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Tramway: des «acteurs clés» de Québec réclament un décret avant les Fêtes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 novembre 2020 8 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

L’Université Laval, la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, le Conseil du patronat, des grands assureurs de la capitale et CAA-Québec pressent le gouvernement Legault dans le dossier du tramway et l’invitent à adopter un décret avant les Fêtes.

Se décrivant eux-mêmes comme des «acteurs clés» de la grande région métropolitaine de Québec dans un communiqué conjoint diffusé vendredi matin, les porte-parole de ces organisations affirment qu’il faut «sécuriser le tracé de la colonne vertébrale» du réseau structurant de 3,3 G$ au plus vite.

«Nous tenons à saluer l’appui offert par M. Bonnardel au mode tramway du Réseau structurant de transport en commun comme colonne vertébrale pour Québec, ainsi que la volonté affichée de collaboration, que nous partageons. Maintenant, bien que nous comprenions l’intérêt à améliorer le projet et desservir plus de banlieues, cela ne peut pas se faire au détriment du tracé de colonne vertébrale actuel», disent-ils en chœur.

La Banque Nationale, le Mouvement Desjardins, l’Institut de développement urbain du Québec, iA Groupe financier et La Capitale / SSQ Assurance signent également le communiqué expédié par l’organisation J’ai ma passe, qui soutient le projet de réseau structurant.

«Il faut le voir comme une première phase»

«Le tramway de Québec, c’est un projet qui vient répondre aux besoins de la population en mobilité durable. Surtout, il faut le voir comme une première phase, sur laquelle on va pouvoir bâtir, notamment pour la desserte de plus de banlieues», a déclaré le président du Conseil du patronat du Québec, Karl Blackburn.
«On prévoit environ 19 000 emplois avec la construction du Réseau structurant de transport en commun et près de 2,1 G$ en ajout au PIB de Québec. Dans le contexte de relance économique, il est non seulement primordial d’offrir un climat de prévisibilité dans le dossier du tramway de Québec, mais surtout de démarrer rapidement», a renchéri Steeve Lavoie, qui est à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, ajoute que les étudiants attendent «avec impatience» une amélioration significative de l’offre de service. «En tant que rectrice, je sens que nous avons une responsabilité de livrer rapidement ce réseau pour notre jeunesse, qui demande des actions concrètes pour l’environnement. Il y a un engouement particulièrement fort de la communauté étudiante.»

Les opposants se font entendre aussi

Au même moment, les dirigeants du groupe citoyen Tramway non merci, ouvertement opposés au projet, tenaient un point de presse dans un hôtel de Sainte-Foy pour faire écho au rapport très critique du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) dévoilé en début de semaine.

Furieux que le BAPE lui demande de refaire ses devoirs, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait alors dénoncé un rapport «tronqué, erroné, biaisé, tordu et rempli d’incohérences».

«Où sont les qualifications du maire pour dire que ce rapport est sans fondement ? Où cache-t-il son baccalauréat en ingénierie, son MBA en administration des affaires ou son doctorat en transport en commun ? Bref, où est sa compétence pour affirmer que ces experts n’en sont pas?», a déclaré le porte-parole de Tramway Non Merci, Stéphane Lachance, en se portant à la défense de la compétence des trois commissaires du BAPE.

À l’instar du chef de l’opposition Jean-François Gosselin, en début de semaine, M. Lachance a réclamé à son tour un gel immédiat de toute dépense liée à ce projet, voire un moratoire complet, rappelant que la population «ne lui a jamais donné» le mandat de réaliser un projet de tramway aux dernières élections. «Où est l’urgence de dépenser des millions par centaine sur un tracé qui pourrait changer?»

l’article

Et pendant ce temps, à Montréal: Dévoilement des premières voitures du REM

Voir aussi : Projet - Tramway.


8 commentaires

  1. Carl

    13 novembre 2020 à 15 h 35

    ahhh, mais oui mais, le tram (que la CAQ juge essentiel) n’ira pas chercher les bonnes gens de Val-Bélair, Lac-Saint-Charles et Lac Beauport sur le pas de leur porte, alors, que faire que faire?

    C’est simple, ne faisons rien!

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  2. « Le » lecteur assidu

    13 novembre 2020 à 22 h 15

    « Des acteurs clés » (sic) …

    J’aimerais qu’on m’explique notamment :

    1) pourquoi, si on maintient l’axe Ouest que celui-ci doit aboutir « Là » ❓

    2) pourquoi celui-ci ne répondrait pas mieux aux milliers de travailleurs et simples résidents du plateau Marly ❓

    3) pourquoi bâtir quelque chose qui sera assumée par la suite par les payeurs de taxe de Québec dans l’espoir que notamment

    3.1 des milliers de citoyens « hors territoire » vont partir de chez-eux, pour venir « parker leur char en bas » pour la journée;
    3.2 sauter dans un tramway pour aller travailler entre ce point de départ et la colline parlementaire, ou « en bas » ;
    3.3 et refaire le tout en sens contraire, à la fin de la journée, pour souper à Donnacona, Portneuf etc… ?

    4) Pourquoi, dans telle hypothèse, ce serait impossible

    4.1 de bâtir le centre d’entretien dans la zone Des 4-Bougeois / Pie-XII
    4.2 en expropriant les résidents du côté ouest de Pie-XII reliés à cette zone
    4.3 et en convenant de relocaliser H-Q et ses « décorations aériennes »
    4.4 en profitant de cette occasion pour enfouir les « décorations » en question, car aujourd’hui, Pointe Sainte-Foy…ce n’est plus en campagne !

    5) Quant à l’urgence de construire, non seulement je ne la vois pas , mais surtout pas « en bas » !

    6) Dernier point que je ne peux m’empêcher de commenter :

    6.1 Le député libéral Fortin, à moins d’errer, a semblé reprocher à la ministre Guilbeault, par son opposition à l’Axe Ouest sis « en bas », de travailler plus pour les gens « hors-comté » que pour les gens de son propre comté.

    6.2 Même si je n’habite pas le comté de la ministre Guilbeault, et même si j’ai voté libéral lors de la dernière élection plus «  par charité chrétienne » que par conviction, le devoir de tout élu dont celui de la ministre, il va sans dire, n’est-il pas de d’abord privilégier l’intérêt public au dépens de l’intérêt partisan ?

    6.3 J’ignore si le député s’est excusé de cette « bourde » auprès de la personne concernée mais, à défaut, si j’étais son « boss », je l’inciterais fortement à le faire.

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  3. Insider

    14 novembre 2020 à 01 h 54

    1) Une superficie immense est nécessaire, il y a des enjeux de redondance électrique etc.

    2) L’édifice est desservi par combien de parcours métrobus et express? ET pourtant la direction a aboli le programme Abonnebus employeur.

    3) Le stationnement incitatif est-il le moins populaire du réseau du RTC?

    4) Plus d’expropiation, relocaliser ou enfouir la ligne haute HQ implique de couper ailleurs. Quels choix faites-vous?

    5) Voir point 1car vous vous répétez!

    6) Il faut mieux desservir la banlieue? Mais pas la couronne qui l’entoure? Si Legendre et le nord de la 70e rue ne répond pas au critère de banlieue je me demande bien ce qui peut le faire? Vous venez de découvrir ce qu’est la politique? J’admire votre angélisme! ;-)

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  4. Insider

    14 novembre 2020 à 02 h 11

    Le projet actuel de réseau structurant est un compromis. Toute proposition future supposément plus optimale sera aussi un compromis. Nous pourrions tergiverser encore 10 ans et le résultat sera encore un compromis. Nous l’avons fait pendant largement plus que 20 ans et on connaît maintenant le résultat. On fait continuellement les mêmes erreurs en espérant un résultat différent et nous savons ce qu’Einstein pensait de ça!

    Nous vivons dans un monde où l’avis des chroniqueurs est plus important que celui des experts. On voit ce que ça donne pour la gestion de la pandémie. Au Québec le PM donne sont show et c’est un échec. En Colombie-Britannique le PM a eu la sagesse de laisser les experts à l’avant-plan et on connaît le résultat.

    Quand je lis dans les revues de presse les commentaires de chroniqueurs comme Mulcair et Latraverse qui démontrent leur ignorance sur ce qu’est la banlieue de Québec, je me dis qu’on a au Québec en 2020 ce que l’on mérite. Nous serons des exemples étudiés en milieu académique pour comprendre ce qu’il ne faut pas faire!

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    • Che

      14 novembre 2020 à 12 h 01

      « Le projet actuel de réseau structurant est un compromis. Toute proposition future supposément plus optimale sera aussi un compromis. Nous pourrions tergiverser encore 10 ans et le résultat sera encore un compromis.  »

      +1

      « nous savons ce qu’Einstein pensait de ça! »

      « The definition of insanity is doing the same thing over and over again and expecting different results. »

      Fait intéressant : cette citation est faussement attribuée à Einstein.

      Mais ça n’invalide pas sa pertinence.

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  5. Luc

    14 novembre 2020 à 09 h 00

    Il est intéressant de voir les acteurs économiques se lever et appuyer intégralement ce que tous s’entendent désormais pour dire qu’il s’agit d’une première phase.

    Peu importe ce que plusieurs pensent, le dossier est maintenant politisé au détriment des utilisateurs de ce futur réseau. Si d’autres voix ne s’élèvent pas, on sera de toute façon dans un cul-de-sac. Un peu de pression de la part des acteurs en présence forcera la main du gouvernement.

    Je suis optimiste pour la suite du dossier. On aura des nouvelles rapidement.

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