Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Saint-Roch et Limoilou veulent plus d’offres Airbnb

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 mars 2018 Commentaires fermés sur Saint-Roch et Limoilou veulent plus d’offres Airbnb

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Les consultations en cours à la Ville de Québec sur la location touristique «collaborative» de type Airbnb ont réservé quelques surprises. Dont ces «simples citoyens» venus vanter la pratique — et les revenus d’appoint qui viennent avec — parfois en brandissant des biscuits! Ou les commerçants de Saint-Roch et le Conseil de quartier du Vieux-Limoilou qui, loin de critiquer, voudraient augmenter l’offre sur leur territoire.

Les groupes de pression du centre-ville nous ont plus habitués à la dénonciation. Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a d’ailleurs réitéré ses inquiétudes, jeudi. Les touristes ne vont pas à l’école du quartier ni à la quincaillerie, souligne la permanente Marie-Ève Duchesne. Et leur présence crée une pression à la hausse sur les loyers des locataires.

Même constat en basse ville. «On est assez inquiets», lance Émile Picher, de la Table de quartier l’EnGrEnAgE de Saint-Roch. «C’est de plus en plus cher.»

(…)

Un autre proprio du Vieux-Québec voudrait tout autant pouvoir louer ses petits logements sur le Web aux touristes sans craindre la visite des inspecteurs.

Il y a eu des hôteliers aussi. Venus dénoncer la compétition déloyale.

Des voisins d’adeptes d’Airbnb, également. Venus dénoncer le bruit, le va-et-vient. Venus parler de leurs craintes quant aux assurances en cas de feu.

Donc, le débat polarise… et n’est pas terminé. Les travaux de réflexion pilotés par l’Office du tourisme de Québec se poursuivront jusqu’au dépôt de recommandations à l’adresse des élus. Si la Ville décide ensuite de présenter une nouvelle réglementation, celle-ci sera soumise à une autre consultation publique.

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Voir aussi : Airbnb.

Séance du comité plénier, le 26 mars, sur le Réseau structurant de transport en commun

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 mars 2018 2 commentaires

Québec, le 22 mars 2018 – Le conseil municipal tiendra une séance du comité plénier, le lundi 26 mars, à 9 h 30. Celle-ci portera sur le réseau structurant de transport en commun.
Lors d’une séance du comité plénier, seuls les sujets inscrits à l’ordre du jour peuvent faire l’objet de discussions.

Le lundi 26 mars à 9 h 30
2, rue des Jardins, 1er étage
Salle du conseil

Cette séance du comité plénier sera télédiffusée sur MATV, câble 9 et 609, en direct, dès 9 h 30. On peut aussi la visionner sur le Web en direct ou en différé.

La présentation faite lors de la séance * Merci à un fidèle lecteur (Jean-François Gosselin)

Voir aussi : Message d'intérêt public, Tramway à Québec.

Autobus à prix réduit: les trois cégeps de Québec visent janvier 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 mars 2018 3 commentaires

Daphnée Dion-Viens
Journal de Québec

Alors que l’Université Laval vise l’implantation d’un laissez-passer universel à l’automne 2019, les trois cégeps de Québec qui allient leurs forces pour obtenir une réduction de 50 % des coûts du transport en commun pour leurs étudiants visent maintenant janvier 2019.

C’est ce qu’a indiqué cette semaine au Journal Louis Grou, directeur général du cégep Limoilou, qui affirme que les discussions vont bon train à ce sujet.

Depuis avril, des rencontres ont lieu entre le Réseau de transports de la capitale (RTC) et les cégeps Limoilou, Sainte-Foy et Champlain-St.Lawrence afin de mettre sur pied un nouveau laissez-passer à tarif réduit pour leurs 15 000 étudiants.

Revenus de stationnement

Les cégeps sont prêts à financer l’initiative en partie, par le biais de leurs revenus de stationnement, avance M. Grou. Tous les étudiants seront aussi invités à y contribuer, à la hauteur de 5 $ ou 10 $ par session. L’objectif est de définir un montage financier plus précis d’ici juin.

Ce projet est jugé plus réaliste que « l’ambitieux » projet de laissez-passer universel, mis de l’avant depuis une dizaine d’années par les étudiants de l’Université Laval.

« On pense que la bouchée serait trop grosse, on veut plutôt y aller par étape », explique le directeur du cégep Limoilou.

De son côté, le cégep Garneau fait bande à part et offre depuis l’automne dernier à tous ses nouveaux étudiants à temps plein un laissez-passer mensuel gratuit, en début de session.

Voir aussi : Transport en commun.

Le transport structurant: la chaudière dans le verre d’eau

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 mars 2018 4 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Partir de la banlieue le matin pour entrer travailler en ville en autobus est souvent plus simple que de revenir à la maison le soir.

Ça n’a rien à voir avec la fatigue du jour ou la tentation des 5 à 7, mais avec la logistique du transport en commun.

Le défi du retour va continuer à se poser avec le futur réseau, surtout pour les 35% de citoyens qui ne seront pas à distance de marche du tramway, du trambus ou des Métrobus.

Pourquoi est-ce différent le soir? Voici ce qu’il faut comprendre.

Le matin, il y aura de nouvelles lignes d’autobus de banlieue transportant vers la ville un nombre accru de voyageurs, d’où la nécessité de collecteurs de forte capacité pour recevoir le flot de voyageurs et compléter la route vers les lieux de travail.

«On ne verse pas une chaudière dans un verre d’eau», a illustré le chargé de projet Benoît Carrier pour expliquer le choix du tramway et du trambus (autobus bi-articulé électrique).

Le temps d’attente pour les correspondances du matin entre l’autobus et le tramway sera au maximum de trois à cinq minutes.

(…)

Le RTC dit vouloir revoir ses circuits d’autobus en périphérie et en augmenter la fréquence. C’est une excellente idée. Un incontournable, même. On en saura davantage lors des consultations de ce printemps.

Ce qui est déjà connu, c’est que des tronçons ou bouts de ligne peu fréquentés seront abandonnés. Les autobus ainsi libérés serviront à augmenter la fréquence sur d’autres circuits.

(…)

J’ai toujours pensé que pour un citoyen pris dans le trafic, le meilleur argument du transport en commun est de battre l’auto de vitesse.

Je le pense encore, mais l’expérience d’ailleurs rappelle que ça se joue aussi sur la fréquence, l’amplitude des horaires et le confort des déplacements.

Ce qu’on a vu du projet de Québec avec des véhicules à forte capacité et haute fréquence semble rassurant, mais le retour à la maison va demeurer un défi de logistique.

Vider une chaudière dans des verres d’eau, demandera de la minutie. Le succès du futur réseau va en dépendre.

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Voir aussi : Tramway à Québec.

Vos questions, des réponses sur le tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 mars 2018 6 commentaires

Annie Morin
Le Soleil

Vous avez été nombreux à donner votre opinion, mais aussi à nous poser des questions sur le futur réseau structurant de transport en commun (RSTC) proposé par l’administration Labeaume. Nous apportons ici quelques réponses au bénéfice du plus grand nombre.

Q Quel bruit fait le tramway?

R Le chef de projet du RSTC de Québec, Benoît Carrier, a expliqué que la construction d’une plateforme en béton pour le rail est l’occasion de compacter le sous-sol et d’installer une membrane antivibration. La laine de roche, utilisée dans le mur antibruit de l’autoroute Laurentienne, fait partie des matériaux possibles. Avec une structure de chaussée plus solide et des rames propulsées strictement à l’électricité, tant le bruit que les vibrations seront moindres que ceux provoqués par le passage des autobus, selon le fonctionnaire. Des calculs faits à Nantes révèlent que le niveau sonore perçu par les voisins immédiats du tram-train roulant à 25 km/h se situent entre 65 et 70 décibels. Pour les bus, on parle plutôt de 85 dB environ. En France, certaines villes, dont Bordeaux, ajoutent des bruits de clochette et font de la sensibilisation auprès des piétons pour compenser le silence presque dangereux des rames. Ailleurs, comme à Brest, certains riverains du tramway se plaignent du grincement des roues métalliques sur le rail.

Q Que se passera-t-il lors des pannes électriques?

R Le bureau d’études sur le RSTC a choisi le principe de «redondance électrique» pour s’assurer que le tramway et le trambus ne restent pas en panne si l’électricité vient à manquer. Les deux modes de transport, reposant entièrement sur une alimentation électrique, seront connectés à deux lignes principales différentes d’Hydro-Québec. «S’il y en a une qui est inopérante (shut down), on balance l’électrification sur l’autre», explique le chef de projet, Benoît Carrier. Si l’électricité manque partout en ville, alors là il faudra s’organiser autrement.

Q Est-ce que le Réseau de transport de la Capitale (RTC) aura besoin de plus ou moins de chauffeurs et d’employés de soutien?

R Le RTC n’a pas diffusé de prévisions quant aux emplois qui seront créés après la mise en service complète en 2026, pas plus qu’au moment de la construction d’ailleurs. On sait toutefois qu’il privilégie des tramways avec chauffeurs, contrairement au Réseau express métropolitain (REM) qui sera complètement automatisé à Montréal. Une rame de tramway peut transporter 260 passagers, soit l’équivalent d’environ quatre autobus standards. Il y aura donc moins de chauffeurs requis pour la même capacité sur la ligne principale. Il est toutefois prévu de rediriger une partie des ressources, matérielles et humaines, vers le reste du réseau pour bonifier la fréquence et le service. Selon le directeur général Alain Mercier, le RTC devrait compter 500 autobus de toutes les tailles dans sa flotte en 2026, contre 580 actuellement. Deux garages doivent également s’ajouter pour l’entretien des rames, l’un dans le secteur Le Gendre et l’autre non loin de la 1ere Avenue à Charlesbourg. Des emplois de mécaniciens y seront transférés et même créés.

Q Pourquoi le tramway et le trambus ne vont pas à l’aéroport?

R Le RTC a annoncé il y a 10 jours le lancement, au printemps 2019, du parcours 6 qui desservira l’aéroport de Québec, la route de l’Aéroport, l’autoroute Duplessis, puis l’axe boulevard Laurier/Grande-Allée jusqu’au Vieux-Québec. Les autobus circuleront aux 30 minutes, du matin au soir. Quand le nouveau RSTC sera opérationnel, en 2026, les passagers en provenance de l’aéroport seront rabattus vers le pôle d’échanges de Sainte-Foy, où ils pourront sauter dans le tramway ou le trambus pour gagner le centre-ville. Le nombre potentiel d’usagers à destination ou au retour de l’aéroport ne justifie pas, selon le bureau d’études, d’étirer les grandes axes structurants jusque là.

Q Pourquoi ne pas emprunter la route de l’Église au lieu de l’avenue Lavigerie et installer le pôle d’échanges au coin du boulevard Laurier au lieu de sous Le Phare?

R En entrevue éditoriale, le maire Régis Labeaume a assuré que le scénario de la route de l’Église a été considéré, étudié, mais Lavigerie, «c’était la meilleure proposition en général». Il y a là davantage d’espace pour aménager un gros terminus souterrain qui servira non seulement au tramway, mais également au trambus et aux parcours d’autobus, express comme réguliers en provenance de Québec et de la rive sud. Et puis Le Phare, avec son potentiel de 3000 résidents et 3000 travailleurs, réunira plusieurs usagers potentiels si sa construction est autorisée. Certains d’entre vous ont fait remarquer que la modification au zonage nécessaire pour monter jusqu’à 65 étages n’est toujours pas adoptée par la Ville de Québec. C’est vrai, mais tant le maire de Québec que le promoteur immobilier, Groupe Dallaire, en parlent au futur. Michel Dallaire, président et chef de la direction, a même déjà promis 12 à 15 millions $ pour aménager le pôle d’échanges du RSTC.

Q Comment faire passer deux rames de tramway sur l’étroite 1re Avenue dans Limoilou?

R Selon l’étude de faisabilité du tramway/SRB datant de 2015, il faut un minimum de 7,4 mètres pour installer un corridor de tramway assez large pour deux rames circulant à contresens. L’espace requis est à peu près équivalent pour deux voies de bus ou deux voies pour les automobiles. Sur le futur réseau proposé par le RTC, il y a quelques endroits où ça coince, notamment dans la partie sud de la 1re Avenue. À partir de l’hôpital Saint-François-d’Assise et du boulevard Benoît-XV, prolongement de la 14e rue, les planificateurs ont donc prévu transformer la 1ere Avenue en sens unique vers le sud. Les débits de circulation ont révélé un «flux naturel» dans cette direction, ont-ils indiqué. Au lieu de circuler au centre de la chaussée, le tramway sera inséré en latéral, du côté est, jusqu’à la 4e Rue. Cela lui permettra de mieux négocier le virage vers le nouveau pont qui sera construit sur mesure pour lui au sud du pont Drouin, puis de rejoindre facilement le pôle d’échanges Saint-Roch sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres.

Q Est-ce que la possibilité de mettre en place un réseau de trains de banlieue a été étudiée?

R Oui, a répondu le chef de projet du RSTC, Benoît Carrier, au chef de l’opposition officielle qui posait la même question cette semaine. Mais avec ses collègues du bureau d’études, le fonctionnaire a jugé qu’il serait difficile de «verser» les nombreux passagers d’un train de banlieue dans un autobus en se rapprochant du centre-ville. M. Carrier a ajouté que plusieurs grands pôles de destination à Québec, notamment Sainte-Foy et ses grandes institutions d’enseignement ainsi que la colline parlementaire, ne sont pas reliés au chemin de fer. Dans une étude commandée par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) en 2011, des problèmes de cohabitation avec le CN, Via Rail et les chemins de fer Québec-Gatineau étaient également évoqués pour les voies ferrées régionales. À plus long terme, il n’est pas écarté de connecter la Gare du palais au RSTC si des trains provenant des MRC voisines, la Côte-de-Beaupré et Charlevoix par exemple, venaient y cueillir et y porter des passagers.

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Voir aussi : Tramway à Québec.

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