Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


La Ville de Québec fera évaluer son processus de consultation citoyenne: liste des référendums depuis 2001

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2016 Commentaires fermés sur La Ville de Québec fera évaluer son processus de consultation citoyenne: liste des référendums depuis 2001

Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) Au moment où on apprend que les référendums seront abolis à la Ville de Québec, l’administration Labeaume fera évaluer son processus de consultation par une firme externe.

La Ville de Québec confiera en effet «ces prochains mois» un mandat à une organisation ou un expert qui verra ce qui pourrait être changé ou amélioré dans la façon dont les citoyens sont consultés pour divers projets, notamment d’urbanisme. (…)

Les cinq référendums depuis les fusions de 2001

Juin 2004 : Saints-Martyrs-Canadiens

En juin 2014, des citoyens s’opposent à 64,6 % au changement de zonage pour permettre la construction de 98 condos et de 24 logements sociaux du groupe Norplex sur les terrains de l’ancienne école Saints-Martyrs-Canadiens, dans Montcalm. Sur les 1092 résidents habilités à voter, seulement 328 se sont prévalus de leur droit de vote. Le promoteur avait par la suite révisé le projet réduit depuis de 115 à 68 unités.

Septembre 2007 : La Champenoise

Une courte majorité de personnes, 52 % – 366 contre 339 -, s’opposent par référendum à l’agrandissement de la résidence pour personnes âgées La Champenoise dans le quartier Saint-Sacrement. L’administration Labeaume a finalement décidé, quelques mois plus tard, de se prévaloir de l’article 74,4 de la Charte de la Ville de Québec qui permet de faire fi des résultats du scrutin référendaire pour permettre au projet d’aller de l’avant.

Février 2012 : îlot Irving

Le 5 février 2012, un projet de GM Développement de construire un immeuble de neuf étages comptant 70 condos et une vingtaine de logements sociaux rue Saint-Jean est rejeté par référendum. Une majorité de 53 % des 1451 résidents du faubourg Saint-Jean-Baptiste (sur un total de 4833 qui avaient le droit de vote) se sont opposés au changement de zonage. Révisé à 6 étages avec 84 logements, le projet nommé Tandem n’a pas suscité d’opposition, et sa construction a été lancée.

Novembre 2013 : îlot Esso

Le 10 novembre 2013, les citoyens du quartier Montcalm ont rejeté à 77 % le projet de 30 condos sur 6 étages à l’îlot Esso, au coin de l’avenue Cartier et du boulevard René-Lévesque. Le promoteur David Grondin est revenu par la suite avec une version à quatre étages, une hauteur qui respectait le zonage en vigueur. Aujourd’hui construit et habité, l’immeuble baptisé le George-Étienne abrite aussi une succursale de Chocolats Favoris et un café Starbucks.

Février 2016 : Stade de soccer intérieur

Dernier référendum en date, et le seul où le Oui l’a emporté, celui pour un changement au zonage permettant la transformation d’un terrain de soccer extérieur en terrain de soccer intérieur à l’Académie Saint-Louis. Soixante-seize personnes du voisinage ont voté sur les cent trente-sept inscrites. Du nombre, 63ont voté Oui et 13 Non, soit 82 % en faveur du projet.

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Voir aussi : Québec La cité.

L’aménagement urbain et la santé: le colloque sur l’innovation 2016

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 juin 2016 1 commentaire

Martin Dubois
Université Laval

Les architectes, les urbanistes et les architectes paysagistes influencent non seulement le développement d’une ville, mais aussi la santé de ceux qui l’habitent. C’est justement à eux, tout comme aux décideurs et aux promoteurs, que s’adressait le plus récent Colloque sur l’innovation organisé par la Ville de Québec, sous le thème «Une place pour tous: Cohabiter l’espace urbain». Plusieurs sujets y ont été abordés, mais ce qui a été au cœur des présentations est l’importance d’aménager des espaces publics conviviaux qui auront une véritable influence sur l’économie et sur la santé publique.

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* Québec Urbain était présent à l’événement. D’autres billets seront mis en ligne mais nous attendons toujours certains documents qui devraient être publiés dans un avenir rapproché par la Ville de Québec sur le site internet du Colloque

* Merci à un fidèle lecteur (André Bernatchez) pour nous avoir informé de cet article

Voir aussi : Architecture urbaine.

Deux terrains de Pointe-aux-Lièvres réservés pour le SRB

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 juin 2016 5 commentaires

Source : Ville de Québec

Québec, le 9 juin 2016 – La Ville de Québec et le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont annoncé aujourd’hui qu’un premier pôle d’échanges pour le futur service rapide par bus (SRB) s’installera dans Saint-Roch, au cœur de l’entrée de la ville. Pour ce faire, le RTC achète deux terrains d’une superficie de 9 780 m2 pour un montant de près de 6 M$. Situés dans la rue de la Pointe-aux-Lièvres à l’angle de la rue des Embarcations, les terrains achetés du gouvernement fédéral présentent actuellement deux immeubles inoccupés qui seront démolis.

Le RTC y construira un important pôle d’échanges où convergeront autos, autobus, vélos et piétons pour que les passagers embarquent à bord du SRB afin de poursuivre leur route vers la colline Parlementaire, le secteur de Sainte-Foy ou Lévis. Ce pôle d’échanges intermodaux offrira également des services afin de faciliter le quotidien des passagers du SRB.

Un secteur à requalifier
Cette entrée de ville sera requalifiée d’ici l’implantation du pôle d’échanges. La Ville annonce aujourd’hui que les terrains de la centrale de police, qui sera relocalisée d’ici 2020, serviront à agrandir le parc Victoria. De nouveaux aménagements prendront place sur le site de l’actuelle centrale ainsi que dans les stationnements de la partie ouest du terrain, jusqu’au stade municipal. Ce secteur offrira des espaces verts agrandis et encore plus intéressants pour les résidants et les travailleurs des quartiers environnants, notamment Saint-Roch, Saint-Sauveur et Limoilou. Le parc ainsi réaménagé constituera un poumon vert à l’entrée de la ville agissant comme un important îlot de fraîcheur en été.

« Depuis que nous avons annoncé le déménagement de la centrale de police, les gens nous demandent ce qu’il adviendra des terrains laissés vacants, a souligné le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Nous sommes fiers d’annoncer que nous agrandirons un espace vert, ajouterons des arbres, offrirons un lieu de détente et de fraîcheur unique pour les résidants et les travailleurs du centre-ville. Cette annonce correspond à nos orientations de développement pour Québec, notamment à la Vision de l’arbre lancée récemment. De plus, les futurs usagers du SRB profiteront d’un pôle d’échanges intermodaux moderne et fonctionnel à deux pas d’un immense parc. On souhaite y attirer des services facilitant le quotidien des passagers du SRB, par exemple dépanneur, restaurant, garderie, services financiers, nettoyeur, etc. »

Un pôle d’échanges à l’entrée du quartier Saint-Roch
Le RTC sera un acteur de premier plan dans le réaménagement de l’entrée nord du quartier Saint-Roch. Grâce à l’acquisition récente des terrains dans la rue de la Pointe-aux-Lièvres où se trouvent les immeubles fédéraux vacants, le RTC dispose désormais d’un lieu de choix pour y aménager son nouveau terminus du centre-ville et un pôle d’échanges intermodaux.

« Ce site répond parfaitement aux besoins actuels et futurs du RTC, a mentionné M. Rémy Normand, président du RTC. Nous ne pouvions plus exploiter depuis 2014 un terminus dans la rue du Roi en raison des projets immobiliers actuellement en construction. Nous avons donc étudié d’autres sites et celui de la rue de la Pointe-aux-Lièvres possédait toutes les caractéristiques nécessaires. »

L’acquisition des terrains et des bâtiments, au coût avoisinant les 6 M$, répond aux besoins d’exploitation du RTC et de développement de son réseau. Ce lieu est aussi essentiel dans l’implantation du SRB Québec-Lévis. C’est pourquoi son aménagement se fera en fonction des besoins de ce mode de transport. Le futur SRB transitera par ce secteur, pour relier la 41e Rue Est à la colline Parlementaire.

À propos du SRB
Le service rapide par bus (SRB) est un projet de transport en commun porteur pour la région de Québec. À terme, il reliera les deux rives du fleuve avec un réseau de 43 km. Ce système de transport circulant dans un corridor dédié est performant, confortable, souple et respectueux de l’environnement. Il offre la possibilité d’être mis en œuvre par phase. Des pôles d’échanges favorisant l’intermodalité seront aménagés et offriront, entre autres, des services de proximité en plus de permettre aux utilisateurs de correspondre avec les parcours du RTC et de la STLévis existants. La mise en place du SRB favorisera le développement urbain dans certains secteurs ciblés le long du parcours. Pour plus de renseignements

le communiqué

Une partie du SRB dès 2022

La rue des Embarcations sur Google Maps.

Voir aussi : Transport en commun.

Québec urbain à la radio

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 juin 2016 3 commentaires

Québec urbain est de retour à la radio aujourd’hui à 11:00 sur Énergie 98,9 avec l’animateur Mario Tremblay. Comme les fois précédentes, un bon tour de l’actualité urbanistique est au menu.

Voir aussi : Message d'intérêt public.

Projet de loi sur la capitale nationale du Québec – Une reconnaissance historique qui permet à Québec d’assurer son développement et son rayonnement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 juin 2016 13 commentaires

Québec, le 8 juin 2016 – La Ville de Québec vit aujourd’hui un moment historique avec le dépôt, par le gouvernement, du projet de loi sur la capitale nationale du Québec, et la signature d’une entente d’engagements. Après plus de deux ans d’échanges et du travail accompli par la table de concertation et de consultation, ce projet de loi et les engagements du gouvernement reconnaissent le statut de capitale de la Ville et visent à accroître ses pouvoirs afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle et d’avoir les moyens de se développer.

« C’est à Québec, notre capitale, que l’histoire collective de tous a commencé. Aujourd’hui, nous vivons un moment historique. La Ville de Québec se voit reconnue et gagne en autonomie avec le projet de loi sur la capitale nationale et les engagements fermes du gouvernement, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Je remercie le Premier ministre et son équipe qui nous donnent les moyens de nos ambitions par de nouveaux pouvoirs qui visent à nous rendre plus efficaces et à assurer notre développement. »

Faits saillants du projet de loi sur la capitale nationale

Statut de capitale nationale

Renommer la Charte de la Ville de Québec : « Loi sur la capitale nationale du Québec »

Reconnaître pour la Ville de Québec son statut de capitale nationale, de berceau de la francophonie nord-américaine et de ville du patrimoine mondial de l’UNESCO
Prévoir que tout nouveau premier ministre du Québec soit reçu à l’hôtel de ville de la capitale pour en être fait maire honoraire
Affirmer que la Ville est le lieu privilégié et prioritaire pour l’accueil des dignitaires étrangers, les rencontres diplomatiques et politiques, les sommets gouvernementaux et les négociations importantes
Accroissement de l’autonomie, de l’efficience et des pouvoirs de la Ville

Aménagement et urbanisme

Supprimer l’approbation référendaire en matière d’urbanisme (de multiples étapes de consultation publique étant présentes en amont)
Doubler les amendes en cas de démolition illégale

Gouvernance et fiscalité

Permettre à la Ville de se déclarer compétente pour tout ou partie d’une compétence d’arrondissement (afin de permettre la transversalité et le décloisonnement des équipes)
Supprimer le pouvoir de désaveu du ministre des Transports en matière de limites de vitesse
Accorder à la Ville un pouvoir général de taxation (sous réserve de limites)
Créer trois catégories additionnelles d’immeubles non résidentiels aux fins de taxation foncière
Accorder à la Ville davantage de pouvoirs pour forcer l’entretien des immeubles détériorés

Culture et de patrimoine

Déléguer à la Ville l’application de la Politique d’intégration des arts à l’architecture (1 %)
Déléguer à la Ville l’application du régime de gestion des sites patrimoniaux

Développement économique

Instituer le Fonds de la Capitale nationale et de sa région, ayant pour objet de contribuer au dynamisme, à la vitalité, au développement et l’essor économique, ainsi qu’au rayonnement de la capitale nationale et de sa région
Les éléments de nature administrative ou nécessitant des modifications législatives autres sont inscrits à l’intérieur d’une entente avec le gouvernement.

« La Ville de Québec trace la voie pour l’ensemble des municipalités québécoises qui sont toutes gagnantes aujourd’hui avec les engagements que le gouvernement prend publiquement, notamment en matière de gouvernance et de simplification administrative et réglementaire, a ajouté le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Je salue le courage et l’audace du gouvernement qui change enfin le paradigme dans lequel les municipalités étaient confinées. »

Faits saillants de l’entente sur les engagements du gouvernement

Accroître jusqu’à 25 M$, d’ici 5 ans, l’aide financière versée à la Ville de Québec dans le cadre de la mise en place et la dotation du Fonds de la Capitale nationale et de sa région
Accorder à la Ville davantage de pouvoirs pour forcer l’entretien des immeubles détériorés, dont la prise en charge, par la Ville, pour cession à un tiers
Proposer une hausse à 100 000 $ des seuils d’autorisations pour certains contrats de gré à gré
Engager le ministre de la Culture et des Communications à conclure avec la Ville une entente de développement culturel d’une durée de 3 ans
Arrimer les actions de l’ensemble des intervenants, incluant ceux de la Ville, en matière d’itinérance et d’intégration des immigrants à la société québécoise
Permettre à la Ville d’assumer davantage de responsabilités et d’exercer certains pouvoirs en matière d’environnement
Reconnaître le rôle stratégique de l’Aéroport de Québec

Voir aussi : Message d'intérêt public, Québec La cité.

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