Décidément, une certaine « culture de la conduite » fait jaser, ces temps-ci. Deux commentaires publiés ce matin en témoignent…
Source: Yves Boisvert, La Presse, 19 novembre 2007.
On n’a plus besoin du point d’interrogation. La voiture est bel et bien la nouvelle cigarette.
Insensiblement, notre perception de l’automobile change. Comme nous avons changé au fil des ans notre perception de la cigarette. Cela a rendu parfaitement acceptables des restrictions sur l’usage du tabac que même les non-fumeurs, il y a 25 ans, auraient crues dignes d’un régime totalitaire.
La même chose arrive à l’automobile. (…)
Comme les fumeurs ont protesté, les amateurs de vroum-vroum crieront à l’assassinat de la liberté individuelle. Mais quand on aura bien fait le compte des coûts et des bénéfices, quand on aura pensé à la liberté perdue dans les cimetières et dans les chaises roulantes, la liberté de rouler sans contrainte aura perdu, comme celle de fumer n’importe où. Radars, limites électroniques, limitations pour les jeunes, baisse du taux légal d’alcool dans le sang, augmentation des peines et des amendes, confiscation des véhicules des délinquants, etc. On y est.
Dans 25 ans, on regardera notre rapport actuel à l’auto comme on regarde avec dégoût les années où les parents fumaient dans la voiture et où c’était normal. (…)
La suite. À lire aussi, Les intégristes de la vitesse. À consulter enfin, ce billet: Écologie – Pour en finir avec l’automobile.


















