Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement La Cité-Limoilou »

Le propriétaire de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul dénonce l’«abus de pouvoir» de la Ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er mai 2019 1 commentaire

Stéphanie Martin
Le Soleil

Le propriétaire du terrain vague situé en haut de la côte d’Abraham conteste en cour la procédure d’expropriation de la Ville de Québec, qu’il accuse d’« abus de pouvoir » et à laquelle il réclame près de 123 000 $ en dommages.

Jacques Robitaille a enregistré sa demande de contestation en Cour supérieure au début de l’année, a constaté Le Journal en consultant le dossier de cour. Le propriétaire du Groupe Jaro, qui possède depuis 1998 le terrain stratégiquement situé au sommet de la côte d’Abraham, plaide que la Ville de Québec a agi «illégalement» et qu’elle a utilisé incorrectement son pouvoir d’expropriation.

«Imposer ses vues»

«La résolution [du conseil] constitue un abus de pouvoir tel qu’il équivaut à un excès de juridiction», lit-on dans la contestation. La Ville ne peut imposer un moratoire et prétexter l’inaction du propriétaire pour se substituer à lui, pour «imposer ses vues sur le développement ou son choix de promoteur», argue-t-on, et jamais le conseil ne s’est prononcé sur les raisons de l’expropriation, qui est «totalement déraisonnable».

La requête affirme que M. Robitaille «n’a jamais ménagé ses efforts pour développer cet emplacement dans le respect des règlements en vigueur». La Ville, de son côté, a maintes fois refusé des demandes de rencontre visant à faire avancer le projet, relatent les avocats de M. Robitaille.

Le conseil de la Ville a adopté le 18 septembre 2017 la résolution d’ordonner son expropriation. Pendant un an, un gel s’est appliqué sur tout développement du terrain. Ce qui a fait tomber la propriété dans de «véritables limbes juridiques», prétendent les procureurs de M. Robitaille. C’est finalement le 19 décembre 2018 qu’il a reçu un avis d’expropriation.

C’est pourquoi les avocats du clan Robitaille ont acheminé une mise en demeure en octobre dernier pour réclamer «une juste indemnité» pour les dommages subis à cause de la menace d’expropriation, qu’il a chiffrés à 122 815 $, notamment pour les taxes municipales payées pendant l’année de gel.
Les autres frais réclamés concernent les taxes scolaires, les honoraires d’avocats et les «troubles, ennuis et inconvénients» subis.

Demande rejetée

La Ville a réclamé que la demande de contestation de l’expropriation soit jugée irrecevable. Elle prétend que la demande de contestation n’a aucun fondement juridique. Le tribunal a rejeté sa demande. Il estime que le propriétaire est en droit de présenter sa cause devant un juge, ce qui permettra d’éclaircir les circonstances ayant mené à l’expropriation.

La Ville n’a pas voulu commenter le dossier puisque celui-ci est devant les tribunaux.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Îlot St-Vincent-de-Paul.

L’ancien marché aux puces de Sainte-Foy s’installera près du Colisée Pepsi en juin

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 avril 2019 3 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Forcé de déménager en raison des travaux du Centre de glaces et du marché public, le marché aux puces de Sainte-Foy s’installera pour de bon sur le site d’ExpoCité, près du Colisée Pepsi, dès le 2 juin.

Beau temps mauvais temps, les exposants et citoyens qui fréquentaient les puces de Sainte-Foy depuis 44 ans devront s’habiter à un nouvel environnement le dimanche. C’est le stationnement à l’arrière du Colisée Pepsi, du côté de la rue Soumande, qui a été officiellement désigné, a-t-on appris en conférence de presse mardi matin.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial.

Îlot Saint-Vincent-de-Paul: des groupes communautaires veulent «un réaménagement citoyen»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 avril 2019 Commentaires fermés sur Îlot Saint-Vincent-de-Paul: des groupes communautaires veulent «un réaménagement citoyen»

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Favorable à la démarche d’expropriation lancée par la Ville de Québec sur l’Îlot Saint-Vincent-de-Paul, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste veut qu’on aménage un parc, du logement social, un jardin communautaire et un lien mécanique sur ce terrain stratégique situé au sommet de la côte d’Abraham.

C’est ce qu’on peut lire dans une déclaration publique et un communiqué publiés mardi en fin de matinée par le Comité populaire.

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Une pétition

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Îlot St-Vincent-de-Paul.

Lettre & Mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 avril 2019 Commentaires fermés sur Lettre & Mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale

Photo: Archives de Québec Urbain

Monsieur Jean-François Simard
Président, Commission des finances publiques
Assemblée nationale du Québec

Monsieur le président,

Vous trouverez ci-joint une Lettre ainsi qu’un Mémoire soumis à votre attention ainsi qu’à celle des membres de la Commission des finances publiques.

Je demeure à votre disposition pour tous renseignements.

Bien à vous,

Léonce Naud
Géographe

Lettre & Mémoire � la Commission des finances publiques – Assemblée nationale

Un extrait: Il me fait plaisir de vous transmettre ainsi qu’aux membres de la Commission des finances publiques le Mémoire ci-après, déjà confié à la Commission de l’aménagement du territoire. Il concerne les crédits budgétaires 2019-2020 de la Commission de la capitale nationale (CCNQ), plus précisément des projets immobiliers à l’Anse-au-Foulon, à Québec. Leur coût s’élèverait à plus de $ 150 millions de dollars. Hormis un « miroir d’eau » apparu subitement suite à une visite du maire Labeaume à Bordeaux, personne dans la population ne les a suggérés et ils n’ont fait l’objet d’absolument aucun débat public. Bien que le contenu du Mémoire parle de lui-même, il me fera plaisir de fournir au besoin toutes précisions.

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement Beauport, Arrondissement La Cité-Limoilou, Environnement, Message d'intérêt public, Québec La cité, Témoignage.

Passages Insolites : 15 œuvres à découvrir à l’été 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 avril 2019 1 commentaire

Québec, le 24 avril 2019 – La Ville de Québec et EXMURO arts publics invitent les citoyens et les touristes à découvrir, dès le 20 juin, les 15 œuvres d’art public qui composeront l’exposition temporaire Passages Insolites 2019. Il s’agit de la programmation la plus importante depuis la création des Passages Insolites en 2014, alors que 12 nouvelles œuvres inédites et projets spéciaux seront à découvrir et que 3 œuvres des moutures précédentes seront revisitées.

« Que serait un été à Québec sans la présence des œuvres d’art temporaires de Passages Insolites au détour d’un carrefour, au hasard d’une ruelle ou en plein cœur d’une place publique? Difficile à imaginer, puisque cette exposition s’inscrit définitivement comme un élément signature du paysage estival de Québec, a déclaré Mme Alicia Despins, membre du comité exécutif responsable de la culture, de la technoculture et des grands événements. Rappelons qu’en 2018, l’achalandage a été estimé à plus de 240 000 spectateurs uniques, dont 11 % de touristes. Ces chiffres témoignent de la place importante de cette activité dans l’offre culturelle et de son appréciation par les citoyens et les touristes. »

(…)

Passages Insolites sera présenté du 20 juin 2019, et ce, jusqu’au 14 octobre. Un montant de 325 000 $ a été octroyé à EXMURO pour la conception et la réalisation du projet. De cette enveloppe, un montant de 80 000 $ est issu de l’Entente de développement culturel intervenue entre le gouvernement du Québec et la Ville de Québec.

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Exmuro

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Art urbain.

La boucherie Bégin: des développements

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 avril 2019 4 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

À l’abandon depuis quelque sept ans, l’ancienne boucherie Bégin de la rue Saint-Jean sera finalement démolie dès le mois de mai, affirme le propriétaire. Et un immeuble de copropriétés poussera sur le site à partir de juin.

«On s’est déjà entendu avec la Ville», annonce le promoteur et ingénieur Jean-Michel Munger. «On va aller chercher les permis cette semaine ou la semaine prochaine.»

Plus de la moitié de la dizaine de logements sont vendus ou le seront bientôt, poursuit-il. Ce qui a permis de signer le contrat avec l’entrepreneur en construction la semaine dernière. Et ce qui permettra aux premiers acheteurs de s’installer d’ici la fin de l’année, si le chantier se déroule comme prévu.

L’annonce survient à la veille d’une manifestation organisée par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste devant l’immeuble du 500, rue Saint-Jean. Le groupe citoyen demande à la Ville de saisir le bâtiment pour le démolir parce qu’aucun projet privé n’avait, jusqu’à maintenant, abouti.

Les contestataires espéraient ainsi se débarrasser, dans un premier temps, des ruines insalubres. Puis rêvaient qu’une construction à vocation sociale pourrait être érigée sur le terrain devenu vacant.

Quant à la mairie, elle attendait un signe de vie de Jean-Michel Munger depuis belle lurette. «La Ville est prête à délivrer le permis depuis longtemps», indiquait récemment au Soleil Audrey Perreault, conseillère en communication.

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Le 500 Saint-Jean

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.

Le Vieux-Québec et le tourisme

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 avril 2019 2 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / La venue du navire de croisière Disney Magic au Port de Québec l’été dernier fut un des faits saillants d’une année touristique record. Québec courtisait depuis quatre ans ce fleuron de la compagnie de croisières «la plus recherchée au monde», avait raconté l’Office du tourisme. Ce n’est pas les 1800 passagers qui ont fait événement ce jour-là (Québec accueille souvent de plus gros navires), mais son prestige et l’effet d’entraînement espéré. Une réussite donc. Mais pas seulement une réussite. Le symbole Disney est fort, mais ambigu. Il représente le succès de masse auquel aspire Québec, mais est aussi l’incarnation exacte de ce que le Vieux-Québec ne veut pas devenir : un parc d’attractions pour touristes.

C’est le dilemme des quartiers historiques habités : essayer attirer toujours et toujours plus de visiteurs sans se laisser submerger.

L’équilibre n’est pas facile. Plusieurs villes y ont échoué et cherchent depuis comment réparer les dégâts.

Venise a dû imposer des sens uniques pour piétons sur certaines rues du centre pendant le Carnaval et en interdire d’autres aux visiteurs.

Elle vient de bannir de sa lagune les gros bateaux de croisière, a imposé un moratoire sur les hôtels et tente de réduire les permis Airbnb.

Madrid a aussi décrété des sens uniques pour piétons sur des artères commerciales pendant la période des fêtes 2017.

Cela a fait débat. Des résidents y ont vu une entrave à leur liberté. Ils avaient l’impression d’être pris dans une manifestation ou dans un troupeau de moutons.

Des résidents de Barcelone ont manifesté contre le tourisme en 2017; Santorini (Grèce) a dû limiter le nombre de débarquements sur l’île; Cinque Terre (Italie) ferme des sentiers publics les jours de trop forte affluence.

Florence (Italie) arrose les marches des monuments historiques à l’heure du lunch pour empêcher les pique-niques intempestifs, ai-je lu dans l’édition du soir de Ouest France (avril 2018).

Québec n’en est pas là, mais on ne voudrait pas y arriver, car il est difficile alors de revenir en arrière.

Il y a longtemps que des résidents du Vieux-Québec s’en inquiètent, mais pour la première fois l’automne dernier, la critique est venue d’un commerçant.

«Trop de monde, trop cher, trop de tourisme de masse, on marche porté par la foule et on ne voit rien», ont confié des visiteurs à Romuald Georgeon, propriétaire du Château Fleur de Lys.

Cette fin de semaine là (début octobre), sept navires de croisière ont débarqué à Québec avec plus de 10 000 touristes.

La saison 2018 s’est soldée par un record de 230 000 croisiéristes, chiffre que le Port espère doubler d’ici 2025.

Le Port semble croire que le second terminal qui ouvrira en 2020 derrière les silos de la Bunge va aider à désengorger le secteur de la Pointe-à-Carcy. Peut-être pour les opérations sur les quais, mais où pensez-vous que les visiteurs vont aller sitôt débarqués?

(…)

L’enjeu du tourisme de masse a été soulevé dans plusieurs des mémoires déposés cette semaine aux audiences publiques sur le Plan de conservation du Vieux-Québec du ministère de la Culture.

Le ton y est parfois très dur, trop peut-être, mais il témoigne d’un niveau d’exaspération certain. Le conseil d’administration des Maisons de Beaucours, un ensemble résidentiel luxueux voisin du Château, écrit par exemple ceci :

«Derrière l’écran d’une ville pétaradante de bruit et de feux d’artifice à 95 000 $ le quinze minutes, et cotée haut à la bourse mondiale des attractions touristiques, la vérité crue est que notre Vieux-Québec est de plus en plus invivable».

Bruit, appropriation de l’espace, absence de familles, pas d’épicerie et de boucherie, malaise écologique, débordements festifs, départ de l’Hôtel-Dieu. La liste de leurs griefs est longue.

(…)

Le plus récent épisode est celui du projet (insensé) de passerelle aérienne pour vélos à la Pointe-à-Carcy, que Québec vient de mettre sur la glace.

Cette passerelle avait été improvisée en désespoir de cause pour régler un conflit d’usage entre les vélos et l’industrie des croisières.

On a beaucoup débattu des coûts (démesurés) de cette passerelle et de son impact (injustifiable) dans le paysage du fleuve. Mais très peu (pas assez peut-être) de l’enjeu derrière ce «besoin» de passerelle : l’appétit de croissance de l’industrie portuaire.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Patrimoine et lieux historiques, Tourisme.