Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Airbnb et Cie: bientôt partout à Québec, mais pour les résidences principales

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 juillet 2018 Commentaires fermés sur Airbnb et Cie: bientôt partout à Québec, mais pour les résidences principales

Jean-Michel Genois-Gagnon
Le Soleil

La Ville de Québec prévoit autoriser l’hébergement collaboratif de type Airbnb ou HomeAway sur l’ensemble de son territoire. Le locateur pourra toutefois louer seulement sa résidence principale. Un plan d’action sera mis en branle dès cet automne.

Jeudi, après des mois de discussions, le groupe de travail sur l’hébergement touristique, composé de propriétaires d’hôtel, d’utilisateurs d’Airbnb et de responsables de l’industrie, a présenté ses recommandations sur l’hébergement collaboratif et la croissance des plateformes de réservation en ligne.

Parmi les 11 recommandations visant à mieux encadrer l’industrie, l’une d’entre elles consiste à autoriser l’hébergement collaboratif, soit pour une période de 31 jours ou moins, partout à Québec. En contrepartie, le propriétaire ou le locataire devra limiter son offre à sa résidence principale.

Par exemple, il ne pourra pas afficher sur une plateforme de type Airbnb son condo au centre-ville s’il réside en permanence dans une maison à Sainte-Foy. Il devra également prouver qu’il s’agit bel et bien de sa résidence principale s’il veut obtenir les autorisations nécessaires.

Lorsqu’il se conformera à la réglementation, il obtiendra un numéro d’enregistrement unique qu’il devra afficher par la suite sur la page de son annonce.

Dans le cas d’un immeuble à logements ou à condos, l’utilisateur devra obtenir l’approbation de son syndicat de copropriété ou du propriétaire.

Pour inciter les utilisateurs à se conformer à la loi, le comité a conseillé à l’administration Labeaume d’offrir un procédé «simple et efficace» d’enregistrement en ligne ainsi qu’un tarif à un «coût raisonnable».

Quant aux autres types d’hébergement commercial, autre que pour une résidence principale, les propriétaires devront se soumettre à l’ensemble «des obligations réglementaires légales et fiscales» comme pour un hôtel. Ils devront obtenir les permis nécessaires sous peine de sanctions ou d’amendes.

Actuellement, en cas d’infraction, les amendes varient entre 2500 $ et 25 000 $ par jour pour une personne et 5000 $ à 50 000 $ par jour pour une entreprise.

(…)

Entre 2015 et 2017, le nombre de chambres louées via Airbnb dans la région est passé de 977 à 4826. Comme quoi, il y a un engouement.

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Voir aussi : Condo, Logement locatif ou social, Résidentiel, Tourisme.

Des groupes écolos s’attaquent au 3e lien et aux prolongements d’autoroutes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juillet 2018 20 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Des groupes environnementaux montent au front pour dénoncer les projets de développement autoroutier et celui de troisième lien Québec-Lévis, lesquels sont moussés par des acteurs du monde municipal au «double discours».

À l’aube d’une campagne électorale provinciale, les représentants d’Équiterre, de Vivre en Ville, de Nature Québec et de la Fondation David Suzuki invitent les partis politiques à ne pas céder aux pressions et au «chantage» du monde municipal qui multiplie les interventions aux effets potentiellement nuisibles sur le plan environnemental.

Ces groupes disent n’avoir jamais vu une telle offensive «concertée» à l’échelle de la province dans les dernières années et s’inquiètent de l’«accélération des revendications» des villes avec divers projets de développement qui minent la protection des milieux humides et des terres agricoles. «On est dans une offensive tous azimuts qui est très inquiétante», a exposé Christian Savard de Vivre en Ville.

Ils dénoncent aussi les projets d’élargissement ou de prolongement des autoroutes 30, 19, 15, 25, 440 et 640 ainsi que le projet de 3e lien qui, s’ils se réalisent, favoriseront l’étalement urbain, l’utilisation de l’auto solo et vont «à l’encontre de la mobilité durable».

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Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport en commun.

Secteur Dalhousie: 6 M$ pour la piste cyclable surélevée

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juillet 2018 7 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

La passerelle cycliste dans le secteur Dalhousie coûtera 6 millions $, a dévoilé l’administration Labeaume, dont 3,8 millions $ à la charge de la Ville. La Ville est revenue devant les journalistes, un mois après avoir présenté son projet de piste cyclable surélevée dans le Vieux-Port.

Le directeur du bureau de la mobilité intelligente, Marc Des Rivières a dressé le montage financier pour le financement de la passerelle surélevée. Sur les 6 millions $ que coûtera le projet, la Ville déboursera 3,8 millions $, le Port de Québec, 1 million $, un autre partenaire à déterminer paiera 1,1 million $ pour un total de 5,943 millions $.

M. Des Rivières a aussi énuméré les sept scénarios étudiés au fil du temps. La Ville n’avait jamais dévoilé ces solutions auparavant. Elle a étudié la possibilité de faire passer la piste sur le trottoir de la rue Dalhousie, sur une des voies de circulation de la rue Dalhousie, sur la rue Saint-Pierre, sur la rue Sault-au-Matelot, sur les stationnements du terminal de croisière, et sur une passerelle surélevée. La Ville a aussi étudié le scénario de corridors séparés pour piétons et cyclistes sur les quais, tel que le proposait l’opposition officielle. Aucun de ces scénarios n’a été retenu, parce qu’aucun ne répondait aux standards de sécurité, a soumis M. Des Rivières.

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Voir aussi : Vélo.

Transport en commun et mobilité durable: les résultats des consultations

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juillet 2018 3 commentaires

L’avenir de la mobilité à Québec mobilise plus de 10 000 citoyens!

Québec, le 4 juillet 2018 – La Ville de Québec dépose aujourd’hui le rapport de consultation publique portant sur le projet de réseau structurant de transport en commun. Au total, c’est plus de 5 000 personnes qui ont assisté, sur place ou par webdiffusion, aux cinq séances d’information et de consultation qui se sont tenues les 4, 5, 7 et 11 avril 2018, pendant lesquelles 200 personnes majoritairement favorables au projet ont exprimé des commentaires ou posé des questions. De plus, 5 209 citoyens ont répondu au questionnaire en ligne au cours du mois d’avril.

Principaux thèmes abordés lors des séances d’information et de consultation :

Desserte de la couronne nord de la ville et de l’arrondissement de Beauport;
Importance de l’accessibilité universelle des infrastructures et du matériel roulant;
Impacts sur l’aménagement du territoire et sur les résidences riveraines des tracés du tramway et du trambus;
Fiabilité et rapidité des temps de parcours à la suite de la mise en service du réseau structurant;
Partage sécuritaire de la chaussée entre tous les usagers de la route (piétons, cyclistes et automobilistes) et le tramway;
Effort de communication et d’information de la Ville à maintenir.

Quelques faits saillants sur le questionnaire en ligne[1] :

57 % des répondants sont totalement ou plutôt satisfaits du projet dans son ensemble;
57 % des répondants estiment que le projet répond aux besoins des citoyens;
Plus de la moitié des répondants sont satisfaits pour les tracés proposés du tramway (56 %) et du trambus (55 %);
Plus de répondants projettent d’utiliser le transport en commun pour se rendre au travail (de 32 % en 2018 à 40 % en 2026), pour des déplacements de loisirs (de 44 % en 2018 à 52 % en 2026) ou pour le magasinage (de 19 % en 2018 à 30 % en 2026);
70 % des répondants sont satisfaits de l’amplitude de l’horaire (5 h à 1 h) offerte par le réseau structurant;
65 % des répondants croient que les temps de déplacement seront fiables et 53 % croient qu’ils seront plus courts.

Le rapport de consultation est disponible sur le site Internet de la Ville de Québec dans la section Documentation du la page consacrée au réseau structurant.

Travaux en cours et prochaines étapes du projet

Rappelons que la Ville de Québec procède actuellement à une collecte de données complémentaires et préliminaires (relevés d’arpentage, sondages des sols et localisation des utilités publiques) nécessaires à l’avancement du projet. La Ville sera donc en mesure, dans les prochains mois, de répondre aux préoccupations des citoyens par rapport à l’impact de l’implantation du réseau structurant sur leur propriété. Des rencontres spécifiques seront tenues au moment opportun. Les citoyens concernés en seront les premiers informés.

Par la suite, les études de conception (2018-2019) seront réalisées. Ces études consistent à préciser l’insertion de l’ensemble des tracés proposés dans le projet. Enfin, la Ville élaborera les plans et devis (2020-2022) pour finaliser de façon plus précise l’ensemble des besoins en infrastructures et en matériaux pour la mise en chantier du projet, prévue pour 2022.

À propos du réseau structurant de transport en commun

À la suite des consultations de juin 2017, les citoyens se sont prononcés à une forte majorité en faveur d’un réseau structurant de transport en commun. Le projet présenté par la Ville de Québec en mars 2018 comportera quatre composantes, soit le tramway (23 km, dont 3,5 km en souterrain), le trambus (17 km), les infrastructures dédiées au transport en commun (16 km) et le Métrobus (110 km). L’ensemble des parcours du Réseau de transport de la Capitale (RTC) se connectera à ces composantes pour assurer une couverture maximale sur le territoire. La Ville de Québec vise une mise en service complète d’ici 2026.

Pour accéder à beaucoup de documentation (photos, vidéos, foire aux questions, historique de la démarche, caractéristiques des modes de transport, etc.), les citoyens sont invités à consulter la page web du transport structurant

[1] Ces données correspondent aux répondants résidant dans l’agglomération de Québec. Il ne s’agit pas d’un sondage représentatif de la population.

Le communiqué

Suggestion de Québec Urbain: Cette page web consacrée au transport en commun sur le site de la Ville de Québec mérite vraiment le détour.

Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.

Entente de développement culturel 2018-2020 : investissements majeurs en arts et patrimoine

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 juillet 2018 Commentaires fermés sur Entente de développement culturel 2018-2020 : investissements majeurs en arts et patrimoine

Québec, le 3 juillet 2018 – La Ville de Québec et le gouvernement du Québec annoncent le renouvellement de l’Entente de développement culturel 2018-2020, qui s’établit à 56,66 M$ sur trois ans. Parmi les nouveautés, un montant de 5,78 M$ s’ajoute pour soutenir davantage les projets artistiques, en plus de nombreux investissements culturels et patrimoniaux.

« C’est un immense plaisir pour moi de confirmer le renouvellement de cette entente qui viendra donner un puissant élan à la ville de Québec dans de nombreuses sphères de son rayonnement culturel. Avec celle-ci, nous poursuivons nos efforts communs afin de développer la culture, de préserver le patrimoine, mais aussi de rapprocher la culture du citoyen », a mentionné Mme Marie Montpetit, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.

« Depuis plus de 40 ans, le gouvernement et la Ville de Québec travaillent ensemble afin de forger la personnalité culturelle unique de la capitale nationale. L’entente renouvelée aujourd’hui vient donner un nouveau souffle et permet à Québec de demeurer une ville vibrante, dynamique et innovante », a ajouté M. Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

« Cette Entente nous donne les moyens de développer la vie artistique sur l’ensemble du territoire, a affirmé M. Régis Labeaume, maire de Québec. Elle permet de consolider ce que nous faisons déjà, mais également de mettre en œuvre de nouveaux projets stimulants et rassembleurs. Par leur capacité à innover et à se renouveler, ces projets rendent notre ville vivante et accessible, tout en favorisant la participation culturelle de divers publics. »

« Parmi les nouveautés, nous encouragerons la réalisation d’œuvres murales extérieures qui embelliront la ville, a conclu Mme Alicia Despins, membre du comité exécutif responsable de la culture, de la technoculture et des grands événements. Nous travaillerons également sur l’animation culturelle des places publiques, que ce soit par des expositions, des installations interactives ou des œuvres d’art surprenantes. »

Grandes orientations de l’Entente 2018-2020

Le nouveau montant accordé pour appuyer les projets artistiques permettra de :
Soutenir les projets portant sur la jeunesse et l’éducation (activités culturelles dans les milieux éducatifs et les lieux d’enseignement pour accroître les publics et favoriser la persévérance scolaire)
Faire rayonner la reconnaissance de Québec « ville créative de l’UNESCO en littérature » (activités contribuant à la vitalité littéraire de la ville)
Soutenir les projets portant sur les aînés et la culture (en adaptant les services des organismes culturels professionnels à cette clientèle)
Ajouter des œuvres d’art public permanentes et majeures sur le territoire
Établir un programme d’œuvres d’art murales extérieures créées par des artistes professionnels
Soutenir des installations culturelles éphémères dans les places publiques (expositions, œuvres d’art éphémères, installations interactives, mobiliers et éclairages artistiques, mise en valeur du patrimoine)
Aider ponctuellement certains organismes culturels qui occupent un nouveau lieu phare dans la ville
Soutenir les créations monumentales d’arts de la rue présentées dans le cadre de manifestations internationales

L’Entente de développement culturel 2018-2020 poursuivra également ses activités récurrentes, visant à :

Développer et consolider les arts, la culture et les technologies (soutien aux activités culturelles, consolidation des organismes professionnels, promotion de la culture, art public, soutien au démarrage de productions audiovisuelles)
Permettre l’accès aux arts et à la culture dans les arrondissements (soutien à la vie culturelle, programme d’aide aux immobilisations pour les bibliothèques)
Soutenir les Musées d’État pour la tenue d’expositions internationales majeures
Mettre en valeur le patrimoine (aide à la restauration des bâtiments et espaces urbains des secteurs historiques et patrimoniaux, soutien aux projets en patrimoine religieux pour les communautés fondatrices, soutien au patrimoine archéologique, etc.)
Soutenir les églises de valeur patrimoniale exceptionnelle (mise en place d’une mesure d’aide spécifique)
Appuyer le développement de la culture numérique (aide aux projets culturels numériques, médiation numérique en bibliothèque)
Soutenir la mesure Première Ovation (ajout d’un financement supplémentaire pour consolider le programme et mieux répondre aux besoins de la relève)

L’Entente de développement culturel vise à stimuler le rayonnement culturel, favoriser l’accès et la sensibilisation aux arts, à la culture et au patrimoine, renforcer les assises du milieu professionnel, restaurer et rénover le patrimoine bâti et encourager la recherche et la mise en valeur du patrimoine. Depuis 1979, la Ville de Québec et le gouvernement du Québec ont investi plus de 290 M$ dans ce programme.

Voir aussi : Message d'intérêt public.

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