Jocelyn Létourneau
Le Soleil (Points de vue)
Partons d’une prémisse: les étudiants du cégep Garneau méritent d’être desservis par des autobus. Cependant, le service offert à une clientèle particulière ne peut l’être sans égard aux coûts économiques, sociaux et environnementaux qu’il engendre.
Système déraisonnable
Voici le problème: depuis le 19 août dernier, en après-midi, et ce, du lundi au vendredi, 65 autobus du RTC pénètrent le quartier résidentiel formé par l’avenue de Vimy, le boulevard de l’Entente et l’avenue Émile-Côté, pour permettre à environ 300 collégiens de Garneau de profiter d’un service express les menant du cégep à leur banlieue de résidence par le truchement des plates-formes de correspondance de l’Université Laval. On parle ici d’une moyenne de 4,6 étudiants par autobus, plusieurs véhicules – les 315, 315x, 93, 95, 374 et 380 notamment – roulant à peu près vides à l’aller comme au retour de leur trajet entre l’Université Laval et le cégep Garneau (7 km au total). Chaque vendredi, à 18h, environ 20 personnes montent à bord des 16 autobus dépêchés par le RTC pour les cueillir au Terminus Garneau. La file des véhicules en attente de débuter leur parcours, moteurs ouverts durant 15 ou 20 minutes, s’étend sur 150 mètres
* Merci à un fidèle lecteur (Pierre-Paul Ferland)



