
« Deux citoyens en particulier, qui possèdent des petites maisons sur l’avenue de Lévis, se sont inquiétés de l’ombrage que ces immeubles pourrait produire sur leur cour intérieure, témoigne le conseiller du quartier, Yvon Bussières. »
Vous n’avez pas la berlue: trois étages! À la lumière de ce qui est dit ci-bas, je serais tenté d’offrir (encore!) un immense bolo aux opposants de ce projet plus que « low profile ». On est au centre-ville, Citron!
Nouveau projet, même opposition. (Source: Claude Vaillancourt, Le Soleil, 6 décembre 2007.)
(…) «La commission d’urbanisme de la Ville de Québec s’est montrée favorable aux principes généraux du nouveau projet de 68 unités d’habitation que nous proposons, au lieu des 115 qu’il comprenait antérieurement, explique l’homme d’affaires Yves Doyon. Le conseil de quartier s’y oppose et nous demande maintenant de présenter un plan de construction, un dossier qui commande temps, argent et énergie, comme cela a été le cas, pour un autre promoteur, dans le dossier de la maison Gomin.»
Pour ce dernier, cette nouvelle requête du conseil de quartier, adoptée mardi soir, est la goutte qui fait déborder le vase. «Cette parodie de démocratie aura servi, une fois de plus, à empêcher l’exercice du droit de propriété au profit des obstructionnistes, peste le promoteur. On pourrait, selon le règlement de zonage en vigueur, construire un CHSLD (Centre hospitalier de soins de longue durée) de cinq étages sur notre terrain de stationnement, mais on s’oppose maintenant à la construction de trois immeubles d’habitation, sur trois étages, de même gabarit que les immeubles avoisinants, et pour lesquels on doit obtenir une modification au règlement de zonage.»
Pour lui, son opinion est tranchée : «L’intérêt supérieur dans ces consultations de quartier n’est pas celui de la véritable majorité, mais bien du plus petit nombre, capable de s’abuser de ses droits à outrance et d’affirmer la force d’inertie.»
Mais pour Yves Doyon et son collègue Yves Villeneuve, le temps est venu de passer à autre chose. «Tous les candidats à l’élection municipale se sont prononcés contre l’étalement urbain», rappelaient-ils, hier, dans une entrevue au Soleil. «Mais quand vient le moment de construire dans les quartiers de la ville, il y a un tas d’empêchements. (…)
Tous bâtiments qui s’y installeront, devront avoir une hauteur minimale de 6 mètres et une hauteur maximale de 12,5 mètres, soit l’équivalent de quatre étages incluant le rez-de-chaussée. Les étages au niveau du sol seront exclusivement utilisés pour les bureaux et commerces. Les étages supérieurs seront quant à eux utilisés en majeure partie pour des logements d’habitations.
La suite. À consulter aussi (entre autres!), ce billet: Syndrome pas-dans-ma-cour et Maison Gomin: “Nous habitons une ville, et il y a du monde…â€? (Opinion).