Félix Lajoie
Le Soleil
Alors qu’il apprécie l’aide apportée par la Ville de Québec, un promoteur qui lancera bientôt un nouveau chantier de logements à Loretteville déplore le manque d’implications des autres paliers gouvernementaux. «On passe à côté de la track», lance-t-il.
La rue Boucher, à Loretteville, devrait accueillir dans les prochains mois un immeuble de 48 logements neufs, alors que la réglementation du zonage permet un maximum de 36 unités par bâtiment. La Ville de Québec pourrait accepter le projet grâce à l’article 93 de la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d’habitation (PL 31).
Le promoteur du projet, Marc-Antoine Cyr, voit cette aide apportée par la Ville de Québec d’un «bon œil» ainsi que l’émission des permis de construction via le PL31 comme «très positive».
Il croit toutefois que les programmes des autres paliers de gouvernement «devraient suivre», ce qu’ils ne font pas.
«En réalité, il ne manque pas de logements, il manque des logements modiques. C’est ça la situation au Québec», lance M. Cyr, qui est également président-directeur général de Gestipro, une entreprise qui gère près de 6000 portes à Québec et à Lévis.
Les logements construits avant les années 2000, loués «en bas de 1100 $ par mois», trouvent facilement preneur, soutient M. Cyr. Ceux construits récemment, qui se détaillent à 1500 $ par mois, ou plus, sont cependant plus difficiles à louer, poursuit-il.
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Selon lui, le gouvernement provincial a manqué une occasion d’améliorer la situation en ne suivant pas l’exemple du fédéral et d’autres provinces, qui remboursent la taxe sur les produits et services et la taxe de vente provinciale sur la construction d’immeubles de logements.
«Juste ça, ça nous aurait permis de louer peut-être 200 $ ou 300 $ de moins par mois. C’est majeur», prétend M. Cyr.



