle d’échanges Sainte-Foy ouest, qui donnera sur le projet immobilier Le Phare.
Ce terminus, le plus à l’ouest des quatre qui sont planifiés, aura une grande importance puisqu’il desservira à la fois le tramway et le trambus. Logiquement, ce serait aussi le premier point de correspondance en cas de raccordement avec le réseau de transport collectif de la rive sud.
Le pôle d’échanges sera situé à l’angle du boulevard Laurier et de l’avenue Lavigerie, là où le tramway se transformera en métro sur une longueur d’un kilomètre environ pour ressortir après le boulevard Hochelaga, près de l’école secondaire De Rochebelle. Le tramway continuera ensuite sa course vers le Chemin des Quatre-Bourgeois, grâce au prolongement de la rue Roland-Beaudin.
Deux liens mécaniques entre la Basse-Ville et la Haute-Ville seront intégrés au projet de réseau structurant, selon une formule qui reste à déterminer.
1. Hôpital du Saint-Sacrement, reliant le boulevard Charest à l’avenue Joffre
2. Sainte-Foy (près du cégep Garneau), reliant la rue Frank-Carrel à l’avenue Baillairgé
En mobilité urbaine, il existe divers types de liens mécaniques éprouvés :
• Systèmes de transport par câble (STC) aérien : télécabines, téléphérique
Les STC aériens sont des moyens de transport de grande capacité, aménagés lorsque le volume de passagers est très élevé. Certaines télécabines peuvent accueillir jusqu’à
4 000 passagers/heure/direction, ce qui est comparable à un bus à haut niveau de service en double-articulé ou à un tramway de 33 m. Les liens mécaniques requis pour le réseau structurant ne nécessitent pas une capacité aussi importante.
• Systèmes de transport par câble (STC) au sol : funiculaire
Le funiculaire est généralement utilisé à des fins culturelles, paysagères et touristiques. Son mode d’exploitation (automatisation, accès, entretien) devra être évalué afin de préciser la pertinence de cette technologie pour les besoins de Québec. Les projets récents de funiculaires (Ljubljana en Slovénie, Stoos en Suisse, Tbilisi en Georgie, Graz en Autriche, Edmonton au Canada) démontrent la possibilité d’aménager des liens mécaniques efficaces et intégrés aux paysages urbains.
• Ascenseurs avec passerelle
Les ascenseurs avec passerelle (Echavacoiz ou Gironella en Espagne, Valletta à Malte) sont des infrastructures légères avec une capacité suffisante pour les besoins de Québec. Cette solution présente un portrait avantages/inconvénients positif puisque la technologie est connue et éprouvée.
Québec, le 16 mars 2018 – La Ville de Québec a présenté aujourd’hui les composantes du projet de réseau structurant de transport en commun. Au total, le projet est évalué à 2,9 milliards $. Cette annonce a été faite par le maire de Québec, M. Régis Labeaume, en présence du premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, et du président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), M. Rémy Normand.
« C’est en grande partie grâce au soutien du Gouvernement du Québec que nous pouvons réaliser un des plus importants projets collectifs de l’histoire conçu pour Québec. La participation active et le dévouement des membres du comité consultatif sur la mobilité durable, jumelés à l’engagement des citoyens, nous permettent de présenter un projet qui propulse Québec vers la modernité, a mentionné avec enthousiasme le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Québec est une ville dynamique, résolument tournée vers l’avenir, qui se devait d’avoir un réseau de transport en commun digne de son attractivité. Je crois sincèrement que ce projet nous permettra de répondre aux grands défis de mobilité qui nous attendent dans les décennies à venir. »
« Le RTC est emballé d’être au cœur de ce projet taillé sur mesure pour Québec et qui transformera la vie des citoyens pendant des décennies. Nous nous donnons aujourd’hui les moyens d’offrir à la population un transport en commun de classe internationale : moderne, fiable, d’un niveau de confort incomparable et plus performant que tout ce que la ville a connu jusqu’ici, a déclaré M. Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC). Grâce à ce réseau structurant, autour duquel notre réseau de bus sera entièrement redéployé, les citoyens de Québec disposeront pour la toute première fois d’une réelle alternative pour faire leurs choix de mobilité en toute liberté. Tous en bénéficieront, et en premier lieu nos clients. »
Pourquoi un tel projet de réseau structurant?
Le réseau actuel de transport en commun est au maximum de sa capacité à plusieurs endroits. Il sera difficile de faire face à l’augmentation des déplacements prévus dans les prochaines années sans amener de nouveaux modes de déplacement. Le réseau structurant apportera cette capacité accrue de transporter plus de personnes dans une même période de temps.
De plus, un tel réseau structurant permettra d’offrir une réelle liberté de choix de déplacement (fréquence, rapidité, etc.) à la population de Québec, selon la variété de ses besoins, dans l’espace et dans le temps.
Le réseau et ses composantes
Le réseau a été élaboré de façon à relier entre eux les endroits qui génèrent le plus de déplacements et à offrir un maximum de mobilité pour les citoyens.
Le nouveau réseau structurant de transport en commun comportera quatre composantes :
1. Tramway (23 km, dont 3,5 km en souterrain)
2. Trambus (17 km)
3. Infrastructures dédiées au transport en commun (16 km)
4. Métrobus (110 km)
Voici un tableau qui résume les principales caractéristiques de chaque mode de transport retenu pour le projet :
Tramway
260 passagers, guidé sur rail, bidirectionnel, alimentation aérienne électrique, portes de chaque côté, pentes de 8 % ou moins
Fréquence : 3 à 5 minutes à la pointe
Fréquence : 10 à 15 minutes le jour, le soir et les fins de semaine
Grande amplitude (5 h à 1 h)
Trambus
150 passagers, sur roues, unidirectionnel, alimentation électrique
Fréquence : 3 à 5 minutes à la pointe
Fréquence : 10 à 15 minutes le jour, le soir et les fins de semaine
Grande amplitude (5 h à 1 h)
Infrastructures dédiées au transport en commun
Plateforme dédiée permettant aux véhicules de transport en commun de circuler sans subir la congestion
Métrobus
110 passagers, sur roues, unidirectionnel, alimentation hybride
Une carte est présentée en annexe afin de dresser un portrait global du réseau.
Faits saillants du nouveau réseau
65 % de la population, soit 344 000 personnes seront situées à moins de 800 mètres (10 minutes de marche) d’une composante du réseau
80 % des quartiers, soit 28 quartiers sur 35, seront desservis par au moins une composante du réseau
85 % des entreprises seront desservies par le réseau structurant
Les coûts du projet
Le projet dans son ensemble – soit les véhicules et les infrastructures nécessaires pour son exploitation – est évalué à près de 3 milliards $.
Des travaux connexes au projet (aménagements, prolongements de rues et mises à niveau d’infrastructures le long du tracé) coûteront quant à eux environ 300 millions $. Parmi ces travaux d’aménagement, on compte la réfection des boulevards Laurier et Hochelaga ainsi que le prolongement de la rue Mendel.
Les prochaines étapes
Voici les prochaines étapes du projet qui mèneront à une mise en service en 2026 :
2018-2019
Signature d’une entente concernant le financement avec le gouvernement du Québec (comprenant une référence au financement fédéral)
Finalisation et dépôt du dossier d’affaires
Études de conception du futur réseau structurant (infrastructures et matériel roulant, environnement, circulation, etc.)
2020-2021
Réalisation des plans et devis
Autorisation des aspects environnementaux du projet
2022-2026
Début de la construction du Centre d’entretien-tramway et des plateformes
Acquisition et livraison du matériel roulant (tramway et trambus)
Réalisation des essais de conformité
Mise en service progressive de certains tronçons
Finalisation des travaux et mise en service complète
Qu’est-ce qu’un réseau structurant de transport en commun?
Rappelons qu’un réseau structurant de transport en commun est un ensemble de parcours offrant un niveau de service suffisant pour influencer l’organisation du territoire en favorisant par exemple la densification des villes. Ce réseau joue également un rôle déterminant dans l’organisation de l’ensemble des transports collectifs d’une région. Un mode de transport n’est pas structurant en lui-même. Cette caractéristique découle plutôt de la qualité de l’offre de service et de l’articulation étroite entre la planification de la mobilité et l’aménagement du territoire.[1]
Pour en savoir plus, les citoyens peuvent consulter le www.ville.quebec.qc.ca/reseaustructurant. Des fiches d’information sur divers éléments du réseau structurant sont accessibles, des capsules d’animation, des questions/réponses, divers articles et études, etc.
Mercredi 4 avril, 19 h (Arr. La Cité-Limoilou)*
Jeudi 5 avril, 19 h (Arr. Beauport et Charlesbourg)*
Samedi 7 avril, 9 h (Arr. des Rivières et La Haute-Saint-Charles)
Samedi 7 avril, 14 h (Arr. Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge)
*Les séances seront webdiffusées
De plus, à compter du mercredi 4 avril, la Ville mettra en ligne un questionnaire permettant aux citoyens de s’exprimer sur le projet sans avoir à se déplacer. Ce questionnaire sera accessible jusqu’au 25 avril sur la page Réseau structurant.
* Québec Urbain a assisté au huis clos de la présentation du projet aux médias. Ce qui nous a permis de répondre à certaines questions énoncées dans ce billet. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas. Mais vous êtes invité.e.s à visionner auparavant les vidéos qui pourront aussi, en peu de temps, répondre à plusieurs de vos interrogations. On vous propose aussi de consulter ce document plein de découvertes.
Par Gérald Gobeil le 16 mars 2018 Commentaires fermés sur Quatre questions en suspens sur le tramway
Annie Morin
Jean-Marc Salvet
La nouvelle carte du transport en commun de la Ville de Québec sera dévoilée vendredi. On sait déjà qu’un tramway de 23 kilomètres constituera l’épine dorsale du réseau structurant, qu’il desservira Charlesbourg et la haute ville et circulera en souterrain sous la colline Parlementaire avant de filer du côté de Cap-Rouge. Il est aussi prévu d’y raccorder des «trambus», des «bus électriques à grande capacité», d’ajouter des voies réservées, ainsi que de nouveaux Métrobus pour mieux desservir les banlieues et gagner de la vitesse. À quelques heures de la grande annonce, Le Soleil vous soumet quatre questions en suspens qui devraient trouver réponse dans les prochaines heures.
Par Gérald Gobeil le 12 mars 2018 Commentaires fermés sur 23e Colloque étudiant pluridisciplinaire du Centre de recherche en aménagement et développement