Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Vers une nouvelle pénurie de logements à Québec?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er décembre 2018 Aucun commentaire

Radio-Canada

Les logements vacants sont de moins en moins nombreux à Québec et le loyer moyen continue d’augmenter, au point où il est le plus cher du marché locatif de la province, dénonce le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Selon les dernières données de la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL), le taux d’inoccupation est passé de 4,5 % en 2017 à 3,3 % en 2018.

La demande a été plus forte qu’on anticipait cette année, donc on sent qu’il y a des changements sur le marché locatif à Québec.

« On peut penser que le taux d’inoccupation dans les deux prochaines années va osciller autour des valeurs actuelles », soutient l’analyste économique à la SCHL Nicolas Bernatchez.

Cette baisse est notamment attribuée à une forte croissance de l’emploi à temps plein, une augmentation du solde migratoire et le vieillissement de la population.

La demande provenant de ménage plus âgé « se fait sentir de façon plus soutenue », explique-t-il.

« C’est donc dire qu’au cours de la dernière année la demande de logements locatifs a vraiment été forte à Québec, plus forte que la croissance de l’offre de logements », ajoute-t-il.

Le FRAPRU s’inquiète de la baisse « drastique » du taux d’inoccupation et de la hausse du loyer à Québec.

« La prochaine étape, c’est la pénurie extrême de logements. C’est ce qui se passe à Montréal et dans plusieurs autres villes de la province », lance la porte-parole Véronique Laflamme.

L’organisme considère que le seuil d’équilibre se trouve à 3 %. Même si le taux actuel global est encore au dessus, elle souligne que ce n’est pas le cas dans les quartiers centraux de la capitale pour certains types de logements, notamment en Haute-Ville et en Basse-Ville.

« Lors de la pénurie qui a duré plusieurs années dans la région de Québec au début des années 2000, ç’a laissé des traces et les coûts du loyer ont augmenté de façon importante, tellement qu’encore aujourd’hui les données le confirme », ajoute Mme Laflamme.

Le loyer moyen est de 813 $ à Québec, une augmentation de 1,2 %. Même si les prix sont moins élevés à Montréal (796 $) et Gatineau (770 $), la hausse notée à Québec est similaire à celle des trois dernières années, souligne pour sa part l’analyste Nicolas Bernatchez.

En Haute-Ville, Véronique Laflamme souligne que les trois et demi sont les plus chers au pays, avec le Plateau-Mont-Royal, ce qui rend la location pour une seule personne difficile.

Environ 15 000 ménages dépensent plus de la moitié de leur revenu pour se loger, rappelle le FRAPRU.

Copropriétés à louer

Sur le marché locatif de Québec, la SCHL répertorie 90 000 unités et 4800 copropriétés en location, une offre qui a graduellement augmenté au cours des dernières années.

Pour ce type de logements, le taux d’inoccupation est passé de 3,9 % à 2,5 %.

Le loyer moyen pour un appartement de deux chambres s’élève à 1071 $ comparativement à 839 $ pour un logement traditionnel de même taille. Il figure ainsi parmi les moins chers au pays, avec London, Saskatoon et Gatineau.

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Voir aussi : Logement locatif ou social.

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