Cette nouvelle est passée presque inaperçue. Mais à mon avis, elle en dit long sur l’état ou la fonction de la radio commerciale, aujourd’hui, au Québec, dorénavant axée sur le divertissement plutôt que sur l’information de qualité.
Source: Patricia Cloutier, Le Soleil, 11 octobre 2008.
Le Collège des annonceurs radio télévision (CART), une petite institution de Québec qui venait de fêter ses 50 ans, ferme ses portes.
Ses deux administrateurs, l’animateur de radio Simon Chouinard et la comédienne Denise Verville, ont confirmé la nouvelle, sans pour autant vouloir s’étendre sur le sujet. «On ne trippait plus comme avant. Et on attirait peu de candidats intéressants ces dernières années, alors on a décidé de fermer», soutient M. ChouiÂnard, qui travaille à Radio classique. Il précise toutefois qu’il part «avec le sentiment du devoir accompli». (…)
Gilles Parent, l’animateur du retour au 93,3, y a aussi fait ses classes. Surpris que cette école ait survécu jusqu’à aujourd’hui, il soutient que son enseignement ne misait pas assez sur le côté pratique du métier. (…)
La naissance du Collège radio télévision de Québec (CRTQ), en 1989, a porté un dur coup au CART. Avec ses 800 heures de cours et son attestation d’études collégiales, c’est le CRTQ qui a maintenant la faveur des jeunes qui aspirent à une carrière radiophonique. «Mais c’est toujours triste de perdre un joueur dans le monde de la communication, parce qu’aujourd’hui, le français oral des jeunes qui arrivent dans le métier n’est pas à la hauteur», soutient Christian Lavoie, directeur du CRTQ.
La suite. À consulter, entre autres billets: TQS: Le jour noir de la télé.







