Québec, le 28 mai 2026 – La Ville de Québec amorce une étape clé du projet TramCité dans le quartier de Saint Roch, où une réorganisation majeure des déplacements s’amorcera au cours des prochains mois. À terme, le tramway s’insérera au centre de la rue de la Couronne, transformant cet axe en une artère structurante de mobilité active et partagée au cœur du quartier.
La Ville souhaite offrir de la prévisibilité à la population et l’invite à participer à une porte ouverte le lundi 8 juin prochain, de 14 h à 20 h au Club social Victoria.




28 mai 2026 à 15 h 17
La rue Dorchester a été réaménagée afin d’absorber une part importante des flux qui transitaient historiquement par la rue de la Couronne. J’ai bien hâte de voir le résultat sur le terrain.
Ce qui rend toutefois la situation particulière, c’est que malgré l’ajout de deux voies par direction sur certains segments, la géométrie du secteur au bas de la côte impose pratiquement une réduction de capacité. La Ville reconnaissait déjà cette réalité dès 2020.
Dans ce contexte, transférer davantage de circulation vers Dorchester risque surtout d’accentuer la congestion aux heures de pointe. On pourrait donc retrouver une certaine fluidité sur de la Couronne, mais au prix d’un grand point de saturation sur Dorchester.
Les défenseurs du projet soutiendront évidemment que cette réorganisation repose sur une diminution graduelle du volume automobile grâce au tramway, et que la capacité routière actuelle ne constitue plus la bonne référence. Toute la question demeure toutefois de savoir si cette baisse de circulation sera suffisante pour compenser la perte de fluidité et de sécurité observée à court terme.
Même si les études de circulation reposent sur des analyses bien plus sérieuses qu’un simple scénario improvisé sur un coin de table par deux politiciens, la période de transition m’inquiète.
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28 mai 2026 à 18 h 15
assez d’accord avec votre analyse. Il ne faut plus le regarder sur la seule vision de l’automobile car diminuer le débit et proposer un autre mode de transport peut avoir un effet structurant même sur le commerce.
Une automobile ne permettra pas de s’arrêter dans un commerce en bord de rue. Le tramway si. La dynamique risque d’être beaucoup différente de ce qu’on connaît actuellement.
Je reviens du Japon justement et Tokyo est un bon modèle. Ce qui m’a frappé, c’est que malgré leur 13 millions d’habitants, le réseau structurant est si important que les gens ne sentent aucunement le besoin de se déplacer en automobile et le volume de gens qui empruntent le transport en commun est si imposant qu’il y a une marée humaine qui sort dans les rues favorisant le commerce de rue au détriment des grandes surface des arrondissements périphériques et des banlieues. Pire, ils n’ont pas d’autoroute à plus de 2 voies de large et …. Largement sous utilisées.
Ça demande toutefois plusieurs conditions gagnantes pour réussir cette transition.
– Il faut croire qu’il est possible de faire les choses autrement à Québec.
– Il faut augmenter la densité dans les quartiers centre
– Il faut inverser la fuite de population qui s’est faite dans les arrondissements périphériques au fil des décennies et revenir à un modèle hautement densifié.
– Avoir un changement de mentalité qui permet le rejet du tout à l’auto.
J’étais sur le chemin Ste-Foy aujourd’hui et je constatais à quel point il y avait beaucoup de cycliste sur la rue. Vision totalement différente que celle que j’avais quelques années avant et je constate à quel point ca fait du bien au quartier. mais ma foi… pourquoi les automobilistes en ont tant contre les modes structurants et actifs? On vient de donner des alternatives importantes au totu à l’auto ce qui permet de désengorger grandement nos artèeres. Il me semble que les automobilistes devraient applaudir face à ce qui se passe actuellement non?
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28 mai 2026 à 21 h 14
« Il me semble que les automobilistes devraient applaudir face à ce qui se passe actuellement non? »
On est dans un paradigme ici. C’est difficile pour l’humain de se projeter sur autre chose qu’ils n’ont jamais connu, amplifié par les gens dogmatiques de la RADIO et quelques politiciens.
Mon char mon choiX.
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28 mai 2026 à 23 h 14
Je suis d’accord avec plusieurs des conditions gagnantes que tu nommes : densification, amélioration du transport structurant, diversification des modes de déplacement et changement de mentalité. Là-dessus, je pense qu’il y a effectivement quelque chose très nécessaire à faire évoluer à Québec.
Petite aparté, Tokyo… Une mégapole (qui a le même âge que Québec) de 13 millions d’habitants avec une densité, une culture urbaine et un réseau de transport qui se sont développés pendant des décennies dans un contexte complètement différent du nôtre. Le Japon s’est aussi construit à travers des réalités historiques complètement différentes : densité extrême, espace très limité, catastrophes naturelles, guerres, reconstruction, pression démographique et contraintes géographiques majeures. Tout ça a forcé une rationalisation beaucoup plus poussée du territoire au fil du temps.
Malgré ses forces, la situation n’est pas simple au Japon. Dans les grandes villes comme Tokyo, le logement est souvent très petit et coûteux, et les déplacements sont généralement longs et exigeants même avec l’un des réseaux de transport collectif les plus efficaces au monde. Cette combinaison de pression sur l’espace densifiée contribue à rendre la vie familiale plus difficile pour plusieurs, ce qui s’inscrit dans un contexte de taux de fécondité parmi les plus bas au monde et de transformation démographique importante.
Québec, comme les autres villes nord-américaines, s’inscrit dans une trajectoire historique et géographique très différente. L’abondance d’espace, la mobilité automobile rapide et un modèle de développement axé sur des logements plus grands en périphérie contribuent à une forme de qualité de vie qui demeure très attractive, comme en témoigne d’ailleurs l’intérêt de nombreuses personnes à venir s’établir. Ce modèle a ses défis. On peut ne pas l’aimer, mais il répond aussi à des besoins concrets liés au mode de vie et aux attentes de nombreuses personnes. J’espère sincèrement que Québec ne sera jamais Tokyo.
Quant aux cyclistes sur le chemin Ste-Foy, ils ne remplacent pas nécessairement une voiture. J’ai d’ailleurs plus de 1300 déverrouillages Avelo en deux ans, donc je vois très très bien les avantages des modes actifs. Mais on sait tous que l’hiver, le portrait change. Une bonne partie de ces cyclistes retournent dans les autobus du RTC.
Pour conclure sur votre interrogation finale : Je pense que votre réponse tend un peu à mettre tous les automobilistes dans le même panier, alors que la réalité est probablement plus nuancée. L’immense majorité des automobilistes, dont je fais partie également, prennent leur auto par stricte nécessité : travail (mon cas), enfants à aller chercher, horaires, déplacements multiples, accès limité à des logements satisfaisants et abordables au centre-ville, etc. Il est compréhensible que ces personnes, qui ne jouissent généralement pas des privilèges nécessaires pour s’établir en ville, n’applaudissent unanimement les changements actuels. Cela n’empêche toutefois pas une majorité d’entre elles d’en reconnaître rationnellement les intentions et certains bénéfices potentiels.
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29 mai 2026 à 08 h 02
@Gepetto, vous touchez un point. Québec n’est pas Tokyo. Je voulais simplement faire ressortir qu’un modèle plus densifié permet et facilite ce genre de développement axé sur le transport structurant.
Quand tout ce qu’on a connu est un modèle d’expansion basé sur le modèle automobile c’est certain que le changement dérange un peu.
Par rapport à votre réflexion en lien avec la réalité démographique, notons que le Québec a aussi ses propres défis. La fécondité y est aussi extrêmement basse et le vieillissement de la population est un défi tout aussi important qu’au japon malgré nos grands espace. Ce qui tend à démontrer que ce n’est pas tant lié à la géographie qu’à notre façon de vivre. L’enrichissement de la collectivité tend à amener des comportements plus individualistes ce qui diminue le taux de natalité. Les gens se plaisent dans leur confort et préfèrent le bien être personnel au détriment de la perte de libertés individuelles. Et c’est un phénomène que l’on voit partout dans les pays industrialisés.
Le vieillissement de la population amène donc un rapprochement des personnes plus âgés vers les services d’ou un moment favorable pour le retour au centre ville. les habitations peuvent donc être plus petits, proche des services de proximité et en utilisant des transports différents de l’automobile. L’avantage c’est comme une roue qui tourne. Plus de densité = plus de services de proximité = renaissance des pôles centraux. c’est pour ça que je suis aussi d’accord avec le focus qui est actuellement mis par l’administration autour de l’axe structurant du Tramway. On est rendu là.
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29 mai 2026 à 15 h 47
@Gepetto excellentes analyses (x2).
Avec les chiffres présentés par l’équipe du projet il y a quelques années, je suis plus pessimiste face à votre question : « Toute la question demeure toutefois de savoir si cette baisse de circulation sera suffisante pour compenser la perte de fluidité et de sécurité observée à court terme ». On parlait d’un transfert modal de 2 % et d’un transfert de 50 % des futurs résidents qui seront à proximité du tracé. Si on parle de l’évolution de la fluidité, il faut prendre les données actuelles et les réduire de 2 %. À cette question, je répondrais que je suis profondément de la fluidité dans Saint-Roch pour le futur avec ce changement (tramway ou pas)
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