Québec Urbain

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Terres agricoles des Soeurs de la Charité: deux visions s’opposent toujours

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 novembre 2019 Aucun commentaire

Judith Desmeules
Le Soleil

Le dossier des terres agricoles des Soeurs de la charité est loin d’être réglé. Le ministère des Affaires municipales doit bientôt approuver ou refuser un troisième schéma d’aménagement pour le projet immobilier que veut construire le Groupe Dallaire.

Ce schéma se veut une nouvelle mouture plus écologique pour le développement du terrain.

«Dans ce schéma d’aménagement, on prévoit toujours le dézonage de près de 600 hectares de terres agricoles», déplore Monique Gagnon, porte-parole pour Voix Citoyenne. Un événement «Sauvons les terres des Soeurs de la Charité» avait lieu dimanche soir, au restaurant Tam Tam Café.

Le schéma d’aménagement en est à sa troisième version. Le dossier perdure depuis 2016.

«Il y a suffisamment d’espace dans le périmètre urbain actuel pour loger le projet. Il faut éviter le dézonage. On n’est pas seuls à le dire. On n’a pas besoin d’agrandir, il y a moyen de densifier la ville, de construire mieux. On va continuer de se faire entendre», défend Mme Gagnon depuis plusieurs années maintenant.

Lors de l’annonce du projet, en 2014, le Groupe Dallaire souhaitait initialement construire sur le terrain à l’ouest de Beauport situé entre l’avenue Saint-Samuel et Bourg-Royal environ 6500 unités d’habitation incluant des maisons de ville et en rangée, des condos ainsi que des appartements.

Le développement prévoyait aussi des espaces commerciaux, une école et un centre communautaire.

Plusieurs citoyens et organisations, comme l’Union des producteurs agricoles, avaient dénoncé haut et fort la disparition des terres agricoles sur ce site, s’opposant au dézonage.

En octobre 2018, ils ont remporté une première victoire lorsque le Schéma d’aménagement et de développement proposé par l’agglomération de Québec, qui prévoyait le dézonage de 567 hectares de terres agricoles, a été refusé par le gouvernement du Québec.

Quelques jours après cette annonce, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait toutefois réitéré son appui pour le projet du Groupe Dallaire.

Deux visions s’opposent toujours : les défendeurs des terres agricoles soutiennent que la Ville a suffisamment de place disponible dans son périmètre urbain actuel pour accueillir les 33 000 nouveaux ménages attendus d’ici 20 ans et la Ville croit que le dézonage ne ferait qu’accentuer l’étalement urbain.

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Voir aussi : Agriculture urbaine.

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