SÉANCE DU COMITÉ PLÉNIER EN DIRECT
Mardi 20 mars, 9 h 30
En direct sur le site Internet, MATV, câble 9 et 609.
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Voir aussi : Québec La cité, Tramway à Québec, Transport en commun.
Une entrevue intéressante avec Érick Rivard, architecte et membre du comité consultatif sur la mobilité durable et le tramway
Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.
Karine Gagnon
Journal de Québec
Le Journal s’est entretenu avec celui qui mène le premier projet de réseau de tramway à New York.
NEW YORK | Un tramway efficace a besoin de circuler sur des voies dédiées, et Québec doit éviter de tomber dans le piège des compromis de dernière minute. Telle est l’une des règles d’or qu’évoque Adam Giambrone, «tsar du tramway», que Le Journal est allé rencontrer à New York, où il dirige le premier projet du genre en 70 ans.
Comme Québec, New York planche sur son premier réseau de tramways depuis les années 50. Si tout se passe comme prévu, et que les études environnementales reçoivent le feu vert au cours des prochains mois, le Brooklyn Queens Connector, ou BQX, devrait relier ces deux secteurs d’ici 10 ans.
Le tracé s’étend sur près de 26 kilomètres, le long de l’East River.Afin de diriger ce grand projet, estimé à 2,5 milliards de dollars américains et lancé par le maire Bill de Blasio, la Ville de New York a recruté celui que l’on surnomme là-bas le «tsar du tramway».
D’abord conseiller municipal à Toronto, M. Giambrone a aussi siégé comme président du conseil de la Commission de transport de Toronto (CTT). Il y a développé tout un réseau de tramways en banlieue. La plus grande ville canadienne détient en effet une vaste expertise, comme elle ne s’est jamais départie de ce moyen de transport depuis 150 ans.(…)
Dans toutes les villes, le principal défi consiste à assurer une voie dédiée – ou réservée – pour le tramway sur tout le parcours, comme ce sera le cas à Québec.
Dans cette optique, il faudra éviter de se laisser tenter par les compromis de dernière minute qui ne seraient pas nécessaires afin d’accommoder la circulation automobile, par exemple.
«Il ne faut permettre la circulation mixte sur la voie à certains endroits que si c’est vraiment nécessaire, car un tramway dans la circulation, c’est un désastre, expose M. Giambrone. Un seul de ces compromis peut détruire la qualité du service.»(…)
Le succès du système dépendra aussi de la qualité de ses correspondances avec les autres services en place, soit l’autobus et le trambus dans le cas de Québec.
Il faut par exemple limiter le nombre de transferts à effectuer, et éviter que les usagers doivent marcher à l’extérieur pour faire le lien entre autobus et tramway, et à plus forte raison à Québec, où neige et pluie sont abondantes.Quant aux délais pour réaliser le projet, estime M. Giambrone, si on veut être réaliste, il faut compter au moins six à huit ans, à plus forte raison si on doit aménager des parties souterraines, comme ce sera le cas à Québec.
Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.
Annie Morin
Le Soleil
Tramway, trambus, Métrobus, parcours express… L’Université Laval deviendra un «hub» très important du prochain réseau structurant de transport en commun (RSTC) de la Ville de Québec. Le terminus principal doit déménager sur la rue de la Médecine, selon les plans préliminaires.
Les parcours du tramway et du trambus, qui constituent les grandes lignes de la nouvelle carte du transport collectif, se croiseront sur les terrains de l’Université Laval.
Le chef de projet du RSTC, Benoît Carrier, a expliqué vendredi que le tramway entrera sur le campus par le boulevard René-Lévesque et suivra la rue de l’Université, où se trouvent déjà des abribus tempérés. Il est prévu de prolonger ensuite le rail en ligne droite vers l’ouest jusqu’à la rue de la Médecine. Actuellement, seuls les piétons et les cyclistes peuvent emprunter ce corridor boisé.
En provenance du boulevard Charest et du Cégep Sainte-Foy, les autobus biarticulés électriques composant le trambus arriveront, eux, du Chemin des Quatre-Bourgeois. Ils pénètreront sur le campus par l’extrémité nord de la rue de la Médecine, où les voies sont strictement réservées au transport en commun et l’accès contrôlé par un système de barrières automatisées.
Le Métrobus 804 et les autobus express utilisant les voies réservées de l’autoroute Robert-Bourassa feront le même détour pour embarquer et débarquer les étudiants et les employés directement à l’Université Laval.
Le 804 sortira à la hauteur du boulevard Hochelaga. Les autres parcours, incluant le tramway, pourront gagner le boulevard Laurier par le prolongement vers le sud, à travers un petit boisé, de la rue de la Médecine.
C’est donc en toute logique que le principal terminus de l’Université Laval doit être situé sur cette artère, qui doit son nom à la présence du pavillon Ferdinand-Vandry, où sont formés les professionnels de la santé.
Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.
Annie Morin
Le Soleil
Le réseau structurant de transport en commun (RSTC) de Québec a déjà un partenaire privé : le Groupe Dallaire est prêt à investir 12 à 15 millions $ dans le pôle d’échanges Sainte-Foy ouest, qui donnera sur le projet immobilier Le Phare.
Ce terminus, le plus à l’ouest des quatre qui sont planifiés, aura une grande importance puisqu’il desservira à la fois le tramway et le trambus. Logiquement, ce serait aussi le premier point de correspondance en cas de raccordement avec le réseau de transport collectif de la rive sud.
Le pôle d’échanges sera situé à l’angle du boulevard Laurier et de l’avenue Lavigerie, là où le tramway se transformera en métro sur une longueur d’un kilomètre environ pour ressortir après le boulevard Hochelaga, près de l’école secondaire De Rochebelle. Le tramway continuera ensuite sa course vers le Chemin des Quatre-Bourgeois, grâce au prolongement de la rue Roland-Beaudin.
Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.